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ISBN : 2266226258
Éditeur : Pocket (2013)


Note moyenne : 3.8/5 (sur 246 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Il était juste parti poster une lettre.

Mais c’est mille kilomètres qu’il va parcourir à pied.

Un roman inoubliable qui a conquis le monde entier.

« Je suis en chemin. attends-moi. Je vais te sauver, tu verras. Je vais marche... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par carre, le 01 octobre 2012

    carre
    Je ne sais pas pour vous, mais moi ce week-end j'ai fait une longue marche, plus de mille kilomètres. Vous ne me croyez-pas !!! Demandez à Harold Fry, j'étais avec lui.
    Ce brave Harold, qui à la suite d'une lettre reçue d'une ancienne collègue et amie lui annonçant qu'elle est condamnée, décide de traverser l'Angleterre pour l'accompagner dans son dernier voyage. Au grand dam de Maureen son épouse, femme aigrie mais surtout terriblement malheureuse. Une marche pour une rédemption.
    Rachel Joyce réussit un magnifique roman, à travers l'histoire d'un couple écrasé par un passé tragique, handicapé des mots, celle d'un homme insipide et discret, enfermé par l'image qu'il renvoie aux autres. Un baroud d'honneur pour montrer qui il est vraiment.
    Au hasard, des rencontres, l'incroyable chaine d'amitié permettra t'il à Harold de croire en son improbable quête ?
    Un roman qui va droit au cœur, avec des personnages ordinaires au combien touchant et humain. Harold bien sur, mais aussi Maureen, Rex, Kate, Wilf, le Chien etc…
    Préparez vos chaussures de randonnée, les aventures d'Harold méritent de mettre vos pas dans les siens.
    Un grand merci à Babelio et bien sur aux Editions XO pour cette émouvante ballade anglaise.
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    • Livres 5.00/5
    Par latina, le 02 octobre 2012

    latina
    Chère Rachel Joyce,
    Je ne sais pas comment vous vous y êtes prise pour me transporter ainsi avec votre premier roman… En tout cas, cette lettre qui allait changer le destin d'Harold Fry m'a bouleversée de fond en comble. Elle va rester gravée à jamais dans mon cœur et mes tripes.
    Les pèlerinages d'Harold et de sa femme Maureen s'entrecroisent continuellement pour former un tissu cousu de fils d'or, fils d'amour, de compassion, de regrets et de rédemption.
    En effet, Harold effectue près de mille kilomètres à pied, mais il fait aussi un pèlerinage dans son passé, jusqu'à son enfance et son adolescence où il a été maltraité, mal aimé par des parents indignes. Et cette blessure m'a profondément touchée. Il part donc dans la vie avec un handicap : ne pas pouvoir exprimer ce qu'il ressent. J'ai pris en pitié cet homme sensible mais pudique à l'extrême, qui n'arrive pas à dire son amour pour son fils, qui n'arrive pas à communiquer son chagrin à son épouse.
    Sa collègue, Queenie, va le sauver, de toutes les façons possibles. C'est elle le catalyseur. En lui envoyant une lettre lui disant qu'elle va mourir, elle va lui permettre de se dépasser, de croire en sa volonté, en lui-même ! Et cela ne se fera pas sans mal, car c'est un homme rempli de compassion, c'est-à-dire qu'il « souffre avec »…Donc toutes les rencontres qu'il va faire le toucheront à l'extrême. J'ai ressenti une totale sympathie pour lui.
    Et sa femme, mon Dieu, sa femme ! Quel chemin intérieur va-t-elle parcourir, elle aussi ! de la rancœur à la fusion des cœurs, elle a été rongée par la culpabilité. Mais elle a été aidée par son excellent voisin, Rex, qui a perdu sa femme six mois auparavant. Faut-il donc souffrir pour être meilleur ?
    Et ces scènes finales qui regorgent de toute l'émotion du monde…Quelle explosion de non-dits qui vont se dire !
    Rachel Joyce, pour cette sensibilité à fleur de peau tout en retenue, pour ce profond amour de l'être humain, pour cette foi en la vie, pour cette fusion avec la nature, aussi, je vous remercie. Vous m'avez entièrement, totalement et pour toujours conquise.
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    • Livres 3.00/5
    Par LiliGalipette, le 30 septembre 2012

    LiliGalipette
    Un matin, Harold Fry reçoit une lettre de Queenie Hennessy. Elle lui apprend qu'elle est atteinte d'un cancer incurable et le remercie pour son amitié. Harold n'a pas eu de nouvelles de Queenie depuis des années. Sur un coup de tête, il décide de lui rendre une visite. À pied. Mais Queenie est hospitalisée à plus de 800 km. « Harold pensait à ce qu'il avait écrit à Queenie. Il n'avait pas trouvé les mots justes et il avait honte. » (p. 19) le vieil homme espère trouver les mots en marchant. Surtout, il espère que son voyage sauvera sa vieille amie. « Je vais marcher et elle va vivre. Je vais la sauver. » (p. 34) Comme les vœux des enfants, cette promesse emplit le périple d'Harold à travers l'Angleterre.
    Restée seule, son épouse Maureen s'inquiète du départ spontané d'Harold. Même si leur couple est fragile et sans épaisseur depuis des années, la présence d'Harold était une évidence. Maureen s'adresse alors à leur fils, David, qui semble soutenir le projet de son père. Tout au long de sa marche interrogative, ce dernier revient sur lui-même et son passé. À mesure qu'il avance, il se souvient et il regrette. « Pendant que je marchais, dit-il, je me suis souvenu de tellement de choses ! Des choses que j'ignorais avoir oubliées. » (p. 352) Harold Fry se sent coupable de bien des choses, notamment d'avoir abandonné Queenie, David et Maureen. La fatigue et les douleurs de la marche sont des mortifications qu'il accepte et qu'il intègre à son curieux pèlerinage à travers le pays.
    Harold fait de nombreuses rencontres qui donnent du sens à son voyage. « Il comprenait que dans sa marche pour racheter les fautes qu'il avait commisses, il y avait un autre voyage pour accepter les bizarreries d'autrui. » (p. 108) Son entreprise obstinée devient un fait divers qui le précède dans les villes qu'il projette d'atteindre. Ah, il semble bien loin le vieux retraité discret. « Il avait toujours été trop anglais ; autrement dit, il se trouvait ordinaire. Manquant de relief. » (p. 161) Harold Fry est-il un vieux toqué ? Probablement, mais il est ouvert à la sagesse et il comprend que, bien souvent, on ne peut que se sauver soi-même.
    Le titre original du roman est The Unlikely Pilgrimage of Harold Fry. Je le trouve bien plus parlant que le long titre français. Il est surtout plus facile à garder en mémoire. Ce fut une lecture plaisante, divertissante, mais sans grand enthousiasme. le mystère qui entoure David est assez limpide et la révélation finale est assez maladroite. Harold Fry est un personnage attachant, mais je me suis rapidement lassée de ses ressassements mornes. le roman m'a rappelé le film de David Lynch, Une histoire vraie. Et j'ai une nette préférence pour le film. Voici une lecture dont je ne garderai pas grand-chose, si ce n'est une envie certaine de découvrir l'Angleterre.
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    • Livres 5.00/5
    Par Kittiwake, le 30 septembre 2012

    Kittiwake
    Quand Harold est sorti de chez lui pour poster un message réconfortant à une ex-collègue qui venait de lui apprendre qu'elle vivait ses derniers jours, il ne savait pas que les chaussures de bateau qu'il avait aux pieds l'accompagneraient vaille que vaille du sud au nord de l'Angleterre. Même un chemin de mille lieues commence par un pas, dit un proverbe chinois. Et parfois chercher une boîte aux lettres peut conduire à acheminer soi-même la missive jusqu'à destination.
    Mais la route est impitoyable. D'abord le corps se rebelle, et l'on souffre avec le marcheur, écorché, meurtri, courbatu, rapidement épuisé. Et ces blessures font surgir les maux de l'âme, ressuscitent des plaies enfouies au plus profond de son être, et ramènent à la surface les lâchetés ordinaires, les trahisons banales, et les secrets dont l'oubli volontaire gangrène à tout jamais l'existence. Les fantômes du passé rôdent au détour de chaque virage.
    Mais c'est aussi la solidarité, l'aide désintéressée, le secours gratuit. Trop, quelquefois, alors que le dénuement est nécessaire. Et quand les réseaux sociaux relayes par les média s'en mêlent, le dérapage menace. C'est un chemin personnel qui doit s'accomplir. Et comme l'affirme un précepte repris par de nombreux auteurs, "le but du chemin c'est le chemin" et personne ne peut le parcourir à votre place. Ce ne sont pas les pèlerins à la coquille qui me contrediront.
    Mais le chemin a d'autres vertus : les effets secondaires sont contagieux...
    C'est un magnifique parcours rédemptoire que nous propose Rachel Joyce, et je l'ai parcouru avec le désir d'arriver au but de ce chemin tout en regrettant de ne pourvoir le poursuivre indéfiniment. Très anglais en apparence, le récit est universel . Et profondément bouleversant.
    Je remercie vivement Babelio et les éditions XO pour ce partenariat particulièrement apprécié
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    • Livres 5.00/5
    Par leluez, le 26 novembre 2012

    leluez
    Harold, un retraité anglais, part soudainement pour un "road trip" qui va prendre peu à peu l'aspect d'un véritable pèlerinage. D'une période ou il marche seul, accompagné des soucis physiques de quelqu'un qui n'en a pas l'habitude et ou il va de rencontres en rencontres, il passe au statut de symbole qui rassemble les foules pour revenir à sa solitude et à la difficulté d'aller au bout de sa quête. Pas question d'en dire plus car l'histoire est superbement construite pour nous emmener de surprise en surprise dans l'explication de ce qui a amené Harold à se lancer dans cette aventure, jusqu'à la révélation finale qui surprend même le lecteur attentif.
    Une écriture légère, une histoire superbement bien menée, sourire, émotion, suspens, tous les ingrédients d'un excellent roman qui a l'inconvénient d'être difficile à lâcher et risque de vous faire veiller tard.


    Lien : http://allectures.blogspot.fr/2012/11/la-lettre-qui-allait-changer-l..
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Citations et extraits

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  • Par latina, le 27 septembre 2012

    Harold songea à tout ce qu'il avait laissé passer au cours de son existence. Des sourires. Des coups à boire. Les gens qu'il avait croisés mille fois sur le parking de la brasserie ou dans la rue, sans même lever la tête. Les voisins qui avaient déménagé et dont il n'avait pas gardé la nouvelle adresse. Pire : son fils qui ne lui parlait pas et son épouse qu'il avait trahie. Il se souvint de son père dans la maison de retraite et de la valise de sa mère près de la porte. Et maintenant, il y avait cette femme qui, vingt ans plus tôt, lui avait prouvé qu'elle était son amie.
    Fallait-il toujours qu'il en soit ainsi? Que, juste au moment où il voulait faire quelque chose, ce soit trop tard?
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  • Par latina, le 29 septembre 2012

    Il avait intériorisé un rythme lent que la fureur de la grande ville menaçait maintenant de bouleverser. Il s'était senti à l'aise à l'air libre, dans la sécurité de la campagne, où chaque élément était à sa place.Il avait pris conscience d'appartenir à quelque chose d'immense, qui dépassait sa simple existence.
    En ville, on n'avait aucun recul. N'importe quoi pouvait arriver et il n'était pas prêt. (...)
    Il perdit un jour entier à déambuler. Chaque fois qu'il décidait de partir, il apercevait quelque chose qui le détournait de son but et une heure encore s'écoulait. Il réfléchissait à des achats dont il ne pensait pas auparavant avoir besoin. Ce qui lui avait paru si clair lorsqu'il marchait seul, un pied devant l'autre, disparaissait dans cette abondance de choix, de rues, de vitrines et de magasins. Il lui tardait de retourner en pleine nature.
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  • Par latina, le 01 octobre 2012

    - Je sais combien Elizabeth vous manque.
    - Elle me manque en permanence. Ma tête sait bien qu’elle est décédée, mais je continue à la chercher. La seule différence, c’est que je me suis habitué à la souffrance. C’est comme de découvrir un énorme trou dans le sol. Au début, on oublie qu’il est là et on tombe tout le temps dedans. Et puis, au bout d’un moment, il n’a pas disparu, mais on apprend à le contourner.
    (…)
    - Quand le médecin nous a dit qu’elle était perdue, je lui ai tenu la main et j’ai lâché prise. On a lâché prise tous les deux. Je sais que cela n’aurait rien changé au bout du compte, mais je regrette de ne pas lui avoir montré à quel point j’avais envie de la garder. J’aurais dû me mettre en fureur.

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  • Par latina, le 30 septembre 2012

    Il y avait des moments où elle se sentait très seule. Par exemple, elle était en train de se faire du thé et, soudain, l’aspect solitaire de sa tasse lui donnait envie de hurler. Dans ces moments-là, elle retournait dans sa chambre, tirait les rideaux, se glissait sous la couette et se mettait à gémir. Il lui aurait été plus facile de cesser de se lever. De se laver. De manger. C’était un effort permanent d’être seule.
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  • Par latina, le 29 septembre 2012

    - On pourrait croire que marcher, c'est simple comme bonjour, dit-elle enfin. Qu'il suffit de mettre un pied devant l'autre. Mais je suis toujours étonnée de voir à quel point les choses censées être instinctives sont en fait difficiles.
    Manger. Pour certaines personnes, c'est un problème. Parler, également. Et même aimer. Tout ça peut être difficile.
    - Dormir, dit-il.
    - Les enfants.
    - Pardon?
    - Ca aussi.
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Rachel Joyce, "La lettre qui allait changer le destin d'Harold Fry", Pocket - Il aura suffi d'une lettre - la lettre d'adieu d'une amie qui se meurt - pour...








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