ISBN : 2253117331
Éditeur : Le Livre de Poche (2006)


Note moyenne : 4.23/5 (sur 22 notes) Ajouter à mes livres
"Le Fleuve était rouge, le musicien noire et le piano blanc.
Curieux tableau, en fait.

Et l'ensemble avançait au même rythme que la musique, une musique qui se glissait et se répandait dans la jungle comme un long serpent aux harmonies multicolores... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par MissSugarTown, le 25 mars 2012

    MissSugarTown
    J'ai regardé la couverture longuement, c'est une magnifique couverture qui annonçait un magnifique livre. Un piano.Un papillon. Des dés. Des cartes de jeu. Des graines de café.Tout ce que j'aime, si le café est un symbole de l'homme noir... Maxence Fermine. Un Grand homme. J'ai pour lui la même admiration que pour un maestro faisant une entrée annonçant déjà une magique symphonie...
    C'est l'effet qu'avait fait sur moi Neige. C'est l'effet qu'avait fait sur moi la quatrième de couverture d'Amazone, lorsque je l'ai aperçu dans une petit librairie. J'ai serré le livre contre mon coeur presque par instinct.
    "Le fleuve était rouge, le musicien noir et le piano blanc. Curieux tableau, en fait. Et l'ensemble avançait au même rythme que la musique, une musique qui glissait et se répandait dans la jungle comme un long serpent aux harmonies multicolores." Amazone ou l'étonnante odyssée d'un piano blanc au coeur de la forêt amazonienne: un voyage aux sources de la musique, de la folie et du rêve.
    C'était trop moi.
    C'est pourtant après plusieurs mois que je décide de sortir ce bijou de ma bibliothèque pour le déguster enfin. Faire durer le plaisir...
    Je caresse la couverture. J'hésite à me lancer, de peur de trop vite le finir... Dès la première ligne, je suis séduite. Encore une fois. Je l'entrouvre et le lit comme si j'observais un monde magique de la serrure d'une porte, de peur de le brusquer... ou d'abîmer ce livre que j'ai envie de garder comme neuf.
    J'adore ses phrases courtes. On se comprend. Ses mots, c'est comme s'il les chantait, comme s'il dansait dansait... telle une ombre noire sur une grande scène. Et tout le monde retient son souffle. C'est drôle mais c'est comme s'il jouait sur un piano qui nous racontait l'histoire...
    A la librairie, il était le seul livre protégé par une couverture en plastique, comme si on connaissait sa vraie valeur, et il fallait avant tout le préserver. Comme un trésor.
    Si seulement tous les mots avaient sur moi cet effet-la...
    Maxence Fermine est un de ces auteurs qui vous marquent tellement que vous partez à la recherche d'un maximum d'informations sur eux ! Pour tenter de comprendre comment il a fait... pour être aussi merveilleux. Essayer de trouver son secret et peut-être en faire une règle générale à enseigner. Essayer de percer le mystère.
    Ce livre aura certainement renforcé mon lien avec le piano, le plus vivant des instruments selon moi !
    Dommage que je l'aie commencé assez tard dans la soirée, c'est un livre que j'aurai aimé lire d'une traite, son effet sur moi n'en aurait été que plus dense et intense !
    Et décidément, cet auteur est fasciné par la Neige !
    Et dire que je l'ai découvert grâce à un baby challenge sur Livraddict l'année dernière et que je n'étais même pas sûre que Neige me plaise... ! Je suis trop ravie aujourd'hui d'avoir découvert cet auteur dont j'achèterai certainement tous les livres, qui iront se joindre à mes collections Jostein Gaarder, Amélie Nothomb, Haruki Murakami, et John Irving !
    Maxence Fermine, c'est un peu le Haruki Murakami d'Europe... et dire qu'il n'est même pas assez connu !
    L'histoire : Ce livre est l'histoire d'un voyage d'un homme noir jouant du jazz sur un piano blanc en plein Amazonie...

    Lien : http://laculturehajarienne.blogspot.com/2012/03/amazone-maxence-ferm..
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    • Livres 4.00/5
    Par amartia, le 01 août 2011

    amartia
    Entre Fitzcarraldo et Novecento, Maxence Fermine, nous conte l'histoire du seul Noir de toute l'Amazone qui joue sur un piano blanc, à la dérive sur le Rio Négro, aux confins de la Colombie et du Vénézuella, perdu dans la forêt amazonienne.
    Echoué au milieu de nulle-part - "ce n'était pas à proprement parler une tarvene, juste un amas de planches rongées par l'humidiét, brûlées par le soleil, et qui tenait debout par miracle." - il perd son piano au jeu mais gagne l'amitié du barman et du patron.
    Ce n'est que lorsque le "messager" qu'il attendait l'aura retrouvé qu'il révélera à ses nouveaux compagnons la raison de son errance et de la promesse qu'il a faite à sa femme décédée trois ans auparavant.
    "Autour de lui s'installa un lourd silence. Pas un homme n'osait proférer la moindre parole, ni même esquisser le moindre mouvement. le colonel, les lèvres figées en un rictus partagé entre l'étonnement et l'incrédulité, ne savait que dire. Cerveza et Da Silva étaient au bord des larmes. Quant à l'Indien, il était si ému qu'il n'arrivait pas à soutenir le regard de ses compagnons de table.
    - C'est la plus belle histoire que j'aie jamais entendue ! s'exclama Da Silva.
    Et Cerveza de conclure :
    - Je ne savais pas qu'un piano blanc pouvait devenir une preuve d'amour".
    Et l'odyssée se poursuit et amène Amazone Steinway à transporter son piano jusqu'au village d'Esmeralda, sur le Cassiquiare.
    "Conjuguant leurs efforts, les huit Indiens faisaient tourner le cylindre à l'aide des croisillons de bois. Un tour, un deuxième, un troisième enfin et ils récupéreraient quelques secondes en exhalant l'air de leurs poumons. Les veines saillantes de leurs bras et leurs visages congestionnés démontraient toute la difficulté que requérait un tel exercice. (...) Pourtant, en dépit de toutes ces difficultés, le piano s'élevait dans les airs. Et Amazone Steinway, imperturbable, jouait. Il ne savait s'il faisait cette chose incongrue - jouer de la musique en gravissant une chute d'eau - pour Carmen, pour les Indiens ou pour lui-même, mais il se prêtait au jeu et s'en sortait admirablement."
    On ne peut s'empêcher de penser à Fitzcarraldo, mais on est bien loin de la furie de Klauss Kinski interprétant le rôle de l'amateur d'opéra. Non, le ton, le rythme, la poésie de Maxence Fermine, nous font glisser sur ce fleuve au rythme d'un blues, même si, pour atteindre son but, le pianiste devra céder à la folie.
    S'il fait partie de jeunes auteurs contemporains à succès, Maxence Fermine, s'en distingue par un style très personnel, tout en finesse et légèreté. Il se lit facilement et il parvient dans chacun de ses romans, à créer une atmosphère profondément poétique. A lire absolument.

    Lien : http://meslecturesintantanees.blogspot.com/2011/08/maxence-fermine-a..
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    • Livres 4.00/5
    Par carre, le 02 février 2012

    carre
    Un très beau conte de Maxence Fermine que je découvre pour la première fois, à la fois poétique et lyrique. Un livre qui nous emmène sur ce fleuve avec une écriture qui caressent les mots avec délicatesse. L'image de l'homme blanc et de ce piano noir nous apparaissent dans toute sa simplicité, et sa beauté. Et l'on imagine la pureté des notes de musique. Un univers rare et magique.
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    • Livres 4.00/5
    Par choupy, le 29 novembre 2010

    choupy
    Présentation de l'éditeur
    Un jour, sur un fleuve, arrive un radeau de fortune avec à son bord un piano blanc.
    Un homme en joue tranquillement, splendidement.
    Il se fait appeler Amazone, Amazone Song et son bateau vient de faire naufrage, il dérive sur le fleuve depuis des heures en jouant du piano dont il tire des accords de jazz mélancoliques et superbes.
    Nous sommes dans un village perdu du Brésil sur les bords du Rio Negro, un village qui n'apparaît même pas sur les cartes.Le capitaine Rodrigues, qui tient l'unique taverne d'Esmeralda propose gîte et couvert au musicien en échange de sa musique.
    Mais Amazone va bientôt vouloir repartir en raison d'une promesse faite "une promesse aussi folle que cette étrange odyssée d'un piano blanc à travers la forêt amazonienne, un accident, un grain de sable qui avait enrayé la mécanique de sa vie et l'avait conduit jusqu'à ce lieu oublié de tous."
    Pour ce voyage initiatique, il devra passer par plusieurs étapes : le hasard, les regrets, la chance, l'errance, la folie pour accéder au rêve et devenir une légende.
    L'auteur vu par l'éditeur
    Maxence Fermine a déjà publié aux Editions Albin Michel L'Apiculteur, Opium, et Billard blues (L'Apiculteur, Opium : près de 20 000 exemplaires vendus en librairie). Ses livres rencontrent un très grand succès à l'étranger, notamment en Italie et en Espagne.
    Mon avis à voir sur mon blog ;)

    Lien : http://lecturesdechoupy.over-blog.com/article-amazone-de-maxence-fer..
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    • Livres 5.00/5
    Par lucky44, le 24 janvier 2010

    lucky44
    magnifique petit récit à la fois western et baroque.Le piano hissé sur la falaise m'a rappelé cette allégorie saisissante du bateau accroché au sommet d'un arbre dans le film d'Herzog "Aguirre, la colère de Dieu". Et toujours cette incroyable finesse poétique de Fermine.
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Citations et extraits

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  • Par Yuko, le 13 juillet 2011

    D'abord la musique d'un piano. Une musique légère, rythmée et colorée d'accords de jazz, qui descendait le long de l'Amazone, caressait de ses arpèges la surface de l'eau, glissait d'arbre en arbre, de feuillage en feuillage et allait lentement mourir sur les berges du fleuve.(...)
    Sur le fleuve, un radeau. Si incongru qu'on ne voyait que lui, comme un point noir sur un mur blanc. Sur le radeau un piano. De couleur blanche.
    Pourquoi blanc, c'est une chose qu'on ne peut pas expliquer. Pas pour l'instant.
    Et, devant le piano, assis sur un tabouret, un musicien.
    Noir.
    La peau noire.
    Les cheveux noirs.
    Les yeux noirs.
    Mais tout le reste, sorti comme par magie d'un catalogue d'exposition d'objets surannés, d'une blancheur éclatante.
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  • Par 11livresalire, le 03 avril 2012


    Un sacré musicien de jazz, à vrai dire. Sans doute l'un des meilleurs. Il aurait mérité de porter un nom comme Thomas Fats Waller, Thelonius Monk, Herbie Hancock ou Errol Garner.Ses doigts longs et graciles glissaient en voltige sur les touches de l'instrument comme les ailes d'un papillon sur l'air. Un vrai virtuose composant des musiques polychromes sur la palette de son clavier. Ce type-là quand il se mettait à jouer, même le silence se devait de l'écouter.Et tout le monde de se dire : comment peut-on jouer aussi bien que l'homme au piano blanc ?
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  • Par Lucie16, le 02 mai 2011

    Ce n'était pas qu'il lui manquait un cœur: au fond de lui il y avait une peine immense, un vertige sans nom, un gouffre dans lequel il sombrait corps et âme. Simplement, cet homme n'avait jamais appris à pleurer. En revanche, il était capable de faire pleurer le piano blanc, et les notes de musique qui s'écoulaient de son instrument étaient bien plus belles que de vraies larmes.
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  • Par Lucie16, le 02 mai 2011

    Peut-être que ce qui était beau n’avait pas besoin de lumière, que son aura et sa clarté se trouvaient dans les notes qui transpiraient de l’instrument et que, pour ce qui tutoyait ke divin, l’obscurité suffisait.
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  • Par MissSugarTown, le 17 mars 2012

    Quand je joue, il m'arrive parfois de penser que je vais me noyer dans le torrent de notes qui se déverse de mon piano.
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