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ISBN : 2246760410
Éditeur : Grasset (2012)


Note moyenne : 3.89/5 (sur 9 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
"Pendant quelques mois, ils vécurent chacun des moments que la vie réserve aux amants intelligents.Ils goûtèrent avec étonnement au privilège d'apesanteur qui accompagne les embrasements réussis.Et leur liaison fut d'envergure si variable qu'ils purent croire, les jours... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 16 mars 2012

    brigittelascombe
    Quel dommage qu'il n'existe pas six étoiles,Jean-Paul Enthoven les mérite amplement. L'hypothèse des sentiments est un petit bijou parfaitement ciselé dont chaque facette nous étonne après moult hypothèses, un peu comme dans le film d'Alain Resnais Smoking/No Smoking dont le scénario change selon le destin et le hasard (en plus moderne bien sûr et multiplié à l'infini).
    Max Mills, "un demi-siècle de bonne vie", scénariste parisien aisé, célibataire "athée de l'amour",séducteur aux "habitudes de mercenaire" prémédite son scénario, "envisage plusieurs cas de figure" avant de croquer l'existence par le bon bout.
    Maximilien Millstein s'incline,à Rome, chaque 23 juin, sur la tombe de son ami disparu Montefiore, producteur de films, pas très recommandable (qui le conseille!!) puis en profite pour retrouver sa maîtresse Lucrezia épouse infidèle d'un sénateur et "combattante du plaisir".
    Deux valises rouges interverties au moment du départ, un journal intime nostalgique ouvert par indiscrétion,une gaffe énorme. Et voilà ce cynique calculateur "à l'instinct de chasseur" "follement excité" et lancé sur les traces de Marion la "sexy baronne Angus",exaltée, dépressive, mariée à un banquier sénile, qui sous son sublime reflet utile cache "une jeune fille triste"obsédée par l'histoire d'Anna Karénine et un lourd secret.
    "Lui une histoire d'amour? Voilà qui n'était pas à son programme"
    "Com' è possibile"
    Que disent les cartes de la vénale Dolor que consulte Marion?
    Entre manigances,ruses,mensonges,intuitions,"stratégies astrologiques",tricheries, pièges, Jean-Paul Enthoven semble se délecter de la créativité de son personnage principal qui est en fait la sienne(bravo!) et nous l'offre en partage. Beaucoup d'humour malgré le drame qui couve sous la passion. Plusieurs personnages annexes (le mari délirant, le psychanalyste névrosé,le détective pris au jeu,un "Quinze-Quinze" diabolique dit "le bouc" ,une jeune fille Ludi "belle et absolument désirable"...), hauts en couleurs.Une écriture très imagée sans failles parsemée ça et là d'érotisme et d'italien. Les thèmes variés de l'amour,du hasard,du destin,de la sexualité,de la superstition,du cynisme,de la fidélité,de la peur de vieillir ou de celle de manquer d'argent,de la façon dont on tient sa vie en main, des conséquences du passé sur ses actes... entraînent beaucoup de questionnements et une remise en question du lecteur(qui s'interroge: "Tiens j'aurais fait quoi à la place de...")
    L'hypothèse des sentiments (que je verrais bien en film ou en pièce de théâtre) est à lire d'une seule traite et lorsque la fin arrive, je me suis surprise à élaborer plusieurs hypothèses!!! C'est donc que le récit bien mené est captivant.
    Petit rappel:Jean-Paul Enthoven, est éditeur, critique littéraire, romancier et essayiste.
    A quand le prix?
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    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 17 mars 2012

    brigittelascombe
    Deux "athées de l'amour" qui se rencontrent par pur hasard, qui s'aiment en parallèle de façon narcissique et élaborent des hypothèses pour rester sur la même tangente peuvent-ils y rester au fil du temps?
    Le tableau de van Dick "Le temps coupe les ailes à l'amour" que contemplent ensemble l'excentrique et mélancolique baronne Angus de 35 printemps aux côtés de son amant quinquagénaire le rusé séducteur Max Mills (rencontré de façon théâtrale), et que Jean-Paul Enthoven nous offre en page 277 permet d'élaborer à lui seul plusieurs hypothèses finales de cette magistrale valse d'amour à trois temps entre hasard, chasse au bonheur et illusion.
    Ce roman pétillant, brillant, dont les hypothèses et donc inventions partent dans tous les sens, dont les personnages rocambolesques relèvent parfois de la caricature, dont les émotions sont palpables car personne n'est vraiment mauvais mais possède une partie lumineuse qui éclaire sa plus cynique, dont les citations mêlent Virgile,Dante,Hawthorne et surtout Enthoven m'a tellement passionnée qu'il est venu me hanter cette nuit grâce à l'explication du rêve très psychanalytique des "Dix loups" (chut!) fait par Max pour m'indiquer le mot de la fin!
    Merci Monsieur le romancier hors pair pour l'excellent moment passé entre Rome,Monte-Carlo, Villefranche sur mer,Paris et Moscou.
    Vive l' évasion littéraire et la créativité des auteurs!
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    • Livres 5.00/5
    Par PLUMAGILE, le 02 mars 2012

    PLUMAGILE
    Jubilatoire, cette lecture fut jubilatoire !
    Tout est fait pour nous porter et ne plus nous lâcher au long des presque 400 pages que j'ai lues en deux jours, tout en me disant que je devrais davantage les savourer.
    Les personnages d'abord, Max(imilien) et Marion, personnages principaux de l'intrigue, mais aussi les magnifiques personnages secondaires : Sixte d'Angus le mari doux-dingue de Marion, Léo le barman, Oskar, Hubertus, Elio l'ami fantôme, la belle, sensuelle et « bruyante » Lucrezia, M. Hier et Mme Demain, une galerie parfois de gens parfois loufoques mais traités avec une belle humanité.
    On suit tout ce petit monde entre Paris, Monte-Carlo, Rome, la Russie, Nice et la petite chapelle… sur une année entre un 23 juin et le 23 juin de l'année suivante.
    Et puis il y a les objets : les deux valises rouges, le petit carnet noir, la licorne en plâtre, Anna Karénine, la photo d'Audrey Hepburn, les boucles d'oreille en forme de crânes, le Chevalier d'Eon, la Mercedes de Max…
    Mais aussi les sentiments, les états d'âme : l'amour ( ?) ou le sentiment amoureux, l'amitié, la solitude, l'ennui, les hésitations, les peurs…
    Il y a surtout un style inventif en diable, mêlant journal intime, scènes de théâtre, apartés de l'auteur avec le lecteur, compte-rendu de M. M(elchior), prières à la Vierge Marie, hypothèses et réflexions… jusqu'à la fin, inattendue !
    Assurément, ce roman pétillant, en trois parties comme les trois actes d'une pièce, est mon premier et GROS COUP DE CŒUR de 2012 et je vous recommande de vous précipiter chez votre libraire sans attendre, au risque de manquer cette pépite !!


    Lien : http://lespassionsdelaura.over-blog.com
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    • Livres 5.00/5
    Par mumuschi, le 25 mai 2013

    mumuschi
    'L'hypothèse des sentiments' de Jean-Paul Enthoven est un sacré ovni, entre essai philosophique et roman. C'est un peu comme si le 'Jeu de l'amour et du hasard' était passé au filtre du Pari de Pascal avec un récit construit comme autant de poupées russes qu'il n'y a d'hypothèses sur la tournure des événements. Avec des si, on met un très bon bouquin entre ses mains.
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    • Livres 4.00/5
    Par Elisanne, le 17 juillet 2012

    Elisanne
    Etrangement j'ai mis beaucoup de temps à lire ce livre, à chaque fois je repoussais la suite de la lecture et, à chaque fois je me laissais surprendre avec plaisir à la lecture de ces jeux de l'amour et du hasard.

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Critiques presse (4)


  • LeFigaro , le 09 février 2012
    L'Hypothèse des sentiments agacera, ou remportera les faveurs méritées. D'un côté, une foultitude de références (Flaubert, Dante, Cinecittà, Casanova masqué sous le nom de Seingalt, Stendhal…) gâtées par des notes en bas de page, une galerie de personnages de cet entremonde flirtant avec le stéréotype ; de l'autre, une intrigue qui fonctionne bien, servie par un art irréprochable du portrait et du descriptif. Enthoven, qui aime le latin, le sait: Habent sua fata libelli…
    Lire la critique sur le site : LeFigaro
  • LePoint , le 24 janvier 2012
    L'hypothèse des sentiments est un livre viennois : la ronde des affects, la corruption des âmes, l'ironisation du kitsch, l'art de la maxime, tout cela fait que ce navire romanesque croise dans des hauts-fonds à la Schnitzler ou à la Karl Kraus. C'est le plaisir que nous offre Jean-Paul Enthoven, auteur de caste autant que détective des sentiments.
    Lire la critique sur le site : LePoint
  • Lexpress , le 24 janvier 2012
    Jean-Paul Enthoven a des lettres, de l'esprit et du style. Son jeu de l'amour et du hasard est un divertissement qui pétille à chaque page.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • Lexpress , le 24 janvier 2012
    Malgré des fulgurances à la hussarde et quelques saynètes amusantes, les multiples afféteries stylistiques et thématiques font perdre au récit tout son intérêt, et révèlent la caricature d'une littérature qui confond élégance et fatuité, chic et kitsch.
    Lire la critique sur le site : Lexpress

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Citations et extraits

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  • Par brigittelascombe, le 16 mars 2012

    Une phrase (de qui?) lui revint en mémoire:

    L'avenir nous tourmente,
    Le passé nous retient,
    Le présent nous échappe.

    Il la rectifia pour en faire la maxime de sa fin de journée:

    L'avenir me tente,
    J'oublie le passé,
    Le présent m'attend.

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  • Par brigittelascombe, le 16 mars 2012

    N'importe quelle femme (sexuellement active ou,à fortiori,inactive)n'est jamais mécontente,même si elle clame le contraire,d'être l'objet d'un désir,voire d'un amour,exprimé par un individu dont l'impatience,affectée ou sincère,flatte sa satisfaction narcissique.

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  • Par brigittelascombe, le 16 mars 2012

    Dans cet amour,comme dans tant d'autres,Max et Marion aimèrent d'abord l'amour dont ils étaient l'objet.

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  • Par Elisanne, le 17 juillet 2012

    Le rire est un fin diplomate. Il peut, en pur émissaire de la joie, conjurer sur-le-champ colère, reproches et prudence. Il possède, à ce titre, le don bienfaisant d'orienter le cours de deux existences dans une direction opposée à celle des rieurs, avant de rire, étaient certains d'avoir choisie.

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  • Par Elisanne, le 17 juillet 2012

    [...] Deux valises semblables, (rouges) un bagagiste étourdi, un voyageur qui ne l'est pas moins, une méprise, et cela suffit à dérégler - à hâter ? - le cours des choses. Ou si l'on préfère, à inviter la suite dans une perspective que le commencement n'avait pas envisagée.[...]

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Vidéo de Jean-Paul Enthoven

Prix Saint-Germain : soirée de remise du prix aux lauréats .
Cérémonie du Prix Saint-Germain 2013 Cette année encore, La Règle du Jeu et le Cinéma Saint-Germain-des-Prés s'associent pour réaliser la troisième édition du prix Saint-Germain, un prix de cinéma ayant la particularité d'être composé exclusivement d'un jury d'écrivains : Bernard-Henri Lévy, Yann Moix, Christine Angot, Régis Jauffret, Karine Tuil, Fernando Arrabal, Catherine Millet, Bruno de Stabenrath, Jean-Paul Enthoven, Marc Weitzmann. Succédant à Christine Angot, Bruno de Stabenrath est le président de l?édition 2013. Rencontre inédite entre littérature et cinéma, le prix Saint-Germain est décerné tous les troisièmes mardis de janvier au meilleur film français et au meilleur film étranger de l?année précédente. Pour cette troisième édition, le prix Saint-Germain évolue en décernant à un cinéaste le Prix Spécial du Jury. Cette année, le prix a été remis le mardi 15 janvier 2014 lors d?une cérémonie qui s'est déroulée dans la mythique salle du Cinéma Saint-Germain-des-Prés. Les réalisateurs lauréats sont : - meilleur film français : La vénus à la fourrure de Roman Polanski - meilleur film étranger : La danza de la realidad de Alejandro Jodorowsky - prix spécial du jury : Jean-Pierre Mocky pour l'ensemble de son oeuvre








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