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> Jean-Luc Piningre (Traducteur)

ISBN : 2714445063
Éditeur : Belfond (2009)


Note moyenne : 3.89/5 (sur 255 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
7 août 1974. Sur une corde tendue entre les Twin Towers s’élance un funambule. Un événement extraordinaire dans la vie de personnes ordinaires.

Corrigan, un prêtre irlandais, cherche Dieu au milieu des prostituées, des vieux, des miséreux du Bronx ; dans ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par carre, le 03 octobre 2012

    carre
    L'auteur de « Danseur ou « Zoli » signe une nouvelle fois un magnifique roman sur les marginaux de cette Amérique (on est en début des années soixante dix) plus enclin à combattre le communisme qu'à s'occuper de ces compatriotes en souffrance. Tandis qu'un funambule français parcourt le lien suspendu entre les deux Twin Towers, en bas plusieurs personnages tentent de sortir d'un quotidien glauque et difficile. Qu'il se positionne en équilibriste ou en contraire dans les pas de ces personnages, McCann excelle pour donner chair et profondeur à ces hommes et ces femmes dont les vies sont sacrément chahutées. Car derrière les apparences, c'est souvent pour leur survie et leur dignité que se battent ces héros ordinaires. Avec un talent narratif remarquable, McCann réussit une nouvelle fois à nous chambouler, avec un texte dur et poignant, qui reste longtemps dans nos esprits. Encore un grand bouquin de McCann, c'est une habitude.
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    • Livres 4.00/5
    Par litolff, le 24 juin 2012

    litolff
    Arrêt sur image à New York : le 7 aout 1974, quelque part au sud de Manhattan, Philippe Petit, un Funambule qui multiplie les exploits, a tendu un câble d'acier entre les deux tours jumelles tout juste sorties de terre et, à l'heure où chacun se rend à son travail, il danse de l'une à l'autre sur son fil, saute à cloche-pied, équilibré par son balancier, suspendu dans le vide…
    Et à cet instant où le temps se fige, l'auteur plonge son lecteur dans le New York des années 70, alors que la guerre du Viêt-Nam touche à sa fin, que Nixon démissionne, que les hippies commencent à s'assagir et que les drogues jettent à la rue des centaines de laissés-pour-compte.
    A partir de cet exploit insolite et fabuleux, il nous raconte plusieurs histoires, des destins poignants qui se croisent au cours de cette même journée.
    Celle de Corrigan, prêtre irlandais émouvant de force et de fragilité, qui a choisi d'essayer de soulager la misère des prostituées du Bronx, celle De Claire qui pleure son fils disparu au Vietnam et rencontre d'autres mères pour parler de leurs enfants, un couple d'artistes qui essaie de décrocher de l'alcool et de la drogue, Jazzlyn et sa mère Tillie, toutes deux prostituées… pour n'en citer que quelques uns, des êtres qui souffrent et qui luttent au quotidien, des personnages sombres et magnifiques que tout sépare.
    Et à l'instar du fil qui est tendu là-haut entre les deux tours, des fils d'humanité se tendent entre ces personnages blessés qui essaient de s'accrocher à la vie.
    J'ai aimé l'écriture simple et précise, sans fioritures, j'ai beaucoup aimé cette histoire pleine d'humanité, sombre mais pas exempte d'espoir.
    Un roman puzzle magistral et envoutant, à mon avis un des meilleurs livres sortis en 2009.
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    • Livres 3.00/5
    Par missmolko1, le 14 août 2012

    missmolko1
    A travers Et que le vaste monde poursuive sa course folle, nous suivons le destin de personnages tous attachants. Les sujets abordés sont lourds : drogues, prostitutions, violence....
    L'écriture de Colum McCann est très belle mais malgré cela il m'a manque un petit quelque chose pour que ce roman soit un coup de cœur pour moi!
    Déjà j'ai trouve qu'il manque un peu de liaisons entre les différents personnages car même si leur destin se croisent parfois, j'ai eu parfois du mal a m'y retrouver.
    Et puis parfois quelques passages un peu long, ou j'aurais aime un peu plus de dynamisme.
    Ce roman est malgré tout très beau et mérite d'être lu.
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    • Livres 5.00/5
    Par pyrouette, le 14 avril 2014

    pyrouette
    Cette histoire a réussi à me faire sortir de mon apathie et ce n'était pas gagné d'avance. Au début du livre je ne voyais pas comment faire le rapprochement entre le funambule et cette poignée de personnages tous attachants, tous désespérés, dans leur misère affective ou financière, la déchéance pour certains. Bref je me posais, comme toujours, trop de questions, pourtant ma torpeur prenait toute la place. Et je me suis laissée glisser, d'abord sur le filin avec le funambule, puis avec les gens d'en bas. J'ai cherché une petite lueur d'espoir dans leur survie et je l'ai trouvée. Il y a toujours de l'espoir et pendant que les gens d'en bas regardait le funambule là-haut, je retrouvais un signe d'humanité dans ce vaste monde. Et si au lieu de nous regarder le nombril et de nous complaire dans nos malheurs - je suis certainement la première à le faire, vu mon état - nous regardions dans la vie des autres si nous pouvons poursuivre notre chemin. Je suis d'accord avec les propos de Frank Mc Court, comment écrire à nouveau après un tel chef d'oeuvre ?

    Lien : http://pyrouette.canalblog.com/archives/2014/04/14/29661544.html#com..
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    • Livres 5.00/5
    Par MachaLoubrun, le 15 juillet 2012

    MachaLoubrun
    Lire un livre de Colum McCann est toujours un enchantement pour moi, il est à mes yeux un écrivain majeur. « Et que la vaste monde poursuive sa course folle » hante le lecteur bien après avoir lu la dernière page.
    A New York, le 7 août 1974 au matin, un funambule s'élance sur une corde tendue entre les Twin Towers. Cet épisode historique hors du commun est le fil conducteur de ce roman à tiroirs.
    Tandis que le funambule réalise son rêve un peu fou dans les airs, au sol, des destins se croisent, se brisent, s'ouvrent à de nouveaux chemins, comme dans un vaste jeu de mikado.
    Colum MacCann s'attache à des personnages dans la foule new yorkaise que rien ne semblent prédestiner à se rencontrer et il sait nous les rendre intimes. Il restitue à merveille tout le climat d'une époque dans une ville aux multiples facettes tandis que la guerre du Vietnam arrache la vie à de jeunes soldats.
    Alors qu'une femme brisée par le chagrin rencontre dans son luxueux appartement d'autres mères touchées comme elle par la mort d'un fils, une prostituée noire survit dans le Bronx avec sa fille et ses petits-enfants. Elle crie sa douleur auprès d'un prêtre irlandais qu'une foi inébranlable pousse à vivre au milieu des plus humbles. On croise aussi des artistes et la vie se déploie dans toute sa complexité, sa dureté mais aussi sa capacité à toujours emprunter des chemins inattendus.
    Et que notre imagination poursuive sa course folle dans le New York des années 70 après la lecture de ce magnifique livre…
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Citations et extraits

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  • Par pyrouette, le 18 avril 2014

    Nous acceptons des choses qui ne sont vraiment pas pour nous. On fait comme si, on croit qu'on s'en débarrassera comme d'un manteau, et le manteau devient une seconde peau.

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  • Par pyrouette, le 17 avril 2014

    Certains pensent que l’amour est au bout de la route et que, si on a la chance de la trouver, on s’arrête. D’autres vous diront que c’est plutôt une embardée, un vol plané, et la plupart de ceux qui ont un peu de jugeote savent qu’il change au fil du temps. Selon l’énergie qu’on lui consacre, on le garde, on s’y accroche ou on le perd. Sauf que, parfois, il est absent dés le premier jour.

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  • Par pyrouette, le 16 avril 2014

    Son terrain, c'était le bonheur : un bonheur à définir, à traquer, à extirper de l'oubli.

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  • Par pyrouette, le 15 avril 2014

    Il faut parfois monter assez haut pour voir ce que le passé fait du présent.

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  • Par pyrouette, le 14 avril 2014

    Pas à pas, nous trébuchons dans le silence, à petits bruits, nous trouvons chez les autres de quoi poursuivre nos vies. Et c’est presque assez.

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