ISBN : 2265094218
Éditeur : Fleuve noir (2011)


Note moyenne : 3.8/5 (sur 10 notes) Ajouter à mes livres
Quand les fantômes du passé crèvent l'écran pour régler leurs comptes... Dans les années 60, l'actrice Peggy McFloyd a connu un succès planétaire grâce à la série télévisée "First Lady" . Aujourd'hui riche et âgée, elle s'est reconvertie dans l'action caritative en érig... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 05 janvier 2012

    brigittelascombe
    "Avez vous entendu parler de l'actrice Peggy Mc Floyd ?"
    Mickie Katz, jeune fille moderne qui promène son dynamisme en "Chevy Impala de 1958 repeinte en jaune poussin et agrémentée de smileys bleus", se voit chargée par son patron de redécorer le manoir, de la richissime actrice Peggy Mc Floyd (une vieille dame de quatre-vingt ans éprouvée par divers malheurs), situé dans "les montagnes de Santa Monica" et transformé en maison de retraite accueillant les anciens de sa série culte télé "First Lady".
    "Funeste décision!"
    Curieuse invétérée, Mickie, après un tour d'horizon du fan-club sur le net, s'aperçoit que la première saison mythique s'avère maudite.
    Coup de folie,renvoi,disparition, accidents mortels.
    Ne pas céder à l'obsession du complot et interroger, vite fait bien fait, l'agent Samuel "Dynamite" Langford de Lawrence Brickstone (le comédien volatilisé).
    Elle apprend alors, avant son rendez-vous avec Peggy, la terrible agression subie jadis par cette dernière.
    D'une "vitrioleuse qui a trouvé Jésus", à "d'anciens militaires vindicatifs" chargés de surveiller le manoir,à Conrad qui lui fait visiter les lieux en la toisant comme une "espèce de hippie" au nez cassé, à un "chat sphynx" empaillé aux yeux jaunes (d'où le tître) suspecté d'évoluer entre le monde des vivants et des morts selon une étrange équation, à une nouvelle agression à l'acide,à une femme ligotée asphyxiée; Mickie Katz va, la peur au ventre mais contrainte par diverses manipulations, échanger sa casquette de décoratrice contre un look d'enquêteur au risque de sa vie.
    La paranoïa,toujours très présente dans les romans de Serge Brussolo,a pour une fois du bon puisque le père de Mickie "terroriste recherché par le FBI l'a entraînée aux techniques de combat,de survie et de sabotage". C e sacré bagage lui servira-t-il?
    Suspense,angoisse,imagination, Serge Brussolo dans le chat aux yeux jaunes, signe de main de maître ce tome trois d'Agence 13.
    Inconditionnelle de cet auteur culte (à l'imaginaire exceptionnel, à l'écriture imagée et au don de tenir le lecteur en haleine par les atmosphères créées) dont je possède presque tous les anciens livres en poche, je rappellerai qu'il a obtenu le grand prix de l'imaginaire du roman francophone en 1981 pourVue en coupe d'une ville malade et en 1988 pour Opération Serrures carnivores, le prix du roman d'aventure en 1994 pour Le Chien de minuit, le prix RTL Lire en 1995 pour La moisson d'hiver, le prix Paul Féval 2004 pour l'ensemble de son oeuvre par la Société des gens de Lettres.
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par LVI, le 20 mars 2012

    LVI
    Les voleurs de visage!

    Né en 51 à Paris, Serge Brussolo, après avoir suivi des études de lettres et de psychologie (ça peut aider quand on ambitionne de devenir écrivain) et avoir exercé divers petits métiers (ça aussi, ça peut considérablement aider), est publié pour la toute première fois en 78 et obtient dès l'année suivante le ‘Grand prix de la science-fiction française', qu'il recevra à nouveau en 81 après la publication de son recueil de nouvelles ‘Vue en coupe d'une ville malade'. Publié au départ dans la collection ‘Présence du futur' chez Denoël, puis également très rapidement dans la collection ‘Anticipation' des éditions ‘Fleuve Noir', cet auteur extraordinaire, dont l'imagination débordante fait de lui le créateur français le plus étourdissant de mondes, d'êtres et de situations aussi baroques qu'abscons, un maître de l'étrange et du fantastique plus qu'un auteur de science-fiction (ses romans ne relèvent vraiment guère du genre au sens strict du terme), est passé depuis allégrement au roman policier, historique et même de littérature générale, puis carrément aux livres pour la jeunesse, avec le même élan et le même talent qui font de lui aujourd'hui l'un des auteurs français les plus prolifiques (près de 150 romans et nouvelles à l'heure actuelle) de la littérature populaire. Grand amateur des romans feuilletons d'antan, il a su recréer l'ambiance particulière de ce genre au travers de récits toujours extrêmement originaux qui n'ont tout simplement aucun équivalent en France. Tranchant et éclectique, il nous propose une œuvre hors-normes qui ne pourra que vous passionner si vous aimez fréquenter les chemins qui sortent de l'ordinaire !

    Agence 13 (3) : le chat aux yeux jaunes - au Fleuve Noir - Dépôt légal : Novembre 2011

    En Novembre 2009, Serge Brussolo renouait avec le ‘Fleuve Noir', l'un de ses deux premiers éditeurs avec Denoël, pour la première fois depuis ‘La Cicatrice du chaos', le troisième et dernier volet des ‘Brigades du chaos', paru en Avril 1997, en lançant la série ‘Agence 13 : les paradis inhabitables' au travers de son premier tome, ‘Dortoir interdit'. Les volumes de cette saga illustrent le travail de Mickie Katz, une jeune décoratrice recrutée par la mystérieuse ‘Agence 13' pour remettre en état d'anciennes scènes de crime pour en faire des paradis cinq étoiles ; sauf qu'à chaque fois, ces théâtres de crimes atroces et sanglants regimbent…

    Cette fois-ci Mickie Katz se retrouve en plein cœur d'un vaste domaine dominant L.A. du côté des collines de Santa Monica ; un domaine bien étrange, quasiment inaccessible et gardé, au sein duquel règne un véritable malaise sournois dû à un secret entourant d'anciens acteurs d'une série télévisée des années 60 qui partent en vrille. Ivres de bourbon et de souvenirs, les étranges très vieux habitants du domaine d'Esteranza vivent dans un musée sonore aux couleurs qui claquent, une supercherie décorative, un mouroir propret, un vaisseau fantôme peuplé d'ombres chuchotantes, de véritables fleurs de cimetière, qui vivent les derniers soubresauts d'un monde oublié. Gagnée par une grande lassitude, Mickie a droit à une sorte d'avant-goût de l'enfer au milieu de redoutables animaux en voie de disparition venus participer au bal des cadavres…

    Après s'être intéressé aux anciens fantômes d'Hollywood dans ‘La maison des murmures' (paru aux éditions Plon en Avril 2005), Serge Brussolo nous convie une fois de plus à pénétrer dans un royaume qui n'existe plus que dans l'imagination de ceux qui le peuplent. Inspiré autant par le climat morbide de ‘Boulevard du crépuscule' comme de ‘Fedora' de Billy Wilder que par le trouble sujet de ‘The legend of Lilah Clare' de Robert Aldrich, ‘Le chat aux yeux jaunes' voit Mickie Katz s'enfoncer dans les sables mouvants de l'esprit autour d'une star déchue et vitriolée (ambiance ‘Les yeux sans visage' de Georges Franju). ‘L'homme au masque de cire' (dont il existe de nombreuses variations cinématographiques) a probablement également influencé cette fois-ci SB, l'homme dont l'imagination débridée et l'extraordinaire force de narration produisent depuis maintenant trente ans, avec la régularité d'un métronome, des récits hallucinants au travers desquels il ne nous laisse pas une seconde pour souffler : à chaque page, il nous amène un peu plus près du bord d'un précipice dans lequel nous sombrons presque à chaque fois (un peu moins quand même que d'habitude cette fois-ci) avec délice !
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    • Livres 3.00/5
    Par bibliomanu, le 11 janvier 2012

    bibliomanu
    Serge Brussolo avait laissé Mickie Katz en bien mauvaise posture à l'issue de Ceux-d'en bas, deuxième volet de la série consacrée à l'Agence 13, les paradis inhabitables. Un livre et un revers de page plus tard, tout est comme effacé et Mickie reprend du service. La dame n'est pas du genre à lambiner. Qui plus est, l'agence a les comptes dans le rouge. Pour remplir les caisses, elle n'hésite donc pas à envoyer son meilleur élément en mission, quitte à jouer profil bas et rompre avec la singularité qui la caractérise : redonner une seconde vie et un nouvel éclat à des lieux ayant été l'objet de scènes de crime.
    Pour autant, Mickie n'est pas au bout de ses peines. D'après les premiers éléments dont elle dispose, il semblerait effectivement que la jeune femme ait quitté le foyer d'une folie pour en investir un autre, d'une nature bien différente mais tout aussi inquiétante. Devenir décoratrice pour une série de télé, passe encore. Mais que penser lorsqu'il s'agit d'un vieux feuilleton réputé maudit après la disparition de l'un de ses acteurs principaux ? Que celui-ci a pour interprètes une horde de vieillards ambulants ? Peggy Floyd, star déchue mais encore riche, a en effet décidé de tourner de nouveaux épisodes du feu First Lady dans son manoir, avec tous ceux qui, de près ou de loin, avaient un jour travaillé dessus. La série n'est plus diffusée sur les ondes mais dans les hôpitaux ou autres maisons de retraites pour les quelques nostalgiques qu'elle compte encore. Et la malédiction qui l'entoure n'a apparemment pas connu les ravages du temps, ne s'est en aucune manière estompée. Mickie ne risque-t-elle pas d'en faire les frais ?
    Lire une page de Serge Brussolo, ne serait-ce qu'une seule, cela s'apparente déjà à la traversée d'une frontière. Celle qui sépare notre monde de l'imaginaire de l'auteur. Vous pouvez toujours y aller bardés de vos références, de vos guides ou de vos bagages glanés au cours de vos précédentes incursions, traverser cette frontière, donc, de quelque manière qu'on le fasse, cela revient irrémédiablement à pénétrer en un territoire obscur, glauque et hostile, au gré duquel, mystères, surprises et chausses-trappes sèmeront l'exploration. Pas besoin de vous soucier d'un quelconque moyen de locomotion, la peur et l'angoisse vous serviront de carburant.
    Le chat aux yeux jaunes ne détonne pas. Pas du tout. Une fois la frontière traversée, vous voici comme enfermé(e)(s) dans un grand magasin, peuplé de mannequins de cire qui, après l'heure de la fermeture, se mettent tout à coup à se mouvoir, difficilement, mécaniquement, laissant apparaître les défauts de leur peau à la lumière ténue des projecteurs.
    Serge Brussolo, malgré quelques pirouettes et invraisemblances scénaristiques vite oubliées, nous offre donc une nouvelle fois un livre d'ambiance où le malaise plane du début à la fin, un malaise largement imputable à une mise en scène axée autour de vieillards se raccrochant à leurs espoirs déchus. Des vieillards en quête d'une éternelle jeunesse prompts pour cela à revêtir des costumes de latex de stars disparues, s'avilissant encore et encore, comme pour ne pas se laisser submerger par la déchéance.
    Avec une intrigue tarabiscotée comme lui seul semble capable de les édifier, Serge Brussolo arrive à donner froid dans le dos et à vous laisser comme un goût de poussière dans la bouche. Vous voilà prévenus. Quoique, il se pourrait même que vous en redemandiez. Etrange, non ?


    Lien : http://bibliomanu.blogspot.com
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    • Livres 3.00/5
    Par fleurdusoleil, le 05 février 2012

    fleurdusoleil
    Le chat aux yeux jaunes est le troisième volet de la série "L'agence 13" de Serge Brussolo. le principe de cette saga est de mettre en scène une jeune femme décoratrice se retrouvant fatalement sur des lieux maudits et malsains. Sa mission première est de redonner vie à ces lieux "hantés" par des crimes souvent atroces et les remettre à la mode. Mais Mickie, la designer, se retrouve toujours confrontée à des histoires démentes et doit plus souvent mener l'enquête que décorer...
    Pour ce nouveau contrat, elle devra travailler chez une actrice très célèbre en son temps. Arrivée sur place, elle se trouve face un monde en marge. Toute la propriété de la vieille dame est restée figée, volontairement, dans les années 60, date à laquelle l'actrice faisait fureur dans la série télévisée "First Lady".
    Très vite, Mickie se rend compte que les apparences sont trompeuses et que ce travail va vite se transformer en parcours du combattant. Peggy McFloyd n'a pas tout dit sur la véritable présence de la jeune femme dans la propriété. La vie dans cette maison de retraite pour acteurs est semblable aux plateaux de télévision, tout de mensonges et de faux semblants.
    Après quelques incidents, Mickie constate qu'elle est au coeur d'un énorme drame. Elle devra donc tout mettre en oeuvre pour faire face à une attaque vengeresse dévastatrice. Mais elle sera seule dans ce chaos pour démêler la véritable histoire de Peggy McFloyd.
    Bien moins réussi que les deux précédents tomes, le chat aux yeux jaunes est plein de lourdeurs et de clichés. Les personnages sont assez pathétiques, sauf Mickie bien sûr, et peu attachants. L'intrigue est un légèrement fadasse et cousue de fil blanc. de plus, le titre et le résumé nous promettent une histoire étrange autour d'un chat. Il devrait normalement être le centre de tout ce capharnaüm. En fait il n'est qu'un accessoire très peu présent. J'avoue même n'avoir pas très bien compris son intérêt.
    Même si l'on retrouve bien le principe de la série, cette fois-ci on reste sur notre faim car tout est un peu bordélique, et l'on perd rapidement notre enthousiasme.
    Bref, cette immersion de Mickie Katz dans ce monde de "vieux-beaux" et d'actrices sur le retour est sympathique mais sans plus. Il manquait la vraie folie qui donne le piquant de la saga.

    Lien : http://lacaveauxlivres.blogspot.com/2012/02/le-chat-aux-yeux-jaunes-..
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    • Livres 4.00/5
    Par Lalivrophile, le 18 novembre 2011

    Lalivrophile
    Après avoir été déçue par le tome 2 de cette série, j'ai beaucoup aimé «Le chat aux yeux jaunes». J'ai aimé que Brussolo fasse du «classique» tout en le renouvelant. C'est-à-dire qu'il ne fait pas du polar classique (ce qui me décevrait énormément de sa part), mais du «classique Brussolo». Il reprend un thème dans lequel il excelle: la folie à grande échelle qui fait que (dans ce cas précis), une personne va pousser l'extravagance jusqu'au bout. Cette maison où on vit en 1965, et où on tourne de nouveaux épisodes d'une vieille série, c'est fascinant! Comme d'habitude, Serge Brussolo plante habilement un décor dans lequel il n'oublie rien. Je suis toujours admirative devant ses descriptions détaillées de maisons renfermant la folie de leur propriétaire.
    Au passage, Brussolo décrit également très bien la fan clichée (Julia), complètement aveuglée par son adoration, qui ne vit que pour cela, qui se résume à cela... C'est assez effrayant, mais très réaliste, car certains fans sont ainsi.
    Tout cela rappelle bien sûr une espèce de secte, même si les personnages se sentent offusqués qu'on emploie ce mot devant eux.
    [...]
    Lire la suite sur:

    Lien : http://www.lalivrophile.net/agence-13-tome-3-le-chat-aux-yeux-jaunes..
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Citations et extraits

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  • Par brigittelascombe, le 05 janvier 2012

    -Mais je ne suis pas une actrice! protestai-je.
    -Tsst,tsst,fit Peggy Mc Floyd, pas de coquetterie entre nous,toute femme est comédienne par nature,c'est son seul moyen de défense contre les hommes.Toute femme sait jouer la comédie dés sa naissance,c'est écrit dans ses gènes.D'ailleurs si vous avez su convaincre les jurés que vous étiez innocente du crime dont on vous accusait,c'est que vous êtes beaucoup plus douée que vous ne l'imaginez.
    -Mais,j'étais innocente!glapis-je.Je n'ai pas tué ma patronne!
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  • Par brigittelascombe, le 05 janvier 2012

    Elle a contemplé la foule puis, lentement, relevé la voilette.Son visage était superbe!Encore plus beau qu'avant.Elle a crié:"Je suis toujours là! Et je vous aime!" Alors ça a été le délire.
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  • Par enigma78, le 07 janvier 2012

    sa phobie du modernisme avait transformé la propriété en une espèce de capsule temporelle affranchie des lois ordinaires 
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  • Par brigittelascombe, le 05 janvier 2012

    Funeste décision! Si j'avais eu le don de double, je me serais empressée d'en faire un feu de joie qui m'aurait épargné bien des angoisses comme le prouvera ce qui va suivre...
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  • Par brigittelascombe, le 05 janvier 2012

    L'obsession du complot est l'élément vital de la Toile,tout ce monde sait ça,aussi décidai-je de ne pas céder à l'emballement.
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Le syndrome du scaphandrier. film d'animation réalisé par LEAPHAR.








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