En 2013, le monde est en flammes, rongé par les nationalismes, les apprentis sorciers, les marchands d'armes, les nouvelles guerres, les mafias, les sectes... Le mercenaire érudit Hugo Cornelius Toorop doit convoyer à Montréal une jeune fille, Marie ... > voir plus
Complètement fou. Une ambition folle. Celles et ceux qui vous diront qu'il est difficile de suivre vous priveront d'un grand moment.
A l'époque, ce roman a changé énormément de chose dans ma vision géopolitique du monde.
Dantec c'est du bon puis parfois du moins bon. En l'occurence j'ai apprécié Babylon babies qui se situe à la croisée du thriller géopolitique et de la littérature cyberpunk. Ambitieux, voir presque épique, Babylon babies fait du bien là où ça fait mal. Jouissif !
Babylon babies est le troisième roman de l'écrivain français naturalisé canadien Maurice Georges Dantec, dit Maurice G. Dantec, qui fait donc suite à La Sirène rouge (1994) et Les Racines du mal (1996) en y intégrant le ... Suite : Cliquez sur le lien ci-dessous !!!
Vivre était donc une expérience incroyable, où le plus beau jour de votre existence pouvait s'avérer le dernier, où coucher avec la mort vous garantissait de voir le matin suivant, et où quelques règles d'or s'imposaient avec constance: ne jamais marcher dans le sens du vent, ne jamais tourner le dos à une fenêtre, ne jamais dormir deux fois de suite au même endroit, rester toujours dans l'axe du soleil, n'avoir confiance en rien ni en personne, suspendre son souffle avec la perfection du mort vivant à l'instant de libérer le métal salvateur. Quelques variables pouvaient à l'occasion s'y glisser, la position du soleil dans le ciel, le temps qu'il faisait, et à qui on avait affaire.
Toorop se souvint de l'aphorisme du Yi-qing servant de référence au quatorzième des Trente-Six Stratagèmes: «Ce n'est pas moi qui réclame le concours du naïf, c'est lui qui se livre à moi.» Le stratagème n° 14 s'intitulait curieusement «Redonner vie à un cadavre»
Toorop perça l'épiderme de la pointe de son couteau de combat, y désincrusta le petit composant, le jeta au fond du ravin, et la montre en or au fond d'une de ses poches.