Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique

ISBN : 2742739319
Éditeur : Actes Sud (2002)


Note moyenne : 3.59/5 (sur 174 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Douze convives réunis pour conjurer leur solitude, et accessoirement fêter Thanksgiving autour d'une dinde, se perdent dans les méandres de leurs souffrances singulières, sans savoir qu'en haut lieu leur destin est irrémédiablement figé... > voir plus
Ajouter une citation Ajouter une critique

> voir toutes (19)

Critiques, analyses et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par LePamplemousse, le 11 août 2013

    LePamplemousse
    Douze convives sont réunis pour fêter Thanksgiving chez Sean Farrell. Il a invité des collègues romanciers et poêtes, d'anciennes maîtresses, son avocat, mais aussi le peintre de sa maison et son boulanger, ainsi que leurs conjoints respectifs.
    Pourquoi avoir choisi de convier des personnes aussi différentes ? Il a ainsi voulu rassembler ceux de ses amis pour qui la solitude aurait ravivé de trop grandes blessures.
    Parce que chacun d'eux porte en lui une souffrance qu'il comprend, Sean les aime tous et leur offre cette parenthèse de sérénité, puisqu'il ne croit plus à la joie.
    Au cours de cette longue soirée, des préparatifs du repas jusqu'à la nuit qu'ils passeront ensemble à cause d'une tempête de neige, des propos seront échangés, révélant leurs désirs et leurs failles.
    Qu'ils soient ambitieux ou blasés, jeunes mères de famille ou vieil homme au seuil de la mort, tous ces personnages nous touchent, tant leur fragilité affleure sous leur carapace de cynisme, de dureté, de froideur parfois.
    Le narrateur de ce texte magnifique n'est autre que Dieu lui-même. C'est lui qui nous présentera chacun des protagonistes et surtout nous révèlera, chapitre après chapitre, les circonstances de leur mort future.
    Ce roman est extrêmement fort, nous y sommes confrontés aux espoirs déçus, à la solitude, à des souffrances inimaginables chez des êtres ordinaires qui, par leurs introspections, leurs rêves, leur force face aux drames, nous donnent à voir en chacun un être d'exception. La « fatalité » de leur existence nous renvoie à la nôtre, chaque destin ne semblant finalement éclairé que par l'amour.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          1 12         Page de la critique

    • Livres 3.00/5
    Par myriampele, le 27 juillet 2014

    myriampele
    Pas très gai, à éviter si on est dans une période déjà un peu grise.... Les douze convives qui passent ensemble une soirée de Thanksgiving vont mourir... Oui bien sûr, comme tout un chacun mais c'est dieu lui-même qui nous raconte quand et comment ils vont finir. Je suis restée loin de l'histoire, contrairement aux autres livres de Nancy Huston
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 9         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par Gwordia, le 24 juin 2012

    Gwordia
    Quel délicieux huis clos ! Oscillant entre dialogues, moments d'introspection et prophéties divines, le dîner auquel on assiste nous propose un formidable moment d'amitiés et de rancoeurs entre les différents convives. L'on apprend à les connaître très subtilement au passé, au présent et au futur par l'entremise de leurs relations, de leurs pensées et de Dieu lui-même, treizième des douze invités, invisible mais bien présent. Toute une mise en cène...
    Cette soirée bouleversante à plus d'un titre nous entraîne à notre insu à revenir sur le chemin parcouru, sur celui, non quantifiable, qui nous reste et à nous interroger sur ce que nous aimerions en faire, si tant est qu'on ait le choix. Car là aussi est l'originalité de l'oeuvre : la conception très spécifique du Dieu qui nous gouverne, petites marionnettes...
    Une atmosphère exquise, des présages et une conception de la vie quelque peu glaçante, là est toute l'ambivalence du récit, parfaitement résumée dans le titre qui n'aurait pu être plus adéquat. Une oeuvre incontestablement maîtrisée de bout en bout.
    Dans une certaine mesure, cette histoire m'a rappelé le magnifique film Les amis de Peter de Kenneth Branagh.

    Lien : http://gwordia.hautetfort.com/archive/2012/06/24/dolce-agonia-de-nan..
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 15         Page de la critique

  • Par lilicrapota, le 29 octobre 2011

    lilicrapota
    Comme « les juges », c'est un roman sur quelques heures : un repas de Thanksgiving. La structure en est assez simple : les chapitres suivent le rythme du repas (« préparatifs », « salutations et accolades », « les retardataires », « on se sert », etc) et sont séparés par une intervention –divine !- du narrateur, parlant à « je », narrateur qui n'est autre que Dieu (ou en tout cas la métaphore de l'auteur contrôlant la vie de ses personnages) et qui raconte, personnage après personnage, comment ils vont mourir.

    Les personnages sont 12. il n'y en a pas un seul qui soit heureux. Ils ont tous des problèmes, de santé, de famille, de divorce, de drogue, d'alcoolisme, d'homosexualité refoulée, de décès…j'en passe et des meilleures. Pas d'introspection ici mais juste le relatement ( ?) des faits, écoulés et présents, des souvenirs qui peu à peu nous dévoilent la vie de ces personnages et de leurs proches, leurs drames, leurs amours… le roman est plaisant mais manque –à mon sens- de profondeur : le fait de s'en tenir –délibérément- à la surface des choses, au souvenir plutôt qu'à ce qui en a découlé, à l'acte plutôt qu'à la prise de conscience, tout cela me semble inabouti, trop superficiel. Eh oui, j'aime bien les commentaires métaphysiques et les réflexions existentielles, et là, je n'ai pas été servie. D'autant que tous ces faits qui sont relatés, à l'inverse de ce qui est dit dans le chapitre 1 (« Mais de mon point de vue, rien ne se produit jamais, il n'y a ni début ni fin, seulement une sorte de tourbillonnement, une vibration, un entrelacement infini de cause et d'effets… »), Il n'est mis en évidence (ni d'ailleurs caché, à priori) aucune conséquence, aucun principe de cause à effet. Les personnages sont réunis autour d'un personnage principal, Sean, pour lequel je n'ai jamais réussi à éprouver le moindre attachement, mais c'est tout, c'est le seul point qu'ils ont en commun (ah oui, et puis le fait qu'ils ont tous quelque chose à cacher aussi), et leurs actes passés n'ont conditionné aucun de leurs actes présents (à peu de choses près en tout cas). Donc voilà, à moins que je sois complètement passée à côté ce qui est toujours possible, mais sinon, gentillet mais bof. Voilà.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 2         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par aaahhh, le 04 avril 2012

    aaahhh
    Genial ! Brillant ! Dolce agonia est un roman très original, au style poignant, dans lequel on plonge avec plaisir et qui laisse, même longtemps après la lecture, la porte ouverte à de nombreuses réflexions sur la vie, la mort et les relations humaines.
    C'est Thanksgiving et douze personnes sont réunies pour l'occasion. Comme tout un chacun, ces douze convives ont une histoire, des pensées, des convictions, des souvenirs et des sentiments à la pelle, et le lecteur va pouvoir les découvrir tour à tour car face à cette étrange tablée, il est omniscient ! En effet, le narrateur de ce récit très particulier n'est autre que Dieu lui-même et il nous guide à travers les méandres de ces douze âmes en ne nous cachant rien de leurs vies, publiques et intimes, ni même de leurs morts...
    C'est avec beaucoup de finesse et de sensibilité que Nancy Huston aborde le thème de la fragilité humaine. C'est un roman un peu triste, un peu noir, mais délicieusement doux et saisissant !
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 7         Page de la critique

> voir toutes (20)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Gwordia, le 24 juin 2012

    Elle ne sait pas ce que c'est de vivre entouré de fantômes, de voir ses parents et amis glisser dans l'abîme les uns après les autres et de rester là, ébahi, impuissant... Non, pas toi ! Pas toi aussi ! Chaque fois, on est persuadé que la douleur sera trop grande, que la Terre cessera de tourner ou qu'à tout le moins on deviendra fou... Mais non, tout continue comme avant. On encaisse les pertes comme autant de coups de pied au ventre ; elles vous coupent le souffle mais vous n'osez pas broncher, alors vous vaquez à vos occupations, honteux de la force d'inertie qui vous fait vivre encore, malgré la disparition de tous ceux dont, croyiez-vous, l'amour vous faisait vivre...
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 5         Page de la citation

  • Par Gwordia, le 24 juin 2012

    Quand je rencontre les créateurs des autres univers, je m'efforce toujours d'être modeste. Plutôt que de me vanter de l'excellence de mon oeuvre, je les félicite pour la beauté et la complexité de la leur... Mais, à part moi, je ne puis m'empêcher de trouver que la mienne est supérieure, car je suis le seul à avoir inventé une chose aussi imprévisible que l'homme.

    Quelle espèce ! Souvent, à regarder les êtres humains accomplir leur destinée sur Terre, je me laisse emporter presque au point de croire en eux. Ils me donnent l'impression singulière d'être dotés de libre arbitre, d'autonomie, d'une volonté propre... Je sais bien que c'est une illusion, une notion saugrenue. Moi seul suis libre ! Chaque tour et détour de leur destin a été planifié d'avance par mes soins ; je connais le but vers lequel ils se dirigent et le chemin qu'ils emprunteront pour y parvenir ; je connais leurs effrois et leurs espoirs les plus secrets, leur constitution génétique, les rouages les plus intimes de leur conscience... Et pourtant, et pourtant... ils ne cessent de m'étonner.

    Ah, mes chers humains... Comme cela m'enchante de les voir patiner et patauger ! Aveugles, aveugles... toujours là à espérer, à tâtonner... Voulant à tout prix croire en ma bonté, comprendre leur destin, deviner quels sont mes projets pour eux... Oui, les pauvres, ils ne peuvent s'empêcher de chercher le sens de tout cela ! Il suffit que je leur ménage une petite rencontre avec la naissance ou la mort et, aussitôt, ils sont convaincus d'avoir saisi quelque chose. Bouleversés chaque fois. Secoués jusqu'à la moelle.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la citation

  • Par Neigeline, le 24 février 2011

    Un écrivain français - Quenaud ? Quignard ? - a fait remarque que les oreilles n'ont pas de paupières. On peut choisir de fermer les yeux , non les oreilles. Les oreilles nous rendent vulnérables aux autres, nous mettent à la merci de leur insolence et de leur mauvais goût.

    Commenter     J’apprécie          0 7         Page de la citation

  • Par Sand, le 26 octobre 2009

    Elle me disait qu'elle était prête à mourir pour lui mais pas à l'écouter ronfler à trois heures du matin. C'était injuste, disait-elle. Ils se disputaient la moitié de la nuit, ensuite lui se mettait à ronfler et elle restait là jusqu'au matin sans fermer l'œil. Au réveil, Sean était prêt à se réconcilier et Rachel était une loque, brisée, suicidaire.

    Commenter     J’apprécie          0 5         Page de la citation

  • Par Neigeline, le 24 février 2011

    Elle ne sait pas ce que c'est de vivre entouré de fantômes, de voir ses parents et amis glisser dans l'abîme, les uns après les autres et de rester là, ébahi, impuissant... Non, pas toi ! Pas toi aussi ! Chaque fois, on est persuadé que la douleur sera trop grande, que la Terre cessera de tourner ou qu'à tout le moins on deviendra fou... Mais non, tout continue comme avant. On encaisse les pertes comme autant de coups de pied au ventre ; elles vous coupent le souffle mais vous n'osez pas broncher, alors vous vaquez à vos occupations, honteux de la force d'inertie qui vous fait vivre encore, malgré la disparition de tous ceux dont, croyiez-vous, l'amour vous faisait vivre...
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 2         Page de la citation

> voir toutes (12)

Videos de Nancy Huston

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Nancy Huston


NANCY HUSTON
Reflets dans un oeil d'homme Causerie avec Nancy Huston Mardi 2 octobre à 19h à la Librairie Monet Nancy Huston interroge les responsabilités de notre société quant au regard aujourd'hui porté sur les femmes. Elle attire notre attention sur les déviances de ce regard générées notamment par la photographie et son utilisation publicitaire ou artistique depuis la fin du XIXe siècle. Elle explore l'ombre et la lumière du tout premier regard masculin -- celui du père --, lequel renvoie aux jeunes filles un reflet d'elles-mêmes qu'elles ne pourront jamais oublier. Assurance ou éternel dégoût s'immisce alors dans l'inconscient de chacune, et de cela dépendra immanquablement leur devenir physique et amoureux. Convoquant au fil de sa réflexion sa propre expérience, celle des hommes qui l'entourent, comme celle de très belles figures féminines -- la photographe Lee Miller, l'actrice Jean Seberg, l'écrivaine Anaïs Nin, la star Marilyn Monroe ou la « philosophe prostituée » Nelly Arcan --, Huston nous offre un livre sensible, puissant et dérangeant car il révèle notre insouciance, parfois même notre indifférence devant une époque devenue pornographique ; elle remet en question le dogme selon lequel les différences entre les sexes sont socialement construites, replace hommes et femmes dans leurs justes rôles par rapport à la séduction et à l'idée de beauté, et nous rappelle que notre indignation vis-à-vis des femmes portant le voile est déplacée dans un pays où la femme se prostitue ...








Sur Amazon
à partir de :
9,97 € (neuf)
1,84 € (occasion)

   

Faire découvrir Dolce agonia par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (335)

> voir plus

Quiz