Fausse biographie et très belle évocation de
Saint-François d'Assise. Ce texte me laisse tout de même perplexe : bien écrit, un tantinet emphatique, avec de belles phrases à l'emporte-pièce, c'est un texte sur l'amour inconditionnel, celui qui se donne sans rien en échange. Réflexion d'un homme du 20e siècle sur ce qui a bien pu pousser son homologue du 13e siècle à changer de vie, à se transformer au point de disparaître en toute humilité derrière l'amour divin, peut-on vraiment, en tant que femme, adhérer totalement à ce discours ? Car la femme, en tant que mère, occupe une place prépondérante, page après page, tout part d'elle et tout revient à elle, comme tout part de Dieu et revient à Dieu : puit d'amour sans fond, mère absolue, giron de tendresse et de sacrifice pour son enfant. Bref, une image bien dorée, bien lisse, sans détour ni alternative. Et quand elle n'est pas mère, la femme est soeur, de sang ou consacrée. Mais jamais femme. Amour divin, quand tu nous tiens ! Sans être féministe, j'avoue que ça me dérange quelque peu.