ISBN : 2070315045
Éditeur : Gallimard


Note moyenne : 3.48/5 (sur 33 notes) Ajouter à mes livres
" Elle portait des cheveux un peu plus longs que par le passé. Sa blondeur s'était mêlée d'argent. Son visage gardait la beauté simple qui en était la marque. A peine les rides l'avaient-elles tissé d'un mince réseau de blessures. Le temps s'était déposé en elle, avec s... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par zazy, le 25 juillet 2011

    zazy
    16 ans sans revenir sur les lieux de son enfance et de son adolescence. 16 ans qu'il a chassé sa mère de sa vie. Maintenant, 16 ans après, il va assister à son enterrement. Tout lui revient, surtout le secret de sa naissance « je suis né dans un très jeune ventre de seize ans … j'ai fait sombrer une enfant dans le monde des mères. Ma venue l'a fait glisser dans la nuit. La nuit de l'abandon et de l'étroite amertume.
    La note de couleur est apportée par la robe aux cerises : « Elle était vêtue d'une robe que je connaissais bien, petite robe d'été aux motifs bouquets de cerises dont elle était jadis si fière », comme ce tableau, dont j'ai tout oublié, sauf cette trouée de lumière sous l'orage. Et bien, cette robe c'est cela : une trouée de bonheur dans la grisaille.
    Philippe Claudel, tout en retenue et mélancolique nous parle des liens filiaux, de toutes nos lâchetés, le tout sans pathos. Sa description des personnages secondaires, de ces paumés, l'hôtelier, le curé de la paroisse, nous les rend aimable. Par leur intermédiaire, il nous interpelle. Dure question que pose le curé : « Demandez-vous pourquoi votre mère est morte ! Cette question n'a cessé de me tarauder, une fois les draps tirés sur mes épaules et ma journée d'errance » Et Jos, l'hôtelier ruiné et alcoolique de lui sortir cette belle parabole : Et bien nous autres les hommes, quand on se blesse, ou qu'on blesse quelqu'un, nos perles à nous ce sont les regrets, on se fabrique de beaux regrets, et dans une vie, qu'on soit prince, cordonnier ou sénateur, nos regrets sont écrits sur un grand livre, un superbe livre avec beaucoup d'or et d'enluminures, le livre des dettes qu'il s'appelle, ils sont écrits et comptés, et chaque fois qu'un regret est écrit, on pleure, on souffre en pensant à lui, mais ça nous donne la force d'aller vers le suivant, et ainsi se passe la vie, de regret en regret, comme un saute-mouton, la vie dans laquelle nous avons cent regrets, pas un de plus, pas un de moins, on peut faire des pieds et des mains, on n'aura jamais droit à plus de cent regrets. »
    Le narrateur revient dans son village alors que l'inondation gagne du terrain et enserre le petit village. Est-ce une image, une métaphore, mais la crue enfle et inonde une grande partie du village jusqu'à l'enterrement de sa mère et, lorsqu'il accepte de ne pas ouvrir l'enveloppe, où elle a écrit : « Voilà ce que tu voulais tans savoir » la décrue arrive.
    Une ode à l'amour maternel, un livre tout en délicatesse que j'ai beaucoup aimé lire et qui aura une place de choix dans ma bibliothèque, comme tous les autres livres de Philippe Claudel
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    • Livres 4.00/5
    Par patouche, le 31 décembre 2011

    patouche
    Un récit émouvant, une ambiance d'automne, du gris, un temps pluvieux.
    Les remords d'un homme... sur les traces de son passé.
    Un village perdu, des personnages qui se sont arrêtés de vivre.
    C'est un peu la recette que philippe Claudel nous ressort à chaque fois.
    En tout les cas dans ses livres que j'ai lu .
    Malgré cela j'ai encore plongé .Les descriptions sont biens faîtes, le "climat" est bien restitué.L' humain dans toute sa complexité est toujours présent dans les livres de Claudel.
    Et j'ai toujours eu "un petit faible" pour les ambiances automnales .
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    Critique de qualité ? (10 votes positifs)
  • Par charlottelit, le 02 août 2011

    charlottelit
    une mère on en a qu'une, oui comme l'écrit Claudel (Philippe) ; quelle inutilité, fiasco de la fuir pendant seize ans ; n'aurait-il pas fallu la prendre simplement dans ses bras quand elle était en vie ? des regrets ? il est bien temps !!
    douce musique nostalgique et poignante de ce livre bien écrit. le mystère demeure jusqu'aux dernières pages.
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    • Livres 2.00/5
    Par vanillabricot, le 29 juillet 2008

    vanillabricot
    On m'a beaucoup parlé de Philippe Claudel et je me suis faite huée par ma famille quand j'ai du avouer sous la torture que non, je ne connaissais pas et que non, évidemment, je n'en avais rien lu.
    J'ai donc cédé à la pression populaire et ai lu 2 bouquins. Celui ci et "J'abandonne"
    "Quelques uns des cents regrets" est celui qui m'a le moins marqué des 2. JE reconnais que c'est bien écrit. Que le thème traité l'est bien. Traité.
    Mais cette atmosphère de gri...more On m'a beaucoup parlé de Philippe Claudel et je me suis faite huée par ma famille quand j'ai du avouer sous la torture que non, je ne connaissais pas et que non, évidemment, je n'en avais rien lu.
    J'ai donc cédé à la pression populaire et ai lu 2 bouquins. Celui ci et "J'abandonne"
    "Quelques uns des cents regrets" est celui qui m'a le moins marqué des 2. JE reconnais que c'est bien écrit. Que le thème traité l'est bien. Traité.
    Mais cette atmosphère de grisaille, de sentiments sombres, ne m'a pas plu. du coup je ne suis que peu rentrée dans le jeu.
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    • Livres 2.00/5
    Par vanillabricot, le 29 juillet 2008

    vanillabricot
    On m'a beaucoup parlé de Philippe Claudel et je me suis faite huée par ma famille quand j'ai du avouer sous la torture que non, je ne connaissais pas et que non, évidemment, je n'en avais rien lu.
    J'ai donc cédé à la pression populaire et ai lu 2 bouquins. Celui ci et "J'abandonne"
    "Quelques uns des cents regrets" est celui qui m'a le moins marqué des 2. JE reconnais que c'est bien écrit. Que le thème traité l'est bien. Traité.
    Mais cette atmosphère de gri...more On m'a beaucoup parlé de Philippe Claudel et je me suis faite huée par ma famille quand j'ai du avouer sous la torture que non, je ne connaissais pas et que non, évidemment, je n'en avais rien lu.
    J'ai donc cédé à la pression populaire et ai lu 2 bouquins. Celui ci et "J'abandonne"
    "Quelques uns des cents regrets" est celui qui m'a le moins marqué des 2. JE reconnais que c'est bien écrit. Que le thème traité l'est bien. Traité.
    Mais cette atmosphère de grisaille, de sentiments sombres, ne m'a pas plu. du coup je ne suis que peu rentrée dans le jeu.
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Citations et extraits

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  • Par patouche, le 29 décembre 2011

    Elle qui fût la plus parfaite des mères, je l'ai laissée un matin, partant comme un voleur à la petite semaine, sans un mot griffonné, sans une explication, à peine en colère.J'ai tiré une porte et un trait. Je me pensait grandiose, immensément mâle.L'orgueil a fait le reste.Puis la gêne a pris le relais, ainsi que la jeunesse oublieuse, l'usure des jours qui creuse les désirs aussi sûrement que l'acide, et qui fait qu'il est de plus en plus malaisé de tendre de nouveau la main, de poussé une porte, de dire un nom.
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  • Par enelle, le 14 octobre 2008

    Tu sais Jos, qu'il me disait, les coquillages, quand ils se blessent dans la mer, pour calmer leur blessure et la guérir, ils font de belles perles tout autour, des perles toutes moirées, de vrais trésors qui possèdent le souvenir, la mémoire de la blessure... Eh bien nous autres les hommes, quand on se blesse, ou qu'on blesse quelqu'un, nos perles à nous, ce sont les regrets, on se fabrique de beaux regrets.....
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  • Par mutatis-liber, le 12 juillet 2008

    Il m'a fallut du temps pour me rendre à cette vérité qui faisait de moi le petit assassin, le meurtrier geignard d'une fleur à peine éclose qui n'a jamais connu la lumière des rêveries.
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  • Par Jollanne, le 24 avril 2010

    Et il a soupiré, d'un soupir très las, très triste, un peu à la manière d'un enfant qui tortille un chagrin dans sa groge.
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  • Par mimipinson, le 25 janvier 2011

    « Des poux, on en a plein, une mère, on en a qu’une ! »
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Vidéo de Philippe Claudel

Bande annonce du second film de Philippe Claudel : Tous les soleils.








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