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ISBN : 2742739319
Éditeur : Actes Sud (2002)


Note moyenne : 3.6/5 (sur 179 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Douze convives réunis pour conjurer leur solitude, et accessoirement fêter Thanksgiving autour d'une dinde, se perdent dans les méandres de leurs souffrances singulières, sans savoir qu'en haut lieu leur destin est irrémédiablement figé... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par LePamplemousse, le 11 août 2013

    LePamplemousse
    Douze convives sont réunis pour fêter Thanksgiving chez Sean Farrell. Il a invité des collègues romanciers et poêtes, d'anciennes maîtresses, son avocat, mais aussi le peintre de sa maison et son boulanger, ainsi que leurs conjoints respectifs.
    Pourquoi avoir choisi de convier des personnes aussi différentes ? Il a ainsi voulu rassembler ceux de ses amis pour qui la solitude aurait ravivé de trop grandes blessures.
    Parce que chacun d'eux porte en lui une souffrance qu'il comprend, Sean les aime tous et leur offre cette parenthèse de sérénité, puisqu'il ne croit plus à la joie.
    Au cours de cette longue soirée, des préparatifs du repas jusqu'à la nuit qu'ils passeront ensemble à cause d'une tempête de neige, des propos seront échangés, révélant leurs désirs et leurs failles.
    Qu'ils soient ambitieux ou blasés, jeunes mères de famille ou vieil homme au seuil de la mort, tous ces personnages nous touchent, tant leur fragilité affleure sous leur carapace de cynisme, de dureté, de froideur parfois.
    Le narrateur de ce texte magnifique n'est autre que Dieu lui-même. C'est lui qui nous présentera chacun des protagonistes et surtout nous révèlera, chapitre après chapitre, les circonstances de leur mort future.
    Ce roman est extrêmement fort, nous y sommes confrontés aux espoirs déçus, à la solitude, à des souffrances inimaginables chez des êtres ordinaires qui, par leurs introspections, leurs rêves, leur force face aux drames, nous donnent à voir en chacun un être d'exception. La « fatalité » de leur existence nous renvoie à la nôtre, chaque destin ne semblant finalement éclairé que par l'amour.
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    • Livres 5.00/5
    Par Gwordia, le 24 juin 2012

    Gwordia
    Quel délicieux huis clos ! Oscillant entre dialogues, moments d'introspection et prophéties divines, le dîner auquel on assiste nous propose un formidable moment d'amitiés et de rancoeurs entre les différents convives. L'on apprend à les connaître très subtilement au passé, au présent et au futur par l'entremise de leurs relations, de leurs pensées et de Dieu lui-même, treizième des douze invités, invisible mais bien présent. Toute une mise en cène...
    Cette soirée bouleversante à plus d'un titre nous entraîne à notre insu à revenir sur le chemin parcouru, sur celui, non quantifiable, qui nous reste et à nous interroger sur ce que nous aimerions en faire, si tant est qu'on ait le choix. Car là aussi est l'originalité de l'oeuvre : la conception très spécifique du Dieu qui nous gouverne, petites marionnettes...
    Une atmosphère exquise, des présages et une conception de la vie quelque peu glaçante, là est toute l'ambivalence du récit, parfaitement résumée dans le titre qui n'aurait pu être plus adéquat. Une oeuvre incontestablement maîtrisée de bout en bout.
    Dans une certaine mesure, cette histoire m'a rappelé le magnifique film Les amis de Peter de Kenneth Branagh.

    Lien : http://gwordia.hautetfort.com/archive/2012/06/24/dolce-agonia-de-nan..
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  • Par lilicrapota, le 29 octobre 2011

    lilicrapota
    Comme « les juges », c'est un roman sur quelques heures : un repas de Thanksgiving. La structure en est assez simple : les chapitres suivent le rythme du repas (« préparatifs », « salutations et accolades », « les retardataires », « on se sert », etc) et sont séparés par une intervention –divine !- du narrateur, parlant à « je », narrateur qui n'est autre que Dieu (ou en tout cas la métaphore de l'auteur contrôlant la vie de ses personnages) et qui raconte, personnage après personnage, comment ils vont mourir.

    Les personnages sont 12. il n'y en a pas un seul qui soit heureux. Ils ont tous des problèmes, de santé, de famille, de divorce, de drogue, d'alcoolisme, d'homosexualité refoulée, de décès…j'en passe et des meilleures. Pas d'introspection ici mais juste le relatement ( ?) des faits, écoulés et présents, des souvenirs qui peu à peu nous dévoilent la vie de ces personnages et de leurs proches, leurs drames, leurs amours… le roman est plaisant mais manque –à mon sens- de profondeur : le fait de s'en tenir –délibérément- à la surface des choses, au souvenir plutôt qu'à ce qui en a découlé, à l'acte plutôt qu'à la prise de conscience, tout cela me semble inabouti, trop superficiel. Eh oui, j'aime bien les commentaires métaphysiques et les réflexions existentielles, et là, je n'ai pas été servie. D'autant que tous ces faits qui sont relatés, à l'inverse de ce qui est dit dans le chapitre 1 (« Mais de mon point de vue, rien ne se produit jamais, il n'y a ni début ni fin, seulement une sorte de tourbillonnement, une vibration, un entrelacement infini de cause et d'effets… »), Il n'est mis en évidence (ni d'ailleurs caché, à priori) aucune conséquence, aucun principe de cause à effet. Les personnages sont réunis autour d'un personnage principal, Sean, pour lequel je n'ai jamais réussi à éprouver le moindre attachement, mais c'est tout, c'est le seul point qu'ils ont en commun (ah oui, et puis le fait qu'ils ont tous quelque chose à cacher aussi), et leurs actes passés n'ont conditionné aucun de leurs actes présents (à peu de choses près en tout cas). Donc voilà, à moins que je sois complètement passée à côté ce qui est toujours possible, mais sinon, gentillet mais bof. Voilà.
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    • Livres 5.00/5
    Par aaahhh, le 04 avril 2012

    aaahhh
    Genial ! Brillant ! Dolce agonia est un roman très original, au style poignant, dans lequel on plonge avec plaisir et qui laisse, même longtemps après la lecture, la porte ouverte à de nombreuses réflexions sur la vie, la mort et les relations humaines.
    C'est Thanksgiving et douze personnes sont réunies pour l'occasion. Comme tout un chacun, ces douze convives ont une histoire, des pensées, des convictions, des souvenirs et des sentiments à la pelle, et le lecteur va pouvoir les découvrir tour à tour car face à cette étrange tablée, il est omniscient ! En effet, le narrateur de ce récit très particulier n'est autre que Dieu lui-même et il nous guide à travers les méandres de ces douze âmes en ne nous cachant rien de leurs vies, publiques et intimes, ni même de leurs morts...
    C'est avec beaucoup de finesse et de sensibilité que Nancy Huston aborde le thème de la fragilité humaine. C'est un roman un peu triste, un peu noir, mais délicieusement doux et saisissant !
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    • Livres 3.00/5
    Par Bruno_Cm, le 27 août 2014

    Bruno_Cm
    Bon, je suis fort déçu. Les critiques sont bien trop élogieuses pour un livre qui tire sur des ficelles usées et des procédés bien trop connus...
    Tout cela reste bien fait et n'est pas déplaisant, on lit facilement.
    A vrai dire, on lit trop facilement, on atteint des records de vitesse (aidé en cela également par l'édition Actes Sud Babel qui nous gratifie de -quasi rien comme texte sur les pages- donc énormément de pages, j'ai mal à mon arbre)... Ce livre est malheureusement plat, pas d'émotions bien fortes, ni éclats de rire francs, ni larmes qui pointent, non, non, hélas. Oui, un terrain et un parcours plat, "roulanf" comme diraient les cyclistes ou les joggeurs, on va bien vite mais on ne s'en souviendra pas longtemps, et c'est monotone, pas de montées, pas de descentes.
    Bref, je mets trois étoiles pour la maîtrise du genre, mais c'est un rien trop bien payé.
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Citations et extraits

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  • Par Bruno_Cm, le 25 août 2014

    Pourquoi les femmes sont-elles si serviables ? se demande-t-il, alors que du jus d'ananas gicle sur la table et que Patrizia se précipite avec une éponge pour l'essuyer. Pourquoi faut-il qu'elles courent toujours à droite à gauche pour venir en aide aux gens ? Elles ne pourraient pas s'occuper de leurs oignons, au lieu de constamment nettoyer ranger astiquer et repasser les affaires des autres ? Où serais-je, moi, sans mes faux plis ? J'aime les faux plis, et na ! Mes poèmes en regorgent. Les faux plis sont ma raison d'être, ma joie profonde, ma vocation sacrée. Sean Faux Pli Farrell, je m'appelle.
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  • Par Bruno_Cm, le 25 août 2014

    Il sait ce qu'elle se dit : vingt-trois ans, c'est tout juste l'âge de notre Alice, et vingt-trois ans c'est l'âge de David à sa mort, s'il avait vécu il aurait vingt-cinq ans maintenant mais étant mort il aura vingt-trois ans à tout jamais, c'est la courbe définitive de son destin, de zéro à vingt-trois, une petite courbe enserrée à l'intérieur des courbes plus longues de la vie de ses parents au lieu de les entrelacer et de s'élancer au-delà, comme elle était censée le faire.
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  • Par Bruno_Cm, le 25 août 2014

    Chloé ignore tout de Sean et ne peut donc deviner la logique qui a présidé à son choix : ont été invités tous ses amis du coin qui, en cette soirée de réjouissances obligatoires, risquaient de souffrir de la solitude.

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  • Par Bruno_Cm, le 25 août 2014

    Son grand problème, comme elle l'a expliqué une fois à un psychiatre, c'est qu'elle était née. Aussi loin que remontent ses souvenirs, c'est le message que lui transmettaient tacitement ses parents à Brooklyn : comment avait-elle osé venir au monde alors que tant d'être plus dignes qu'elle étaient morts ?

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  • Par Bruno_Cm, le 25 août 2014

    Au fond, Thanksgiving est la seule fête qui convienne aux Américains dans leur ensemble car, quelle que soit leur religion, ils aiment tous s'empiffrer.

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NANCY HUSTON
Reflets dans un oeil d'homme Causerie avec Nancy Huston Mardi 2 octobre à 19h à la Librairie Monet Nancy Huston interroge les responsabilités de notre société quant au regard aujourd'hui porté sur les femmes. Elle attire notre attention sur les déviances de ce regard générées notamment par la photographie et son utilisation publicitaire ou artistique depuis la fin du XIXe siècle. Elle explore l'ombre et la lumière du tout premier regard masculin -- celui du père --, lequel renvoie aux jeunes filles un reflet d'elles-mêmes qu'elles ne pourront jamais oublier. Assurance ou éternel dégoût s'immisce alors dans l'inconscient de chacune, et de cela dépendra immanquablement leur devenir physique et amoureux. Convoquant au fil de sa réflexion sa propre expérience, celle des hommes qui l'entourent, comme celle de très belles figures féminines -- la photographe Lee Miller, l'actrice Jean Seberg, l'écrivaine Anaïs Nin, la star Marilyn Monroe ou la « philosophe prostituée » Nelly Arcan --, Huston nous offre un livre sensible, puissant et dérangeant car il révèle notre insouciance, parfois même notre indifférence devant une époque devenue pornographique ; elle remet en question le dogme selon lequel les différences entre les sexes sont socialement construites, replace hommes et femmes dans leurs justes rôles par rapport à la séduction et à l'idée de beauté, et nous rappelle que notre indignation vis-à-vis des femmes portant le voile est déplacée dans un pays où la femme se prostitue ...








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