AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2081233274
Éditeur : Flammarion (12/10/2011)

Note moyenne : 4.03/5 (sur 337 notes)
Résumé :
"Il vécut à Paris en l'an 1313 un homme qui allait du nom d'Andreas Saint-Loup, mais que d'aucuns appelaient l'Apothicaire, car il était le plus illustre et le plus mystérieux des préparateurs de potions, onguents, drogues et remèdes..."
Un matin de janvier, cet homme découvre dans sa boutique une pièce qu'il avait oubliée... Il comprend alors que jadis vivait ici une personne qui a soudainement disparu de toutes les mémoires.
L'Apothicaire, poursuivi... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses & Avis (92) Voir plus Ajouter une critique
Tatooa
01 mai 2014
  • 5/ 5
J'ai un énorme coup de coeur pour ce livre.
Passée la surprise des deux premières pages sur le style d'écriture, où je me suis dit "Ouille, après la facilité des "sept lames", ça va être compliqué", et bien non, en fait, c'est un style "néo-rétro", pourrait-on dire. Certes il y a des phrases longues un peu ampoulées (sisi, une phrase qui fait quasi une page, c'est très long !  :rire: ), mais finalement, les tournures de phrases sont plutôt modernes, les mots sonnent vieux français mais n'en sont pas vraiment. Nous avons un livre qui se situe en 1313 mais qui est écrit comme du Molière, on va dire. En bref, cela se lit plus facilement qu'on ne pourrait le craindre au départ ! La preuve, j'ai déjà fini le pavé !
Loevenbruck a sans doute fait des recherches approfondies pour ce bouquin, qui est une mine de renseignements sur L Histoire, la médecine, la philosophie et la religion sous Philippe le Bel ! Il pourrait également être classé en fantasy, ou en fantastique. Loin de se contenter d'être un "thriller historique", nous avons ici une quête de la plus belle facture ! L'histoire est intrigante. Découpée en courts chapitres, les pages se tournent sans même qu'on s'en rende compte, et je l'ai lu à coups de plus de 100 pages à chaque fois que je l'ouvrais.
Les personnages sont éminemment attachants, que ce soit ce vieil ours d'Andreas ou Robin et Aalis, les "jeunes".
J'ai été fascinée par la quête "mystique" d'Andreas l'Athée, le scientifique, qui m'a parlé d'un bout à l'autre. Ses relations avec son "père adoptif", l'Abbé Boucel, sont empreintes de souffrance et de secrets, et c'est vraiment très très bien écrit, bien décrit, plein de pudeur et d'une violence contenue, d'une affection douloureuse pour les deux.
De son côté Aalis est elle aussi éprise de liberté, et l'on souffre à ses côtés. Ces temps-là étaient durs, surtout pour une gamine seule...
Aux côtés d'Andreas, nous découvrons son doute permanent, sa foi en la science et les faits, mais aussi sa capacité à, finalement, accepter que certaines choses ne soient pas ce qu'elles paraissent, ou davantage qu'elles paraissent, et à remettre en question ses propres croyances. Ce bouquin est bourré de petites phrases très justes sur l'humain, sur la quête mystique, sur les doutes qu'on peut avoir sur la vie et la mort, les souffrances, sur "pourquoi est-on là?".
Pour finir, le langage des "fillettes" (les putes) est excellent, il y a pas mal d'humour malgré la violence, certaines expressions, dont je ne sais si elles ont été inventées par Loevenbruck ou si elles existaient, m'ont fait éclater de rire !
Bref, c'est une pure merveille que ce livre, mangez-en !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          473
BrunoA
22 septembre 2013
  • 4/ 5
Il vécut à Paris en l'an 1313 un homme sans famille qui allait du nom d'Andreas Saint-Loup, mais que d'aucuns appelaient l'apothicaire.
Ainsi commence ce récit où plusieurs histoires, d'abord parallèles, vont finir par se rejoindre en un unique parcours sur les traces d'un être disparu dont ne subsiste aucune trace.
On suit avec intérêt le parcours qui mènera Andréas, Robin et Salis jusqu'aux confins du Sinaï pour trouver des réponses à cette pièce vide et à ce tableau à demi effacé.
C'est rythmé, plein de rebondissements et particulièrement fluide, très agréable à lire, et Henri Loevenbruck a l'art de nous emmener loin.
De Paris au Moyen Orient en passant par Compostelle, poursuivis par deux mystérieux cavaliers noirs, on suit avec beaucoup de plaisir ces personnages.
A lire avec grand plaisir.
Commenter  J’apprécie          541
Didili
07 décembre 2016
  • 4/ 5
Je vais vous conter mes impressions de lecture. Cette lecture est un voyage (comme me le souhaitait l'auteur !), un voyage dans le temps et dans l'espace.
Dans le temps car l'histoire ce situe au 12ème siècle en période moyenâgeuse et même plus loin dans l'histoire.
Et dans l'espace car on traverse la France sur un des chemins de Saint Jacques de Compostelle mais également en Espagne bien sur mais aussi plus loin en Égypte ...
Ce voyage je l'ai fait au côté de l'apothicaire j'ai nommé : Andreas de Saint-Loup. Personnage haut en couleur érudit et passionné. Un homme qui place le savoir au coeur de tout, ce qui dénote à l'époque du Moyen-Âge où seules religion et noblesse s'accaparent le pouvoir.
Ce livre est un savant mélange d'ingrédients fameux, délicieux ! Un mille feuilles littéraire à la crème Loevenbruck, miam !
J'ai pensé à ma lecture à différents livres que j'ai aimé : Les piliers de la terre de Ken Follett, le nom de la Rose d'Umberto Ecco (adaptation vu et revu et rerevu en film), le Da Vinci Code de Dan Brown, mais aussi côté série aux Tudors.
On brasse, on broie, on délaye, Loevenbruck distille aussi dans son histoire des éléments historiques véridiques et de nombreuses citations latines ou Grecques (traduites ;-) ouf) pour mon plus grand plaisir.
Il nous concocte un livre comme un très bon Diacode dont notre cher apothicaire use et abuse lors de cette histoire.
J'ai adoré ce livre, moi qui voulais de l'aventure j'ai été servie !
On parle de conte philosophique sur la 4ème de couverture et vraiment je trouve que cela convient tout à fait à cette histoire.
L'apothicaire est accompagné de son jeune apprenti Robin et aussi d'Aalis, cette jeune femme rebelle. Ainsi ce sont des véritables quêtes personnelles qui sont menées dans ce livre.
Le mystère de ce livre dont on dit que sa lecture apporte l'ultime réponse va nous pousser avec les personnages à bien des voyages.
L'auteur est toujours là pour accompagner son lecteur, il nous interpelle, nous informe, sait savamment nous distiller des informations, nous les traduire aussi ! Il entretient avec nous un dialogue par delà les lignes.
Je suis enthousiaste et j'ai passé d'excellents moments à la lecture de L'Apothicaire !
J'ai appris, j'ai frémi, j'ai découvert, j'ai ri, j'ai pleuré, j'ai aimé, j'ai avancé ...
Merci Andreas Saint-Loup, merci Maître !
Et merci Monsieur Loevenbruck,
pour ce si Bon Voyage en livres
dans le temps et l'espace,
en quête de l'humanité
que vous m'avez offert !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          340
PLUMAGILE
28 octobre 2011
  • 5/ 5
Quand on attaque un pavé de 600 pages, il a intérêt à être super-bon, n'est-ce pas ? Eh bien celui ne l'est pas, non, il est EXCELLENT !!
Tout est réuni pour notre plaisir de lecteur :
-les trois personnages principaux super attachants, très bien campés, avec une vraie âme, que l'on suit dans leurs heurs et malheurs tout au long de leurs pérégrinations : de Paris à St Jacques de Compostelle, puis au Mont Sinaï et retour à Paris ; les secondaires sont intéressants aussi et apportent tous un plus à l'histoire;
-un style très plaisant, où le lecteur est souvent pris à parti, clins d'oeil stylistiques pour alléger le récit et que j'ai éminemment appréciés ;
-un contenu historique très dense qui a été fouillé et réutilisé pour nous faire revivre ce Moyen-Age, période rude s'il en est, mais si riche ; une époque tellement bien rendue qu'on y plonge complètement et qu'on est surpris de voir la lumière électrique plutôt que les chandelles, en relevant le nez…
-de belles réflexions sur la quête de l'Autre, sur la vie comme une route, sur la mélancolie… qui sont encore bien d'actualité ;
-un rythme haletant, des rebondissements permanents, qui nous font tourner les pages et oublier qu'il y a le repas à préparer ou qu'il faut aller au boulot…
Et je ne parle pas de l'intrigue, pour vous laisser découvrir les arcanes où nous balade l'auteur…
Bref, courez l'acheter ou demandez-le à Papa Noël, mais ne restez pas sans savoir quelle est cette énigme dont parle la bande rouge de la couverture !!
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          360
Didier_Tr
04 octobre 2015
  • 5/ 5
Très très bon livre. En version poche, on frise les 800 pages, mais pour ce qui me concerne, je ne me suis pas ennuyé une seule minute.
Le résumé est simple, un apothicaire du 14ème siècle part à la recherche d'un livre dont les lecteurs disparaissent, avec l'aide de deux jeunes assistant.
Eh bien, avec une idée aussi simple, l'auteur Henri Loevenbruck réussit à nous entrainer à sa suite pendant toute la lecture du roman, sans faire baisser une seule seconde notre intérêt. Depuis les rites d'intronisation, les horreurs de l'inquisition, les Templiers ou ce qu'il en reste, les chemins de Compostelle, une richesse d'histoire avec de multiples clins d'oeil au lecteur, c'est un régal.
J'ai lu d'autres romans de cet auteur, dont certains de son héros récurrent Mackenzie, avec un plaisir inégal, donc j'ai d'autant plus apprécié celui-ci.
Livre lu au Pérou, pays que n'auront pas visité les héros de ce roman, dommage pour eux, c'est magnifique !
Commenter  J’apprécie          370

Les critiques presse (1)
LesEchos15 novembre 2011
Lourd de six cents pages, « L'Apothicaire », lui, existe bel et bien. Et il n'est pas besoin de purge pour avaler ce roman qui galope à bride abattue de Paris à Compostelle et jusqu'au mont Sinaï. Il a de la cuisse, du corps et se révèle gouleyant pour l'âme comme pour l'esprit.
Lire la critique sur le site : LesEchos
Citations & extraits (55) Voir plus Ajouter une citation
Didier_TrDidier_Tr04 octobre 2015
Notre première expérience de vie, dans le ventre de notre mère, est une expérience solitaire. Dès lors, toute notre existence, on cherche l'Autre. Désespérément. On cherche une âme sœur, une entière compagnie, comme pour soigner cette solitude première, tu comprends ? Et puis les années passent, les illusions s'abiment, et la vie nous apprend à nous préparer à retrouver cette solitude. Ainsi est le sens de la vie : au contact d'autrui, il s'agit d'accepter qu'un jour nous serons seuls à nouveau. Et l'accepter n'est pas une mince affaire, je te l'accorde. Mais je crois y parvenir. Je suis prêt.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          170
TatooaTatooa30 avril 2014
La mélancolie... Cet état délicat où l'on se complaît à être triste, dont on dit parfois qu'il est à l'origine de la philosophie parce ce qu'il nous confronte à la solitude profonde de l'être et donc au questionnement du sens que l'on donne à cette solitude, à la vie même.
Commenter  J’apprécie          260
DidiliDidili07 décembre 2016
Nous devons les vénérer, mon garçon. Je dis bien les vénérer, car, comme les icônes, les livres doivent être vénérés et non pas adorés.
On n'adore que Dieu n'est-ce pas ? Les livres comme les icônes sont non seulement catéchétiques et pédagogiques, mais ils sont aussi une trace de l'histoire, tu comprends ?
Leurs pages renferment l'empreinte du temps auquel ils ont été écrits et cela est très important car s'ils meurent, les écrits eux subsistent. Le livre est un support universel qui unit les hommes dans l'espace et le temps, c'est un navire entre les âmes, une lumière dans l'obscurité.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          110
blandine5674blandine567417 mai 2016
- Et tu aimes les livres, j’espère ? demanda le moine en ne regardant plus que l’apprenti, comme si Aalis n’eût plus existé à ses yeux.
Robin hocha bêtement la tête.
- Nous devons les vénérer, mon garçon ! Je dis bien les vénérer car, comme les icônes, les livres doivent être vénérés et non pas adorés.
Commenter  J’apprécie          180
TatooaTatooa27 avril 2014
Il vécut à Paris en l'an 1313 un homme sans famille qui allait du nom d'Andreas Saint-Loup, mais que d'aucuns appelaient l'Apothicaire et, quand on le désignait ainsi, nul n'ignorait qu'il s'agissait de celui-là bien qu'il y eût de nombreux autres hommes exerçant la profession dans la capitale, car il était à la fois le plus illustre et le plus mystérieux des préparateurs de potions, onguents, drogues et remèdes que l'on pût trouver dans la ville et peut-être même dans le pays tout entier.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
Videos de Henri Loevenbruck (34) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Henri Loevenbruck
Dans la peau d'un écrivain - Documentaire sur Henri Loevenbruck
Documentaire sur Henri Loevenbruck réalisé par Mickaël Laigle et Sophie Champy, dans le cadre d'un projet scolaire pour l'INSEEC.
Musique "the Jam" de General Fuzz
autres livres classés : roman historiqueVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

l'apothicaire

Comment s'appelle le héros du livre?

Andras Saint-Loup
André Saint-Loup
Andréas Saint-Loup

10 questions
69 lecteurs ont répondu
Thème : L'apothicaire de Henri LoevenbruckCréer un quiz sur ce livre
. .