> Anne Colin Du Terrail (Traducteur)

ISBN : 2709635267
Éditeur : J.-C. Lattès (2011)


Note moyenne : 3.44/5 (sur 9 notes) Ajouter à mes livres

7000 euros, c’est le prix auquel Salme Malmikunnas a vendu sa vie à un écrivain pour son nouveau roman. Salme, une ancienne mercière de 80 ans, se confie : le mutisme de son mari, le malheur de l’une de ses filles, le mariage de s... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par claracambry, le 24 février 2011

    claracambry
    Salme est une ancienne mercière à la retraite. Elle rencontre par hasard un écrivain en manque d'inspiration qui lui propose un marché. Lui raconter sa vie contre de l'argent pour en faire un livre. Une proposition folle, insensée aux yeux de Salme. Mais celle ci a besoin d'argent et elle estime que sa vie vaut un prix plus élevé. Elle accepte de tout lui raconter contre 7000 Euros. Salme, mariée, mère de trois enfants lui promet de lui dire que la vérité.
    Avertissement : si vous cherchez un livre qui vous livre un aspect tout rose et tout lisse de la Finlande passez votre chemin…
    Quel livre ! J'étais loin, mais vraiment très loin de m'imaginer que cette lecture allait me troubler à ce point. le hasard amène Salme à rencontrer un écrivain. le marché est simple : lui raconter sa vie contre de l'argent. Elle décide qu'elle ne dira pas tout et fait promettre à l'écrivain de n'écrire que ses propres paroles. Après tout, elle peut lui parler de son ancien commerce, de son mari Paavo et de ses trois enfants qui ont réussi leur vie. Comment elle et son mari ont gagné honnêtement leur vie, élevé et inculqué des valeurs à leurs enfants. Une vie qui semble lisse, parfaite, idéale même. Mais l'écrivain se questionne sur la véracité du récit de Salme. On découvre que son mari Paavo s'est enfermé dans un mutisme et que ses trois enfants Helena, Pekka et Maija n'ont pas si bien réussi. Salme est une personne foncièrement honnête qui ne comprend plus la société actuelle. Un monde où le profit et le libéralisme conduisent à toutes les dérives. Ses propres enfants y ont contribué et en sont victimes à leur tour. Helena et Pekka sont deux êtres laminés, essorés par ce système. Est-ce le récit de Salem qui nous est livré ou l'écrivain y a t'il apporté une part de fiction ? Salme est une ancienne mercière à la retraite. Elle rencontre par hasard un écrivain en manque d'inspiration qui lui propose un marché. Lui raconter sa vie contre de l'argent pour en faire un livre. Une proposition folle, insensée aux yeux de Salme. Mais celle ci a besoin d'argent et elle estime que sa vie vaut un prix plus élevé. Elle accepte de tout lui raconter contre 7000 Euros. Salme, mariée, mère de trois enfants lui promet de lui dire que la vérité.
    Avertissement : si vous cherchez un livre qui vous livre un aspect tout rose et tout lisse de la Finlande passez votre chemin…
    Quel livre ! J'étais loin, mais vraiment très loin de m'imaginer que cette lecture allait me troubler à ce point. le hasard amène Salme à rencontrer un écrivain. le marché est simple : lui raconter sa vie contre de l'argent. Elle décide qu'elle ne dira pas tout et fait promettre à l'écrivain de n'écrire que ses propres paroles. Après tout, elle peut lui parler de son ancien commerce, de son mari Paavo et de ses trois enfants qui ont réussi leur vie. Comment elle et son mari ont gagné honnêtement leur vie, élevé et inculqué des valeurs à leurs enfants. Une vie qui semble lisse, parfaite, idéale même. Mais l'écrivain se questionne sur la véracité du récit de Salme. On découvre que son mari Paavo s'est enfermé dans un mutisme et que ses trois enfants Helena, Pekka et Maija n'ont pas si bien réussi. Salme est une personne foncièrement honnête qui ne comprend plus la société actuelle. Un monde où le profit et le libéralisme conduisent à toutes les dérives. Ses propres enfants y ont contribué et en sont victimes à leur tour. Helena et Pekka sont deux êtres laminés, essorés par ce système. Est-ce le récit de Salem qui nous est livré ou l'écrivain y a t'il apporté une part de fiction ?
    La suite sur :
    http://fibromaman.blogspot.com/2011/02/kari-hotakainen-la-part-de-lhomme.html

    Lien : http://fibromaman.blogspot.com/2011/02/kari-hotakainen-la-part-de-lh..
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    • Livres 4.00/5
    Par zazy, le 23 avril 2012

    zazy
    Ce livre attendait sur une table de la bibliothèque. Je fus d'abord attirée par sa face boutonneuse ! Puis par le résumé. Et hop dans mon sac.
    Attention, fréquenter un salon du livre peut s'avérer grave de conséquences !
    Salme Malmikunnas en fera l'expérience en rencontrant l'Ecrivain à un salon du livre alors qu'elle accompagnait sa fille aînée. Non, elle ne s'est pas prise pour Faust et n'a pas vendu son âme à Méphisto, elle a seulement « vendu sa vie » ou plutôt, l'histoire vraie de sa vie, puisque lui, plus jeune, n'en avait pas. Salme, ancienne mercière va donc se raconter (mais pas tout), bien qu'elle sache que tout écrivain n'est pas digne de confiance et que celui-ci arrangera les confidences à sa sauce.

    Salme, qui parait si naïve, est pleine de bon sens et sait faire preuve de subtilité lorsqu'elle envoie des cartes postales, apparemment sibylline à ces grands enfants. Un peu comme dans les Fables de la Fontaine, ses conclusions sont un conseil, une porte ouverte sur le futur « Nous récolterons la semaine prochaine nos pommes de terre nouvelles. Pensez-y. « Il faut aussi entendre ce que l'on tait. La récolte de pommes a été bonne, ton père a fait des confitures. Teko est aussi le bienvenu ».
    A travers les enfants de Salme, Kari Hotakainen démoli certains préjugés que nous avons concernant les pays nordiques. Avec un humour grinçant, il dépeint les travers d'une société finnoise avec ses laissés pour compte, le racisme, le capitalisme, et l'immobilisme de ce pays voisin de l'URSS….
    Un roman original, très humain, avec quelques longueurs (les malheurs des enfants de Selma), mais j'ai vite réalisé que ses fils et filles étaient un condensé de la vie des jeunes finlandais.
    Un très bon livre profond qui montre les réalités de la vie finlandaise et par là, de notre monde du travail à l'heure de la mondialisation ainsi que le travail de l'écrivain face à une confession. Qui est le plus mercantile de l'écrivain ou de la mercière ?


    Lien : http://zazymut.over-blog.com/article-kari-hotakainen-la-part-de-l-ho..
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    • Livres 4.00/5
    Par canel, le 02 juin 2011

    canel
    Ancienne commerçante en mercerie, Salme n'aime pas les romans, elle se méfie de ces histoires inventées et leur préfère les documentaires, même si elle n'en lit pas. Accompagnant sa fille à un salon littéraire, elle se voit proposer 7 000 euros par un écrivain contre le récit de sa vie. La somme lui paraît rondelette, et elle semble en avoir besoin pour un usage précis, elle se laisse tenter. Elle rencontrera l'auteur quelques fois dans une cafétéria pour se livrer. Ses confidences alternent avec les vies respectives de ses enfants et celle d'un tiers - authentiques ou telles que l'auteur les refaçonne ?
    Les premières pages offrent au lecteur une bouffée d'air frais bien agréable ! Sous des dehors naïfs et abrupts, Salme ne manque finalement ni de bon sens, ni de subtilité, et son regard sur ce monde qui la dépasse est amusant. Hélas, le récit perd de sa vivacité et de sa fraîcheur lorsque les autres protagonistes sont mis en vedette, en particulier Kimmo, "requin" puant et désabusé. le récit tend alors à s'enliser dans des longueurs. L'humour à la fois léger et percutant du début s'estompe au profit d'une critique mordante de la Finlande, de la société capitaliste, intéressante mais lente et "lourde". Puis le roman change radicalement de ton dans les cinquante dernières pages, intenses et poignantes : l'auteur abandonne tout cynisme pour évoquer le deuil avec une belle sensibilité... Un roman fort mais inégal, offrant une réflexion intéressante sur la frontière fiction/vécu dans une oeuvre romanesque.
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    • Livres 4.00/5
    Par Eipoca, le 26 mars 2011

    Eipoca
    A une foire du livre où sa fille aînée l'a traînée, Salme, mercière à la retraite, rencontre un écrivain qui lui fait une étrange proposition: il veut lui acheter sa vie, pour la raconter dans un roman. Après avoir un peu tergiverser et fait monter le prix de vente, elle accepte.
    Le lecteur assiste donc à cette transaction, et sous ses yeux défilent des morceaux des vies de Salme, son mari et leurs trois enfant maintenant adultes… mais il n'est jamais bien sûr du point de vue adopté, et surtout quelle est la part de la fiction rajoutée par l'écrivain au récit de Salme ? Peu importe. le racisme, les métiers abrutissants voir avilissants, l'ambition démesurée et sans but réel, les rapports humains faussés, la perte de sens : les thèmes traités sont peu réjouissants, mais le ton n'est ni moralisateur ni larmoyant, laissant au contraire pointé un humour grinçant. le récit est brillamment construit, l'écriture est ciselée et râpeuse, le ton est ironique et emprunt d'une mélancolie rageuse face à notre société déshumanisante. Avec en filigrane une réflexion sur la subjectivité des points de vue, le rapport à la réalité. Bref : aussi réussi dans le fond que dans la forme ce livre est à lire !
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  • Par keisha, le 12 juin 2011

    keisha
    Salme Malmikunnas et son mari Paavo ont passé leur vie à tenir une petite mercerie. Pour venir en aide à sa fille Helena, Salme accepte de vendre sa vie à un écrivain en mal d'inspiration semble-t-il. Malgré ses réticences à l'égard des romans, elle parle de son mari figé dans son mutisme, d'Helena et de son malheur, de son fils Pekka qui, lui apprend l'écrivain, n'est pas chef d'entreprise, de sa fille Maija épouse d'un chauffeur de bus d'origine africaine.

    Au lieu d'une histoire classique, du genre la vie de la famille au fil des années, voilà que se construit un roman basé sur le récit de Salme bien sûr, avec ses silences, mais l'écrivain prend quelques libertés. "L'écrivain m'a confié avoir écrit beaucoup de choses sur la vie de mes enfants à partir de ce que je lui avais raconté, en y ajoutant de son propre chef des éléments liés à l'actualité et à la situation sociale." Pour ne rien arranger, Hokatainen lui aussi joue avec avec la chronologie, mais chuuuut! Très habile.

    Oscillant entre humour et tragédie, ce très beau roman passe d'un personnage à l'autre, ponctué des savoureuses cartes postales de Salme, promenant le lecteur dans une ville en proie au chômage, aux difficultés sociales, confrontée aux réalités de l'entreprise et aux lois du marché. C'est souvent noir et cynique, toujours éclairé par des touches d'humour.

    Une excellente surprise !

    Lien : http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-la-part-de-l-hom..
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Critiques presse (1)


  • Actualitte , le 01 novembre 2011
    L'histoire finale qui nous est ainsi donnée à lire soit réelle ou bien fictive, elle est surtout l'expression de tout l'amour d'une mère qui se résigne à briser ses tabous et à raconter sa vie, en essayant de ne pas trop l'agrémenter de mensonges, pour venir au secours de sa progéniture : rien de spécifiquement finlandais dans tout cela, simplement quelque chose de très universel, encore.
    Lire la critique sur le site : Actualitte

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Citations et extraits

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  • Par zazy, le 23 avril 2012

    Ma Helena !
    Ne t’élève pas au-dessus des autres. L’air s’y fait rare et on a la tête qui tourne. Mange du beurre et bois du lait entier. Ou au pire demi-écrémé. Ne touche par à l’allégé, ou tu t’envoleras. Reste là où tu es. Comme une bûche. Mais ne t’abaisse par non plus. Ça ne ressemblerait à rien. Ton père a fait hier de la daube carélienne pour plusieurs jours. Penses-y.
    Maman
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  • Par Eipoca, le 26 mars 2011

    "Il est apparemment indiqué dans le mode d'emploi des téléphones de poche des enfants que quoi qu'il arrive, on doit répondre. Maija a même une fois décroché sous la douche. Allez donc parler sérieusement dans ces conditions. C'est pour ça que je me suis mise à leur envoyer des cartes. Pour qu'ils puissent se concentrer sur leur contenu."
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  • Par zazy, le 23 avril 2012

    Pendant tout le trajet de retour, dans le train, j’ai réfléchi à la vente de ma vie. Avais-je eu tort ou raison ? Dans notre mercerie, nous n’avions pas à nous poser ce genre de questions, parce que nous savions qu’avec de la laine, le client aurait un chandail et nous la différence entre le prix de gros et le prix de détail. Tout le monde y gagnait de rester au chaud.
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  • Par zazy, le 23 avril 2012

    L’écrivain m’a regardée dans les yeux et a dit allez-y, le magnéto tourne, donnez-moi votre vie.
    Et je l’ai donnée.
    J’ai tout raconté au magnétophone, exactement comme ça s’était passé.
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  • Par zazy, le 23 avril 2012

    C’est là que l’écrivain m’a fait cette proposition.
    Si je lui racontais ma vie, il me paierait cinq mille euros.
    J’ai dû m’asseoir
    J’étais un peu effrayée.
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