ISBN : 2070364550
Éditeur : Gallimard (1973)


Note moyenne : 3.97/5 (sur 136 notes) Ajouter à mes livres
" Pas d'adieu, guapa, parce que nous ne sommes pas séparés. J'espère que tout ira bien dans les Gredos.Va maintenant. Va pour de bon. Non ", il continuait à parler tranquillement, sagement, tandis que Pilar entraînait la jeune fille. " Ne te retourne pas. Mets ton pied ... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 13 janvier 2012

    brigittelascombe
    Ernest Hémingway, l'un des plus grands écrivains du XX° siècle a reçu en 1954 le prix Nobel de la littérature pour l'ensemble de son oeuvre.
    Traumatisé par son engagement italien sur le front en 1917, blessé de guerre, insomniaque, cynique et alcoolique, il a aboli son angoisse de mort et de solitude dans ses écrits sublimes avant de se tourner vers la fin de sa vie vers la sagesse du Le vieil homme et la mer.
    Pour qui sonne le glas, basé sur son expérience de correspondant de guerre auprès de l'armée Républicaine d'Espagne en 1936, évoque la "croisade idéologique" et la solidarité humaine suite à l'invasion nazie.
    C'est tout un pan d'histoire que nous conte Hémingway au coeur de la "sierra de Guadarrana" dont l'action se déroule autour de Roberto Jordan dit "l'ingles" au "service des renseignements militaires", "anti-fasciste" (dépêché par Golz "aux yeux de chouette")"qui a été dans beaucoup de batailles" bien décidé à faire exploser un pont à la dynamite, la tête encore pleine de la bataille de Little Big Horn jadis relatée avec passion par son grand-père et du rêve un jour d'écrire un livre.
    Dans un abri-grotte, l'attaque se prépare et les amitiés fraternelles transitent par une "bande à la noix", le gitan Rafaël qui "chante le catalan", Agustin qui détend l'atmosphère à coup de jurons,Pablo "le chef de la guerilla" souvent saoul qui se laisse commander par sa maîtresse femme Pilar la loyale et possessive,qui le traite "d'ivrogne"....
    Histoire,mort,amitié,aventure, ce roman ne serait pas sans l'amour,la fusion passionnelle de Robert et Maria "mon petit chevreau" dont les corps ne font qu'un dans le sac de couchage qui réunit la nuit leurs désespoirs respectifs car comme Robert, Maria,la pure, la tondue, "la nonne rouge" violée par les Franquistes a beaucoup souffert.
    Beaucoup d'émotions, des portraits forts et sans fioritures, l'engagement politique,la résistance,l'amour et l'amitié pour contrebalancer la haine et les tueries de la guerre, mais (pour moi une action lente) car basée sur des préparatifs et conversations relatant expériences et souvenirs.
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    Critique de qualité ? (10 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par jwpack, le 05 décembre 2010

    jwpack
    Je viens tout juste de tourner la dernière page de ce bouquin digne d'une œuvre d'art. Comment autant d'aspects peuvent contenir dans un seul livre tout en nous emportant dans une montagne russe d'émotions? Amour, guerre, souvenirs, peurs, humour et j'en passe. Il est difficile de croire que ce roman fut publié la première fois en 1940. J'ai carrément eu un film devant les yeux en lisant chaque ligne.
    Avant d'entamer ce livre, j'avais d'emblée quelques préjugés, qui ce sont très vite évanouis à la lecture des premières lignes. En effet, je croyais qu'Hemingway était un poète, un auteur classique qui serait difficile à interpréter. Je ne sais d'ailleurs pas trop pourquoi. Je m'attendais à des proses qui devaient nécessiter l'utilisation d'un dictionnaire à chaque phrase. Je me suis trompé. Il s'agit d'un roman fluide, sympathique à quiconque aimant la lecture et d'une beauté extraordinaire.
    Voici un cour résumé selon Wikipédia: "L'histoire raconte la mission d'un jeune professeur américain, Robert Jordan, engagé dans les Brigades internationales, qui est envoyé en Castille par le général Golz pour faire sauter un pont."
    J'ai manger les premières pages à une vitesse hallucinante. La première soirée, j'en était rendu presque à la moitié du livre, en me demandant comment j'avais fait pour arriver aussi vite à lire 252 pages. L'histoire est passionnante, captivante et émotionnel à souhait. Que dire de la finale...
    C'est dans cette finalité qu'on retrouve la beauté du roman. C'est dans la manière d'écrire que nous permet l'incursion dans les pensées de Jordan comme si c'était les nôtres. Je suis maintenant un fervent accroc à Hemingway et je m'attarderai sous peu à la lecture de toutes ces œuvres.
    À conseiller à tous. Ces romans sont des bijoux de littérature, d'une facilité de lecture déconcertante pour tout ceux croyant, comme moi, que les classiques sont écrient dans un français hautain. Ce n'est pas le cas.
    Ma note: 5 étoiles sur 5
    Je ne trouve pratiquement aucun point négatif. En fait, le seul serait l'un des chapitres qui m'a donner un peu de difficulté, mais seulement par l'utilisation de plusieurs noms et un peu d'explication politique, mais sans plus. L'auteur ne s'y attarde pas vraiment.
    James W. Pack
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par Bunee, le 07 juin 2008

    Bunee
    Chef d'oeuvre incontournable d'Hemingway.
    "Pour qui sonne le glas" est un roman sur fond de guerre civile Espagnole.
    Au sein d'un maquis disparate, Robert Jordan, américain engagé volontairement auprès des républicains tente d'unifier le mouvement. Et dans le groupe, deux femmes. Une passion nait.
    Les aventures qui se mettent alors en place suivent une trame, celle des doutes quant au sens de l'existence, du devoir, de la liberté. Certains passages sont même brutaux, violents, à commencer par un scène de massacre.
    L'intensité dramatique est énorme, palpable, et le lecteur est savamment tenu en haleine. le seul bémol pour moi et l'aspect un peu laborieux du début, l'ambiance tarde à venir.
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Virginy, le 21 octobre 2011

    Virginy
    Un petit groupe de guérilleros espagnols républicains, un jeune américain venu faire sauté un pont, une jeune fille. le tout sur fond de guerre civile espagnole, accompagnée des atrocités commises par des hommes rendus animaux par la peur et l'instinct de survie. Des personnages proches du lecteur car en proie au doute, à la peur. Et une belle histoire d'amour.
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par lecassin, le 10 novembre 2011

    lecassin
    Ouais... C'est quand même un peu long...
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Citations et extraits

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  • Par Couperine, le 03 décembre 2010

    Le nerf principal a dû être écrasé pour de bon quand ce sacré cheval a roulé dessus, pensa-t-il. Ça ne fait vraiment pas mal du tout. Sauf dans les changements de position. Ça, c'est quand l'os pince quelque chose d'autre. Tu vois ? dit-il. Tu vois ce que c'est que la chance. Tu n'as même pas eu besoin de la tueuse de géants.

    Il tendit la main vers la mitraillette, sortit le chargeur qui était dans le magasin, en prit d'autres dans sa poche, regarda dans le canon, remit un chargeur en place, puis regarda vers le bas de la pente. Peut-être une demi-heure, pensa-t-il. Maintenant, ne t'en fais pas.
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  • Par boboSGDP, le 04 février 2011

    J'ai horreur de quitter ça, c'est tout. J'ai grande horreur de quitter ça et j'espère que j'y ai fait quelque bien. Je m'y suis essayé avec tout ce que j'avais de dons. [...] Le monde est beau est vaut la peine qu'on se batte pour lui, et j'ai horreur de le quitter.
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  • Par lecassin, le 03 novembre 2011

    Nul homme n'est une isle complète en soy-mesme ; tout homme est un morceau de continent, une part du tout ; si une parcelle de terrain est emportée par la mer, l'Europe en est lésée, tout de même que s'il s'agissait d'un promontoire, tout de même que s'il s'agissait du manoir de tes amis ou du tien propre ; la mort de tout homme me diminue, parce que je suis solidaire du genre humain. Ainsi donc, n'envoie jamais demander : pour qui sonne le glas ; il sonne pour toi. JOHN DONNE
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  • Par litolff, le 02 décembre 2010

    Il saisit à deux mains sa jambe gauche et la tira fort, toujours adossé contre l'arbre. Puis, étendu de tout son long et tirant fort sur sa jambe pour que le bout d'os cassé ne sortît pas et ne lui déchirât pas la cuisse, il vira lentement sur ses reins jusqu'à ce que le derrière de son crâne surplombât la pente.
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  • Par litolff, le 02 décembre 2010

    Un homme intelligent est parfois obligé d’être saoul pour passer du temps avec les imbéciles.
    Citation de qualité ? (7 votes positifs)






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