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ISBN : 2213662673
Éditeur : Fayard (2011)


Note moyenne : 3.56/5 (sur 9 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Nogent-les-Chartreux, c’est la France d’aujourd’hui.
Clocher sur fond de plaine, centre-ville soigné et périphérie discount, jeunesse désabusée, chômeurs exsangues et minorités trop visibles... Une France morose, minée par la crise et les JT du soir.
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par bibliomanu, le 14 octobre 2011

    bibliomanu
    De la Force tranquille à La France tranquille, on pourrait penser qu'il n'y a qu'un mot qui sépare cet ancien slogan aux présidentielles du titre du dernier livre d'Olivier Bordaçarre. Il y a plutôt là l'expression d'un glissement écœurant que nous avons tous subi, quoiqu'on en dise, comme des grenouilles trempées dans de l'eau chaude dont on fait monter la température progressivement, histoire de nous avoir à petit feu. Car si la tranquillité a un prix , pour certains, elle ne s'accomplit qu'à travers le prisme de la peur et de l'entretien de celle-ci.
    Nogent-le-Chartreux, vingt mille habitants, connaît des jours sombres. Pas uniquement parce que la mairie projette de multiplier l'installation de caméras de surveillance dans la ville, ça tout le monde semble s'en accommoder, mais plutôt parce qu'un meurtre horrible vient d'être commis. La chose est rare dans cette commune réputée pour sa relative tranquillité et où tout le monde connaît tout le monde. Même si la victime n'est autre que l'un des fils Bartavel, famille ne manquant pas de susciter la répulsion auprès de la population locale – la marginalité n'a pas bonne presse - l'émotion est vive. Elle permet en tout cas à chacun de commenter le crime et d'exprimer son point de vue sur l'identité du ou des coupables, de tirer à bout portant sur les populations indésirables dont la culpabilité ne devrait pas échapper aux forces de l'ordre. Aussi quand le tueur s'avère opérer en série, la peur gangrène les uns et les autres, les pousse aux actes les plus extrêmes. Une situation que le commandant de gendarmerie Paul Garand, désabusé et impatient d'obtenir sa retraite anticipée, ne s'imaginait pas un jour avoir à gérer.
    « Derrière ses portes à judas comme autant de vigiles cyclopes, Nogent-les-Chartreux dormait d'un sommeil épais, sans rêve, ses artères ne pompant de la nuit que le silence suspect des déserts sécurisés. La vie s'était repliée vers les appartements coquets des ruelles historiques, puis, en cercles concentriques, vers les immeubles, les quartiers pavillonnaires, les tours de la cité du Bas, les maisons aux volets clos le long du canal et les dernières fermes vétustes des paysans rescapés.
    On s'était rincé l'oeil au divertissement télévisuel du samedi soir à quatre-vingt-dix-huit pour cent de matière grasse – les miraculeux deux pour cent de matière grise résiduels étant l'oeuvre de l'ultime fragment d'humanité des « stars » invitées : chanteurs has-been tartinant les écrans plats de leur bêtise et improbables mannequins, la peau plus tendue qu'une baudruche, échouant à faire croire à leur retour sur scène. le présentateur vedette s'était une fois de plus déshonoré à coups de galéjades d'avant-guerre : le vychisme des chiens de garde est immortel. Mais le somnifère cathiodique avait fait son effet et la ville en écrasait ferme derrière le triple vitrage. Portes blindées, alarmes, caméras de surveillance et patrouilles de gendarmes somnolents veillaient à la tranquillité du vulgum pecus. »
    En entamant La France tranquille, j'ai redouté qu'Olivier Bordaçarre, sous prétexte qu'il écrive un livre engagé, ne tire à boulets rouges, même s'il y a effectivement de quoi faire, sur notre société de consommation où l'individualisme a pignon sur rue. J'ai craint qu'il ne mette tout le monde dans le même panier, au risque de se discréditer. J'ai appréhendé qu'il fasse du noir la couleur prédominante de son roman, qu'il ne s'inquiète pas de jouer de nuance et de distance aussi. Et,enfin, qu'il dénigre l'histoire, ses personnages, nous les laissant comme seuls prétextes à exposer ses idées. Or ces craintes ont très vite volé en éclats. Je n'ai pas peur de dire que ce livre là est une véritable réussite, au point même que j'ai éprouvé une sorte de regret à le terminer en une seule journée. Ceci dit, cela m'a donné l'occasion de me frotter à son style, agréablement métaphorique parfois, tout en sachant qu'il serait possible d'y revenir avec ses précédents romans, Géométrie variable et Régime sec.
    Alors oui La France tranquille est une véritable réussite même si, bien sûr, on a les poils des bras qui se hérissent quand on lit les propos de ceux qui soit-disant, ne peuvent dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas: des paroles sortant de la bouche de personnages de fiction mais qu'on entend un peu plus tous les jours ici ou là et qui se targuent d'une vérité dont nul ne pourrait se soustraire ; on frémit de cet étalage comme on frémit au son des discours sécuritaires et de leurs conséquences directes dans notre vie de tous les jours. Et à cette occasion, on se rappelle que tout ça n'est pas bien neuf, que la flamme de la mémoire s'éteint vite aux remous de l'Histoire, que lorsque la peur s'insinue en certains, elle craquelle bien des masques avant de les briser enfin pour révéler l'hypocrisie, la haine de l'autre, l'individualisme, réveiller les rancœurs et favoriser la délation. On se rappelle aussi d'une première guerre du Golfe où les gens se précipitaient dans les magasins de peur du manque, se ruaient dans les armureries pour se munir de fusils que des ados se chargeraient de démonter et d'en cacher les pièces dans le domicile dès les premiers signes d'une violente dispute parentale avinée.
    Et tout ça se fond parfaitement au scénario de cette histoire, à la richesse de ses personnages, à l'image du commandant Garand, bouffi de ses bons plats et de son humanité, de l'amour qu'il porte à son fils Grégory, de celui qu'il voue encore à sa femme partie dix ans plus tôt et avec laquelle il communique tous les jours. On veut aussi connaître le fin mot de cette histoire, des raisons qui poussent un homme à tuer de façon cruelle des personnes que rien ne rapproche apparemment.
    Avec sa caméra à lui, Olivier Bordaçarre sillonne Nogent-le-Chartreux, et sous couvert d'une oeuvre romanesque, il capte, restitue une amère réalité d'aujourd'hui. Mais il n'épie pas, il montre. Là est peut-être toute la différence.

    Lien : http://bibliomanu.blogspot.com
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    • Livres 4.00/5
    Par Eskalion, le 24 septembre 2011

    Eskalion
    Un titre qui sonne comme un slogan de campagne en cette période pré-électorale. Qui fleure bon la France d'antan, celle qui berce notre nostalgie d'une époque bénie où l'on n'avait pas à se poser de questions, où tout allait de soi.
    Il y a comme ça des bouquins qui arrivent au bon moment, qui s'inscrivent parfaitement dans l'air du temps. Et justement en ces temps troublés où le citoyen écoute, hypnotisé, ceux qui nous ont plongés dans la crise nous expliquer qu'ils sont les mieux placés pour nous y en sortir, où l'Autre redevient le catalyseur de tous nos maux, où les solidarités se rouillent à l'ère du chacun pour sa gueule et se délitent sous l'acide du profit, le dernier bouquin d'Olivier Bordaçarre apparaît comme une énorme claque salvatrice. de celles qui donnent à réfléchir et qui remet la tête à l'endroit.
    Car cette France tranquille que nous fait découvrir l'auteur est des plus inquiétantes, elle est même pour ainsi dire carrément flippante !
    Nogent-les Chartreux est une petite ville provinciale comme tant d'autre, perdue dans le paysage hexagonal, une ville tranquille où la vie suit son cours dans un engourdissement citoyen coupable.
    Car Nogent est une ville qui pourrit sur pied, gangrénée de l'intérieur par la consanguinité des idées primaires de ses habitants, la dégénérescence du renfermement sur soi , et la dissolution de la raison et de la solidarité dans les miasmes du cancer de la peur.
    Dans cette ville où tout tient de l'équilibre précaire, où la qualité de la gestion municipale se mesure au nombre de caméras de surveillance implantées, où le danger est potentiellement identifié et calibré, rien ne doit et ne peut arriver aux braves gens !
    Alors quand les agissements imprévisibles d'un tueur en série remettent tout le monde sur un pied d'égalité en faisant de chaque habitant une cible potentielle, la peur dont on se croyait immunisé sous l'effet placebo du vaccin sécuritaire, cette peur froide et insidieuse revient ramper dans les rues de la ville et s'emparer des esprits de ses habitants. Et quand la mèche est allumée, c'est le vernis de la civilité qui explose la première, pour laisser place à l'instinct primaire, où la délation ramène à la France bucolique des années 40.
    Dans ce barnum qui ébranle la ville, au milieu de la meute qui a gouté au sang, un homme, un flic obèse, voit ses contemporains s'abîmer dans la destruction et l'aliénation à la folie collective. N'ayant pour horizon que sa retraite à venir et les parties de pêche qui vont avec, ne trouvant de lumière que dans son fils tourné vers les étoiles, et les mots de son ex-femme qui sont autant de caresses sur son cœur meurtri, il se retrouve là, comme un îlot humain au milieu d'une jungle sauvage.
    Témoin dubitatif face aux évènements, insensible aux pressions de sa hiérarchie et des politiques locaux, il ne sait trop comment prendre les choses en main. Pourtant c'est sans doute ce décalage, cette nonchalance existentielle qui lui maintient les pieds sur terre et lui permet de rester suffisamment lucide pour finalement prendre la piste de la vérité à mesure que la menace se fait plus précise.
    Olivier Bordaçarre accomplit un roman réussi. Des personnages abîmés, par la vie, par la crise, qui gardent leur dignité ou se vautrent dans la violence. Un lecteur de plus en plus mal à l'aise à mesure que les pages se tournent, qui se dit que la fiction n'est finalement pas si éloignée que ça de sa réalité. Qui se remémorent toutes ces petites phrases assassines entendues chez le commerçant du coin, au boulot ou entre amis, ces bons mots balancés avec humour au sujet de l'étranger mangeant le pain des français , du chômeurs payé à rien foutre , de ces allocs qui plombent les finances de l'Etat et engraissent les fainéants ; et tout ces soupirs résignés, ces sourires crispés pour unique réponse , ces petites lâchetés quotidiennes à ne jamais contredire le crétin aux idées courtes qu'on a en face de soi. A en oublier d'être un citoyen.
    Car c'est là la force de l'auteur. Montrer, et amener progressivement le lecteur à faire le lien avec le réel, à prendre conscience que poison opère toujours au moment même où il lit ce livre, … et à laisser le laisser décider de la suite quand il redeviendra électeur le moment venu.
    Par contre, j'émets une toute petite réserve. En effet, je trouve le basculement dans la violence incontrôlée peut être un peu excessif. L'auteur décrit parfaitement la montée de cette folie collective qui s'empare des habitants de cette petite ville de province, mais je trouve son déchainement un peu disproportionné par rapport aux faits qui le provoquent. Mais sans doute fallait-il en passer par là pour bien saisir les conséquences terribles à laisser ses peurs prendre le pouvoir sur la raison!
    Ni voyeur, ni moralisateur, Olivier Bordeçarre nous offre donc en miroir une certaine France qui se bâtit insidieusement à l'ombre de la crise, contaminée par les emprunts toxiques, les plans de licenciements, les magouilles politiques, et qui se nourrit à cette soupe qui, bien qu'on y rajoute de l'eau pour la rendre plus claire, reste toujours brune.
    Une France qui ne sait plus s'aimer.

    Lien : http://passion-polar.over-blog.com/
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    • Livres 4.00/5
    Par encoredunoir, le 06 septembre 2011

    encoredunoir
    Nogent-les-Chartreux, dans la Beauce, ce n'est pas vraiment la ville et ça n'est déjà plus la campagne. C'est tranquille, mais ça n'est pas forcément très joyeux : l'usine de conditionnement de poulets industriels va bientôt être délocalisée au Brésil, les petits commerçants mettent la clé sous la porte les uns après les autres, et seuls les bistrotiers semblent encore faire un peu face à la crise. Et puis arrive le premier meurtre. Et le deuxième…
    Alors que les gendarmes, sous les ordres du boulimique commandant Garand, patinent, le tueur continue de sévir. Et, pour paraphraser Roger Gicquel, Nogent-les-Chartreux a peur. Elle a peur et elle s'arme. Elle cherche les suspects habituels, de préférence jeunes et bronzés, elle renoue avec la vieille tradition de la lettre de dénonciation anonyme, elle se replie sur elle-même. Très vite, ceux qui ont peur du tueur font plus de victimes que ce dernier. L'hystérie gagne et Garand ne va pas tarder à s'apercevoir que l'assassin se rapproche dangereusement de lui et de ses proches.
    Voilà un roman mettant en scène un serial-killer qui change de la production habituelle. Olivier Bordaçarre joue avec les codes du genre, les arrange à sa sauce et, à la différence de beaucoup d'auteurs français, ne cherche pas à faire plus américains que les Américains. Pas de flic alcoolique et borderline, juste un gendarme tranquille, qui n'aspire à rien d'autre qu'a arriver calmement à la retraite, éventuellement à récupérer sa femme. Un homme qui souffre d'une boulimie qui empire tellement en même temps qu'il se trouve confronté à la folie de ses concitoyens qu'on le voit littéralement grossir de chapitre en chapitre.
    C'est qu'en fait Bordaçarre ne cherche pas à écrire un thriller, mais un roman noir à thèse. Il nous montre comment dans cette France du fin fond de la Beauce, secouée par la crise économique mondiale et tenue tranquille par la grâce de l'effet placebo d'une politique sécuritaire qui se résume à quelques caméras de vidéosurveillance et à la dénonciation de l'étranger ou de l'assujetti social, un événement peut faire craquer le vernis des convenances. Les meurtres horribles vont perturber l'équilibre de la peur de Nogent-les-Chartreux. Jusqu'alors cette peur entretenue par les édiles et les médias, était encore canalisée. Mais quand elle explose, elle ravage la petite ville tranquille qui révèle son vrai visage, véritable charogne en putréfaction, en même temps que les éboueurs apeurés qui refusent de travailler à l'aube, laissent s'amonceler les ordures sur les trottoirs.
    Bien écrit, avec un sens aigu de la métaphore (« le visage était presque aussi bleu que la Clio, tuméfié, boursouflé, les yeux rouges exorbités, la langue noire, gonflée, pendante ; des filets de sang avaient caillé en coulant du nez et des oreilles. Défiguré. Un Francis Bacon sculptural avec des vrais morceaux dedans ») et de belles trouvailles stylistiques, le roman d'Olivier Bordaçarre ne souffre à mon sens que d'un seul défaut : une tendance à trop vouloir parfois se montrer démonstratif, à appuyer un peu trop son propos, là où, en l'occurrence, son histoire se suffit à elle-même.
    Cela n'ôte bien sûr pas le plaisir que l'on a à lire enfin un roman clairement engagé qui, une fois n'est pas coutume, ne nous parle pas des arcanes du pouvoir, mais des gens qui vivent ou survivent sous la coupe des politiques mises en place par ce pouvoir, qu'il soit politique ou économique. C'est bien fait, avec passion mais aussi avec raison, et ça vaut donc vraiment le détour. La France tranquille sera disponible le 14 septembre.


    Lien : http://encoredunoir.over-blog.com/article-la-france-tranquille-d-oli..
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    • Livres 4.00/5
    Par Charybde2, le 19 mars 2013

    Charybde2
    Faux thriller, vrai serial killer, en Beauce, pour prendre la mesure du malaise en cours en France..
    Paraissant ces jours-ci, ce nouveau roman noir d'Olivier Bordaçarre surprend agréablement par la robustesse de son intrigue, son style roboratif, et son refus des conventions du "thriller à serial killer". Ici, pas de psychopathes machiavéliques ni d'inspecteurs de police hors normes, mais une France provinciale terriblement "tranquille", soumise au bombardement médiatique incessant qui explique que le problème c'est l'autre, dans laquelle un gendarme ordinaire, avec ses faiblesses très humaines, tente malgré tout, peu à peu, de "faire son travail", en pleine psychose sécuritaire... On y trouvera aussi comme un lointain écho, peu rassurant, des milices des "Chiens" de Ruellan, 30 ans plus tard - et ce n'est plus hélas de la science-fiction...
    "Quelque chose s'était déglingué. Les habitants ne riaient plus. Ça gueulait partout et pour tout, dans les magasins, les rues, les écoles. Ça sentait la crasse et la haine prête à jaillir. Malgré son aspect bon enfant, Nogent avait un flingue sous la caisse. Chargé. Mais ce n'était pas à Paul Garand d'inciter à la révolte. Déontologie oblige. Et l'envie lui en manquait, maintenant. Flic et solitaire malgré lui, à deux doigts de la dépression caractérisée, soupe au lait et susceptible, il suivait les enquêtes plus qu'il ne les menait."
    Exercice de dénonciation fort bien mené, même s'il n'échappe pas à quelques bavardages occasionnels, "La France tranquille" mérite toute notre attention. Et notre action, ensuite, pour tenter de conjurer le sort qui nous semble promis ?
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    • Livres 4.00/5
    Par MissAlfie, le 29 juin 2012

    MissAlfie
    Le point fort de ce bouquin, si tant est qu'il ait des points faibles, c'est de percevoir et de décrire finement le caractère de chacun des personnages et d'adapter la narration à celui-ci. C'est précis et ça se laisse très bien lire. le caractère désabusé du gendarme, la paranoïa ou la peur des petits commerçants, le côté fleur bleue du fils du gendarme quand il rencontre une fille, tout est vachement bien retranscrit dans les mots. du coup, on s'attarde plus sur la psychologie des personnages et sur l'atmosphère dans la ville, de plus en plus pesante, de plus en plus sécuritaire plus qu'au déroulement de l'enquête et à son potentiel coupable. le coupable, dont le portrait se peint au fur et à mesure de l'histoire pourrait être multiple. D'ailleurs, à la fin du roman, on pourrait mettre deux ou trois autres personnages dans ce rôle que ça ne changerait rien à la qualité de l'ouvrage. Les esprits chagrins noteront que le dénouement est peut-être à peine trop romantico-improbable mais qu'importe, on s'en fout un peu puisque l'intérêt est ailleurs.

    Lien : http://croqlivres.canalblog.com/archives/2012/06/22/24439738.html
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  • Par encoredunoir, le 06 septembre 2011

    Le visage était presque aussi bleu que la Clio, tuméfié, boursouflé, les yeux rouges exorbités, la langue noire, gonflée, pendante ; des filets de sang avaient caillé en coulant du nez et des oreilles. Défiguré. Un Francis Bacon sculptural avec des vrais morceaux dedans

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Vidéo de Olivier Bordaçarre

Vendredi 2 mars 2012 : lecture musicale du 1er chapitre de "La France tranquille" d'Olivier Bordaçarre. Librairie Charybde (129 rue de Charenton 75012 Paris). Avec : Olivier Bordaçarre (texte lu), Femke Lavrijssen (chant), Gilles Bel Ange (basse) et Marco Vittoria (percussions).








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