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ISBN : 2253115525
Éditeur : Le Livre de Poche (2007)

Note moyenne : 3.41/5 (sur 770 notes)
Résumé :
Qui, parmi vous, mérite la vie éternelle?

"Roman d'anticipation autant que de mise en garde. La possibilité d'une île est aussi une réflexion sur la puissance de l'amour. Vite vient l'envie de comparer sa propre lecture à celle des autres. S'il est des livres que l'on a envie de garder pour soi, il n'en est décidément rien avec ceux de Houellebecq, comme s'ils offraient, à chaque fois, la possibilité d'une confrontation", Franck Nouchi - Le Monde. "Ce... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (57) Voir plus Ajouter une critique
Erveine
Erveine22 août 2014
  • Livres 5.00/5
Non ! Houellebecq, j'aime bien.
Alors voyons, la quatrième de couverture :
- .Qui, parmi vous, mérite la vie éternelle ?
Non ! Restez zen ! Ne vous battez pas ! T'te façon c'est moi qui commande... Personne ! Tout le monde ! Mais surtout ! Pour quoi faire ?
Oui ! Histoire de vous embrouiller un peu, je commence par la fin, une phrase seulement ; qui voulait s'en inspirer a perdu !
- .Alors qui ?
- .Le sauvage, régulant la limite d'âge à 50 ans par pratique du cannibalisme.
- .Clone 1er soit l'ancêtre de Daniel, puis des ‘Daniel' numéro 1 à 24 des néo-humains, dignes représentants de la secte des Élohim, puis enfin
- .Daniel 25, promis au phénomène de la réincarnation, l'ultime ‘Indélivré'...
C'est dans son Cyberspace que Daniel 24 se nourrit de mail et du récit de vie de Daniel 1er dont il est un représentant par copie génétique. Il s'attache donc à étudier l'historique de ce référentiel et pourrions-nous dire, en l'occurrence, les 3 âges de l'amour : Avant - Pendant - Après.
- .Avant : l'inconditionnel, le fougueux de la prime jeunesse, à ne point manquer, à ne point occulter.
- .Pendant : celui en cours, quand béatement on se donne du Monsieur ‘Untel' Madame ‘Untel' et ses petits, dudit sobriquet, (j'aimerais bien qu'on me considère en tant que tel) : de la famille Untel qui s'y perd, s'y dissipe où s'y disperse.
- .Après : le passionnel, celui de la dernière chance. Une éventualité pour laquelle on a bien réfléchi, pesant le pour et le contre, l'éphémère et le prévisible, tout cela pour s'y jeter à corps perdu et de façon totalement irraisonnée et en toute connaissance de cause.
Le Néo-humain n'est pas un hypocrite, c'est un ancien vous-même qui a rejoint la secte des Élohim et il arbore un langage cru, sans fioritures.
Le prophète en ces lieux qui prône une sexualité débridée, à commencer par la sienne, s'impose en mâle dominant, ce qui a un effet castrateur aussitôt ressenti par les émules qui de fait, se cantonnent plutôt dans la solitude. Puisque c'est permis, on n'en a plus envie, réaction infantile, somme toute. Mais, tandis que les néo-humains sont sensés atteindre un certain degré d'immunité pulsionnelle, il ne sied guère au bel italien, Gianpaolo, qu'on s'empare de son trophée, la sublime Francesca, lequel rectifiera de façon, sinon énergétique, énergique ce petit problème de dosage.
Alors ! En raison des recherches sus exposées, nous avons la possibilité de vous proposer les adaptations suivantes :
- .1er choix : une option pour l'eugénisme vers un vide abyssal pour néophyte insensible.
- .En 2ème choix : une ré-humanisation vers l'état second de l'ivresse, avec les effets secondaires, naturellement.
- .En 3ème choix, le retour aux origines étant impossible à mettre en application, vous avez la consécration, réincarnation à l'état animal, sachant qu'une bête aimante, à moins de tomber sur un néo-maître, a toutes les chances d'accéder par effet de miroir à un amour inconditionnel.
Peut-être bien que c'est pas si rigolo que j'dis, mais c'est super intéressant, en tout cas, moi, ça m'a plu.
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Corboland78
Corboland7828 novembre 2012
  • Livres 3.00/5
Michel Houellebecq, né Michel Thomas à la Réunion, en 1956 selon son acte de naissance ou en 1958 selon lui ! Son nom de plume est le nom de jeune fille de sa grand-mère paternelle qui l'éleva. Michel Houellebecq est poète, essayiste, romancier et réalisateur de cinéma. Depuis la fin des années 1990, il est l'un des auteurs contemporains de langue française les plus connus et traduits dans le monde. En 2010 il reçoit le prix Goncourt pour La Carte et le Territoire.
La Possibilité d'une île, son quatrième roman, a été publié en 2005 et il reçut le prix Interallié. Trois ans plus tard l'écrivain en fera un film qu'il réalisera lui-même avec Benoît Magimel dans le rôle principal. Sa sortie sur les écrans en 2008 se soldera par un échec commercial autant que critique.
La possibilité d'une île est un roman d'anticipation. Daniel est artiste de scène, humoriste, provocateur et cynique, estimant que le plus grand bénéfice de son métier « c'est de pouvoir se comporter comme un salaud en toute impunité ». Un premier mariage raté, sa femme l'a plaqué et son fils s'est suicidé.
Quand le roman débute, Daniel écrit le récit de sa vie, mais c'est là aussi que le bouquin entre dans la catégorie « anticipation » car il ne s'agira pas uniquement de sa vie. Ce seront les vies successives de tous les Daniel qui les uns après les autres viendront remplacer le précédent au cours des siècles futurs, s'enrichissant chacun du vécu des autres. Michel Houellebecq faisant du clonage et de la création artificielle aboutissant à la vie éternelle, le thème central de son roman, une vaste fresque courant de l'Homme d'aujourd'hui au néo-humain du Futur. Les chapitres du livre sont autant de point de vue, principalement de Daniel 1 (celui d'aujourd'hui) que de ses successeurs, Daniel 23 ou 25 (plusieurs siècles plus tard).
A travers cet épais roman recouvrant un temps non moins grand, l'écrivain a tout loisir pour développer sa réflexion sur notre société et ça fuse de toutes parts. Critiques sur la presse et le cinéma, considérations sur l'art moderne et les idéologies politiques ou bien du rire comme représentation de la cruauté. Sachant que ce sont les relations entre hommes et femmes qui restent son sujet de prédilection et donc le sexe.
Les scènes sexuelles très détaillées ne manquent pas, balançant entre but éducatif et argumentation sur sa manière de voir la vie. de façon plus générale, pour l'auteur, nos corps expliquent nos actes, « l'état de nos corps constitue la véritable explication de la plupart de nos conceptions intellectuelles et morales ». C'est évidemment aussi l'occasion de placer une analyse sur l'amour de nos jours, « Esther n'aimait pas l'amour, elle ne voulait pas être amoureuse, elle refusait ce sentiment d'exclusivité, de dépendance, et c'est toute sa génération qui le refusait avec elle ».
Michel Houellebecq aborde aussi les thèmes, du bonheur, de la religion, de la morale, de la mort et de la résurrection donc de la vie éternelle par le biais d'une secte qui ressemble fort au mouvement Raélien. L'euthanasie des vieillards ou l'inceste sont aussi évoqués mais sans trop insister heureusement car parfois son manque d'empathie et ses analyses froides laissent un goût amer dans la bouche du lecteur. L'écrivain est un maître dans la dissection de l'âme/nature humaine, ce qui le rend particulièrement éprouvant à suivre quand il met à nu nos pensées les plus intimes et les moins reluisantes.
Un roman qui se lit très bien, écrit avec virtuosité par un écrivain qui n'hésite pas à mettre beaucoup de lui-même dans son texte tout en nous embarquant personnellement dans son sillage, parfois contre notre volonté, et qui nous force à réfléchir tout au long de ces cinq cents pages denses et riches en thèmes abordés. Philosophe ou moraliste provocateur, Michel Houellebecq ne peut laisser indifférent et en cela son livre est grand.
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lyoko
lyoko15 mai 2016
  • Livres 2.00/5
Daniel et deux de ses clones nous livrent leur histoire au travers une sorte de journal. C'est d'un pessimisme excessif (d'un autre côté la conjoncture actuelle ne porte pas non plus a l'optimisme).
Un questionnement incessant sur les relations hommes-femmes, le sexe, le religieux, le sectaire...
Pour être foncièrement honnête je n'ai pas aimé du tout ce livre. Pas la forme , parce que l'écriture de Houllebecq est quand même très agréable. Mais au niveau du fond j'ai vraiment eu du mal. Ce sont des plaintes répétitives et ennuyeuses... et comme j'ai besoin de voir les choses positivement je pense que peut être je l'ai lu au mauvais moment.
D'un autre côté j'aurais du m'y attendre puisque ce livre a été primé (prix Interalliée en 2005) et que les livres primés (sauf rares exceptions) font un grand bide chez moi.
Je ne dis donc pas que je ne lirais plus cet auteur, je retenterais sur un autre roman... avec l'espoir que celui là me plaira
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Pepina
Pepina07 novembre 2011
  • Livres 5.00/5
J'ai mis un temps fou à me mettre à Houellebecq. Et je ne le regrette par car je n'étais pas prête. Mais là j'ai su vraiment l'apprécier. Houellebecq est quand même très fort, n'endéplaise à ses détracteurs, parce qu'il construit super bien son roman, il connait les ficelles pour faire un bon roman de science-fiction mais il ne fait pas que ça, c'est quelque chose de très contemporain, avec un véritable travail littéraire par la présentation de ses chapitres, la narration... Bref il est fort! Et puis c'est drôle, c'est pas cucul la praline. En ce qui me concerne j'ai été rapidement happée par l'intrigue, j'avais envie de savoir ce qui arriverait au personnage principal et j'avais plus du tout envie de m'arrêter.
En plus, voilà encore un livre qui réussi à être autre chose que juste un passe-temps parce que quand on le referme on ne peut pas ne pas avoir une sensation étrange, un peu inconfortable... Mais c'est ça qui est bon!
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aaahhh
aaahhh23 décembre 2012
  • Livres 3.00/5
A-t'on le droit de chroniquer un livre qu'on n'a pas réussi à lire jusqu'au bout? Surement pas à vrai dire, mais après m'être plongée pendant quelques semaines dans les 300 premières pages de "La possibilité d'une île" et même si je n'ai réussi qu'à en survoler la fin, j'ai quand-même envie d'en dire un mot, pour en garder une trace peut-être, même si bien entendu mon avis ne vaut que moitié d'avis, car je conçois bien que pour critiquer une oeuvre, la moindre des politesses est de la connaitre de bout en bout...
J'ai bien essayé, je vous jure, mais après quelques semaines laborieuses, c'est de plus en plus déprimée, amère et ennuyée que je retournais à ma lecture, et j'ai fini par me dire que non, décidément, la vie était trop courte pour lutter à ce point avec la littérature et si une lecture n'est pas toujours une rencontre magique, elle ne doit cependant pas se transformer en pur calvaire...
Entonnant que ce soit ce qu'ait représenté pour moi ce quatrième roman de Michel Houellebecq, un calvaire, car il n'est pourtant pas exempt d'intelligence, de profondeur ni d'imagination. Autant dans la satire sociale qu'il dresse que dans la fiction d'anticipation qu'il propose, ce roman recèle une grande force et le cynisme noir et le nihilisme qui s'en dégagent ne sont pas pour me déplaire, mais c'était trop je crois... Trop de noir, trop de violence, trop de sexe, trop d'ennui, trop de dégout et de vie insipide... Trop de longueur surtout, car oui M. Houellebecq, vous aviez sans aucun doute un message fort à faire passer, mais 500 pages étaient-elles vraiment nécessaires pour le développer? Je ne crois pas, et je suis sure quant à moi que j'aurais réellement pu apprécier "La possibilité d'une île" si vous aviez pu le condenser un peu!
Mon avis ne vaut que peu de choses puisqu'il est incomplet, mais en tant que demie-lectrice, je me permettrai quand même ce commentaire: Aux lecteurs désabusés par l'humanité, aux amateurs de science fiction nihiliste et aux cyniques du monde moderne, courrez chez le libraire car "La possibilité d'une île" cache un génie qui saura à coup sûr titiller vos âmes, mais attention tenez-vous bien car sa prose bien qu'intéressante, malheureusement n'en finit pas... Aux autres, à ceux qui ne tiennent pas à tout voir en noir et qui ne choisissent pas un livre pour son pouvoir de dépression, passez votre chemin, cette oeuvre n'est pas pour vous... En effet, il faut s'accrocher pour finir ce Houellebecq, et il faut avoir le coeur bien accroché, pour le faire sans y laisser des plumes...
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Les critiques presse (1)
Lecturejeune01 mars 2006
Lecture jeune, n°117 - La possibilité d’une île, prix Interallié 2005, figurait sur la liste du Goncourt des lycéens. Cette fresque d’anticipation qui dit si bien le mal de notre (début de) siècle est certes l’un des romans les plus forts de la rentrée littéraire. Comme son personnage Daniel, comique de son état, Michel Houellebecq est profondément dépressif, provocateur et misogyne. Agaçant ? Peut être, mais avant tout brillant… et malgré tout touchant. Héritier de La Rochefoucauld, il livre des analyses aiguës des dérives de notre société (jeunisme, individualisme, consumérisme) et titille ainsi le lecteur là où ça fait mal. L’épopée de Daniel, qui fit du cynisme et du politiquement incorrect son fonds de commerce avant de s’enrôler dans une secte pour fuir sa peur de vieillir et de mourir seul, est exemplaire. La vie éternelle, qu’il tente en un dernier sursaut pathétique de gagner dans les bras d’une Lolita, lui est finalement offerte par les Eholim. Daniel livre des descriptions amusées des moeurs de cette secte new wave spécialiste du clonage (toute ressemblance avec les Raëliens serait purement fortuite). Parmi les adolescents, les lecteurs matures pourront être séduits par cet aspect et par l’inscription du roman dans le registre de la science-fiction. Mais combien s’intéresseront vraiment au désespoir d’un héros à la chair triste qui clame que «La vie commence à cinquante ans, c'est vrai ; à ceci près qu'elle se termine à quarante» ? Gaëlle Glin
Lire la critique sur le site : Lecturejeune
Citations & extraits (112) Voir plus Ajouter une citation
totototo28 septembre 2008
"Je pense qu'elle va trouver que tu es trop vieux..."
Oui c'était ça, j'en fus convaincu dès qu'elle le dit, et la révélation ne ma causa aucune surprise, c'était comme l'écho d'un choc sourd, attendu. La différence d'âge était le dernier tabou, l'ultime limite, d'autant plus forte qu'elle restait la dernière, et qu'elle avait remplaçé toutes les autres. dans le monde moderne on pouvait être échangiste, bi, trans, zoophile, SM, mais il était interdit d'être vieux.
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aleatoirealeatoire12 mai 2011
La solitude à deux est l'enfer consenti. Dans la vie du couple, le plus souvent, il existe dès le début certains détails, certaines discordances sur lesquelles on décide de se taire, dans l'enthousiaste certitude que l'amour finira par régler tous les problèmes. Ces problèmes grandissent peu à peu dans le silence, avant d'exploser quelques années plus tard et de détruire toute possibilité de vie commune. Depuis le début, Isabelle avait préféré que je la prenne par derrière.
+ Lire la suite
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aleatoirealeatoire31 octobre 2011
Ma vie, ma vie, ma très ancienne
Mon premier voeu mal refermé
Mon premier amour infirmé,
Il a fallu que tu reviennes.

Il a fallu que je connaisse
Ce que la vie a de meilleur,
Quand deux corps jouent de leur bonheur
Et sans fin s'unissent et renaissent.

Entré en dépendance entière,
Je sais le tremblement de l'être
L'hésitation à disparaître,
Le soleil qui frappe en lisière

Et l'amour, où tout est facile,
Où tout est donné dans l'instant ;
Il existe au milieu du temps
La possibilité d'une île.
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UglyBettyUglyBetty09 juin 2012
Je n'étais plus tellement habitué depuis le départ d'Isabelle à parler à des gens plus intelligents que moi, capables de deviner le cours de mes pensées... les sujets sexuels c'est toujours un peu lourd,je crus bon de parler politique,pour badiner un peu, et toujours sur ce thème de l'art d'intervention je lui racontais comment Lutte ouvrière, quelques jours après la chute du mur de Berlin,avait placardé à paris des dizaines d'affiches proclamant: " LE COMMUNISME EST TOUJOURS L'AVENIR DU MONDE "...
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PiertyMPiertyM03 avril 2016
Dans la vie du couple, le plus souvent, il existe dès le début certains détails, certaines discordances sur lesquelles on décide de se taire, dans l'enthousiaste certitude que l'amour finira par régler tous les problèmes. Ces problèmes grandissent peu à peu dans le silence, avant d'exploser quelques années plus tard et de détruire toute possibilité de vie commune.
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Michel Houellebecq - On n'est pas couché 29 août 2015
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