ISBN : 2253115525
Éditeur : LGF (2007)


Note moyenne : 3.2/5 (sur 182 notes) Ajouter à mes livres
Qui, parmi vous, mérite la vie éternelle ?
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Critiques et avis

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    • Livres 1.00/5
    Par Dude76, le 30 septembre 2008

    Dude76
    Qu'on aime ou pas, c'est un livre qui fait réagir.
    Je donne mon avis comme j'ai vécu/ressenti le livre.
    Sous prétexte de vouloir se montrer libre, de revendiquer sous une certaine forme d'être "cool" ou d'assumer sa relation avec la sexualité, le départ de se livre sombre en fait carrément dans la vulgarité. Très mauvais début.
    Ensuite, il enchaîne avec une étude psychologique de société à 2 balles, se livrant de facilités en raccourcis, avec parfois quelques rares bons mots (un peu de cynisme) qui peuvent faire apparaître un sourire. Profitez-en, ça ne va pas durer...
    Je suis persuadé que cet auteur possède une immense culture, et - cette fois-ci - on sent bien une forme de provocation : il s'amuse à sortir tout un tas de mots compliqué, j'ai personnellement dû aller plusieurs fois consulter mes dictionnaires.
    Ensuite ... et bien ensuite, le livre sombre de plus en plus dans la déprime la plus complète. Attention, si vous êtes déprimés, ne lisez pas ce livre, vous finiriez suicidaire !
    En me penchant rapidement sur sa biographie, j'ai lu qu'il avait subit une profonde dépression; Il a su brillamment en tirer toutes les trames pour nous faire sombrer à notre tour dans ces psychoses...
    Visiblement, M. Houellebec n'aime pas l'Islam. En fait, visiblement, il n'aime pas les religions. Ses attaques ici sont souvent faciles, et, pour une fois, parfois grossissent bien le trait des absurdités ou des axiomes dogmatiquement admis par tous (quelque soit la religion).
    En fait, qu'est-ce qu'aime M. Houellebec ? Je n'en sais rien...
    C'est - je pense - par provocation donc, face aux religions, que l'œuvre ici s'appuie et se construit sur les Elohimites (la secte des Raélien c.f. http://fr.wikipedia.org/wiki/Mouvement_ra%C3%ABlien ) et sa base de clonage pour atteindre une forme de vie éternelle, vie sans saveur, dénuée de tout attachement, de tout rebondissement, en bref, de tout.
    J'ai lu ce livre parce qu'on m'avait demandé mon avis dessus.
    Pour une fois, je crois que je ne serais pas aller au bout d'un livre si tel n'était pas le cas.
    C'est avec un véritable bonheur que j'ai commencé à lire un autre livre...
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    • Livres 5.00/5
    Par Pepina, le 07 novembre 2011

    Pepina
    J'ai mis un temps fou à me mettre à Houellebecq. Et je ne le regrette par car je n'étais pas prête. Mais là j'ai su vraiment l'apprécier. Houellebecq est quand même très fort, n'endéplaise à ses détracteurs, parce qu'il construit super bien son roman, il connait les ficelles pour faire un bon roman de science-fiction mais il ne fait pas que ça, c'est quelque chose de très contemporain, avec un véritable travail littéraire par la présentation de ses chapitres, la narration... Bref il est fort! Et puis c'est drôle, c'est pas cucul la praline. En ce qui me concerne j'ai été rapidement happée par l'intrigue, j'avais envie de savoir ce qui arriverait au personnage principal et j'avais plus du tout envie de m'arrêter.
    En plus, voilà encore un livre qui réussi à être autre chose que juste un passe-temps parce que quand on le referme on ne peut pas ne pas avoir une sensation étrange, un peu inconfortable... Mais c'est ça qui est bon!
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    • Livres 5.00/5
    Par bvb09, le 24 octobre 2011

    bvb09
    Houellbecq a un ennemi qui écrit des livres à son sujet, qui ennonce qu'il s'agit de littérature pour quadragénaire de classe moyenne sous-cultivé. Me reconnaissant dans ce portrait que j'estime flatteur - j'aurais pu être arrogant, snob et parisianiste, j'ai lu ce livre et j'ai aimé le premier roman de sciences fiction humaine de ma vie... Comme j'ai aimé les autres. J'ai aussi apprécié la confession d'un critique littéraire qui regrettait de ne pas avoir plus soutenu ce livre lors de sa sortie. Imagination et talent.
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    Critique de qualité ? (10 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par HK, le 13 décembre 2010

    HK
    "La Possibilité d'une île" m'a plutôt déçu. Bien sûr, on y retrouve les ingrédients qui ont fait le succès de Houellebecq: style lançinant, thématique omniprésente de l'ennui... Cependant, le livre se serait beaucoup bonifié en gagnant en concision. Car l'impression constante de parcourir un brouillon mal dégrossi prédomine. de ce fait, les lieux communs succèdent aux temps forts et contribuent grandement à en atténuer la portée. Pour cette principale raison, je situe "La Possibilité d'une île" nettement en deça des romans précédents "Extension du domaine de la lutte","Les particules élémentaires" ou même "Plateforme".
    En conclusion, une oeuvre donc difficile mais pleine d'ambition et qui aurait du bénéficier de plus de soin de son auteur quant à son peaufinement..
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  • Par yann-frat, le 17 août 2009

    yann-frat
    La possibilité d'un île
    Fayard 2005
    Le dernier Houellebecq est de (très) loin le plus fastidieux. J'ai même pensé lâcher un moment. Même s'il vous explique habilement, au dernier tiers, que tout cela était fait « exprès »... Hahahaha
    L'histoire : La Possibilité d'une île croise les deux récits de vie d'un être original (comique épuisé des années 2000) et d'un de ses clones qui a suivi sa lignée quelques millénaires plus tard…Embrouillamini d'observations molles (et déjà remâchée dans ses livres précédent sur le sexe et le système capitaliste) et de rêvasserie bêtasse sur un futur improbable, on s'ennuie sec à regarder Houellebecq soudainement privé de talent.
    A vrai dire on ne comprend même pas pourquoi ce livre a été écrit... Quand on le referme on n'a qu'une seule question : Ah ? Et alors ?
    485 pages d'ennui latent.
    Critique : Houellebecq est largué. Lui qui fut un des observateur les plus acérés du pathétique de notre siècle, ce dernier livre sent le repli dans le confort, la coupure totale… Cependant, si ce texte n'a qu'une qualité c'est celle de matérialiser les dernières utopies de nos chers soixante huitard. Soyons clair : Pour H dans l'avenir, la société de consommation aura eu raison de tout : des religions et de l'amour. le désir de jouissance aura écrasé toutes les contraintes y compris celle de la mort, pour se retrouver dans un éden propre, société idéale et totalement immobile hors souffrance... Or le problème avec cette vision, c'est qu'elle est un peu datée... Là ou H nous tenait parce qu'il montrait avec précision le monde ou l'on vit ce texte ne fait que nous balader dans de vagues fantasmes déjà rebattus. le problème est que H n'a pas prévu une toute petite chose c'est que la société de consommation, la fameuse société du désir que sa génération a mis en place est en train de tomber en poussières. H ne voit pas que le système économique qui a été le sien n'existe plus aujourd'hui comme il l'a connu. Et que le retour du religieux marque cette régression (refuge dans les valeurs traditionnelles face à une pauvreté qui monte). Il propose donc une vision totalement égoïste et bornée (comme tout ce qu'a fait cette génération qui a englouti en quarante ans la moitié des ressources de la planète dans un contexte économique délirant) et continue à donner des leçons (seule chose qu'ils ont toujours su faire). Bref pour moi ce texte est l'œuvre d'un hippie vieillissant, encore un pauvre maoïste de 65 reprenant un discours déjà rabâché et insupportable de bêtise.
    Dois-je ajouter que je n'ai pas aimé ?
    Ps1 : Seule idée un peu intéressante c'est d'avoir choisi le métier de comique pour son héros. Evidemment le lien entre ses dernières sorties (procès contre l'islam etc...) et le métier de comique est assez bien trouvé.
    Ps2 : Franchement H si tu veux un jour parler de biologie essaye de te renseigner. Touts les références faites sentent à plein nez le livre ouvert sur les genoux et vite recopié. Si tu ne maîtrise pas les aspects techniques du clonage, please, shut up !


    Lien : http://xannadu.canalblog.com
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Critiques presse (1)


  • Lecturejeune , le 01 mars 2006
    Lecture jeune, n°117 - La possibilité d’une île, prix Interallié 2005, figurait sur la liste du Goncourt des lycéens. Cette fresque d’anticipation qui dit si bien le mal de notre (début de) siècle est certes l’un des romans les plus forts de la rentrée littéraire. Comme son personnage Daniel, comique de son état, Michel Houellebecq est profondément dépressif, provocateur et misogyne. Agaçant ? Peut être, mais avant tout brillant… et malgré tout touchant. Héritier de La Rochefoucauld, il livre des analyses aiguës des dérives de notre société (jeunisme, individualisme, consumérisme) et titille ainsi le lecteur là où ça fait mal. L’épopée de Daniel, qui fit du cynisme et du politiquement incorrect son fonds de commerce avant de s’enrôler dans une secte pour fuir sa peur de vieillir et de mourir seul, est exemplaire. La vie éternelle, qu’il tente en un dernier sursaut pathétique de gagner dans les bras d’une Lolita, lui est finalement offerte par les Eholim. Daniel livre des descriptions amusées des moeurs de cette secte new wave spécialiste du clonage (toute ressemblance avec les Raëliens serait purement fortuite). Parmi les adolescents, les lecteurs matures pourront être séduits par cet aspect et par l’inscription du roman dans le registre de la science-fiction. Mais combien s’intéresseront vraiment au désespoir d’un héros à la chair triste qui clame que «La vie commence à cinquante ans, c'est vrai ; à ceci près qu'elle se termine à quarante» ? Gaëlle Glin

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Citations et extraits

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  • Par toto, le 28 septembre 2008

    "Je pense qu'elle va trouver que tu es trop vieux..."
    Oui c'était ça, j'en fus convaincu dès qu'elle le dit, et la révélation ne ma causa aucune surprise, c'était comme l'écho d'un choc sourd, attendu. La différence d'âge était le dernier tabou, l'ultime limite, d'autant plus forte qu'elle restait la dernière, et qu'elle avait remplaçé toutes les autres. dans le monde moderne on pouvait être échangiste, bi, trans, zoophile, SM, mais il était interdit d'être vieux.
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  • Par aleatoire, le 12 mai 2011

    La solitude à deux est l'enfer consenti. Dans la vie du couple, le plus souvent, il existe dès le début certains détails, certaines discordances sur lesquelles on décide de se taire, dans l'enthousiaste certitude que l'amour finira par régler tous les problèmes. Ces problèmes grandissent peu à peu dans le silence, avant d'exploser quelques années plus tard et de détruire toute possibilité de vie commune. Depuis le début, Isabelle avait préféré que je la prenne par derrière ;
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  • Par aleatoire, le 31 octobre 2011

    Ma vie, ma vie, ma très ancienne
    Mon premier voeu mal refermé
    Mon premier amour infirmé,
    Il a fallu que tu reviennes.

    Il a fallu que je connaisse
    Ce que la vie a de meilleur,
    Quand deux corps jouent de leur bonheur
    Et sans fin s'unissent et renaissent.

    Entré en dépendance entière,
    Je sais le tremblement de l'être
    L'hésitation à disparaître,
    Le soleil qui frappe en lisière

    Et l'amour, où tout est facile,
    Où tout est donné dans l'instant ;
    Il existe au milieu du temps
    La possibilité d'une île.
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  • Par ChezLo, le 09 janvier 2011

    Il m'arrive en considérant le ciel nocturne de songer aux Elohim, à cette étrange croyance qui devait finalmement, par des voies détournées, déclencher la Grande Transformation. Daniel1 revit en moi, son corps y connaît une nouvelle incarnation, ses pensées sont les miennes, ses souvenirs les miens ; son existence se prolonge réellement en moi, bien plus qu'aucun homme n'a jamais rêvé se prolonger à travers sa descendance. Ma propre vie pourtant, j'y pense souvent, est bien loin d'être celle qu'il aurait aimé vivre.
    Daniel25,15, page 415

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  • Par aleatoire, le 12 mai 2011

    ce que je ne parvenais plus à supporter c'était le rire, le rire en lui-même, cette subite et violente distorsion des traits qui déforme la face humaine, qui la dépouille en un instant de toute dignité. Si l'homme rit, s'il est le seul parmi le règne animal, à exhiber cette atroce déformation faciale, c'est également qu'il est le seul, dépassant l'égoïsme de la nature animale, à avoir atteint le stade infernal et suprême de la cruauté.
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Videos de Michel Houellebecq

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Vidéo de Michel Houellebecq

Michel Houellebecq dénonce l'attitude "collaborationniste" des écologistes face à l'Islam .
Dans une interview à la chaîne israélienne Guysen TV, le prix Goncourt 2010 a déploré un "surcroît revendicatif de la part des musulmans" et considéré que les écologistes ont vis-à-vis d'eux un "comportement de collaborationniste". => Plus de détails sur BibliObs.com








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