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Jean Guiloineau (Traducteur)
ISBN : 2253140635
Éditeur : Le Livre de Poche (30/11/-1)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 4.42/5 (sur 208 notes)
Résumé :
Commencés en 1974 au pénitencier de Robben Island, ces souvenirs furent achevés par Nelson Mandela après sa libération, en 1990, à l'issue de vingt-sept années de détention.

Rarement une destinée individuelle se sera aussi étroitement confondue avec le combat d'un peuple et le devenir d'une nation. Né et élevé à la campagne, dans la famille royale des Thembus, Nelson Mandela gagne Johannesburg où il va ouvrir le premier cabinet d'avocats noirs et deve... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (51) Voir plus Ajouter une critique
Macha_Loubrun
26 février 2014
★★★★★
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En marchant sur « Un long chemin vers la liberté », Nelson Mandela est définitivement rentré dans l'histoire. « L'histoire, c'est la rencontre d'une volonté et d'un événement. » disait Charles de Gaulle et cette définition résume parfaitement le parcours du prix Nobel de la paix.
Tant de livres, d'articles, de reportages passionnants sont parus sur Nelson Mandela que je ne résumerai pas son parcours mais je vais vous donner simplement mon ressenti à l'écoute de la version audio de son autobiographie.
Féodor Atkine, à la diction parfaite, rend le texte plus intime. Nelson Mandela se livre à un récit chronologique de tous les évènements depuis sa naissance jusqu'à sa libération de prison. Ce fut d'ailleurs une grande déception pour moi que le CD se termine sur cet épisode et n'aborde pas son arrivée au pouvoir. le texte lu (6h15) est une version abrégée du livre et j'ignore si le livre s'arrête à ce moment-là.
Ses souvenirs, ponctués de scènes bouleversantes, sont écrits avec une grande honnêteté, ils sont détaillés, pudiques, essentiellement centrés sur son combat politique. Et si l'on peut regretter une trop grande retenue, ils sont capitaux pour la postérité et les historiens. Ils donnent très envie de voir le film tiré de cette oeuvre et de lire les livres consacrés à cet homme qui tenait à montrer qu'il n'était pas un saint mais un homme déterminé.
Je remercie chaleureusement les éditions Audiolib et Babelio pour ces beaux moments passés à écouter ce texte inoubliable qui donne confiance en l'homme. Des souvenirs pour se souvenir, toujours.
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gouelan
24 juin 2016
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Un long chemin vers la liberté, parcouru courageusement par de nombreux hommes et femmes, pour se libérer de l'oppresseur Blanc, pour retrouver la dignité humaine, la fierté d'être Noir. D'abord pacifiques, ils sont contraints de prendre les armes, pour répondre à la violence qui leur fait face rageusement. Ni les tribunaux, ni la prison ne peuvent rompre cette quête d'équité, de démocratie et de liberté.
Ensuite ce sera la non-vengeance pour prendre la voie des négociations, pour anéantir la haine par des mots de paix.
Un témoignage magnifique et émouvant.
Un message d'espoir intemporel et universel qui nous bouleverse.
« Personne ne naît en haïssant une autre personne à cause de la couleur de sa peau, ou de son passé, ou de sa religion. Les gens doivent apprendre à haïr, et s'ils peuvent apprendre à haïr, on peut leur enseigner aussi à aimer, car l'amour naît plus naturellement dans le coeur de l'homme que son contraire.
Je ne suis pas vraiment libre si je prive quelqu'un d'autre de sa liberté. L'opprimé et l'oppresseur sont tous deux dépossédés de leur humanité. »
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Lilou08
14 janvier 2014
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Cette autobiographie, il y a longtemps que je veux la lire, mais c'est comme tout, la quantité de livres qu'on veut lire… mais en décembre, je suis allée voir le film tiré de ce livre « Mandela, un long chemin vers la liberté » (j'avais fait un billet) et en sortant, je voulais absolument le lire au plus vite, d'autant que Nelson Mandela venait de décéder.
Grand bien m'en a pris ! Car si bien sûr beaucoup d'éléments sont semblables et comme tout film, il y a des coupures et quelques raccourcis, il y a aussi des éléments faux. Je suis assez abasourdie de me rendre compte de ces faits… le réalisateur a quand même mis 16 ans à faire son film… No comment.
Enfin si, comme quoi, il vaut toujours mieux se référer aux écrits et aux documents originaux.
Le film parle assez volontiers de la vie privée et familiale de Nelson Mandela, donnant aussi l'impression qu'il est un « homme à femmes »… cela m'avait surprise, mais bon… et bien en lisant Nelson Mandela, on se rend bien compte que c'est un homme TRES pudique en ce qui concerne sa vie privée. Il parle très peu de sa vie sentimentale, de ses enfants.
S'il se sépare de sa 1ère femme, Evelyn, bien avant de rencontrer Winnie, ce n'est pas parce qu'il est volage…. il est « juste » complètement impliqué dans son travail d'avocat d'une part, et sa vie militante de combattant de la liberté d'autre part… ce qui lui prend pratiquement tout son temps, au dépend de sa famille. Dans ces conditions, son épouse s'est tournée vers la religion (l'organisation de la Tour de garde, qui faisait partie des Témoins de Jéhovah), qui ne convenait pas spécialement à Nelson. du coup, chacun s'est trouvé dans un engagement différent et quand sa femme lui a dit « C'est l'ANC ou moi »… Ils se sont séparés.
Dans le film, on a aussi vraiment l'impression qu'il ne s'occupe pas beaucoup de ses enfants. Bien sur, il est fort pris, mais il aime ses enfants, tous ses enfants… et tant qu'il n'est pas emprisonné, il essaie de passer du temps avec eux, en faisant par exemple de la boxe avec son fils ainé.
Par ailleurs, le film ne parle quasi pas de son enfance et ni de son adolescence où il acquiert une grande partie de sa personnalité, de son éducation… cela explique déjà un peu l'homme qu'il deviendra. Et puis surtout, cela donne des clés de compréhension de l'Afrique du Sud, de la complexité de tous ces peuples, ces tribus différentes qui composent la nation.
Ce que j'ai aimé c'est que Nelson Mandela est très honnête dans son récit et ne se donne pas forcément le beau rôle… il donne beaucoup de détails, parle des personnes qui l'ont influencé, avec qui il a travaillé, combattu, ceux qui l'ont aidé, ceux qui se sont opposés… c'est très intéressant.
Et contrairement à ce que laisse à penser le film, l'engagement de Nelson Mandela au sein de l'ANC, non-violente depuis sa création en 1912, est long avant d'être contraint de passer à l'engagement armé… beaucoup d'actions, de voyages, de brimades, de grèves, d'interdiction de circuler, de discussions, de congrès, de procès, etc. Nelson Mandela est un combattant de la liberté, qui sans relâche, passe sa vie dans la lutte pour le bien de son peuple au sein d'une ANC non violente et multiraciale contrairement à d'autres mouvements… Puis, sous les coups répétés d'une violence inouïe du gouvernement nationaliste afrikaner durant de très très nombreuses années, finalement par pragmatisme et pour une meilleure efficacité, Mandela et l'ANC finissent par adopter l'action armée dans des sabotages contre des bâtiments pour tenter de ne pas faire de victimes innocentes.
Passé dans la clandestinité, il est traqué sans relâche, comme l'ennemi public n°1, et finalement arrêté. Suite à un long procès qu'il utilisera lui et ses amis comme une tribune pour exprimer leur combat, leurs aspirations, il est condamné à la prison à vie, et emprisonné à Robben Island. Commence alors une très longue période d'humiliations, d'isolements, de durs travaux mais aussi de continuation de la lutte, de réflexions, de débats politiques, de formation, de lectures acharnées (Nelson Mandela est une bête de travail incroyable !)… et là, le livre est sans conteste, beaucoup plus intéressant que le film… c'est impressionnant et instructif de voir comment les prisonniers se sont organisés pour lutter, pour tenter de se tenir au courant, de faire avancer les choses à leur niveau… On suit les pensées, le cheminement de la réflexion de Nelson. On voit aussi ce que c'est que la patience, le temps qui s'écoule… lentement… qui prend les plus belles années de ces hommes, qui vieillissent petit à petit… loin de tout pour un idéal… puis le début des négociations… sa sortie, enfin, de prison à 71 ans !!!!! le combat qui continue car les Blancs ne sont pas pressés de laisser le pouvoir… le veulent-ils d'ailleurs ? La violence, les négociations, de nouveau la violence terrible, les complots… et enfin, l'aboutissement « un homme, un vote, une voix » !!!!
Même l'ayant lu, je suis encore à me demander comment…oui, comment a-t-il pu tenir ? Comment a-t-il pu garder sa motivation intacte ? Il a tout donné, il a presque tout perdu de sa vie personnelle… sauf son combat pour la liberté de son peuple, même s'il est conscient de tout le chemin qu'il reste encore à accomplir. Et puis, cette volonté, ce pragmatisme… tendre la main à ses anciens bourreaux, pour travailler avec eux. Savoir reconnaître l'humanité dans tout homme en face, et voir plus loin… voir le bien du pays. Vraiment impressionnant cet homme ! Même s'il ne se présente pas comme un héro et reste d'une grande humilité.
Un grand homme !
A lire absolument !!!!!
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vincentf
17 septembre 2012
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Il est des êtres humains devant lesquels on ne peut que s'incliner. Nelson Mandela fait partie de ceux-ci. le récit qu'il fait de sa vie, sans se vanter, sans se glorifier, alors qu'il y aurait mille fois de quoi, est un plaidoyer sans réplique possible pour la liberté, l'égalité, le dialogue et la patience. Madiba naît libre dans une société où ses frères ne le sont pas. Toute sa vie n'a qu'un but, jamais perdu de vue : retrouver sa liberté et celle de son peuple. Il lui faut, pour atteindre ce but, vivre dans la clandestinité, loin de sa famille, puis pendant 27 ans dans une prison qui veut à tout prix le dégrader. Ce qui frappe, à la lecture de ce témoignage, c'est l'obsession qu'a Mandela d'être traîté en humain, et que ses compagnons de lutte et de cellule le soient aussi. Tout est bon pour grapiller un peu de dignité, dans un monde où l'homme noir est à peine considéré comme un homme. Même en prison, le combat continue, sur les vêtements, la nourriture, le droit à l'information, etc. Mandela ne lache jamais. Il est prêt à tout pour redonner la liberté à son peuple. Il prend les armes, devient commandant un chef d'une branche militaire chargée de saper le pouvoir, mais il est prêt également, quand cela devient possible, à dialoguer avec l'ennemi, à négocier sans transiger sur son credo : "Un homme, une voix". Finalement, il atteint son but et devient le premier président démocratiquement élu d'Afrique du Sud. Là s'arrête le bouquin, mais le combat de Mandela n'a pas de fin car il est le seul qui en vaille vraiment la peine.
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Apoapo
07 février 2016
★★★★★
★★★★★
[Disponible également en français, en Livre de Poche – lu suite à la nouvelle de l'état de santé sans doute irréversiblement compromis de l'auteur]
Qu'il me soit permis, en hommage à la grandeur du personnage, de citer d'abord in extenso l'excellente chronique que Bernard Guetta lui a consacrée lundi dernier sur France Inter :
« Qu'est-ce qui a fait un tel géant de Nelson Mandela, de cet homme respecté, admiré, vénéré dans le monde entier dès les années 80 et dont le gouvernement sud-africain annonçait hier soir qu'il était désormais, à 95 ans, « dans un état critique », autrement dit proche de sa fin ?
Ce sont, naturellement, les 27 années de prison, dans des conditions longtemps très dures, qu'il avait endurées pour s'être rebellé conte la ségrégation raciale régnant dans son pays. C'est bien sûr l'absolue légitimité de son combat, d'abord non-violent puis armé, contre ce régime d'apartheid qui faisait des Noirs des parias dans leur propre pays dominé par une minorité blanche qui ne leur reconnaissait aucun droit. C'est évidemment la force, la dignité, le courage avec lesquels il avait refusé, cinq ans durant, des offres de libération de plus en plus pressantes en échange d'un appel à la renonciation à la lutte armée puis d'un adoucissement des lois organisant la ségrégation.
C'est surtout la détermination qu'il a mise, dès lors que de vraies négociations s'étaient ouvertes, en 1990, avec le pouvoir blanc, à éviter que les Zoulous comme la minorité la plus radicale de la minorité blanche ne fassent éclater l'Afrique du Sud et ne la plongent dans des guerres sans fin en fondant leurs propres Etats. Bien avant de devenir, en 1994, le premier président de l'Afrique du Sud démocratique, Nelson Mandela avait pris sur ses épaules le destin de son pays avec l'obsession de ne pas laisser échouer l'espoir d'une transition réussie entre le non-droit et l'Etat de droit et il avait, pour cela, réfréné l'impatience de ses partisans, donné le temps à Frederik de Klerk, son interlocuteur, l'homme qui l'avait fait libérer, de convaincre la population blanche qu'il fallait sortir de l'apartheid et même été jusqu'à longuement négocier avec les mouvements les plus racistes et les plus violents qu'il avait su amener à accepter l'inéluctable – un homme, une voix.
Ces quatre raisons auraient plus que largement suffi à faire de lui le mythe qu'il est devenu mais là n'est pourtant pas l'essentiel. La vraie grandeur de Mandela est d'avoir su dépasser le ressentiment et de l'avoir fait dépasser à la majorité noire, d'avoir su comprendre que la plus grande des victoires, ce n'était pas la défaite de l'adversaire mais la victoire que l'on remporte sur soi-même en regardant devant et non pas derrière soi.
Après tant d'injustice et de violences, les Sud-Africains auraient eu toutes les raisons de ne pas vouloir vivre avec les Blancs et de les pousser à partir. C'eût été humain, trop humain, mais que se serait-il alors passé ? Des gens qui n'avaient plus d'autre pays tant ils étaient installés là depuis longtemps seraient devenus apatrides alors que tous, loin de là, n'avaient pas de fortune à l'étranger.
Une injustice aurait succédé à une autre et l'Afrique du Sud se serait ainsi privée d'enseignants, d'entrepreneurs, de fermiers, d'ouvriers, de médecins, dont elle avait besoin pour développer son économie et qui étaient tout aussi Sud-Africains que les Noirs. Non seulement Nelson Mandela a su pardonner mais il su construire un pays qui s'affirme aujourd'hui et devient – cela n'est pas fait mais se fait – un pays dont l'irremplaçable atout est l'unité dans la diversité. »
Cette autobiographie, amorcée dans les conditions extrêmement ardues des pires années de la détention à Robben Island et sauvegardée de façon prodigieuse, a la pudeur et la grandeur de se terminer à l'issue du premier scrutin à suffrage universel d'Afrique du Sud, en mai 1994, passant donc sous silence l'apogée de la carrière politique de Mandela. Cependant, le ton est donné dès les premières phrases, où son humilité se double d'une incessante remise en question de chaque décision personnelle et politique, de l'aveu de ses erreurs, de ses doutes et inquiétudes morales, notamment vis-à-vis de sa famille mais aussi au sein de son camp politique surtout lors des deux moments cruciaux : la décision de l'abandon de la non-violence et inversement celle de l'entame des négociations secrètes avec le gouvernement blanc du Parti Nationaliste.
La progression chronologique et la répartition du texte tiennent le lecteur en haleine, même dans les chapitres initiaux sur l'enfance et la formation – jusqu'à l'ouverture de la première étude juridique par deux Noirs à Johannesburg – et tout au long des centaines de pages centrales décrivant les vingt-sept années d'incarcération politique. L'on ne peut que s'étonner que cette durée inhumaine (plus de dix mille jours de prison ferme) n'ait pas brisé l'homme ni ne l'ait éloigné de son combat, dans sa position de meneur auprès de l'African National Congress, de sorte qu'il était encore le seul interlocuteur attitré pour toutes les négociations, clandestines d'abord, avec le gouvernement et les organisations concurrentes et antagonistes (dont le Parti communiste etc.). Lors de sa libération, à 71 ans, il peut tout naturellement parler de sa renaissance, et se remettre au travail avec une vitalité frénétique déconcertante (même pour Madame Thatcher qui pourtant se vantait de n'avoir besoin que de quatre heures de sommeil par nuit).
Toutefois, au-delà des considérations éthiques et politiques qui parsèment l'oeuvre et inspirent à tout lecteur les idéaux humanistes les plus élevés, et mises à part les circonstances de ma propre histoire qui m'ont porté plusieurs fois à chanter en choeur, avec la trépidation fervente et la main droite sur mon coeur d'adolescent, le « Nkosi Sikelel iAfrika », en 1990, quand il était encore défendu, j'ai trouvé particulièrement intéressantes les parties concernant le déroulement des procès (avec l'argumentaire juridique déployé) et surtout les quelque 150 pages finales consacrées aux négociations. Tout étudiant en science politique et tout lecteur intéressé par la diplomatie devraient en faire un vrai vade-mecum.
En guise de citation finale, je choisis le message moral conclusif de l'ouvrage :
« I knew as well as I knew anything that the oppressor must be liberated just as surely as the oppressed. A man who takes away another man's freedom is a prisoner of hatred, he is locked behind the bars of prejudice and narrow-mindedness. I am not truly free if I am taking away someone else's freedom, just as surely as I am not free when my freedom is taken from me. The oppressed and the oppressor alike are robbed of their humanity. » (p. 751)
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Citations & extraits (105) Voir plus Ajouter une citation
LaforcedesmotsLaforcedesmots05 décembre 2013
Un long chemin vers la liberté


« J’ai toujours su qu’au plus profond du cœur de l’homme résidaient la miséricorde et la générosité. Personne ne
naît haïssant une autre personne à cause de la couleur de sa peau, ou de son passé, ou de sa religion.
Les gens doivent apprendre à haïr, et s’ils peuvent apprendre à haïr, on peut leur enseigner aussi à aimer, car
l’amour naît plus naturellement dans le cœur de l’homme que son contraire.
Même aux pires moments de la prison, quand mes camarades et moi étions à bout, j’ai toujours aperçu une lueur
d’humanité chez un des gardiens, pendant une seconde peut-être, mais cela suffisait à me rassurer et à me
permettre de continuer.
La bonté de l’homme est une flamme qu’on peut cacher, mais qu’on ne peut jamais éteindre. Un homme qui prive
un autre homme de sa liberté est prisonnier de la haine, il est enfermé derrière les barreaux des préjugés et de
l’étroitesse d’esprit. Je ne suis pas vraiment libre si je prive quelqu’un d’autre de sa liberté, tout comme je ne suis
pas libre si l’on me prive de ma liberté.
L’opprimé et l’oppresseur sont tous deux dépossédés de leur humanité. Quand j’ai franchi les portes de la prison,
telle était ma mission : libérer à la fois l’opprimé et l’oppresseur. Certains disent que ce but est atteint. Mais je sais
que ce n’est pas le cas. La vérité, c’est que nous ne sommes pas encore libres ; nous avons seulement atteint la
liberté d’être libres, le droit de ne pas être opprimés.
Nous n’avons pas encore fait le dernier pas de notre voyage, nous n’avons fait que le premier sur une route plus
longue et difficile. Car être libre ce n’est pas seulement se débarrasser de ses chaînes ; c’est vivre d’une façon qui
respecte et renforce la liberté des autres. La véritable épreuve pour notre attachement à la liberté vient de
commencer ».

(Nelson Mandela)
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HevalHeval07 mars 2012
Il est difficile d'expliquer à quelqu'un qui a les idées étroites qu'être "éduqué" ne signifie pas seulement savoir lire et écrire et avoir une licence, mais qu'un illétré peut être un électeur bien plus "éduqué" que quelqu'un qui possède des diplômes.
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AnneBDAnneBD07 avril 2013
Au cours de ma vie, je me suis entièrement consacré à la lutte du peuple africain. J'ai lutté contre la domination blanche et j'ai lutté contre la domination noire. Mon idéal le plus cher a été celui d'une société libre et démocratique dans laquelle tous vivraient en harmonie et avec des chances égales. J'espère vivre assez longtemps pour l'atteindre. Mais si cela est nécessaire, c'est un idéal pour lequel je suis prêt à mourir (déclaration de Mandela lors du procès de Rivonia en 1964)
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HevalHeval23 mai 2012
J'ai appris que le courage n'est pas l'absence de peur, mais la capacité de la vaincre.
Commenter  J’apprécie          9121
skysoskyso07 mars 2011
Etre libre, ce n'est pas seulement se débarrasser de ses chaînes ; c'est vivre d'une façon qui respecte et renforce la liberté des autres.
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>Histoire, géographie, sciences auxiliaires de l'histoire>Biographie générale et généalogie>Politiciens, économistes, juristes, enseignants (844)
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