> Anne Wicke (Traducteur)

ISBN : 2020585367
Éditeur : Editions du Seuil (2003)


Note moyenne : 3.21/5 (sur 33 notes) Ajouter à mes livres
Diana vient d'atteindre la quarantaine.
Elle a apparemment tout pour être heureuse : un mari professeur de philosophie, une jolie petite fille et une belle maison. Elle est cette mère de famille américaine typique qui accompagne les sorties scolaires de sa fille,... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Lune, le 25 juin 2009

    Lune
    Livre qui, d'après la lecture d'autres critiques, ne laisse pas indifférent, passionne ou agace. Je l'ai apprécié, prise immédiatement par l'atmosphère dans laquelle évolue Diana. Une réalité quotidienne banale, trop sucrée, entre une fille de huit ans, un mari professeur plus que séduisant. Tout au long de ces journées édulcorées, il y a cependant une nature présente qui, elle, évolue. Les jeux de lumière évoqués, l'obscurité, la chaleur , la pluie, etc... soutiennent, immuables, inéluctables, une vie qui avance. Femme de quarante ans qui se remet en question, flash-back de l'adolescente qu'elle fut et du drame qu'elle vécut... Oui mais, certains détails troublent, sommes-nous vraiment dans la réalité ou sommes-nous dans une vie rêvée? L'épilogue est déroutant. Rejoint-il, comme je l'ai ressenti, ce prologue qui donne la chair de poule? "La Vie devant ses yeux" est-elle cette vie que Diana, culpabilisée, mourante, s'imagine ou l'a-t-elle vécue? Serions-nous dans le fantastique?
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
  • Par InColdBlog, le 04 septembre 2010

    InColdBlog
    Diana vit dans un rêve.
    Celui que font toutes les gentilles petites filles des classes moyennes américaines.
    A quarante ans, la blonde Diana a gardé son physique avantageux d'adolescente. Heureuse en ménage, elle est mariée à un sexy professeur de philo, avec qui elle a eu une adorable petite fille. Elle vit dans une banlieue résidentielle où elle bichonne sa jolie maison et roule en monospace. Femme au foyer irréprochable, elle trouve même le temps d'enseigner le dessin à mi-temps.
    Il n'y a pas longtemps encore, elle avait même un chat, c'est dire si le bonheur est parfait.

    Mais ce présent, trop heureux pour être honnête, et le passé, où plane la mort, vont s'entrechoquer dans des flashes de plus en plus fréquents, et mettre à mal l'équilibre psychique de Diana.
    Car l'image lisse de l'épouse parfaite cache celle d'une adolescente traumatisée par le carnage perpétré un beau matin dans son lycée par un garçon venu trucider tout ce qui bougeait sur son passage. Quand le meurtrier déboule dans les toilettes des filles, où Diana se refait une beauté en compagnie de sa meilleure amie, il les menace de son arme, et les place face à un choix cornélien : "« Laquelle de vous deux va mourir ? »".
    Tandis que l'une va accéder au statut de quasi-sainte, l'autre n'aura pas trop d'une vie pour expier sa lâcheté.

    Le Choix de Diana. Cuné m'avait mis l'eau à la bouche avec son billet .
    C'est vrai qu'il y a de bonnes choses dans ce roman, notamment le flou très bien entretenu qui entoure les deux filles, et pourtant, je reste très mitigé. Ça commence sur les chapeaux de roues par un prologue super efficace à la Tarantino.
    Mais passées ces quelques pages, on se retrouve englué dans une ambiance Femmes au foyer désespérées sous Prozac. Ça n'en finit plus de dégouliner d'un bonheur poisseux. On n'en peut plus de cette guimauve. Quand est-ce qu'il se passe enfin quelque chose ?
    Puis, vers le milieu du roman, enfin, ça frémit. le cadavre n'était pas tout à fait mort. Pas trop tôt. L'étrange s'insinue peu à peu, pour s'emparer du quotidien, à la manière de Stephen King… mais un Stephen King convalescent.
    Soit, on s'interroge un peu au sujet de cette pauvre Diana (est-elle victime de visions, est-elle menacée par une force obscure ou tout cela n'est-il que le fruit de son imagination ?). Puis, rapidement, la chute arrive avec ses gros sabots.

    Selon moi, le roman pêche par son manque… de pêche justement. Il est très bien écrit cela dit, mais Laura Kasischke est trop en retenue. Elle semble s'être trop centrée sur le bouquet final (qui pour moi a fait l'effet d'un pétard mouillé) en négligeant de réveiller l'attention du lecteur par quelques bonnes fusées qui explosent au bon moment, au bon endroit.
    Bref, elle n'a pas réussi à me tenir en haleine, ni d'ailleurs à m'intéresser de plus près à cette Diana que j'ai regardé se débattre d'assez loin.
    Petit bonus : en faisant une recherche sur Internet, j'ai découvert qu'Uma Thurman va endosser le rôle de Diana dans le film tiré de ce roman, In Bloom, réalisé par Vadim Perlman. A suivre ?

    Lien : http://www.incoldblog.fr/?post/2006/11/06/Unfortunate-housewife
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    • Livres 4.00/5
    Par MarianneDesroziers, le 27 avril 2010

    MarianneDesroziers
    Encore un excellent roman de L.K. qui continue de creuser ses thèmes de prédilection : l'identité féminine, la mémoire, la culpabilité, le désir.
    Il y a toujours ce zeste de mystère à la limite du fantastique, comme un grain de sable dans une machine trop bien huilée qui bouleverse une vie trop bien rangée de mère de famille de 40 ans qui peut s'enorgueillir d'avoir la vie dont elle rêvait (mari prof de fac, petite fille adorable, belle maison, de l'argent et un reflet agréable dans le miroir). le récit alterne entre le présent et le passé (quand elle était une ado provocante et attirait les regards avec sa meilleure amie dans la petite ville où elle est finalement restée).Que reste-il de l'ado qu'elle était dans la femme qu'elle est devenue ? Que s'est-il passé le jour de la tuerie dans son collège ? Pourquoi est-elle vivante et son amie Maureen morte comme 23 autres lycéens ?
    Pitié: ne vous laissez pas décourager par la très mauvaise adaptation cinématographique (dont la photo orne la réédition en poche) qui réduit l'univers étrange, onirique et sensuel de cette grande romancière américaine à un décor froid et figé.
    Un petit dossier sur les livres de L.K. à l'adresse suivante :

    Lien : http://histoiresatroces.blog4ever.com/blog/lire-article-282192-15529..
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    • Livres 4.00/5
    Par claracambry, le 23 novembre 2011

    claracambry

    Diana McFee, la quarantaine est une de ces femmes qui a tout pour être heureuse. Une maison dans un quartier résidentiel, un mari universitaire et une petite fille Emma. Mais lorsque Diana n'était encore qu'une adolescente insouciante, elle a vu sa vie basculer. L'acte fou d'un lycéen qui avait sorti une arme et décidé de tuer soit elle soit sa meilleure amie.

    C'est grâce à Joëlle que j'ai lu ce livre et je la remercie ! Récemment elle a parlé du nouveau roman de Laura Kasischke et j'ai eu envie de renouer avec cette auteure (dont un des livres avait connu le sort de mon fameux jeté par dessus l'épaule). Elle a fait preuve d'une passion et d'un enthousiasme communicatifs ! Ce titre n'est pas un des plus récents mais quand je l'ai vu à la biblio, je l'ai pris. Les premières pages du livre commencent par une scène très forte mettant en scène deux adolescentes, une blonde et une brune. Un lycéen fou décide d'en tuer une. L'une veut épargner son amie tandis que l'autre préfère la vie et la vie. Diana était l'une de ses deux adolescentes. A quarante ans, elle se rend compte combien elle a pu changer et que ses illusions de jeunesse se sont évanouies. le passé revient. Insidieux et par bribes.
    la suite sur :
    http://fibromaman.blogspot.com/2011/11/laura-kasischke-la-vie-devant-ses-yeux.html

    Lien : http://fibromaman.blogspot.com/2011/11/laura-kasischke-la-vie-devant..
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    • Livres 4.00/5
    Par editionsdelabatjour, le 06 novembre 2010

    editionsdelabatjour
    Dossier sur cette écrivain dans la revue l'Ampoule des éditions de l'Abat-Jour :
    http://www.editionsdelabatjour.com/pages/laura-kasischke-l-inquietante-etrangete-du-quotidien-4005459.html
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Citations et extraits

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  • Par MarianneDesroziers, le 27 avril 2010

    En tournant au coin de la maison pour aller vers son mari, Diana remarqua que les pâquerettes qu'elle avait plantées des années plus tôt, sur le côté ensoleillé de la galerie, explosaient déjà en touffes de fleurs dans la chaleurs tiède, répandant une odeur de salade moisie et se disséminant comme…comme quoi ? Comme le cancer ? Elle s'arrêta pour les regarder. Qu'est-ce qui pourrait bien, se demanda-t-elle, lui faire ainsi soudain penser au cancer et lui faire trouver suffocante l'odeur terreuse de ces pâquerettes
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  • Par claracambry, le 23 novembre 2011

    D'une étape à une autre, jusqu' à la quarantaine, on avait l'impression qu'une vie se terminait et qu'une autre prenait sa place. La puberté, la maturation, l'accouplement, le mariage, la grossesse, le bébé... et puis, après, toutes ses étapes se fondaient en un tout sans variété. La routine.La quarantaine. Comme un fleuve dans lequel on ne cessait de plonger le pied, pour découvrir qu'il ne changeait jamais.

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