Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique


ISBN : 202117882X
Éditeur : Editions du Seuil (2014)


Note moyenne : 3.84/5 (sur 445 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Septembre 1994, l'inspecteur Wallander rentre de vacances et espère un automne calme. Mais il lui faut bientôt éclaircir une série de meurtres à donner froid dans le dos aux policiers les plus endurcis.

Un vieil ornithologue a été retrouvé empalé dans un... > voir plus
Ajouter une citation Ajouter une critique

> voir toutes (39)

Critiques, analyses et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par verobleue, le 16 juillet 2013

    verobleue
    « La Cinquième femme » est le second ouvrage d'Henning Mankell qui me passe par les mains, le premier de la série mettant en scène l'inspecteur Wallander. Je l'ai eu en prêt sous le format .2, format paysage qui s'ouvre verticalement. J'avoue que ce format est pratique car il se glisse partout même dans un sac féminin surchargé (pléonasme ?). le papier fin m'énerve un peu, m'obligeant à mouiller le bout de mon index à chaque page lue. Facile à lire lorque je suis assise mais beaucoup moins en position couchée
    C'est un roman à lire lentement et c'est le temps qu'il faut pour s'en imprégner et le savourer. Il raconte la vie quotidienne d'un policier, Kurt Wallander, antihéros tout en introspection, solitaire, tenace et l'épreuve pénible qu'il traverse : le deuil de son père. Mankell nous fait partager sa vie personnelle avec l'avancement d'une enquête pénible, construite de façon détaillée qui confine au documentaire. Loin du sensationnel, il donne un bon aperçu du travail long et fastidieux mené lors d'une enquête. L'auteur décrit de façon presque clinique, le mécanisme de la pensée du policier qui associe observation, réflexion et intuition, laisse les faits infuser dans son esprit, repasse en revue les éléments accumulés, attentif à ne rien oublier. Avec une sensibilité particulièrement développée, il combine au fur et à mesure les faits, les réflexions, les impressions, les paroles pour laisser éclore l'information qui amènera à la résolution de l'enquête.
    J'ai apprécié la qualité de l'écriture avec sa prose lente, journalistique et sa construction soignée. La profondeur des portraits et l'utilisation de détails de dialogue et de décors m'ont marquée. « le vent s'empara de son manteau », « La peur le lacéra comme une griffe », « le silence se fit dans la pièce. Pour la première fois, l'enquête tout entière semblait retenir son souffle ».
    Pas de suspens ou de retournement de situation. La progression de l'enquête est difficile, laborieuse et l'intrigue lente. C'est un roman sombre rempli d'introspection et de considérations moroses sur une société qui évolue mais pas toujours dans le bon sens. Les personnages sont attachants, l'enquête est un vrai travail d'équipe, avec des policiers atypiques qui apportent une valeur ajoutée à l'histoire.
    Lire Mankell, au-delà de l'histoire et de l'enquête c'est également découvrir la Suède que je connais mal. Il en trace un portrait social et culturel plus noir qu'imaginé. Thèmes abordés : le malaise social suédois, les milices privées, l'émigration, le manque de policiers sur le terrain, la difficulté pour les femmes d'élever leurs enfants tout en travaillant, la montée générale de la criminalité violente et complexe et en particulier, celle de la criminalité féminine, le mercenariat.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 30         Page de la critique

    • Livres 3.00/5
    Par CorinneCo, le 10 septembre 2014

    CorinneCo
    Wallander, je le retrouve comme on irait boire un pot avec un vieux copain qui resurgit dans votre vie, après une longue absence. On lui demande des nouvelles du pays, de sa vie, on le trouve changé sans l'être. Toujours aussi impatient et bordélique, toujours dans le doute, l'angoisse. On l'écoute parler. C'est qu'il sort d'une période difficile, d'une enquête terrible où le sol de Scanie s'est dérobé sous ses pieds plus que d'habitude. le copain Wallander râle parce qu'il a perdu son bronzage d'une semaine en Italie avec son père ; pleure parce qu'il a perdu son père. Et parle de cette enquête : des meurtres horribles, un assassin fantôme, des pistes tellement floues qu'elles s'évanouissement dans le brouillard... Avec cette impression de devoir recommencer toujours au début, de n'avoir pas le temps pour respirer, réfléchir, aimer, pleurer, le temps de comprendre. Il comprends, à la fin, en partie, la démarche meurtrière (jusqu'à un certain point) ; il ne l'approuve pas, ne l'absout pas, mais comprends en son for intérieur, presque sans oser l'avouer. Quels sont ses projets après cette déferlante de violence et de doute ? vivre avec Baiba (mais là aussi l'incertitude est de rigueur...). Une maison et un chien aussi, vieux rêves qu'il se promet de concrétiser, enfin. Après avoir couru dans tous les sens lors de cette enquête, avoir été confronté à des problèmes annexes à régler, n'avoir pas même eu vraiment le temps de réaliser le décès de son père, il veut une pose ce cher Wallander. Une pose bien méritée dans son travail, sa vie, son cœur et une douceur pour son âme... Douceur qu'il n'arrive décidément plus à trouver en Suède....
    L'ami Wallander repart dans les brumes de la Scanie, une lueur d'apaisement au coin du cœur. Bonne route et à la prochaine.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          8 33         Page de la critique

    • Livres 3.00/5
    Par canel, le 03 août 2012

    canel
    Milieu des années 1990. Cinq femmes assassinées en Algérie par des intégristes. En Suède : un ethnologue amateur, un fleuriste, des meurtres mis en scène de manière spectaculaire. Reste à relier tout cela. Wallander & Cie s'en occupent.
    Deuxième tentative de ma part avec cet auteur, la première (Les Morts de la Saint-Jean) ne m'avait pas donné envie de poursuivre. Alors, plus heureuse, cette fois ? Bof, pas vraiment. Pourquoi ?
    - décor : principalement la Suède, intérêt social (les milices 'sauvages')
    - personnages : trop nombreux, il en surgit de nouveaux tout au long du récit, et comme leurs noms sont suédois…

    - intrigue : l'Histoire du Congo belge et des mercenaires est intéressante, mais elle occupe trop peu de place
    - suspense : trop limité à mon goût, pas de rebondissements surprenants, hormis la multiplication des crimes, mais ça ne ferre pas le lecteur ; indifférence totale de ma part sur "qui a fait quoi et pour quelles raisons ?" sur les 4/5 du livre au moins
    - l'équipe et l'enquête : n'avancent pas, tournent en rond, piétinent et ne se lassent pas de le dire (pas vraiment la 'dream team')

    - dénouement : mobile moins banal finalement qu'il n'y paraît tout au long du récit, dommage qu'il ne soit vraiment développé que dans les dernières pages car le sujet est riche (les groupes de discussions de voisinage)
    - et le principal, le flic en vedette, Wallander : à la fois mou, indécis, vaguement dépressif (en plein deuil) et pas sympa. Interrogatoires rares et brefs, sans diplomatie et bien ternes (je préfère Konrad Sejer de la Norvégienne Karin Fossum). L'homme se répète sur des détails personnels futiles (aller chez l'opticien, mettre un pull dans sa voiture), il est très souvent sur le point de comprendre quelque chose, mais c'est fugace, ça lui échappe… Agaçant.
    Bref, j'arrête là avec cet incontournable du polar suédois.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 17         Page de la critique

    • Livres 2.00/5
    Par Junie, le 15 octobre 2012

    Junie
    Mon premier Mankell.
    Un serial killer, des meurtres dans le brouillard automnal, un policier solitaire et désabusé, fauché et dépressif. C'est long, c'est lourd, c'est lent, et surtout c'est mou. Wallander se coltine l'enquête, sans enthousiasme. le pauvre Kurt, il comprend vite, mais il faut lui expliquer longtemps. "Elle s'interrompit et jeta un regard circulaire. Ni Wallander ni les autres ne semblaient avoir compris. C'est presque mathématique, dit-elle....... Wallander n'avait pas bien suivi son raisonnement.
    - Encore une fois, dit-il. Lentement.
    Elle répéta ce qu'elle venait de dire. Cette fois, Wallander comprit."
    La police suédoise se hâte avec lenteur, médite et rumine, et décide qu'il est urgent d'attendre. Pourtant, ils sont d'attaque à 7 heures du matin et s'obstinent jusqu'au milieu de la nuit; ça piétine pendant 480 pages.
    Pendant ces 480 pages, le tueur masqué empile les cadavres.
    Le lecteur, lui, est plombé par cette ambiance morbide et morose, qu'aucun trait d'humour ne vient alléger. .... Pas plus de suspense que dans un téléfilm de la télé Suisse Romande. Il veut aller se coucher, et tant pis si l'assassin court encore.
    Pour finir, il s'enfile une bonne rasade de téquila-verveine et éteint la lumière.
    Bonne nuit, les petits.

    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          1 17         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par pyrouette, le 27 février 2013

    pyrouette
    Entre deux cartons, entre deux rendez-vous signalant mon déménagement, ce livre m'a suivi partout. J'aime l'écriture et le style Mankell. L'enquête est menée d'une main de maître mais sans précipitation. Nous suivons l'enquêteur Wallander qui vit des heures difficiles avec un décès dans sa famille, des questions sur sa relation amoureuse et lointaine, bref Wallander est arrivé à l'âge critique de la cinquantaine. Il est confronté à un sujet délicat qui concerne la maltraitance des femmes. Il va devoir comprendre, remonter le passé pour pouvoir avancer et appréhender l'assassin. Une belle lecture.

    Lien : http://pyrouette.canalblog.com/archives/2013/02/27/26518484.html#com..
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 25         Page de la critique

> voir toutes (26)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Aproposdelivres, le 26 septembre 2014

    Ils avaient continué ; l’obscurité tombait déjà, et ils n’avaient que de l’eau à boire, rien à manger.
    Lorsqu’ils arrivèrent enfin à El Qued, tout était calme. Ils s’arrêtèrent au cœur du labyrinthe de ruelles, non loin d’une place de marché. La voiture disparut dès qu’ils en furent descendus. Un cinquième homme se détacha de l’ombre et ils le suivirent dans la nuit.
    Ce fut alors seulement, comme il se faufilait derrière les autres le long des ruelles étrangères, que Farid songea à ce qui allait bientôt se produire. Il effleura le couteau à la lame recourbée rangé dans son fourreau au fond d’une poche de son caftan.
    C’était son frère, Rachid Ben Mehidi, qui lui avait parlé pour la première fois des étrangers. Ils savouraient les soirées tièdes sur le toit de la maison paternelle, en regardant les lumières scintillantes d’Alger. Farid savait que Rachid était activement engagé dans la lutte pour faire triompher la loi du Prophète. Tous les soirs, Rachid revenait sur la nécessité de chasser les étrangers du pays. Au début, Farid s’était senti flatté que son frère prenne le temps de discuter politique avec lui, même si ses propos ne lui paraissaient pas toujours très clairs. Plus tard, il comprit que Rachid avait une autre raison de lui sacrifier tout ce temps : il voulait que Farid participe au combat.
    Ces conversations avaient eu lieu plus d’un an auparavant. À présent, Farid suivait les autres hommes vêtus de noir le long des ruelles obscures, dans l’air chaud et immobile, et il s’apprêtait à exaucer le vœu de Rachid. On allait chasser les étrangers, mais pas en les escortant vers les ports ou les aéroports. On allait les tuer. Ainsi, les autres réfléchiraient à deux fois avant de venir.
    Ta mission est sacrée, lui répétait sans cesse Rachid. Le Prophète sera content de toi. Tu auras un avenir radieux une fois que nous aurons transformé ce pays selon son désir.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 0         Page de la citation

  • Par Aproposdelivres, le 26 septembre 2014

    Tout était silencieux en cette nuit où ils étaient venus pour accomplir leur mission sacrée.
    Celui qui portait le nom de Farid et qui était le plus jeune des quatre hommes pensa après coup que même les chiens n’avaient fait aucun bruit. La nuit tiède enveloppait le petit groupe. Ils attendaient depuis la tombée du jour. La voiture qui les avait conduits depuis Alger et le lieu de rendez-vous de Dar Aziza était un vieux tacot. Ils avaient dû s’arrêter deux fois, d’abord pour réparer le pneu arrière gauche, qui avait crevé alors qu’ils n’étaient même pas à la moitié du voyage. Farid, qui n’avait jamais quitté la capitale, s’était assis à l’ombre d’un éboulis pour regarder le paysage. Le caoutchouc du pneu était usé et fissuré ; il s’était déchiré un peu au nord de Bou Saada. Il leur fallut un long moment pour dévisser les boulons et monter la nouvelle roue, et Farid comprit aux conciliabules des trois autres qu’ils seraient en retard et qu’ils n’auraient pas le temps de s’arrêter pour manger.
    Le voyage reprit. Peu avant El Qued, la voiture tomba en panne. Ils mirent plus d’une heure à localiser le problème et à réparer le moteur. Leur chef – un homme pâle et barbu d’une trentaine d’années, au regard de feu comme seul pouvait en avoir un élu du Prophète – invectivait à voix basse le chauffeur qui suait sous le capot brûlant. Farid ignorait le nom de leur chef. Pour des raisons de sécurité, il ignorait tout de lui – qui il était, et d’où il venait.
    Il ne connaissait pas non plus le nom des deux autres.
    Seul son propre nom lui était familier.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 0         Page de la citation

  • Par Penelope, le 09 mars 2011

    Dans mon enfance, la Suède était un pays où les gens reprisaient encore leurs chaussettes. J'ai même appris à le faire. Puis soudain, un jour, c'était fini. On a commencer à jeter les chaussettes trouées. Personne ne prenait plus la peine de les raccommoder. Toute la société s'est transformée. Le fait de jeter les affaires usées, c'est devenu la seule règle qui concernait vraiment tout le monde. Bon, il devait bien y en avoir qui continuaient à repriser leurs affaires. Mails on ne les voyait plus. Aussi longtemps que ça ne concernait que les chaussettes, ce n'était peut-être pas si grave. Mais le phénomène s'est étendu. A la fin, c'est devenu comme une sorte de morale, invisible mais omniprésent. Je crois que ça a transformé notre vision du bien et du mal: ce qu'on a le droit de faire aux autres, et ce qu'on ne peut pas leur faire. Tout est devenu tellement plus dur.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 9         Page de la citation

  • Par CHATPITRE, le 30 juillet 2014

    Extrait :
    Un ciel entier qui déménage, pensait-il souvent…. Un ciel entier, tout vibrant de battements d’ailes, s’élance pour son pèlerinage annuel. Vol de nuit vers La Mecque.
    Qu’est-ce qu’un homme, comparé à un oiseau migrateur ? Un vieillard seul, rivé à la terre ? Et là, très loin au-dessus de lui, un ciel entier qui déménage ?

    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 24         Page de la citation

  • Par CorinneCo, le 11 septembre 2014

    Personne n'aurait pu dire si Wallander entendait ce qu'on lui disait. Il restait assis sur une chaise sans bouger. Ou alors il se levait et allait se mettre près d'une fenêtre, le regard fixe. Lorsqu'une infirmière lui proposa un café, il fondit brusquement en larmes et s'enferma dans les toilettes. Mais, la plupart du temps, il restait immobile sur une chaise, à regarder ses mains.

    Commenter     J’apprécie          0 10         Page de la citation

> voir toutes (15)

Videos de Henning Mankell

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Henning Mankell


La chronique littéraire de Julien Laparade, Dialogues littéraires
Julien Laparade, libraire chez Dialogues, nous propose ses coups de cœur de la rentrée, à savoir : Les chaussures italiennes de Henning Mankell, Les évaporés...











Sur Amazon
à partir de :
4,50 € (neuf)
2,41 € (occasion)

   

Faire découvrir La Cinquième femme par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (1349)

> voir plus

Quiz

    Henning Mankell et Kurt Wallander

    Deux hommes sont retrouvés morts sur un canot, exécutés d'une balle dans le cœur. Les corps sont identifiés : des criminels lettons d'origine russe liés à la mafia.

    •   Meurtriers sans visage (1994)
    •   Les Chiens de Riga (2003)
    •   La Lionne blanche (2004)
    •   L'Homme qui souriait (2005)
    •   Le Guerrier solitaire (1999)
    •   La Cinquième Femme (2000)
    •   Les Morts de la Saint-Jean (2001)
    •   La Muraille invisible (2002)
    •   Avant le gel (2005)
    •   L'Homme inquiet (2010)

    10 questions - 102 lecteurs ont répondu
    Thème : Henning Mankell

    Créer un quiz sur ce livre.