> Léo Lack (Traducteur)

ISBN : 2351780086
Éditeur : Gallmeister (2007)


Note moyenne : 3.86/5 (sur 14 notes) Ajouter à mes livres
Présentation de l'éditeur
La famille Durrell ne supportant plus le morne climat britannique, elle décide - comme le ferait n'importe quelle famille sensée - de quitter l'Angleterre et part s'installer sur l'île de Corfou. Pour le jeune Gerry, âgé de dix ans, com... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par chocobogirl, le 23 mars 2011

    chocobogirl
    Saviez-vous que Lawrence Durrell, l'auteur du Quatuor d'Alexandrie, avait un frère ? et que ce dernier était aussi un écrivain ? Et bien moi, non ! C'est grace à l'amie qui a eu la gentillesse de me l'envoyer (et de patienter que je veuille bien l'ouvrir... ) que j'ai découvert Gerald Durrell.
    Cadet de la famille, il est connu pour son travail de naturaliste et pour avoir créé la " Durrell wildlife conservation trust" et le zoo de Jersey. Dès son enfance, il est attiré par la faune de toutes sortes et observe consciencieusement la nature. En 1935, sa famille quitte la froide angleterre pour l'ile de Corfou où le jeune Gérald découvrira l'extraordinaire richesse animale de l'île.
    " Ma famille et autres animaux" est la version romancée de ce séjour de 5 ans.
    D'entrée, nous savons donc que la famille ne va pa être ordinaire et que l'humour sera de mise !
    La famille part donc à Corfou pour le plus grand plaisir de Gerry, le narrateur, qui du haut de ses 10 ans va pouvoir crapahuter sur l'île en toute liberté et observer les animaux jusqu'à plus soif.
    Le principal passe-temps de Gerry, ce sont ses promenades avec Roger, le chien de la famille auquel l'enfant prête des pensées humaines hautement comiques. On le retrouve alors régulièrement captivé par le moindre animal ou insecte qui croise son chemin et il peut rester des heures à les observer.
    Serpents, scorpions, tortues, hibou, goéland,pigeon, gecko, mante religieuse... tous vont passer sous l'oeil d'expertise de Gerry qui se fera même un plaisir d'en ramener certains à la maison. Au risque de provoquer moults catastrophes avec les autres membres de la famille ! Deux pies s'amuseront à saccager le bureau du frère écrivain, une maman scorpion et sa progéniture cachés dans une boite d'allumettes provoqueront un vent de panique pendant un diner, un goéland donné par un forçat s'amuse à attaquer tout le monde, des serpents réanimés dans la baignoire familiale, une chienne qui ne supporte pas de quitter d'une semelle la mère de Gerry malgré sa maternité et oblige à payer une servante pour porter ses chiots, ...
    Ce ne sont pas les anecdoctes qui manquent au sein de cette famille loufoque qui n'hésite pas à changer de lieu de résidence, juste pour pouvoir accueillir plus d'invités ou au contraire pour avoir un prétexte de refuser la venue d'une vieille tante.
    En effet, outre la découverte d'un point de vue naturaliste de l'île, le roman présente la vie au sein de la famille Durrell. Gerry va nous présenter petit à petit, avec une précision d'entomologiste, ses membres sous des jours plus que loufoques : sa mère, qui semble blasée par les excentricités de ses enfants, ne se soucie que de jardinage et de cuisine ; sa soeur Margo ne pense que bronzage, régimes et lotions anti-acné ; Leslie se trimballe avec une armurerie et tire sur tout ce qui bouge tandis que Larry (le fameux Lawrence), l'ainé, se réclame de la haute littérature et se voit déjà dans les hautes sphères littéraires.
    " - Je vous demande un peu ! N'est-il pas insensé que les générations futures soient privées de mon oeuvre simplement parce qu'un idiot aux mains calleuses a attaché cette bête puante près de ma fenêtre ? dit Larry. "
    Ce texte bourré d'humour est une lecture parfaitement réjouissante qui au-delà des descriptions de la vie animale (que j'ai tout de même parfois trouvé un peu longue) nous sert le portrait désopilant d'une famille pas comme les autres sous l'oeil candide d'un jeune garçon qui préfère apprendre par l'observation plutôt que d'être assidu à d'ennuyants cours théoriques .

    Lien : http://legrenierdechoco.over-blog.com/article-ma-famille-et-autres-a..
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  • Par keisha, le 18 juin 2010

    keisha
    Au cours des années 30, un juillet anglais trop pluvieux pousse la famille Durrell à s'installer dans l'ile de Corfou.Séjour qui va durer cinq ans.

    "Les bagages de Margo consistaient en une multitude de lingeries diaphanes, trois livres sur les régimes amincissants et un régiment de petits flacons de lotions contre l'acné. La valise de Leslie contenait deux pull-overs à col roulé et un pantalon, enveloppant deux revolvers, un pistolet, un livre intitulé 'Soyez votre propre armurier' (...). Larry emportait deux malles de livres et un petit sac de cuir où se trouvaient ses effets. Les bagages de Mère étaient judicieusement composés de vêtements et de divers ouvrages sur la cuisine et le jardinage. Pour moi [Gerry, le narrateur, 10 ans], (...), quatre livres d'histoire naturelle, un filet à papillons, un chien et un pot à confitures plein de chenilles sur le point de se transformer en chrysalides. C'est ainsi que, équipés selon nos goûts, nous quittâmes les rives humides de l'Angleterre."

    Avec humour et tendresse le jeune Gerry décrit cette tribu un peu originale, à laquelle va s'ajouter au fil du temps différentes bestioles, des crapauds au cormoran, en passant par des serpents d'eau, des tortues, et une maman scorpion (vite éjectée, avec ses bébés). Gerry peut se livrer au cours de ses promenades dans l'ile à l'observation et la recherche des animaux, relatant ses découvertes avec précision et vivacité. Un brin de poésie parfois pour évoquer la beauté de l'ile de Corfou.
    Hélas Gerry doit aussi penser à ses études (il y a quand même un côté grandes vacances dans cette histoire...) et quelques précepteurs s'en occupent. le plus original étant George qui s'efforce de donner aux leçons une teinte zoologique, Nelson en collectionneur d'oiseaux, les éléphants d'Hannibal, etc...

    Une histoire hors du temps, absolument délicieuse. Quelle famille !(totally british of course) Changer de maison pour pouvoir recevoir des invités trop nombreux, puis encore déménager dans une villa plus petite pour éviter la visite de la grand-tante Hermione.... Des personnages haut en couleurs. Des dialogues un peu fous. Une Mère assez particulière (-L'endroit est certainement très beau, dit Théodore avec une vive satisfaction. - Il est magnifique, admit Mère. J'aimerais y être enterrée.")
    Bref, j'adore.


    Lien : http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-ma-famille-et-au..
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    • Livres 1.00/5
    Par muse2805, le 21 mai 2012

    muse2805
    Trop lourd , trop long, trop de descriptions, trop d'animaux pas assez d'humain et je me sens plus humanologue que zoologue dans mes lectures... j'ai tenté,j'ai perdu :) c'était trop pour moi.
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    • Livres 4.00/5
    Par liratouva2, le 17 décembre 2011

    liratouva2
    Tout est délicieux dans ce récit, les sentiments, les habitants, les souvenirs et le style très anglais, à l'humour malicieux auquel il est impossible de résister.
    Le seul bémol tient à l'amour du futur naturaliste pour les animaux qu'il rencontre. Il est si intense qu'il prend un immense plaisir à les décrire dans les moindres détails et à expliquer tout ce qu'il sait sur eux. Ceci dit, ce n'est pas pesant et il m'a suffi de sauter quelques pages descriptives pour retrouver le cours même du récit avec ses personnages aux lubies si ...british.
    Tout le reste demeurera pour moi un excellent moment de lecture, de ces livres tendres et drôles dont j'ai toujours plaisir à me souvenir.


    Lien : http://liratouva2.blogspot.com/2011/12/ma-famille-et-autres-animaux-..
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    • Livres 5.00/5
    Par veronique55, le 13 août 2010

    veronique55
    Comme les collines de Marcel Pagnol, G Durrell nous plonge dans la faune et la flore de l'île grecque de Corfou avec sa famille déjantéedans les années 1930. Un régal de découverte sur la vie des animaux, oiseaux et insectes et des situations loufoques. Chaque professeur et chaque déménagement de Gerry offrent de nouvelles perspectives. Comme dans les contes de grand-mère de G Sand les fleurs parlent...... Un bonheur de voyage.
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Citations et extraits

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  • Par liratouva2, le 17 décembre 2011

    Ce livre est le récit d’un séjour de cinq années que j’ai fait avec ma famille dans l’île de Corfou. Je le voyais, à l’origine, comme un exposé légèrement nostalgique sur l’histoire naturelle de l’île, mais je commis la grave erreur d’y introduire les membres de ma famille dès les premières pages. Une fois sur le papier, ils s’y installèrent et invitèrent divers amis à partager avec eux les chapitres suivants. C’est avec la plus grande difficulté et grâce à beaucoup d’astuce que j’ai réussi à leur arracher quelques pages et à les consacrer aux animaux.
    Je me suis efforcé de faire des membres de ma famille un portrait fidèle et sans exagération. Ils apparaissent tels que je les ai vus. Pourtant, pour expliquer certains aspects curieux de leur comportement, il me faut dire qu’à l’époque où nous étions à Corfou, nous étions tous jeunes : Larry, l’aîné avait vingt-trois ans, Leslie dix-neuf et Margo dix-huit. J’étais le plus jeune : j’avais dix ans, âge impressionnable et tendre.
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  • Par veronique55, le 13 août 2010

    Quelques jours plus tard, de petits nuages blancs ouvraient leur parade d’hiver. Ils s’attroupaient dans le ciel, moelleux, joufflus, échevelés et, les poussant devant lui comme un troupeau de moutons, le vent se levait. D’abord, il était tiède et s’élevait en bouffées légères, effleurant les feuilles des oliviers qui prenaient des tons argentés, berçant les cyprès qui ondulaient doucement et soulevant les feuilles mortes qui tourbillonnaient en de petites danses joyeuses. Avec enjouement, il ébouriffait les plumes des moineaux, qui frissonnaient et gonflaient leur jabot. Il se jetait avec avertissement sur les mouettes, qui arrêtées en plein vol, devaient courber leurs ailes pour lui résister. Les volets se mettaient à claquer et les portes à cogner. Mais le soleil brillait encore, la mer restait paisible et les montagnes gardaient un air serein sous leur chapeau de neige. Pendant une semaine environ, le vent jouait ainsi avec l’île. Puis survenait une accalmie, quelques jours de paix étrange.Et soudain, au moment où l’on s’y attendait le moins, le vent revenait. Mais c’était un tout autre vent, furieux,mugissant, hurlant, qui se jetait sur l’île et essayait de la pousser à la mer. Le ciel bleu se couvrait de nuages gris, la mer se colorait d’un bleu profond, presque noir, et s’incrustait d’écume. Comme de sombres balanciers, les cyprès oscillaient et se découpaient dans le ciel et les oliviers, qui, tout l’été, avaient un air paisible de vieux sorciers, étaient gagnés par la folie du vent, mais c’était une pluie chaude et agréable sous laquelle on pouvait marcher, dont es grosses gouttes crépitaient
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  • Par chocobogirl, le 23 mars 2011

    Nous finîmes par le retrouver. Il était tombé dans un vieux puits caché par les fougères. Il était mort, hélas... Ni les tentatives de respiration artificielle pratiquées par Leslie, ni la suggestion de Margo de lui mettre de force des fraises dans la gorge (pour lui rendre, expliqua-t'elle, le goût de vivre) ne provoquèrent de réaction, de sorte que, tristement, nous l'enterrâmes dans le jardin, sous un fraisier (une idée de mère). Un petit discours, écrit et lu par Larry d'une voix tremblante, rendit la cirsonstance mémorable. La cérémonie ne fût gâtée que par Roger, qui, en dépit de toutes mes protestations, remua la queue pendant tout le service funèbre.
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  • Par chocobogirl, le 23 mars 2011

    - Je vous demande un peu ! N'est-il pas insensé que les générations futures soient privées de mon oeuvre simplement parce qu'un idiot aux mains calleuses a attaché cette bête puante près de ma fenêtre ? dit Larry.
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