> Marie-Claude Peugeot (Traducteur)

ISBN : 2264029501
Éditeur : 10-18 (1999)


Note moyenne : 4.22/5 (sur 92 notes) Ajouter à mes livres
Quand on pense à New York, la première image qui vient à l'esprit ce sont les gratte-ciel de Manhattan, tous ces prodiges d'architecture lancés à la conquête du ciel. Colum McCann choisit à l'inverse d'explorer les sous-sols de la vill... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par carre, le 18 janvier 2012

    carre
    New York, début du XXe siècle : les immenses immeubles et le métro sont en pleine construction . Nathan Walker, un jeune ouvrier fait partit de ces héros anonymes qui construisent au péril de leur vie la future mégalopole.
    New York, fin du XXe siècle : de nombreux sans-abris vivent dans les entrailles du métro dont un certain Treefrog, homme mystérieux (il est victimes de TOC) dont chaque jour est une bagarre pour la survie (tenaillé par la faim, la drogue, malade etc).
    Mais malgré les quelques quatre vingt années séparant les deux hommes, un lien les unis.
    Le premier roman de McCann que j'ai lu, et j'ai été bouleversé par ce formidable roman avec en toile de fond la Grande Pomme. McCann donne la voix aux oubliés de la vie, ces gens sur qui on ne posent même plus un regard. McCann alterne les deux époques sans que le roman en patisse, bien au contraire. Il est difficile d'en rajouter sans rompre l'indiscutable charme du livre. le livre aborde de nombreux thèmes et McCann les rend tous passionnants. Et même si certaines scènes sont difficiles, ne boudez pas ce grand romancier irlandais.
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    Critique de qualité ? (12 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par mademoisellepenelope, le 11 septembre 2010

    mademoisellepenelope
    C'est à un très beau et très épique voyage que nous invite Colum Mccann. Ici, il est question de New York des années 20 à nos jours à travers l'histoire de ceux qui ont fait cette ville, qui ont creusé les tunnels du métro sous l'Hudson, de ceux qui ont élevé ces gratte-ciel, de ceux qui vivent à la marge : immigrés, noirs, métis, SDF.
    En tissant deux histoires à deux époques différentes, l'auteur construit son roman à la manière dont les ouvriers creusent ces tunnels ou construisent ces tours. Les deux intrigues se rejoindront à la fin, la passerelle sera faite. C'est ici que réside pour moi l'intérêt de ce roman, la manière dont il interroge le lien, la filiation, la transmission. Ici, c'est un petit-fils qui porte sur ces épaules l'histoire de sa famille faite de ruptures, de continuité. C'est l'histoire de ce père qui perd la notion de lien avec sa famille. Tous les personnages de ce roman sont en quête de ce lien qui nous attache à la vie et qui fait sens.
    Un très beau roman
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par le_Bison, le 17 mars 2012

    le_Bison
    Je me retrouve en 1916, en plein cœur de New-York, avec des ouvriers, des noirs, des ritals, des irlandais, qui risquent chaque minute de leur labeur de voir la Terre s'effondrer sur leurs têtes. Ces derniers construisent le premier métro de N.Y. sous (dans) des kilomètres de tunnel. Je suis tout particulièrement la vie de Walker, une montagne noire de muscles saillants, de ses enfants et petits-enfants. Walker épousera une jeune fille blanche, la fille d'un de ses collègues disparus sous les décombres d'un tunnel, et cela malgré les regards méprisants extérieurs. Je découvre avec Walker l'évolution de cette société du début de ce siècle jusqu'à nos jours.
    En parallèle, je suis la vie de Treefrog qui défile et entrecroise les chapitres de Walker. Treefrog vit également dans les couloirs du métro, mais en 1991. SDF, il a quitté sa famille pour vivre reclus, perché sur une poutrelle dans cet univers froid et glauque. Les rencontres du désespoir, les souvenirs d'antan, les regrets du passé, Treefrog survit tant bien que mal dans cet hiver glacial et enneigé. Il perpétue ainsi la vie souterraine que Walker avait initié soixante-quinze plus tôt.

    Lien : http://leranchsansnom.free.fr/
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    • Livres 4.00/5
    Par Glacha, le 28 avril 2012

    Glacha
    Colum McCann raconte, avec un style percutant et une construction originale deux récits qu'il mets en parallèle . L'un décrit la construction du métro New-yorkais sous l'East River en 1916, et la vie de certains ouvriers qui assument ce labeur. l''autre récit se passe en 1991 à Manhattan, et suit le quotidien d'un déshérité. Bien sur, les deux récits vont finir par "se rencontrer". le contexte politique, social et les conflits de l'époque sont très bien transcrits.
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par mimipinson, le 05 juin 2011

    mimipinson
    A New-York nous admirons les buildings, nous arpentons les galeries du "subway", empruntons les nombreux tunnels qui servent à désengorger la ville et à relier les différents" borough" en entre eux. Ces constructions et infrastructures sont nées au début du siècle en accompagnant l'essor de la grosse pomme. Mais que savons-nous des hommes qui l'ont fait ?
    Parallèlement, deux histoires se mettent en place, et finiront par se rejoindre pour ne faire plus qu'une.
    A début du siècle, ce sont Nathan le noir, Sean, Vanucci l'italien, Con l'irlandais qui creusent tels des forçats des temps modernes tout droit sortis d'un roman de Zola, le tunnel qui relie Brooklyn à Manhattan ( probablement celui là même qu'empruntent les passagers de l'aéroport Kennedy) .
    « Il y a eu beaucoup de morts dans le tunnel, mais c'est une loi que ces hommes-là acceptent :Tant qu'on vit, on vit, et puis plus rien. »
    Quatre personnages reflet de la société américaine, qui vivent, ou survivent, se soutiennent mutuellement face aux accidents, à la maladie, au racisme puant, aux préjugés. « L'obscurité les dérobe aux regard : bien que mariés, ils vivent une histoire d'amour illicite. »
    Hiver 91, Teefrog le clochard, l'homme des rues, ou plutôt des sous terrain, nous entraine là où les touristes ne vont jamais. Mais au juste qui est Teefrog ?
    Ce roman est construit avec beaucoup d'intelligence ; alternativement nous changeons d'époque, et suivons les uns et les autres au gré de leurs vissicitudes et de leurs petits bonheurs. Progressivement nous apprenons à les connaître, passons les générations pour qu'enfin se lève le mystère Teefrog.
    Avec minutie, et beaucoup de réalisme Colum McCann, rend ici hommage aux hommes de l'ombre, aux laissés pour compte, à ceux qui n'ont pas profité de l'essor économique de la ville, à Tous ceux que New-York cachent et dénigre.
    Ce roman est triste, mais plein d'humanité, et j'ose dire qui éclaire le lecteur sur une ville qui n'est pas que néons, boutiques de luxe, et grosses limousines. Il m'a kidnappée, serrée très fort, remuée, fait sourire parfois, attendrie, révoltée. Je l'ai aimé. C'est le second ouvrage que je lis de Colum McCann ; jamais 2 sans 3, dit-on…


    Lien : http://leblogdemimipinson.blogspot.com/2011/06/les-saisons-de-la-nui..
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Citations et extraits

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  • Par le_Bison, le 17 mars 2012

    La fin lui tiraille l’estomac et va se loger dans son foie. Il faut qu’il trouve des boîtes ou des bouteilles vides pour se faire un peu d’argent. […] Il devrait peut-être manger un sandwich. Ou s’acheter du poulet à un restaurant chinois de Broadway. Peut-être encore une bouteille de gin, s’il a assez d’argent. […]
    A la lisière de l’aire de jeux, à travers un rideau de neige, Treefrog fait un signe de main à sa fille, il replace ses lunettes sur son nez, il chasse le givre qui saupoudre sa barbe, et, en grelottant, il s’en va par la 97ème rue en direction de Broadway, où il n’est plus qu’un homme solitaire qui plonge dans les poubelles de Manhattan.
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  • Par sentinelle, le 10 juin 2011

    Ils arrivent à l’aube, véritable géographie de chapeaux. Champ de silhouettes sombres, tiges en mouvement, tournées vers les quartiers des docks.
    D’abord éparpillés dans les rues de Brooklyn – venus par le tram, le ferry-boat et le métro aérien -, ils se rejoignent peu à peu pour former un seul flot. Ce sont des hommes rudes, qui fument la cigarette assidûment et marchent à pas pesants en faisant tomber de leurs semelles la boue de la veille. Ils laissent une traînée de boue derrière eux dans la neige. Des flaques gelées craquent sous leur poids. Le froid s’insinue dans leur corps. Certains ont de grosses moustaches qui ondulent au-dessus de leurs lèvres comme les herbes de la Prairie. D’autres, des jeunes, ont la peau irritée par le rasoir. Tous ont le visage creusé par les risques du métier ; ils fument comme des fous, sachant qu’il pourrait bien ne leur rester que quelques heures à vivre.
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  • Par AttrapeReves, le 18 novembre 2009

    Mais la nuit, elle se recroqueville dans son lit en pleurant à l'idée que des morceaux de verre puissent atterrir sur leur lit et déchirer leur chair nue. Alors Walker lui raconte des histoires pour l'aider à s'endormir, des choses qu'il invente ou dont il se souvient, et des choses qu'il invente à travers ses souvenirs
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  • Par sentinelle, le 10 juin 2011

    Dans le tunnel du chemin de fer, le travail est plus facile que sous l'eau, mais tout aussi dangereux : des hommes exposent leurs mains, leurs corps sont déchiquetés, leurs pouces volent si haut qu'on croirait qu'ils font du stop pour aller au ciel.
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  • Par katioucha, le 13 novembre 2010

    Arrivé à la grille, il sourit, soupesant le mot sur sa langue, ce mot porteur de possibilités, de beauté, d'espoir, un mot unique : résurrection.
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Vidéo de Colum McCann

Les carnets de route de François Busnel, France 5
Colum McCann parle de New York et de ses romans
François Busnel rencontre des écrivains new-yorkais, d'origine ou de coeur, qui puisent dans l'âme de la métropole la matière de leurs romans. Paul Auster, Colum McCann, Toni Morrison, Jay McInerney et Jonathan Franzen dressent le portrait d'une ville où se concentrent les rêves et les doutes de l'Amérique.
François Busnel propose de découvrir les Etats-Unis à travers le regard de ses écrivains. Il débute son périple par New York, ville la plus européenne du continent, qui n'en est pas moins un reflet de l'Amérique. Reflet de son immensité, de ses contrastes et de sa mixité. C'est aussi le lieu où s'épanouit une scène artistique foisonnante. François Busnel rencontre certains de ces New-yorkais d'origine ou de coeur, qui puisent dans l'âme de la métropole la matière de leurs romans. Paul Auster, Colum McCann, Toni Morrison, Jay McInerney et Jonathan Franzen dressent le portrait d'une ville où se concentrent les rêves et les doutes de l'Amérique.








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