ISBN : 2841725545
Éditeur : L'Atalante (2011)


Note moyenne : 3.33/5 (sur 9 notes) Ajouter à mes livres

« Le ciel était embrasé. On avait bien donné des explications à la télévision, histoires de guerres, de catastrophes, d’ennemis, d’alliés. Des noms, d’autres, beaucoup de noms qui se croisaient sans... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 2.00/5
    Par DamienR, le 30 septembre 2011

    DamienR
    On ne connait pas la cause de cette fin du monde : du jour au lendemain, le soleil ne se couche plus. Les personnages ne s'interrogent jamais sur cet état de fait, et par conséquent sur leur propre avenir, à part immédiat. Tout se détruit très rapidement, les batiments, infrastructures mais aussi les rapports humains, la société.
    Ce qui caractérise vraiment cette fin du monde c'est le chacun pour soi. C'est le coeur du propos de Camille Leboulanger : dès les premières pages son personnage principal, certes attachant par ses faiblesses, est présenté sous les traits d'un égoïste forcené. Progressivement le cynisme s'y ajoute. Les personnages secondaires souvent plus humains sont de vraies marionnettes qui connaissent des fins plus violentes les unes que les autres.
    La fin du livre, justement, n'envisage pas d'espoir de reconstruction d'une société. Les derniers chapitres sont violents, voire vulgaires.
    Les fins du monde en science fiction, il y en a beaucoup et il est intéressant d'en comparer les points de vue. Dans les parutions récentes, on ne peut s'empêcher de penser à [url=http://www.agoradeslivres.com/book35549.php]Le Monde enfin[/url] de Jean-Pierre Andrevon (Fleuve noir, 2006) et bien sûr à [url=http://www.agoradeslivres.com/book34545.php]La route[/url] de Cormac MacCarthy. Proposer une nouvelle fin du monde après ces deux mastodontes, c'est un sacré pari pour un jeune auteur et sa maison d'édition ! L'écriture montre une certaine fraîcheur mais utilise des ficelles stylistiques un peu trop fréquemment et de manière trop "voyante". Ainsi le narrateur s'adressant directement au lecteur ou délivrant des informations du genre [i]moi je sais telle chose, mais le personnage concerné ne le sait pas, ou ne sait pas qu'il va lui arriver tel événement dans les pages qui suivent[/i]. Bref il est difficile de tenir la comparaison avec les autres titres récemment parus sur le sujet.
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    • Livres 3.00/5
    Par temps-de-livres, le 10 août 2011

    temps-de-livres
    Le jour emplit le ciel. Il n'y a plus de nuit. La température augmente, la population s'affole, se désorganise. Thomas était policier. Après l'évènement, il n'avait plus de raison particulière de rester en ville. Alors il est parti sur les routes. Etienne est policier, il a rencontré Sophie, l'a perdue et s'est perdu sur les routes.
    Camille Leboulanger signe un roman intriguant. Etrange serait plus exact. le ciel s'est embrasé, on ne sait pas pourquoi. Les gouvernements sont impuissants, la civilisation s'effondre. La population afflue dans la rue, la survie commence. le livre aborde les thèmes du post-apocalyptique nucléaire (survie, poussière, ciel qui s'embrase), tout en démontrant le contraire: pas d'hiver nucléaire, plutôt un été permanent. L'auteur, par la tournure des phrases nous fait douter : "Le ciel était embrasé. On avait bien donné des explications à la télévision... Ravage...". Références à Barjavel (le Ravage), à Malevil (le train qui passe en gare), La Route. Des références qui renforcent le doute : Evenement nucléaire ou manifestation qui fait dégringoler la civilisation? L'ambiance se rapproche du fantastique.
    Fantastique, car Etienne, le deuxième personnage important fait des rêves, délire, imagine des situations. Quant à Thomas, l'autre protagoniste, il suit la route :"Pour lui qui avait toujours voulu prendre des vacances à la campagne, l'occasion semblait trop belle" . Autant Etienne est dans l'imagination, il attend les situations, autant Thomas les accompagne. Comme une sorte de premier narrateur, il se fait le juge et le coupable de la civilisation. Celle-ci s'accroche à des objets, des gestes qui n'ont plus lieu d'être. Comme pour s'absoudre de ces penchants, Thomas (narrateur) utilise l'humour noir.
    Roman à l'ambiance étrange, le livre de Camille Leboulanger étonne jusqu'au bout. Parce que le lecteur ne sait pas où il va, il continue la lecture. Dénonciation de la civilisation? Raillerie du genre post-apocalyptique? Beaucoup de questions et peu de réponses, pour un livre qui reste envoutant pour le lecteur.


    Lien : http://temps-de-livres.over-blog.com/article-enfin-la-nuit-81150350...
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    • Livres 4.00/5
    Par Lve, le 28 octobre 2011

    Lve
    La nuit ne recouvre plus la Terre. Il fait jour continuellement, le ciel a une couleur orangé en permanence. C'est l'ambiance qui accompagne le lecteur tout le long de ce roman.
    Tout les personnages sont perdus, ils perdent tous leurs repères, et pour certain le passé est trouble.
    On suit Thomas un ex flic et Sophie une adolescente partir ensemble dans un périple qui les fera rencontrer divers personnages. Et ces rencontres se finiront plus ou moins bien.
    L'ambiance du roman est bonne, l'histoire est prenante mais je trouve que le récit manque de percussion, de frisson. Certaines scènes décrites sont glauques mais elles ne m'ont pas fait réagir. Aucune réaction, pas de dégoût, de peur... Et c'est dommage.
    On peut rapprocher ce livre à "La route" de McCarthy, mais niveau "je vous prend aux tripes", il en est bien loin. Mais cela reste une bonne lecteur.
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    • Livres 4.00/5
    Par BlackWolf, le 24 novembre 2011

    BlackWolf
    En Résumé : J'ai passé un bon moment avec ce lire qui se sert de cette catastrophe où la nuit ne tombe plus pour nous offrir une réflexion intéressante sur l'Homme et la société le tout porté par des personnages souvent perdus qui doivent faire face. le style de l'auteur est vraiment soigné et nous plonge dans une ambiance sombre et prenant. Alors tout n'est pas parfait l'apocalypse manque quand même d'explication, l'auteur par son côté détaché n'arrive pas à nous plonger dans l'angoisse et des fois il en fait un peu trop dans ses figures de style. Mais au final ça reste un bon premier roman.
    Retrouver ma chronique complète sur mon blog.

    Lien : http://blog-o-livre.over-blog.com/article-enfin-la-nuit-camille-lebo..
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    • Livres 3.00/5
    Par ollyve, le 03 mai 2012

    ollyve
    Je n'ai pas bien compris en quoi le fait que le soleil ne se couche plus provoque l'apocalypse et la panique dans les population. Les personnages sont intéressants mais il y a un peu trop de violence gratuite à mon goût.
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Critiques presse (1)


  • SciFiUniverse , le 28 mai 2012
    Camille Leboulanger entraîne avec grand talent dans son univers post-apocalyptique décadent et violent, où la lutte et l'entraide gardent quelques résurgences fragiles. On dévore d'une traite tant la trame captive ce roman d'environ deux cents pages surprenant, original et renforcé par une écriture riche et brillante. Une nuit sombrement envoûtante.
    Lire la critique sur le site : SciFiUniverse

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Citations et extraits

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  • Par finitysend, le 26 mai 2012

    À l'aube le monde entier retient son soufle ,et ne le retrouve qu'au crépuscule.Une fois que la nuit est retombée .Il fallait être sûr qu'elle allait retomber pour de bon.
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  • Par bib_aulnay, le 18 octobre 2011

    "Le corbeau m’a puni. Je lui ai gâché son repas. Il était en train de manger une balle dans la tête. Et une rafale dans le ventre en dessert. Je lui ai gâché son dessert. N’importe qui en uniforme peut-être son propre corbeau. N’importe qui porte sa propre mouette. En parlant de ça, où est ma mouette ? Je l’ai encore perdue ? Ou Maman m’a encore privé de mouette. C’est possible. À seize ans, j’ai cassé la gueule d’un type derrière les gradins d’un stade. Je ne me souviens plus pourquoi. Je lui ai pété le nez, puis ses potes sont arrivés et m’ont foutu par terre. C’est la plus grosse branlée que j’ai prise de toute ma vie. Même du tournoi de boxe de la caserne, je ne suis pas sorti aussi abîmé que ça.
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  • Par bib_aulnay, le 18 octobre 2011

    "À bien y repenser, Sophie n’était pas une vraie beauté. Rien de remarquable, en tout cas. Le nez un peu trop anguleux et le front un peu trop large. Elle tenait sa cigarette de la façon un peu maniérée des gens qui savent qu’ils feraient mieux de ne pas fumer mais fument quand même, pour l’image. Par habitude, aussi. Je me demandai vaguement sur le moment si l’on pouvait tomber amoureux d’une telle femme. Peut-être les yeux. Les yeux avaient quelque chose. Quelque chose d’autre que du mascara coulé tout autour, bien sûr. Quelque chose de plus profond."
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  • Par bib_aulnay, le 18 octobre 2011

    Le ciel était embrasé. On avait bien donné des explications à la télévision, histoires de guerres, de catastrophes, d’ennemis, d’alliés. Des noms, d’autres, beaucoup de noms qui se croisaient sans grande cohérence entre eux. Alors, du coup, les gens étaient dans la rue, le regard plongé dans le feu du ciel. Le grand embrasement. Ravage. La nuit était plus claire que le plein jour. Les lampadaires devenaient inutiles. Le ciel s’était allumé le 23 janvier, sur le coup de 22 h 30. Et si, sur le moment, personne ne comprenait vraiment ce qu’il se passait, il faudrait bien admettre, une semaine plus tard, que la nuit ne retomberait plus jamais
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  • Par bib_aulnay, le 18 octobre 2011

    4ème de couv. :" Dans ce roman envoûtant, à la fois road movie et expérience post-apocalyptique, la violence le dispute à l'humour noir."
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