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> François Postif (Traducteur)

ISBN : 2859405992
Éditeur : Phébus (1999)


Note moyenne : 4.13/5 (sur 55 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
[NB : "The People of the Abyss" (1903) a été édité sous 2 titres différents : "Le Peuple d'en bas" et "Le Peuple de l'abîme"]


1902. London, déguisé en clochard, se perd pendant trois mois dans les bas-fonds de Londres, et en rapporte ce témoignage... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par encoredunoir, le 10 janvier 2012

    encoredunoir
    Sortons encore un peu des sentiers battus du roman noir et du polar pour une lecture documentaire pourtant bien sombre.
    À l'été 1902, Jack London doit partir en Afrique du Sud afin de faire quelques reportages sur guerre des Boers qui vient de s'achever pour l'American Press Association. Malheureusement, sa mission est annulée avant qu'il parte pour le Cap. Il décide donc de proposer à son éditeur de se lancer dans une aventure inédite : une immersion dans l'East End de Londres, le quartier le plus pauvre de la métropole. Là, se faisant passer pour un marin américain que le destin a fait échouer en Angleterre sans un sou, il va vivre quatre-vingt six jours durant la vie de ces miséreux de l'Empire le plus puissant et le plus riche du monde et en faire le récit.
    Cette plongée au cœur du prolétariat et du lumpenprolétariat londonien, qu'il appelle le peuple de l'Abîme (Titre de la traduction parue en 10/18 en 1984, plus fidèle au titre original – The People of the Abyss – que celui des éditions Phébus) a finalement tout du roman noir social, l'intrigue en moins. Encore que… Jack London, en fin de compte, y incarne l'étranger qui arrive dans la ville. Sauf qu'il ne va rien y changer, juste témoigner.
    Commencée sur le mode humoristique, puisque London commence par contacter l'agence de voyage Cook qui s'avère capable d'organiser pour un gentleman un voyage en Nouvelle-Guinée mais pas dans l'East End tout proche, cette descente a tôt fait de se transformer en descente aux enfers. Témoin engagé – il a adhéré au Socialist Labor Party en 1896 – Jack London fait une peinture précise et sans concession de la cour des miracles dans laquelle il s'est projeté et où il rencontre un peuple maintenu dans son état de misère par son gouvernement, sa police, ses associations caritatives et, aussi, par lui-même.
    London pose sur ce peuple de l'Abîme un regard aigu et non dénué d'une ironie qui frise parfois le cynisme :

    « le taux de mortalité est donc particulièrement élevé, mais veuillez observer la beauté de l'agencement du système : dans l'Est de Londres, ce qui peut arriver de mieux à un père de famille nombreuse, c'est d'être débarrassé de ladite famille, et l'environnement ici est tel qu'il le décharge de ce souci. Bien sûr, il y a une chance qu'il y passe lui aussi ; les réglages de détail ne sont donc pas absolument parfaits, mais on doit pouvoir y remédier, j'en suis sûr ».
    Une ironie qui n'empêche pas l'empathie et l'auteur de prendre à partie les dirigeants de ce puissant empire et les décideurs. Il montre comment l'avènement de la société industrielle a réduit en esclavage une part immense de la population au service des plus riches. Si London ne s'en étonne pas – il connaît son Karl Marx sur le bout des doigts – il ne peut cependant que s'insurger face à l'apathie d'un lumpenprolétariat qui a fini par accepter sa condition et par abandonner la revendication et même le rêve. Ainsi relève-t-il comment, l'engrenage une fois lancé, il n'est plus possible de s'extraire de ce cercle vicieux (« L'homme obtient toujours moins que ce qu'il demande et, comme ils ne demandent que le minimum, le peu qu'ils reçoivent ne peut absolument plus les sauver »).
    Les témoignages poignants succèdent ainsi aux scènes dantesques et tout le monde en prend pour son grade, l'Armée du Salut comprise, dans un chapitre particulièrement ahurissant.
    Voici donc une lecture instructive qui séduira les amateurs d'Histoire comme les amateurs d'histoires et qui nous montre que les choses ont bien changées… au moins en apparence.


    Lien : http://encoredunoir.over-blog.com/article-le-peuple-d-en-bas-de-jack..
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    • Livres 5.00/5
    Par solpoin, le 06 juillet 2012

    solpoin
    Un livre d'un grande brutalité, à peu près comme tous les London, mais plus encore quand on réalise que tout ce qu'il décrit est réel. Ca prend aux tripes, on se sent mal, on se sent révolté, et d'autant plus que les choses n'ont pas changé depuis.
    On dévore ce livre à moitié comme un roman, à moitié comme un témoignage, et on est ému en même temps que l'auteur. Il arrive à nous faire partager les horreurs et les quelques joies de ce peuple d'en bas, de l'abime, et on ressort de cette lecture avec un regard neuf sur notre société, notre confort, comme si nous avions vécu avec lui ce voyage dans l'enfer des bas fond londoniens.
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    • Livres 5.00/5
    Par gill, le 03 mai 2012

    gill
    Ce roman est un livre dur, qui décrit la misère dans ce qu'elle a de plus abjecte. Pendant plusieurs semaines Jack London, grimé en clochard observe et nous raconte ce qu'il a vu dans cette société misérable de Londres du début du 20ème siècle.
    Comme Orwell, tous deux précurseurs, il s'enfonce dans la cloche pour dénoncer.
    Cet ouvrage est une dénonciation édifiante mais aussi un magnifique cri de révolte.
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    • Livres 3.00/5
    Par Loutre_des_Rivieres, le 13 juillet 2012

    Loutre_des_Rivieres
    Jack London, décide de rendre compte de la misère des bas fond de Londres et tente de se fondre dans ce "peuple d'en bas". Il livre un témoignage poignant de ce qu'il vit mais surtout de ce qu'il voit, de ce qu'on lui raconte. Étant habillé de guenilles, marchant dans les rues avec les indigents, comme on les appelle, il peut se faire une idée de leur vie et de leur survie. Né de cette expérience, cet essai sous forme de témoignage.
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    • Livres 4.00/5
    Par kfk1, le 20 février 2013

    kfk1
    Une plongée dans la misère de "l'east end" au début du siècle. Jack London s'est glissé dans la peau d'un de ces laisser pour compte de la société Anglaise, de l'économie "moderne". le récit qui en est fait, outre les hauts le coeur qu'il suscite, démontre bien (et une fois encore) l'étau dans lequel se trouve des millions de personnes, acculées et poussées dans la misère la plus crasse. Les nombreux exemples cités créent un mélange intérieur nauséeux, entre compassion extrême et haine d'une société aveugle, sourde et quasiment muette face à cette pauvreté totale. On notera également des règlements inhumains, comme l'interdiction de dormir allongé dehors. Si aujourd'hui tout est fait pour nous faire croire que notre société à évoluer, les pages terribles de ce livre renvoient forcément à notre siècle, à nos méthodes, à l'individualisme forcené. Magistral. Terrible témoignage.
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Citations et extraits

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  • Par Philou, le 27 juin 2012

    Pour vous montrer comment un bon ouvrier peut, en quelques mois, devenir un inapte, et pour vous faire toucher du doigt ce qui est alors son existence, je (Jack London) ne puis résister à l'envie de vous communiquer un extrait annuel du Syndicat, et qui concerne McGarry, âgé de trente-deux ans et pensionnaire de l'asile des pauvres :

    "J'étais employé chez Sullivan, à Widnes - cet établissement est plus connu sous le nom de British Alkali Chemical Works. Je travaillais dans un hangar, et je devais traverser une cour. Il était dix heures du soir, et il n'y avait aucune lumière. Comme je traversais la cour, j'ai senti quelque chose s'enrouler autour de ma jambe et me la broyer. J'ai alors perdu connaissance, je suis resté dans le coma pendant un jour ou deux. Dans la nuit du samedi au dimanche suivant, j'ai repris conscience, j'étais à l'hôpital. J'ai demandé à l'infirmière ce qu'il en était de mes jambes, et elle m'a répondu qu'on avait dû les couper toutes les deux.
    "Il y avait une manivelle dans la cour, plantée à même le sol, dans un trou de dix-huit pouces de longueur sur quinze de largeur et quinze de profondeur. La manivelle tournait dans ce trou à raison de trois tours par minute. Il n'y avait aucune protection pour entourer ce trou, aucune couverture. Depuis mon accident, on l'a fermé, et on l'a recouvert d'un morceau de ferraille... On m'a donné vingt-cinq livres, non pas comme dédommagement - on m'a dit que c'était une charité qu'on me faisait. J'ai été obligé, sur l'argent qu'on m'avait donné, de payer neuf livres un chariot pour me véhiculer.
    " J'ai eu les jambes broyées quand j'étais à mon travail. J'étais payé vingt-quatre shillings la semaine, ce qui est légèrement supérieur à la moyenne des salaires des ouvriers de l'usine, je faisais en effet du boulot à la demande. Quand il y avait de gros travaux, c'est moi qui les faisais. Mr Manton, le chef, est venu plusieurs fois me voir à l'hôpital. Lorsque je suis allé mieux, je lui ai demandé s'il pouvait me redonner du travail. Il m'a assuré que je n'avais pas à m'en faire, car l'usine n'était pas si inhumaine que ça, et que de toute façon je n'aurais pas à m'en plaindre... Il a subitement cessé ses visites. La dernière fois, il m'a dit qu'il avait pensé à demander aux directeurs de me faire parvenir cinquante livres pour me permettre de retourner chez moi, auprès de mes amis, en Irlande."

    Pages 164-165
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  • Par Philou, le 28 juin 2012

    "C'est un bel homme, avec d'abondants cheveux noirs, des yeux expressifs, un nez et un menton finement ciselés et une moustache tombante." C'est dans ces termes que le reporter de mon journal décrivait Frank Cavilla, le jour où il a comparu au banc des accusés, ce triste mois de septembre, "vêtu d'un costume gris, très usé, et ne portant pas de faux col."
    Frank Cavilla exerçait, à Londres, la profession de décorateur d'appartements. Il a la réputation d'être un bon ouvrier, régulier dans son travail, sobre, et ses voisins sont unanimes à reconnaître qu'il était un gentil mari et un père affectionné.
    Sa femme, Hannah Cavilla, était elle aussi grande, belle et n'avait que peu de soucis. Elle veillait à ce que ses enfants arrivent bien propres et bien lavés - tous les voisins ont pu le constater - à l'école primaire communale de la rue Childeric. Et aussi, un tel mari, qu'elle dorlotait, qui avait un travail régulier et ne buvait pas, tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes et l'on mettait souvent les petits plats dans les grands.
    C'est alors que le malheur se produisit. Frank Cavalla travaillait pour le compte d'une certain Mr Beck, entrepreneur qui le logeait dans l'une de ses maisons sur la route de Trundley. Mr Beck fut jeté à bas de son cabriolet, et tué sur le coup. La cause de cet accident était un cheval fougueux, et, à cause de la mort de Mr Beck, Cavilla dut chercher un nouvel emploi, et un nouvelle maison.
    Cela s'est passé il y a dix-huit mois. Pendant dix-huit mois, il s'est battu comme un pauvre diable. Il avait bien trouvé quelques chambres dans une petite maison sur la route de Batavia, mais n'arrivait pas à joindre les deux bouts. Il ne pouvait pas obtenir de travail régulier, ce qui l'obligeait à prendre un peu tout ce qui se présentait, et il voyait sa femme et ses quatre enfants dépérir sous ses yeux. Lui-même ne mangeait pas à sa faim, il était devenu très maigre, puis tomba malade. C'était il y a trois mois, et ils n'avaient plus rien à manger. Ils ne se plaignaient pourtant pas, ne disaient pas un mot, mais entre pauvres, on se comprend sans parler. Les ménagères de la route de Batavia leur faisaient porter de la nourriture, mais les Cavilla étaient si respectables que tout se passait anonymement, mystérieusement, de façon à ne pas heurter leur fierté.
    La catastrophe était arrivée. Il avait combattu, il s'était privé et avait souffert comme un diable ces dix-huit derniers mois. Il s'était réveillé un beau matin de septembre, à l'aube, avait ouvert son grand couteau de poche, et avait froidement tranché la gorge de sa femme, Hannah Cavilla, qui avait trente-trois ans, puis celle de son fils aîné, Frank, âgé de douze ans. Il égorgea ensuite son deuxième fils, Walter, huit ans, puis sa fille Nellie, quatre ans, et, pour terminer, son dernier-né, Ernest, qui n'avait que seize mois. Il passa le reste de la journée à veiller ses morts, jusqu'au soir, lorsque la police arriva. Il leur dit de glisser un penny dans la fente du compteur à gaz, pour qu'ils puissent avoir de la lumière pour voir.
    Frank Cavilla se tenait debout devant le tribunal avec son petit costume gris très élimé et sans faux col. C'était un bel homme, à l'abondante chevelure noire, aux yeux expressifs, au nez et au menton délicatement ciselés, et dont la lèvre supérieure s'ornait d'une moustache tombante.

    Pages 215-216
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  • Par gill, le 05 mai 2012

    Le 16 octobre 1916 - un mois et six jours avant sa mort - Jack London écrivait à un admirateur curieux de connaître ses livres préférés.
    "Je crois avoir mis mon coeur dans "Le peuple de l'abîme" plus que dans n'importe lequel de mes livres".
    Lorsqu'en octobre 1903, "Le peuple de l'abîme" paraît chez Macmillan à New-York, Jack London a vingt-sept ans.
    Depuis quelques mois "L'appel de la forêt" l'a rendu célèbre.
    Chantre de l'aventure et de la vie dangereuse, apôtre de l'énergie et de l'effort récompensé, il est considéré - flatteuse compensation ! - comme le Kipling du Froid.
    Image de marque que "Le peuple de l'abîme" va dégrafer pour faire apparaître celle, moins rassurante, de l'écrivain révolutionnaire...
    (extrait de l'introduction "Prélude au "Talon de fer")
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  • Par Philou, le 23 juin 2012

    Nulle part, dans les rues de Londres, on ne peut échapper au spectacle de l'abjecte pauvreté qui s'y étale. Cinq minutes de marche vous conduiront à un quartier sordide. Mais la région où s'engageait ma voiture n'était qu'une misère sans fin. Les rues grouillantes d'une race de gens complètement nouvelle et différente, nabots d'aspect miteux, la plupart ivres de bière. Nous roulions (Jack London était dans un cabby, voiture à chevaux) devant des milliers de maisons de brique d'une saleté repoussante, et à chaque rue transversale apparaissaient de longues perspectives de murs et de misère. çà et là, un homme ou une femme, plus ivre que les autres, marchait en titubant. L'air même était alourdi de mots obscènes et d'altercations. Devant un marché, des vieillards des deux sexes, tout chancelants, fouillaient dans les ordures abandonnées dans la boue pour y dénicher quelques pommes de terre moisies, des haricots et d'autres légumes, tandis que de petits enfants, agglutinés comme des mouches autour d'un tas de fruits pourris, plongeaient leurs bras jusqu'aux épaules dans cette putréfaction liquide, pour en retirer des morceaux, en état de décomposition déjà fort avancée, qu'ils dévoraient sur place.


    (page 29)
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  • Par Philou, le 24 juin 2012

    [...] Nous montâmes l'étroite allée de graviers. Sur les bancs qui la bordaient, on pouvaient voir des corps humains misérables et tout tordus, qui auraient permis à Gustave Doré de dessiner des visions plus diaboliques que celles qu'il a réussi à nous camper. Ce n'était qu'une confusion de haillons, de saleté, de maladies repoussantes, de plaies suppurantes, de chairs meurtries, de monstruosités ricanantes et de figures bestiales. Un vent aigre et glacé soufflait, et toutes ces créatures se pelotonnaient dans leurs haillons, dormant pour la plupart ou bien s'y essayant. Ici, une douzaine de femmes de vingt à soixante-dix ans s'étaient affalées sur les bancs. Près d'elles, un petit enfant, qui pouvait bien avoir neuf mois, était étendu, endormi à plat sur le bois dur du banc, sans oreiller sous la tête ni couverture sur le corps, et sans que personne songeât à le surveiller. Un peu plus loin, une demi-douzaine d'hommes dormaient tout debout, appuyés les uns sur les autres pour ne pas tomber. Plus loin encore, une petite famille, un enfant endormi dans les bras de sa mère, tandis que le mari - ou l'ami - réparait maladroitement un soulier hors d'usage. Sur un autre banc, une femme égalisait avec un couteau les lambeaux effilochés de ses hardes tandis qu'une autre, armée de fil et d'une aiguille, raccommodait les déchirures de sa robe. Un homme tenait une femme endormie dans ses bras. Puis, plus loin, un autre homme, les vêtements maculés de la boue des ruisseaux, dormait, la tête posée sur les genoux d'une femme à peine âgée de vingt-cinq ans, et qui somnolait elle aussi.

    C'était ce sommeil qui m'intriguait. Pourquoi donc les neuf dixièmes de ces gens étaient-ils endormis, ou du moins cherchaient-ils à dormir ? Ce n'est que bien après que j'en connus la raison : un règlement, décrété par l'administration, interdit "aux sans-logis de dormir la nuit sur la voie publique."

    Pages 67-68
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"L'appel de la forêt" Livre vidéo. Non sous-titré. Non traduit.
Livre intégral.








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