ISBN : 2290309494
Éditeur : J'ai Lu (2000)


Note moyenne : 3.71/5 (sur 91 notes) Ajouter à mes livres
Des adolescents amoureux s'efforcent de percer le mystère des filles Lisbon. Du haut d'une cabane nichée dans les arbres, ils passent leur temps à scruter les fenêtres de leur maison.

Vingt ans plus tard, ils rassemblent des fragments de ragots et de ouï-... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Woland, le 26 décembre 2007

    Woland
    The Virgin suicides
    Traduction : Marc Cholodenko
    Premier roman de l'auteur, "Virgin suicides" est un roman au style incantatoire et lancinant que je conseille vivement de lire à voix haute. En apparence, il est moins touffu que "Middlesex" mais la longueur des paragraphes vient vite modifier ce point de vue. L'intrigue semble aussi plus reserrée, plus "locale" mais ce n'est là que faux-semblant car, à travers le destin des cinq filles Lisbon, c'est du mal dont souffre l'Amérique que traite Jeffrey Eugenides.
    Si vous avez déjà vu le film de Sofia Coppola, vous connaissez plus ou moins le thème de ce roman. Sinon, imaginez une petite ville du Michigan, à la fin des années 70 ou au début des années 80, et, dans cette petite ville, un quartier aisé où il n'y a pas de Noirs. le seul événement qui fasse marcher les langues, c'est la grève entreprise par les fossoyeurs locaux - elle durera plus de 400 jours mais nous ne le savons pas encore. le détail, pourtant, vaut son pesant d'humour noir.
    Mr et Mrs Lisbon, lui professeur de mathématiques au lycée du coin, elle mère au foyer, vivent tranquilles avec leur cinq filles : Thérèse, Bonnie, Lux, Mary et Cecilia. Les filles étant en pleine adolescence, les garçons du coin fantasment énormément sur elles et passent tout leur temps libre à les espionner. Jusqu'au jour où la dernière d'entre elles, Cecilia, fait une tentative de suicide ...
    Le récit est fait par l'un de ces garçons, devenu depuis lors un homme bedonnant et sans doute un peu chauve, un chroniqueur qui nous apprend que, loin de faire s'évanouir leur attachement aux filles Lisbon et à leur tragique destin, le Temps a accru leur désir forcené de comprendre les raisons qui, un an à peu près après la mort de leur benjamine, poussèrent les survivantes à mettre fin à leurs jour.
    S'il est en droit de penser que l'autoritarisme puritain de leur mère et la faiblesse chronique de caractère de leur père ont joué un rôle dans leur suicide quasi collectif, pour le reste, le lecteur - pas plus que notre chroniqueur - ne parviendra à démêler des fils il est vrai savamment emmêlés, et souvent par les filles Lisbon elles-mêmes.
    Finalement, peut-être ce désir de mort était-il dans l'air du temps, comme un virus secret et imprévisible auquel le décès de Cécilia aurait rendu ses soeurs particulièrement sensibles. Après tout, lorsqu'ils découvriront son cadavre, dans son sac de couchage, les infirmiers constateront que Mary avait revêtu pour mourir une robe noire et un voile qui évoquaient la vision funèbre de Jackie Kennedy derrière le cercueil de son mari ... Peut-être les filles Lisbon ont-elles pressenti combien la vie, américaine ou non, est vaine et ont-elles préféré la quitter pour éviter que ce ne soit elle qui les quitte un jour sans leur demander leur avis ...
    Un roman délicat, où chaque mot vous fait mieux apprécier les non-dits et les silences qui parsèment la vie des filles Lisbon - et de leurs parents. Un roman à savourer, comme on savoure un fruit un peu talé et un peu trop mûr, qui vous laisse dans la bouche comme un arrière-goût d'automne et de regrets diffus. ;o)
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par Audreyy, le 15 mars 2012

    Audreyy
    J'ai tout de suite été séduite par le résumé. Avec un tél résumé, j'avais hâte de me plonger dans ce livre. Cinq soeurs qui se suicident les unes à la suite des autres, ça cache forcément quelque chose et là question c'est "Quoi?" ou "Pourquoi"?
    Qui plus est le suicide est un thème vraiment intéressant.. mais je n'ai pas accroché. L'ambiance est particulière mais ce n'est pas ce qui m'a dérangé.
    L'ennui avec ce livre c'est qu'il est soit trop rapide, soit trop lent.
    Pour m'expliquer, la première soeur à se suicider est la plus jeune : Cécilia, âgée de treize ans. Et ensuite, plus rien pendant une très grande partie du livre, il ne se passe plus rien excepté les garçons qui recherchent des renseignements et qui observent les quatre autres soeurs. Et vers la fin du livre, on a quelques lignes où on explique l'ordre des autres soeurs qui se suicident.
    Ensuite, j'aime m'identifier aux personnages un minimum mais là, on est pas du point de vue des filles mais de celui des garçons. J'aurais certainement plus apprécié avec une alternance des personnages.
    J'ai espéré jusqu'à la fin un changement d'avis car j'avais vraiment envie qu'il me plaise. L'idée est vraiment intéressante mais je n'ai pas accroché au style de l'auteur ou à ce que l'auteur en voulu en faire.
    En revanche, je lui accorde un point positif tout de même : c'est la fin. Une fin qui reste dans le mystère. Au début, ça m'a déçue mais en y réfléchissant bien, ça fait ressortir le côté réel. Ces filles se suicident alors qui peut nous affirmer de leur raison? Vous vous doutez bien qu'elles ne se sont pas confiées à quelqu'un. Ce qu'il reste c'est des suppositions, des doutes.. une histoire tout à fait crédible.
    Pour conclure, ce livre n'est pas mauvais mais n'a pas été à la hauteur de mes espérances.
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    • Livres 5.00/5
    Par le_Bison, le 16 février 2012

    le_Bison
    Quelques 20 ans après, des adolescents (de l'époque) tentent de tenter de comprendre ces 5 filles Lisbon pour lesquelles ils étaient éperdument amoureux. Quel mystère se cachait derrière cette maison abritant ces 5 beautés. Imagination, espionnage du haut de leur cabane, tout était entrepris pour approcher ces filles... Des bribes de souvenirs en investigations postérieures, pièces à convictions, rapports de médecins, ils tentent de reconstituer le puzzle de cette tragique soirée.
    Un premier roman pour Jeffrey Eugenides, une réelle réussite : la lecture est aisée, rapide, l'histoire prenante, surprenante. C'est triste, c'est beau, c'est cruel mais aussi magique. Je me surprends moi aussi à épier les filles Lisbon, à tenter de deviner leurs pensées, à me mettre à leurs places pour... comprendre leur mal-être, leur vision de la vie...
    Le tout sur un fond musical pop rock des années 70 (Ten CC, Todd Rundgren, Heart, ... :
    que des groupes dont on ignore le nom mais dont les tubes sont familiers de tous et rappellent la nostalgie de cette époque, sans compter la « french & magic touch » de Air).
    L'interaction entre le film et le livre est telle que lorsque je parcours la lecture de ce roman, cette musique trotte, en même temps, dans ma tête, et vient se glisser entre les lignes de chaque paragraphe.
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Gr3nouille2010, le 28 décembre 2011

    Gr3nouille2010
    Je voudrais tout d'abord remercier Latitesib qui m'a prêté son livre dans le cadre d'un livre voyageur. Ca fait des années que j'avais envie de le lire, après avoir vu le film en fait & elle m'en a donné l'occasion donc, un grand merci !
    Cécilia Lisbon s'est suicidée à 13 ans. Ses quatre soeurs, Lux (14 ans), Bonnie (15 ans), Mary (16 ans) & Therese (17 ans) se sont données la mort un an après, jour pour jour. Personne ne s'est vraiment pourquoi. Certains disent que Cecilia a libéré le virus en s'ouvrant les veines, d'autres disent que cela pourrait être dans les gênes.. Mais personne n'est réellement d'accord sur la raison. Vingt ans plus tard, les gamins du voisinage des Lisbon, devenus adultes, n'arrivent pas à oublier cette tragique époque & commencent alors à essayer de comprendre ce qu'il s'est passé car leurs morts ne les ont pas laissé indifférents..
    Je me rappelais vaguement de film en lisant ce livre mais pourtant, je redécouvrais tout. Après ma lecture, j'ai donc eu envie de revoir l'adaptation & celle-ci m'a finalement déçue. Car dans le roman, on retrouve bien plus d'émotions que dans le film. Quand on commence à le lire, on est hanté par ce mystère qui entoure la famille Lisbon, on aimerait comprendre alors on analyse nous aussi. On ressent bien les peines & le désespoir des soeurs Lisbon après la mort de Cecilia ainsi que la détresse des parents complètement démunis, malgré que tout soit raconté de l'extérieur parce que personne ne connaissait réellement cette famille. C'est un roman très riche en émotions qu'il ne vaut mieux pas lire en étant déjà déprimé car il a un impacte conséquent sur notre façon de voir les choses, sur notre état d'esprit. Il est dur parce qu'on est plongé moralement & physiquement dedans.
    On ne sait pas grand chose des personnages mais ils m'ont tous touché à leur façon. Déjà, les filles Lisbon, parce qu'il y a un gros mystère autour d'elles & qu'on ressort de cette lecture sans vraiment comprendre pourquoi elles ont fait un tel geste. du moins, pour ce qui est de Cecilia, car on peut se douter que ses soeurs sont mortes à cause de la mort de Cecilia.
    Les hommes, les voisins, qui racontent ce qu'ils ont vu, vécu sont profondément touchants. Ils n'étaient que des gosses & pourtant ils s'inquiétaient beaucoup pour elles & voulaient vraiment les aider. Ils se sont attachés à elles comme d'autres les ont vite oublié ou préféré faire comme si c'était le cas.
    Mr & Mrs Lisbon m'ont paru étranges. Ils n'ont pas l'air très sévères mais quand même, ils ont l'air sérieusement dérangé.
    Un coup de coeur comme je m'y attendais presque. L'écriture aurait pu changer la donne mais c'est un roman qu'on ne peut pas lâcher facilement avant d'avoir lu le dernier mot. C'est comme si on lisait un article dans un journal qui parlerait des soeurs Lisbon. On est captivé, submergé par l'émotion.

    Lien : http://laviedeslivres.cowblog.fr/virgin-suicides-3159678.html
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 1.00/5
    Par Suny, le 16 mai 2011

    Suny
    J'ai vraiment pas accroché... Autant j'avais moyennement apprécié le film, autant le livre... ben c'est pareil, peut-être pire d'ailleurs, car ça me semble tellement confus cette histoire que quelques images pour me remettre les idées en place n'auraient pas été de trop.
    L'idée de base est plutôt originale, certes, l'ambiance très particulière, soit. Mais justement, j'ai eu l'impression que l'auteur a trop cherché l'anecdotique, l'original, le sensationnel, pour finalement laisser le tout retomber à chaque fois comme un soufflé. À chaque fois que j'ai trouvé un passage intéressant, il était gâché par une chute à pic suivie d'un long laïus vague, des tonnes de détails dont je n'ai pas réussi à trouver la réelle utilité, des considérations mièvres... bref, je crois que je vais m'arrêter là pour le massacre.
    (ça se voit pas là, mais je suis en train de chercher un point positif, je sais qu'il y en a un...)
    Bon en fait je ne saurais vous dire quel est ce point positif. Il y a un petit quelque chose dans cette histoire qui m'a touchée, je ne saurais dire quoi. Non, vraiment, je ne trouve pas le mot... (ouais je sais elle est pourrie cette critique). Ah si, peut-être cette façon presque tendre de décrire le morbide (comment ça je m'enfonce?).
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Citations et extraits

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  • Par x-Kah-mi, le 20 décembre 2010

    Le matin où ce fut au tour de la dernière des filles Lisbon de se suicider _ c’était Mary cette fois-là, et les somnifères, comme Therese _ , les deux infirmiers arrivèrent à la maison sachant exactement où étaient le tiroir des couteaux, et le four à gaz, et la poutre dans la cave où on pouvait attacher une corde.
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  • Par Orphea, le 29 octobre 2011

    Nous prîmes conscience que la version du monde qu'ils nous donnaient n'était pas le monde auquel ils croyaient vraiment, et qu'en dépit de toute la peine qu'ils prenaient à traquer les mauvaises herbes ils n'avaient rien à foutre de leurs pelouses.
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  • Par Elenore, le 24 juin 2010

    A ce moment, Mr Lisbon eut le sentiment qu'il ne savait pas qui elle était, que les enfants n'étaient que des étrangers avec lesquels on vivait d'un accord tacite, et il tendit la main afin de faire connaissance avec elle pour la première fois.
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  • Par Celine___, le 06 décembre 2010

    Nous savions que les filles étaient nos jumelles, que nous existions tous dans l'espace comme des animaux qui avaient la même peau, et qu'elles savaient tout de nous alors que nous étions incapables de percer leur mystère. Nous savions, enfin, que les filles étaient en réalité des femmes déguisées, qu'elles comprenaient l'amour et même la mort, et que notre boulot se bornait à créer le bruit qui semblait tant les fasciner.
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  • Par le_Bison, le 16 février 2012

    Cécilia, la plus jeune, treize ans seulement, avait été la première. Elle s’était ouvert les poignets dans son bain comme un stoïcien, et quand ils la trouvèrent flotter dans sa mare rose, les yeux jaunes comme une possédée et son petit corps exhalant l’odeur d’une femme mûre, les infirmiers furent tellement effrayés par sa tranquillité qu’ils restèrent hypnotisés.
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Vidéo de Jeffrey Eugenides

Une famille très moderne (The Switch) est un film américain réalisé par Josh Gordon et Will Speck, adapté du roman de Jeffrey Eugenides.








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