> Éric Boury (Traducteur)

ISBN : 2864246732
Éditeur : Editions Métailié (2009)


Note moyenne : 3.59/5 (sur 165 notes) Ajouter à mes livres
Un soir glacial de janvier à Reykjavik, le corps d’un petit garçon est retrouvé au pied d’un immeuble de banlieue. Il avait 12 ans, rêvait de forêts, ses parents avaient divorcé et sa mère venait de Thaïlande. Erlendur et son équipe n’ont aucun indice, mais le frère aîn... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Syl, le 22 mai 2012

    Syl
    Un enfant poignardé gît sur le sol glacé et enneigé. Il s'appelait Elias, avait dix ans, était thaïlandais ; il voulait devenir paléontologue.
    Encerclés par des tours dressées en remparts, immeubles bétonnés, vétustes, inhumains, Erlendur et son équipe contemplent le petit corps sans vie. le commissaire le recouvre de son manteau, le petit va avoir froid... oui, Erlendur, mais il est mort.
    Par où commencer ?
    La famille... La mère, Sunee, thaïlandaise, immigrée, venue s'installer en Islande après son mariage. A dévoilé, un peu tardivement à son mari, qu'elle avait déjà un enfant, Niram. Ils ont eu Elias, cinq ans de différence avec son demi-frère. Divorce. Sunee essaie d'élever seule ses enfants. Aurait peut-être un nouveau compagnon.
    Il faut questionner le père ex-mari, l'ex-belle-mère, le frère de Sunee et Niram.
    L'école et le milieu enseignant... Stupéfaction pour tout le monde. le pauvre petit Elias était si gentil, si intelligent ! Un des professeurs, Kjartan, tient des propos un peu extrémistes. Après vérifications, il aurait été un membre d'un groupuscule, les Pères de l'Islande.
    "- J'avais dix-huit ans, c'était une erreur de jeunesse, vous devez pouvoir imaginer ça... Des gamins qui veulent jouer aux hommes.
    - Je connais bon nombre de gamins de dix-huit ans qui seraient incapables d'épeler "République de Weimar"."
    Les copains, les élèves... Elias était sympa. Mais c'était un métis et son frère est un asiatique, un "bol de riz". Il fait partie d'une bande et il vendrait de la drogue.
    Les voisins, un voisin... Une famille charmante. le petit était très mignon.
    Les pistes sont multiples, elles s'orientent vers un crime raciste, vers les milieux p*dophiles et vers une guerre des gangs. Erlendur, Sigurdur Oli et Elinborg sont écartelés, chacun mène sa croisade suivant leur tempérament, leur inspiration et les quelques indices glanés.
    Le vent est glacial, Erlendur est mélancolique, le temps passe et lui, passe à côté de la vie. Son ancienne supérieure et amie, Marion Briem, a été hospitalisée, son état est alarmant. Il reste encore près d'elle, petite femme desséchée, solitaire et agonisante, il lui lit des histoires et lui raconte son enquête, une dernière fois.
    Il repense encore et toujours à ce frère disparu, Bergur, à cette maison familiale dans l'est du pays, délabrée et "terrifiante". Un jour, il faudra qu'il y retourne... Sa fille Eva Lind et son fils Sindri le souhaitent, ils sont prêts à remuer la glace, la boue des marécages, à sonder le nid de la rivière, pour retrouver le fantôme de cet oncle et l'âme de leur père.
    Le ciel est bas, janvier soupire. le soir, il reçoit des appels téléphoniques d'une femme désespérée. Entre deux mots trop brefs, trop saccadés, étouffés de sanglots, elle cherche un réconfort. Qui est-elle ? Serait-ce cette disparue qui a fuit le domicile conjugal, un jour de désespoir ?
    Erlendur est épuisé, mais justice doit être faite. Un petit garçon attend.

    Cinquième enquête du commissaire Erlendur, ces lectures sont devenues des rencontres très attendues. Celle-ci fut comme les autres, très intéressante, même si elle fut moins trépidante. Dans ce tome, on retrouve beaucoup de personnes en souffrance, traversées par des doutes et des fêlures du passé. En conclusion, j'écrirai un extrait tiré du livre.
    Erlendur pose une question à la maman d'Elias après les obsèques...
    "- Vous n'avez pas versé de larmes, avait observé Erlendur.
    - J'ai assez pleuré, avait répondu Sunee. Je ne voudrais pas qu'il s'inquiète trop, sinon, ce sera bien plus difficile pour lui de rejoindre le ciel. Cela lui compliquera la tâche s'il doit nager à travers mes larmes."
    Monsieur Erlendur, nous vous laissons réfléchir sur cela !
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    • Livres 3.00/5
    Par nescio667, le 30 mai 2010

    nescio667
    Il y eut d'abord cet enfant, prénommé Elias, 12 ans à peine, et retrouvé poignardé par une soirée glaciale, dans la cour de l'immeuble où il résidait avec son frère et sa mère. Découvrant les origines thaïlandaises de la mère de la jeune victime, le commissaire Erlendur envisage immédiatement une dimension raciste à l'affaire. La société islandaise, très fermée, jalouse de son histoire et de ses racines, aurait-elle pu conduire l'un de ses membres à assassiner un innocent écolier ? Flanqué de ses deux collègues habituels –Sigurdur Oli et Elinborg- Erlendur va tenter de cerner la personnalité d'Elias en interrogeant ses professeurs, ses camarades de classe et…sa famille. Si le milieu scolaire ne leur pose pas particulièrement de problème, les enquêteurs auront plus de difficulté avec la famille du garçon : son frère aîné, Niran, n'a pas réapparu depuis la découverte du cadavre. Alors qu'il tente désespérément de trouver un début de piste auquel se raccrocher, Erlendur ne peut s'empêcher de penser à une autre affaire, non-résolue elle aussi. Avant que ne survienne ce crime incompréhensible, il tentait d'élucider la disparition d'une femme, mariée et mère de plusieurs enfants. Toujours hanté par la disparition de son frère, survenue dans leur prime jeunesse, Erlendur ne peut que se sentir concerné par chaque cas de disparition qu'il lui faut traiter dans le cadre de son métier –et Dieu sait s'ils sont nombreux en Islande : ‘Sa théorie était que les Islandais ne s'inquiétaient que peu des disparitions, considérant la plupart du temps qu'elles s'expliquaient de façon ‘normale' dans un pays où le taux de suicide était plutôt élevé….Il avait pour thèse qu'à la faveur de l'indifférence des Islandais face au phénomène, c'était un jeu d'enfant de commettre un crime.' Et si cette femme n'avait pas ‘disparu' en se jetant –comme beaucoup d'islandais l'avaient fait avant elle- du haut d'une falaise, mais avait plutôt été assassinée par son nouveau mari, dont elle soupçonnait l'infidélité ?
    Bien qu'elles ne tournent toujours qu'autour d'un nombre limité de personnages principaux, les enquêtes du commissaire Erlendur brassent à chaque nouvel épisode un large éventail de thématiques. Au-delà de l'intrigue, passionnante et ponctuée de multiples rebondissements, Arnaldur Indridason a toujours le chic pour nous plonger au cœur de problématiques qu'il présente comme typiquement islandaises, mais dans lesquelles chaque occidental un rien éveillé reconnaîtra des thèmes récurrents de ses propres journaux télévisés. Si le dénouement de cette enquête s'avèrera inattendu, il n'en restera néanmoins pas logique vu les différentes pistes suivies par les enquêteurs. Avant d'en arriver à la conclusion, ils auront ainsi envisagé –parfois avec la certitude de se trouver sur la bonne voie- que le racisme, la pédophilie, le crime familial passionnel ou le fratricide puissent apporter la clé de l'énigme. A chaque nouvelle approche, Erlendur, sous sa carapace de râleur misanthrope, va silencieusement se mortifier de ne pas arriver à boucler le responsable de ce crime. Crime qu'il ne comprend décidemment pas. Sans doute n'aura-t-il jamais été aussi pressé de résoudre une enquête. Sans doute jamais ne s'est-il senti aussi désolé pour la victime, ni même responsable –en tant qu'Islandais de souche- de sa mort injuste. Et, bien qu'il ne se livre que très peu, ses proches –ses enfants, sa nouvelle compagne et ses deux collègues- ne manqueront pas de ressentir les ‘effets collatéraux' du mal-être intérieur de leur parent, amant et collègue.
    Plus sèche et directe que les précédentes enquêtes d'Erlendur, (l'auteur prend à peine le temps de présenter ses 3 policiers) ‘Hiver arctique' n'a que l'apparence d'une histoire glaciale et glaçante. En vérité, sa conclusion vous marquera au fer rouge et –si besoin était- vous jettera en pleine figure l'un des principaux maux de nos sociétés occidentales.
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    • Livres 4.00/5
    Par bibliomanu, le 24 janvier 2009

    bibliomanu
    Ça n'aura échappé à personne, le polar nordique a le vent en poupe. Mais si l'effet Millénium est passé par là, il n'en demeure pas moins que d'autres auteurs avaient (heureusement) déjà ouvert la voie, et favorisé ainsi la rencontre avec des pays et des cultures souvent méconnues. On pense bien sûr à Henning Mankell, Gunnar Staalesen, Jo Nesbo pour ne citer qu'eux. Sans oublier bien sûr Arnaldur Indridasson qui s'était fait connaître du grand public avec La cité des jarres, et qui signe avec Hiver arctique, un superbe dernier ouvrage.
    L'Islande. L'hiver, le froid. Un petit garçon assassiné à son retour de l'école, non loin de son appartement. Qui a bien pu poignarder ainsi un enfant que tout le monde s'accordait à dire qu'il était adorable ? Se pourrait-il qu'il s'agisse d'un crime raciste, le petit étant issu d'un père islandais et d'une mère thaïlandaise, divorcés depuis peu ? Son grand frère, dont on n'a aucune nouvelle depuis le meurtre, aurait-il un rôle à jouer dans cette tragédie? N'a t-il pas toujours eu du mal à se familiariser avec ce pays où sa mère l'a fait venir ? A moins qu'il ne soit lui-même en danger... Ce sont là toutes les questions auxquelles vont être confrontés le commissaire Erlendur et son équipe.
    L'islande. L'hiver, le froid. Un petit garçon assassiné. Une affaire de femme disparue qui obnubile le détective. le décor est campé, vous saute à la figure dès les premières pages. Et rien, absolument rien ne semble venir contribuer à éclairer la noirceur qui habite cet ouvrage. L'impact n'en est que plus fort. Comme le souligne à juste titre la quatrième de couverture, il s'agit là d'un roman réellement impressionnant. Pas forcément dans le sens où on serait enclin à le croire dans un premier temps: pas d'effets de manche, encore moins de rebondissements survoltés ou de retournements de situation à faire pâlir. Tout est en fait dans la musicalité, dans la portée de ce qui est véhiculé dans l'ensemble de ce roman et qui prend toute sa force dans une montée en puissance servie par la triste réalité qu'il dépeint.
    Un impact fort, donc, qui fait tourner la tête pour la simple raison qu'il touche à une corde sensible, dénuée de tout pathos. La cause n'était pourtant pas acquise dès le départ. Non pas que le fait d'avoir fait la connaissance du commissaire Erlendur avec cette enquête m'ait gêné outre mesure. En fait, dans les premiers moments de lecture la difficulté a été de s'immerger dans la complexité de ce petit pays dont je ne connaissais absolument rien, et de me familiariser avec ses particularités géographiques ainsi que de ses codes.
    Erlendur ne m'a pas non plus semblé franchement original. Je n'ai d'abord vu en lui qu'un archétype de l'inspecteur désabusé, divorcé, vivant seul et entretenant des relations plus ou moins conflictuelles avec ses enfants. le point de vue a pourtant changé, à mesure que la montée en puissance évoquée plus tôt et la complexité du roman se sont faits jour.
    Car à travers les personnages, leurs histoires personnelles, et les relations qu'ils entretiennent les uns avec les autres, le manque de communication, de dialogue et de compréhension – certaines scènes sont surprenantes dans ce qu'elles révèlent de fermeture ou de repli sur soi – Arnaldur Indridason passe au crible le phénomène de l'immigration dans son pays et de toutes les formes de violence qu'il suscite. Il fait état de ces discours simplistes et réducteurs à la peau si dure que l'on entend que trop et qui, sous couvert d'une idée de perte d'identité nationale, ne trahissent en fin de compte que la peur et la méconnaissance de l'autre.
    Impressionnant, oui, vraiment.

    Lien : http://bibliomanu.blogspot.com
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    • Livres 3.00/5
    Par Eric75019, le 27 avril 2011

    Eric75019
    Nous retrouvons le commissaire Erlendur, son équipe et sa famille proche dans la suite de leurs aventures islandaises. Ici, point de squelette mystérieux non identifié surgissant brutalement du passé (comme dans La femme en vert ou L'homme du lac), cette nouvelle histoire est ancrée dans l'époque actuelle, et la victime est récente et très vite identifiée : un petit garçon de 12 ans d'origine asiatique, revenant de l'école, vient d'être poignardé au pied de son immeuble. Très vite, Erlendur et ses collègues recherchent des témoins éventuels, interrogent la famille, les voisins, les professeurs et les élèves. Toutes les pistes sont explorées, vengeance, pédophilie, racisme… sans qu'aucune ne soit privilégiée. Personne n'a rien vu, l'enquête piétine, les interrogatoires s'enchaînent… et le mystère reste entier. Une deuxième affaire, liée à une disparition, vient étoffer l'action et brouiller quelques pistes... le déroulement du récit est linéaire, logique, sans effet de manche. le désarroi de la famille est vu à distance, comme si la présence de l'interprète faisait écran.
    Le roman aborde comme il se doit certains sujets de société : l'immigration, le racisme ordinaire, l'illusion du couple et la mort solitaire… mais nous sommes plus dans la banalisation que dans le sensationnalisme, malgré l'atrocité du sujet (l'assassinat d'un enfant). Après plusieurs romans, finit-on par s'habituer à la noirceur du style d'Indridason ?
    De façon répétée, Erlendur n'en finit pas de culpabiliser pour la disparition de son jeune frère, pour l'éducation négligée de sa fille Eva Lind, pour la fin solitaire de Marion, son ancienne patronne qui lui fournit une dernière piste avant de rendre l'âme. La conclusion de l'enquête, pour inattendue qu'elle soit, n'apporte pas véritablement de réelles surprises ou un éclairage nouveau sur les faits précédents.
    Tout cela ne suffit donc pas à hisser Hiver arctique au rang des meilleurs romans d'Arnaldur Indridason. Cependant, ce polar crépusculaire et mélancolique explore une fois de plus la part sombre de l'âme humaine, dans un contexte renouvelé. Il tient donc honnêtement ses promesses de polar nordique : bien noir et bien glacé.
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    • Livres 3.00/5
    Par sandrine57, le 17 janvier 2012

    sandrine57
    Dans le froid glacial de l'hiver islandais, on découvre le cadavre d'un jeune garçon au pied de l'immeuble où il vivait avec sa mère et son demi-frère. Erlendur et son équipe, chargés de l'enquête, commencent leurs investigations en interrogeant la famille, les amis, les professeurs de l'enfant. Comme le petit Elias était d'origine thaïlandaise, les soupçons se portent très vite sur un crime raciste. Mais aucune piste n'est à négliger, racket, pédophilie, et l'enquête promet d'être longue. D'autant qu'Erlendur est perturbé par des coups de fil anonymes qu'il soupçonne provenir d'une femme portée disparue et par la lente agonie de son amie Marion Biem qui se meurt, seule, à l'hôpital.
    Contrairement à son habitude, c'est dans le présent qu'INDRIDASON a choisi d'ancrer la nouvelle enquête d'Erlendur, un présent bien sombre dans une société islandaise qui, habituée à vivre en quasi-autarcie, connait des vagues d'immigrations et le racisme qui en découle. La société se doit d'évoluer et d'intégrer ces nouveaux arrivants. Pour Erlendur, c'est la découverte d'une solitude, d'un isolement, d'une souffrance. Mais les étrangers ne sont pas les euls touchés, chacun doit faire face à sa propre solitude et à l'indifférence générale. On vit seul, on meurt seul. Erlendur le sait bien, lui qui vit seul, avec le fantôme de son frère disparu, avec sa culpabilité d'avoir abandonné ses enfants.
    Certes cette immersion dans la société islandaise actuelle est plutôt intéressante mais il faut bien avouer que cet opus n'est pas le meilleur d'INDRIDASON. L'enquête piétine et traîne en longueur. Les fans, dont je suis, le liront par attachement pour Erlendur et par fidélité. Les autres pourront s'en passer et lui préférer les tomes précédents qui sont bien supérieurs.
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Citations et extraits

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  • Par Syl, le 22 mai 2012

    "- Vous n'avez pas versé de larmes, avait observé Erlendur.
    - J'ai assez pleuré, avait répondu Sunee. Je ne voudrais pas qu'il s'inquiète trop, sinon, ce sera bien plus difficile pour lui de rejoindre le ciel. Cela lui compliquera la tâche s'il doit nager à travers mes larmes."
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  • Par Aproposdelivres, le 03 avril 2010

    On parvenait à deviner son âge, mais il était plus difficile de se prononcer avec précision sur l'endroit du monde dont il était originaire.

    Ils lui donnaient environ dix ans. Vêtu d'une doudoune déboutonnée grise à capuche et d'un pantalon couleur camouflage, une sorte de treillis militaire, l'enfant avait encore son cartable sur le dos. Il avait perdu l'une de ses bottes. Les policiers remarquèrent à l'extrémité de sa chaussette un trou duquel dépassait un orteil. Le petit garçon ne portait ni moufles ni bonnet. Le froid avait déjà collé ses cheveux noirs au verglas. Il était allongé sur le ventre, une joue tournée vers les policiers qui regardaient ses yeux éteints fixer la surface glacée de la terre. Le sang qui avait coulé sous son corps avait déjà commencé à geler.

    Elinborg s'agenouilla près de lui.

    - Mon Dieu, soupira-t-elle, que se passe-t-il donc ?

    Elle tendit le bras, comme pour poser sa main sur le corps sans vie. L'enfant semblait s'être couché pour se reposer. Elinborg avait du mal à se maîtriser. Comme si elle refusait de croire ce qu'elle voyait.

    - Ne le touche pas, demanda Erlendur d'un ton calme, debout à côté du corps avec Sigurdur Oli.

    - Il a dû avoir froid, marmonna Elinborg en ramenant son bras.

    La scène se passait au milieu du mois de janvier. L'hiver était resté clément jusqu'à la nouvelle année, puis le temps s'était considérablement refroidi. Une coque de glace enserrait la terre, le vent du nord sifflait et fredonnait contre l'immeuble. De grandes nappes de neige recouvraient le sol. La poudreuse s'accumulait par endroit en formant de petits monticules dont les flocons les plus fins s'envolaient en volutes. Le vent leur mordait le visage, les pénétrant jusqu'aux os en travers leurs vêtements. Saisi d'un frisson, Erlendur enfonça profondément ses mains dans les poches de son épais manteau. Le ciel était chargé de nuages. Il était à peine quatre heures. La nuit avait déjà commencé à tomber.

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  • Par Geraldine2005, le 21 mars 2011

    Il désirait avoir l'âme en paix. Il désirait voir les étoiles cachées par les nuages afin d'y trouver la tranquillité, l'assurance qu'il existait quelque chose de plus vaste et de plus important que sa propre conscience, l'assurance de pouvoir se perdre, ne serait-ce qu'un instant, dans les immensités de l'espace et du temps.
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  • Par Persepolis, le 19 février 2011

    - Vous n'avez pas versé de larmes, avait observé Erlendur.
    Gudny, l'interprète, était également là.
    - J'ai assez pleuré, avait répondu Sunee.
    Gudny avait regardé intensément Erlendur en traduisant les paroles de Sunee.
    - Je ne voudrais pas qu'il s'inquiète trop, avait expliqué Sunee. Sinon, ce sera bien plus difficile pour lui de rejoindre le ciel. Cela lui compliquera la tâche s'il doit nager à travers mes larmes.
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  • Par Eric75019, le 09 mai 2011

    J'étais en train de partir quand il a fini par arriver. Je lui avais crié de se presser un peu. Niran avait terminé son petit-déjeuner et il l'attendait. En général, ils allaient ensemble à l'école. Niran a perdu patience, il est parti et moi, je devais m'en aller aussi.
    Sunee se força à continuer.
    - Je n'ai même pas pu lui dire au revoir convenablement. Ce sont les dernières paroles qu'il m'a dites.
    - Lesquelles ? s'enquit Erlendur en fixant l'interprète du regard.
    Sunee prononça sa phrase d'une voix si faible que l'interprète dut se pencher vers elle. Quand Gudny se redressa, elle traduisit en islandais les dernières paroles qu'Elias avait dites à sa mère avant de la voir partir à toute vitesse à son travail.
    - J'aurais voulu ne jamais me réveiller.
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    Arnaldur Indridason

    Un soir glacial de janvier, un petit garçon asiatique de 12 ans qui rentrait de son école est assassiné au pied d’un immeuble de la banlieue de Reykjavik.

    •   La Cité des jarres (2005)
    •   La Femme en vert (2006)
    •   La Voix (2007)
    •   L'Homme du Lac (2008)
    •   Hiver arctique (2009)
    •   Hypothermie (2010)
    •   La Rivière Noire (2011)
    •   Betty (2011)

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    Thème : Arnaldur Indridason

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