Quand on est si gentiment invitée par les Ours à passer une soirée dans un lieu aussi mythique que l'Orient-Express, on se doit, au minimum, de réviser ses classiques. C'est pourquoi je me suis replongée dans cette enquête, (probablement la plus célèbre) d'Hercule Poirot, le plus british des enquêteurs belges.
Le crime avait parfaitement était pensé. C'était le crime parfait ! Mais s'était sans compter la présence d'un détective belge un peu trop futé et une tempête de neige nocturne qui allait obliger le meurtrier à improviser.
Le roman ce découpe en trois partie : les faits, les interrogatoires et enfin la reconstitution de la scène exposée au grand jour par Poirot devant tout les protagonistes du roman.
Agatha Christie maîtrise magistralement son intrigue jusqu'à la révélation finale. Poirot aidé de son concitoyen M. Bouc et du Docteur Constantine, s'amuse, comme à son habitude, à nous laisser croire à tel ou tel scénario avant de démonter parfaitement chacune de nos théories.
Je me suis beaucoup amusée avec le personnage de Bouc, le directeur des wagons-lits, et ses a priori sur les étrangers.
Sur le train en lui-même, on n'apprend pas grand chose excepté par exemple les fouilles des douanes à chaque pays traversé.
Le décor de ce huis-clos n'est pas vraiment mis en avant. Par contre, ce roman nous apporte un éclairage sur la clientèle cosmopolite qui pouvait emprunter cette compagnie de wagons-lits dans les années 30.
Agatha Christie ayant plusieurs fois emprunté cette ligne (comme nous l'indique la postface de
Jacques Baudou), a eu tout loisirs d'étudier de près cette population.
Espérons seulement que le 7 juin, un détective belge et moustachu ne s'invite pas à la remise des prix du concours Lettre à l'écrivain, la fête risquerait de tourner court...