ISBN : 2742739319
Éditeur : Actes Sud (2002)


Note moyenne : 3.43/5 (sur 74 notes) Ajouter à mes livres
Douze convives réunis pour conjurer leur solitude, et accessoirement fêter Thanksgiving autour d'une dinde, se perdent dans les méandres de leurs souffrances singulières, sans savoir qu'en haut lieu leur destin est irrémédiablement figé... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (6)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

  • Par lilicrapota, le 29 octobre 2011

    lilicrapota
    Comme « les juges », c'est un roman sur quelques heures : un repas de Thanksgiving. La structure en est assez simple : les chapitres suivent le rythme du repas (« préparatifs », « salutations et accolades », « les retardataires », « on se sert », etc) et sont séparés par une intervention –divine !- du narrateur, parlant à « je », narrateur qui n'est autre que Dieu (ou en tout cas la métaphore de l'auteur contrôlant la vie de ses personnages) et qui raconte, personnage après personnage, comment ils vont mourir.

    Les personnages sont 12. il n'y en a pas un seul qui soit heureux. Ils ont tous des problèmes, de santé, de famille, de divorce, de drogue, d'alcoolisme, d'homosexualité refoulée, de décès…j'en passe et des meilleures. Pas d'introspection ici mais juste le relatement ( ?) des faits, écoulés et présents, des souvenirs qui peu à peu nous dévoilent la vie de ces personnages et de leurs proches, leurs drames, leurs amours… le roman est plaisant mais manque –à mon sens- de profondeur : le fait de s'en tenir –délibérément- à la surface des choses, au souvenir plutôt qu'à ce qui en a découlé, à l'acte plutôt qu'à la prise de conscience, tout cela me semble inabouti, trop superficiel. Eh oui, j'aime bien les commentaires métaphysiques et les réflexions existentielles, et là, je n'ai pas été servie. D'autant que tous ces faits qui sont relatés, à l'inverse de ce qui est dit dans le chapitre 1 (« Mais de mon point de vue, rien ne se produit jamais, il n'y a ni début ni fin, seulement une sorte de tourbillonnement, une vibration, un entrelacement infini de cause et d'effets… »), Il n'est mis en évidence (ni d'ailleurs caché, à priori) aucune conséquence, aucun principe de cause à effet. Les personnages sont réunis autour d'un personnage principal, Sean, pour lequel je n'ai jamais réussi à éprouver le moindre attachement, mais c'est tout, c'est le seul point qu'ils ont en commun (ah oui, et puis le fait qu'ils ont tous quelque chose à cacher aussi), et leurs actes passés n'ont conditionné aucun de leurs actes présents (à peu de choses près en tout cas). Donc voilà, à moins que je sois complètement passée à côté ce qui est toujours possible, mais sinon, gentillet mais bof. Voilà.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par ziggypop, le 14 novembre 2011

    ziggypop
    Dieu est le narrateur de ce roman. Cette originalité est un petit plaisir, tout comme le style de l'auteur.
    On retrouve des personnages d'œuvres antérieures (Sean et Rachel de La virevolte).
    On sent beaucoup d'affection chez l'auteur dans la manière de décrire les personnages.
    MAiS comme chaque convive (12 en tout) a connu un ou deux drames dans sa vie et comme ce repas est l'occasion pour eux d'y revenir, le roman devient une accumulation d'événements terribles : mort d'un parent ou d'un enfant, viol, exil, déracinement, maladie, divorce, abandon, prostitution... Cela crée un ensemble vraiment lourd et cela, d'autant plus que à la fin de chaque chapitre, Dieu raconte comment mourra chacun des personnages.
    Que c'est lourd !! Et c'est dommage car il y a toujours le style de Nancy Huston très agréable et ses personnages qu'elle sait rendre si attachants et si intéressants car jamais lisses.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par Anassete, le 12 juin 2010

    Anassete
    De manière générale, je n'ai pas aimé l'intrigue. Je la trouve très lente et ennuyante. La cruauté est donné sans équivoque (on s'en doutait bien vu le titre).
    Par contre, le message de Nancy Huston est intéressant : on voit le résultat d'une écriture masculine selon les convictions de l'écrivain. Pourtant, cette idée-là m'a bien vite quittée et ça n'a pas relevé mon intérêt. Pourtant, je m'étais imprégnée de l'écriture de l'auteur avant de commencer à lire ce livre, pensant qu'il fallait connaître ses jalons pour comprendre.
    J'ai également essayé de mettre en parallèle ce livre avec Instruments des ténèbres pour trouver un filon qui m'aiderait à aimer Dolce agonia... mais sans succès.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par liliba, le 20 juillet 2008

    liliba
    Humains, jouets de Dieu...
    Douze convives se réunissent dans la maison de Sean Farrell pour la soirée de Thanksgiving, et vont devoir dormir sur place du fait de la neige tombée en abondance. Ils se connaissent tous, mais ne sont pas tous forcément amis, et semblent peu assortis ; en fait, Sean a invité tous ceux de ses proches qui étaient susceptibles d'être seuls ce soir-là. Deux des femmes présentes sont d'anciennes maîtresses du maître des lieux, les autres sont soit des amis de longue date, soit des relations professionnelles qui se sont transformées en amitié.
    suite sur http://liliba.canalblog.com
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par livranne, le 20 octobre 2009

    livranne
    un livre où Dieu parle et ce n'est pas la bible il nous parle des vies qu'il enlève aux héros de ce livre
    livre étrange et envoûtant
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)

> voir toutes (6)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Neigeline, le 24 février 2011

    Elle ne sait pas ce que c'est de vivre entouré de fantômes, de voir ses parents et amis glisser dans l'abîme, les uns après les autres et de rester là, ébahi, impuissant... Non, pas toi ! Pas toi aussi ! Chaque fois, on est persuadé que la douleur sera trop grande, que la Terre cessera de tourner ou qu'à tout le moins on deviendra fou... Mais non, tout continue comme avant. On encaisse les pertes comme autant de coups de pied au ventre ; elles vous coupent le souffle mais vous n'osez pas broncher, alors vous vaquez à vos occupations, honteux de la force d'inertie qui vous fait vivre encore, malgré la disparition de tous ceux dont, croyiez-vous, l'amour vous faisait vivre...
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par Sand, le 26 octobre 2009

    Elle me disait qu'elle était prête à mourir pour lui mais pas à l'écouter ronfler à trois heures du matin. C'était injuste, disait-elle. Ils se disputaient la moitié de la nuit, ensuite lui se mettait à ronfler et elle restait là jusqu'au matin sans fermer l'œil. Au réveil, Sean était prêt à se réconcilier et Rachel était une loque, brisée, suicidaire.
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par Neigeline, le 24 février 2011

    Un écrivain français - Quenaud ? Quignard ? - a fait remarque que les oreilles n'ont pas de paupières. On peut choisir de fermer les yeux , non les oreilles. Les oreilles nous rendent vulnérables aux autres, nous mettent à la merci de leur insolence et de leur mauvais goût.
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par Ilianah, le 16 décembre 2011

    Les gens dans cette pièce, et dans les autres pièces, les choses qu'ils se font, la chorégraphie complexe et imbriquée de leurs destins, les rêves qu'ils chérissent et partagent, les paris gagnés et perdus, les faits appris et oubliés, les livres lus et écrits, j'adore ça. J'adore ça j'adore ça j'adore ça - précieuse vie, vie merveilleuse - pas la moindre envie de la quitter.
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par ziggypop, le 14 novembre 2011

    C'est intéressant comme question, dit Rachel. Y a-t-il un seul moment dans notre existence où nous pouvons dire : voilà, c'est MAINTENANT que je suis pleinement et entièrement moi-même ? En d'autres termes : la manière dont on évolue constitue-t-elle la VERITE de ce que nous sommes ?
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)

> voir toutes (9)

Videos de Nancy Huston

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Nancy Huston

DÉMONS QUOTIDIENS .
Une année sous le regard de Nancy Huston, avec l?artiste Ralph Petty.Le journal intime et politique de Nancy Huston avec les dessins de l?artiste franco-américain Ralph Petty. Douze mois sous le regard mordant, humoristique, noir parfois, qui est celui de Nancy Huston, auquel répondent les silhouettes de Ralph Petty. Un livre sur ?la vie comme elle va?, qui modifie notre vision du monde.








Acheter sur Amazon

Faire découvrir Dolce agonia par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (145)

> voir plus

Quiz