ISBN : 2742718877
Éditeur : Actes Sud (1998)


Note moyenne : 3.43/5 (sur 7 notes) Ajouter à mes livres
- Ne vous excitez pas, mademoiselle.
Vous n'avez rien à craindre dans l'enceinte de la Justice. - Ne t'excite pas, on te prévient. Arrête de crier, ou on va te donner des raisons de crier. Arrête, tu entends ? Putain... Omaya entend les cris des femmes. Elle a si... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 2.00/5
    Par Melopee, le 26 janvier 2012

    Melopee
    Les lectures de Nancy Huston s'enchainent mais ne se ressemblent pas. Pour preuve, je suis passée complètement à côté de cette histoire rocambolesque. Omaya est une jeune femme un peu paumée qui a sans doute subi des attouchements sexuels car elle vit dans une sorte de délire frisant la paranoïa. Une plainte est déposée et pourtant la Justice peine à la croire. C'est le début de son récit témoignant d'une grande souffrance, d'un profond mal-être où Omaya demande de la reconnaissance et une sentence pour ses bourreaux. Les lieux paraissent troubles, insécures comme le métro où tous les contacts semblent être "permis". Quelle peut-être l'échappatoire pour enfin reprendre goût à la vie?
    Je crois que le plus compliqué dans ce texte c'est que la narratrice alterne le "je", le "elle" et parle d'Omaya comme s'il s'agissait d'une autre., foncièrement différenciée Dès les premières pages je me suis demandée qui était qui et pourquoi la situation était si alambiquée. Car en plus du jeu je/elle, les actions s'enchainent sans lien évident. Les flash-backs renvoient à la scène de "viol" mais aussi au moment du dépôt de plainte au commissariat, ou aux discussions avec Cybèle, sa mère. de plus, un certain nombre de personnages me sont apparus confus et sans identités affichées : le Hibou, Alix... apportaient-ils vraiment quelque chose à l'histoire? Car dans le drame que vit Omaya, on sent que son désarroi est communicatif, que son histoire l'empêche de progresser, de tourner la page et de vivre en harmonie avec les autres. Néanmoins, était-il nécessaire de semer le lecteur avec toutes ces situations parallèles? Je crois que pour davantage d'empathie, l'histoire aurait gagné en simplicité.
    Je ne renonce pas pour autant en ma découverte de la suite de l'œuvre de Nancy Huston mais Omaya sera vite oubliée, elle et son infortune auxquelles j'ai eu bien du mal à m'identifier.
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    • Livres 3.00/5
    Par myriampele, le 12 avril 2012

    myriampele
    c'est un livre que j'aimerais oublier rapidement. Bien écrit, certes mais tellement noir, atroce, proche de la folie. Omaya a été humiliée, et ne peut pas s'en sortir sans l'aide de la justice. Mais cette justice-là ne peut pas contourner sa névrose, et l'humilie encore et encore. C'est trop!
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Citations et extraits

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  • Par Persepolis, le 10 mai 2011

    Quand Lorna écrivait: un point c'est tout, c'est précisément cela qu'elle voulait dire. Elle pouvait rester la matinée entière sur son lit, stylo en main, carnet appuyé sur les genoux relevés, perdue dans la contemplation d'une imperfection sur la page. Pour elle, un point, c'était tout: ça remplissait ses horizons, ça renfermait des secrets qu'elle s'épuisait à déchiffrer. Dès qu'elle parvenait à écrire un mot, elle se lamentait d'avoir tué tous les autres mots avec lesquels elle aurait pu commencer son poème. C'est pourquoi ses poèmes étaient si courts: elle voulait tuer le moins de mots possible.
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  • Par Persepolis, le 10 mai 2011

    - Tu ne pourrais pas parler d'une façon cohérente, au lieu d'agiter les bras et de t'exprimer par onomatopées? Tu ressembles à un dessin animé! A quoi sert le langage, à ton avis?
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  • Par myriampele, le 12 avril 2012

    Mais qu'est-ce qui est arrivé exactement, ce soir-là? Au fond, ils ne vous ont ni enlevée, ni déshabillée de force. C'est vous -même, qui, de votre propre aveu, avez ôté vos vêtements. Au fond, ce qui s'est passé, ce n'est rien.
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les matins - Nancy Huston .
EcrivainVient de publier chez Actes Sud "Reflets dans un ?il d'homme"








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