II était une fois un petit bonhomme, il avait quatre ans. II s'appelait Chancelade. On pourrait parler de quatre étapes sur le chemin de sa vie : quatre ans, douze ans et demi, l'événement de la mort de son père, vingt-deux ans et la ... > voir plus
Comment faire pour dire qu'on était heureux, à ce moment-là, sur cette partie de la terre, avec cette femme, avec soi-même, et avec tout le reste ? Ce n'était pas facile à dire, et pourtant il fallait le dire. (...)
Tout cela était là, présent, palpable. Cela méritait plus que des mots, cela méritait des cris vraiment, des hurlements à pleine gorge, debout sur le trottoir, face aux autres hommes. (...)
HAAAAAAAAAARRRRRRH ! (...)
Il y a toutes les choses qu'on ne peut pas dire avec les mots, parce qu'elles sont trop belles et trop claires, parce qu'elles sont évidentes, et qu'il semble qu'elles ont toujours été.
On regarde tout cela muettement, sans être heureux, alors qu'il faudrait à chaque seconde, descendre dans la rue et graver au couteau sur tous les troncs des platanes et barbouiller à la craie sur tous les murs, sur tous les trottoirs : LE 11 JUIN 1966 JE VIS
La grande librairie 10/11/2011 sur France 5 de François Busnel, Jean-Marie Gustave Le Clézio parle de son nouveau livre "Histoire du pied et autres fantaisies"