Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique

> Anna Gibson (Traducteur)

ISBN : 2020499959
Éditeur : Editions du Seuil (2004)


Note moyenne : 3.87/5 (sur 269 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Algérie, mai 1993. Fait divers pour les uns, acte de guerre et "mission sacrée" pour d'autres, cinq femmes sont égorgées dans leur sommeil par des intégristes musulmans. Les victimes sont quatre religieuses et une touriste suédoise, la c... > voir plus
Ajouter une citation Ajouter une critique

> voir toutes (26)

Critiques, analyses et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 3.00/5
    Par canel, le 03 août 2012

    canel
    Milieu des années 1990. Cinq femmes assassinées en Algérie par des intégristes. En Suède : un ethnologue amateur, un fleuriste, des meurtres mis en scène de manière spectaculaire. Reste à relier tout cela. Wallander & Cie s'en occupent.
    Deuxième tentative de ma part avec cet auteur, la première (Les Morts de la Saint-Jean) ne m'avait pas donné envie de poursuivre. Alors, plus heureuse, cette fois ? Bof, pas vraiment. Pourquoi ?
    - décor : principalement la Suède, intérêt social (les milices 'sauvages')
    - personnages : trop nombreux, il en surgit de nouveaux tout au long du récit, et comme leurs noms sont suédois…

    - intrigue : l'Histoire du Congo belge et des mercenaires est intéressante, mais elle occupe trop peu de place
    - suspense : trop limité à mon goût, pas de rebondissements surprenants, hormis la multiplication des crimes, mais ça ne ferre pas le lecteur ; indifférence totale de ma part sur "qui a fait quoi et pour quelles raisons ?" sur les 4/5 du livre au moins
    - l'équipe et l'enquête : n'avancent pas, tournent en rond, piétinent et ne se lassent pas de le dire (pas vraiment la 'dream team')

    - dénouement : mobile moins banal finalement qu'il n'y paraît tout au long du récit, dommage qu'il ne soit vraiment développé que dans les dernières pages car le sujet est riche (les groupes de discussions de voisinage)
    - et le principal, le flic en vedette, Wallander : à la fois mou, indécis, vaguement dépressif (en plein deuil) et pas sympa. Interrogatoires rares et brefs, sans diplomatie et bien ternes (je préfère Konrad Sejer de la Norvégienne Karin Fossum). L'homme se répète sur des détails personnels futiles (aller chez l'opticien, mettre un pull dans sa voiture), il est très souvent sur le point de comprendre quelque chose, mais c'est fugace, ça lui échappe… Agaçant.
    Bref, j'arrête là avec cet incontournable du polar suédois.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 14         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par pyrouette, le 27 février 2013

    pyrouette
    Entre deux cartons, entre deux rendez-vous signalant mon déménagement, ce livre m'a suivi partout. J'aime l'écriture et le style Mankell. L'enquête est menée d'une main de maître mais sans précipitation. Nous suivons l'enquêteur Wallander qui vit des heures difficiles avec un décès dans sa famille, des questions sur sa relation amoureuse et lointaine, bref Wallander est arrivé à l'âge critique de la cinquantaine. Il est confronté à un sujet délicat qui concerne la maltraitance des femmes. Il va devoir comprendre, remonter le passé pour pouvoir avancer et appréhender l'assassin. Une belle lecture.

    Lien : http://pyrouette.canalblog.com/archives/2013/02/27/26518484.html#com..
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 22         Page de la critique

    • Livres 2.00/5
    Par Junie, le 15 octobre 2012

    Junie
    Mon premier Mankell.
    Un serial killer, des meurtres dans le brouillard automnal, un policier solitaire et désabusé, fauché et dépressif. C'est long, c'est lourd, c'est lent, et surtout c'est mou. Wallander se coltine l'enquête, sans enthousiasme. le pauvre Kurt, il comprend vite, mais il faut lui expliquer longtemps. "Elle s'interrompit et jeta un regard circulaire. Ni Wallander ni les autres ne semblaient avoir compris. C'est presque mathématique, dit-elle....... Wallander n'avait pas bien suivi son raisonnement.
    - Encore une fois, dit-il. Lentement.
    Elle répéta ce qu'elle venait de dire. Cette fois, Wallander comprit."
    La police suédoise se hâte avec lenteur, médite et rumine, et décide qu'il est urgent d'attendre. Pourtant, ils sont d'attaque à 7 heures du matin et s'obstinent jusqu'au milieu de la nuit; ça piétine pendant 480 pages.
    Pendant ces 480 pages, le tueur masqué empile les cadavres.
    Le lecteur, lui, est plombé par cette ambiance morbide et morose, qu'aucun trait d'humour ne vient alléger. .... Pas plus de suspense que dans un téléfilm de la télé Suisse Romande. Il veut aller se coucher, et tant pis si l'assassin court encore.
    Pour finir, il s'enfile une bonne rasade de téquila-verveine et éteint la lumière.
    Bonne nuit, les petits.

    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 13         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par mimipinson, le 29 novembre 2012

    mimipinson
    « Les gens sont rarement tels qu'on se les représente. »
    Cher Wallander
    Eh bien, pas facile la vie d'un commissaire !! A peine remis d'une affaire compliquée sous la douceur romaine en compagnie de votre père vous revoilà à nouveau sur le ring. Et pas n'importe quel ring. Cette fois, il vous en aura fallu des nuits escamotées, pour apercevoir la lumière, et trouver la femme !! Je peux le dire, car dès le prologue, nous savons que c'est d'une femme dont il s'agit…. On connait la fin et le pourquoi dès le début. Mais vous, vous n'en savez rien, vous balbutiez, vous compter les morts, vous courrez partout, allez d'hypothèse en hypothèse….Et ça marche, dès le prologue, vous m'avez ferrée !!
    Vous prenez, au fil des épisodes, le soin de mêler davantage le contexte social du pays dans lequel vous évoluez. Commissaire, vous êtes, mais avant tout vous vous inscrivez en tant qu'individu dans ce travail qui ne consiste pas uniquement à enquêter. La suède qui se dessine sous vos yeux ne vous lait pas du tout. Les revendications justicières qui se font de plus en plus pressantes ne vous disent rien de bon Les femmes prennent une place de plus en plus importante, non seulement elles sont largement présentes dans l'intrigue, mais également de plus en plus valorisées au sein de votre équipe. En revanche, les femmes de votre vie ont tendance à s'éclipser ; vous comprenez, enfin, alors que vous alors qu'avec votre fille la relation change, devient plus adulte. Vous aussi d'ailleurs vous gagnez en épaisseur. Ici, c'est flagrant. Plutôt que l'action, c'est l'introspection qui gagne au fil de votre enquête, et cela vous rend de plus en plus humain. Si votre côté vieil ours solitaire, ou vieux garçon a ses charmes, une femme ne vous ferait pas de mal … Baïba ne vous attendra peut-être pas encore durant des lustres… Allez, ne vous contentez pas de lui téléphoner….foncez, ramenez là !!!
    Une petite remarque néanmoins, la Suède en hiver…. C'est moyen –moyen…. Que de brouillard, d'obscurité, d'humidité…Je commençais par avoir sérieusement froids aux os. La prochaine fois, j'espère que nous serons en été
    Sur ce, reposez-vous bien commissaire. Vous l'avez bien mérité !!
    A bientôt !!


    Lien : http://leblogdemimipinson.blogspot.fr/2012/11/la-cinquieme-femme.html
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 11         Page de la critique

    • Livres 2.00/5
    Par annie, le 26 août 2008

    annie
    La Suède est un beau pays. Temps de chien mais paysages superbes, habitants chaleureux, et politique sociale souvent citée en exemple. Les clichés sont bien en place. Sauf que.
    A lire Henning Mankell, on déchante bien vite sur les vertus supposées de la scandinave contrée. Ici comme ailleurs, le ver est dans le fruit.
    Mankell nous décrit une société en plein dérèglement, où les flics ne reconnaissent plus leurs petits meurtres d'antan, où les milices privées jouent les suppléantes de justice, où les jeunes ne savent plus à quels repères se fier.
    On ne s'étonne plus, dès lors, que le commissariat d'Ystad, cité de province de moins en moins tranquille, sombre parfois dans la déprime. L'inspecteur Kurt Wallander, héros récurrent de Mankell ne fait évidemment pas exception à la règle.
    Il traîne son mal être tout au long d'une enquête tortueuse. On est habitué : un flic déboussolé, un commissariat sous pression, un arrière plan social qui se lézarde, et une traque au serial-killer méchamment complexe. Bien.
    Pourtant, Mankell enfonce le clou et finit par convaincre par son acharnement à tout décrire, dans le plus infime détail, de cette chasse à l'ignoble. Mankell prend son temps, tisse son intrigue fil après fil, ne nous épargne aucune des pensées, hypothèses, récapitulatifs, synthèses et intuitions des ces enquêteurs.
    La mécanique avance, coince, couine et repart. On suit, embarqué comme jamais sur la piste besogneuse qui mène au tueur. le style répétitif et dépourvu d'effet de Mankell s'avère redoutablement efficace.
    Et quand tout est terminé, il en reste encore.
    Car Wallander, belle figure de flic humaniste, ne veut pas seulement résoudre mais comprendre le pourquoi du comment. Avec Wallander, Mankell tient un sacré bon personnage.
    Avec Mankell, le polar tient un sacré bon auteur. Vraiment au dessus du panier.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 7         Page de la critique

> voir toutes (12)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Penelope, le 09 mars 2011

    Dans mon enfance, la Suède était un pays où les gens reprisaient encore leurs chaussettes. J'ai même appris à le faire. Puis soudain, un jour, c'était fini. On a commencer à jeter les chaussettes trouées. Personne ne prenait plus la peine de les raccommoder. Toute la société s'est transformée. Le fait de jeter les affaires usées, c'est devenu la seule règle qui concernait vraiment tout le monde. Bon, il devait bien y en avoir qui continuaient à repriser leurs affaires. Mails on ne les voyait plus. Aussi longtemps que ça ne concernait que les chaussettes, ce n'était peut-être pas si grave. Mais le phénomène s'est étendu. A la fin, c'est devenu comme une sorte de morale, invisible mais omniprésent. Je crois que ça a transformé notre vision du bien et du mal: ce qu'on a le droit de faire aux autres, et ce qu'on ne peut pas leur faire. Tout est devenu tellement plus dur.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 6         Page de la citation

  • Par Amnezik666, le 31 juillet 2012

    Ils descendirent dans la rue. Le vent avait encore forci.
    - Qu’en penses-tu ? demanda Birch.
    - Elle ne dit pas la vérité. Mais je n’ai pas non plus le sentiment qu’elle mentait.
    Birch lui jeta un regard interrogateur.
    - Comment dois-je interpréter ça ? Qu’elle ment tout en disant la vérité ?
    - À peu près. Je ne sais pas ce que ça implique.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 5         Page de la citation

  • Par pyrouette, le 15 février 2013

    Une bonne volonté confuse conduit à de plus grandes catastrophes que la malveillance ou la bêtise.

    Commenter     J’apprécie          0 18         Page de la citation

  • Par pyrouette, le 11 février 2013

    Toute violence avait un sens pour celui qui l'exerçait. Oser accepter cette vérité, c'était le seul moyen, le seul espoir de modifier cette évolution.

    Commenter     J’apprécie          0 11         Page de la citation

  • Par pyrouette, le 14 février 2013

    Elle avait depuis longtemps franchi la limite où la peur prend le dessus et envahit toute l'existence.

    Commenter     J’apprécie          0 14         Page de la citation










Sur Amazon
à partir de :
4,50 € (neuf)
2,41 € (occasion)

   

Faire découvrir La Cinquième femme par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (773)

> voir plus

Quiz

    Henning Mankell et Kurt Wallander

    Deux hommes sont retrouvés morts sur un canot, exécutés d'une balle dans le cœur. Les corps sont identifiés : des criminels lettons d'origine russe liés à la mafia.

    •   Meurtriers sans visage (1994)
    •   Les Chiens de Riga (2003)
    •   La Lionne blanche (2004)
    •   L'Homme qui souriait (2005)
    •   Le Guerrier solitaire (1999)
    •   La Cinquième Femme (2000)
    •   Les Morts de la Saint-Jean (2001)
    •   La Muraille invisible (2002)
    •   Avant le gel (2005)
    •   L'Homme inquiet (2010)

    10 questions - 72 lecteurs ont répondu
    Thème : Henning Mankell

    Créer un quiz sur ce livre.