> Jean-Luc Piningre (Traducteur)

ISBN : 2266153145
Éditeur : Pocket (2008)


Note moyenne : 4.11/5 (sur 65 notes) Ajouter à mes livres
Ange ou démon. Étoile… filante, peut-être, mais étoile qui brilla au plus haut par son génie et son ambition. C’était Noureev. Rudi. Rudik Rudolph. Prénom choisi par sa mère, Farida, en hommage à Rudolph Valentino.... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par ygounin, le 16 mai 2012

    ygounin
    Grand succès, mérité, pour cette biographie romancée de Rudolf Noureev publiée en 2003.
    Pourtant rien de plus difficile que de mettre en mot l'art de la danse, les vibrations qu'elle dégage, l'émotion qu'elle suscite. Il est d'ailleurs significatif que la littérature ne s'y soit guère frottée.
    Colum McCann - dont le talent n'a cessé de se confirmer dans ses ouvrages ultérieurs ("Et que le vaste monde poursuive sa course folle") - embrasse un parti pris audacieux. Il raconte la vie de Noureev par les yeux de ses proches : son père qui lui a interdit de danser, sa première professeure qui l'aima comme un fils, sa sœur qui le jalousa et l'admira, ses amants à Paris et à New York, son chaussonnier, sa femme de chambre ... Il fait l'impasse sur les parties les plus attendues de la vie de Noureev : ses premiers succès, son passage à l'Ouest, sa mort du Sida.
    Ce parti pris permet sans doute de toucher la folie géniale d'une vie placée sous le signe de l'excès. Pour autant, au fil des pages, notamment dans la partie parisienne, la plus excessive, la plus débridée, le procédé finit par lasser.
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par CyrielF, le 15 mai 2012

    CyrielF
    Autant le dire d'entrée : j'ai adoré ce roman ! Je ne pouvais pas me tromper en lisant la quatrième de couverture : un livre où l'on parle d'une des plus grandes icônes du monde de la danse, cela ne pouvait que me plaire ! Cela m'a pris un petit moment d'adaptation avant d'adhérer complètement au style employé par McCann dans ce roman, mais j'ai très vite été conquise. le défi était ambitieux, mais pour moi relevé avec brio. Danseur présente une version romancé de la vie de Rudolf Noureïev, ilustre Danseur et chorégraphe qui a brillé dans les années 1970. le roman est organisé en quatre livres, chacun mettant en scène différentes périodes de la vie de Rudi en y incorporant les personnages ayant joué un grand rôle dans son ascension. L'originalité de ce roman réside dans la narration : plusieurs narrateurs se succèdent, chacun exposant sa vision du Danseur prodige. On suit ainsi les sentiments de l'infirmière ayant assisté à sa première représentation devant les soldats russes, ceux de son père qui, au grand regret de Noureïev, ne l'aura jamais vu danser, ceux de ses mentors (Pouchkine, entre autres), ceux de ses amants, de ses amis, d'inconnus l'ayant cotoyé de près ou de loin... La narration est parfois difficile à suivre, puisqu'on change de narrateur d'un paragraphe à un autre, et il faut souvent un petit moment avant de comprendre qui raconte. Mais j'ai trouvé que ce fonctionnement faisait toute la richesse de ce roman. Les deux premiers livres, exposant son enfance et son ascension fulgurante le propulsant au rang de Danseur étoile dans les plus prestigieux ballets, ont été pour moi les plus forts et les plus intéressants. La personnalité de Rudolf est très bien cerné : on ressent parfaitement toute l'arrogance et l'obsession de la perfection qui habitaient Noureïev. A travers les différents récits, on se l'imagine parfaitement n'en faisant qu'à sa tête, chassant d'un ton incendiaire et sans concession tous ceux qui se mettent en travers de sa route, son visage et son corps parfaits et son port altier.
    L'idée de romancer la vie du Danseur était très bonne, cependant certains passages m'ont quand même dérangée, tant ils différaient de la version réelle de sa biographie. Certains personnages sont concentrés en un seul : par exemple, les trois soeurs de Noureïev ne deviennent qu'une dans le roman. J'ai aussi été un peu déçue que certains aspects très importants n'aient pas été abordés par l'auteur. Il n'y a aucune mention de sa maladie, et j'ai été déçue que le roman s'arrête avant la fin...
    Danseur est tout de même un magnifique roman fort en émotions, qui attisera surement le feu qui habite les amoureux de la danse comme moi ;)

    Lien : http://tetedelitote.canalblog.com/archives/2012/05/15/24264221.html
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    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par carre, le 02 janvier 2012

    carre
    En choisissant de romancer la carrière d'une telle star était un pari osé.
    Mc Cann nous raconte la vie et la carrière exceptionnelle de Noureev à travers les confidences et les témoignages de personnes l'ayant cotoyé dans l'univers familial, intime ou professionnel. Et c'est par ce parti pris que Mc Cann réussit ce magnifique livre. Ce fils de paysan devenu le plus grand Danseur du Kirov, ne laissera jamais insensible les gens qui le croiseront, excentique, colérique, invivable, obsédé sexuel mais aussi et surtout génie qui mettra tous les scènes du monde à ces genoux. Mélangeant personnages fictifs et réels, McCann réussit un impressionnant tableau du Danseur étoile, écriture ambitieuse, émouvante, formidablement documenté un livre qu'on quitte avec beaucoup de regrets.Pari gagné.
    P.S : notez l'excellente biographie de Bertrand Meyer-Stabley : "Noureev".
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    Critique de qualité ? (12 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par FrancoisGe, le 08 mai 2012

    FrancoisGe
    Très belle fresque dune terrible époque, traversée par un destin hors du commun : le Danseur étoile russe Rudolf Nouveïev. Né en 1938 dans une bourgade russe, dans une famille très pauvre vivant sous le joug communiste ; très vite il ne vit que pour la danse classique. Il danse en cachette de son père, dans le froid, la faim au ventre.
    A 15 ans, il devient Danseur professionnel au Ballet Kirov de Léningrad. En 1961, durant une tournée à Paris avec le Kirov, Noureïev échappe à la sécurité soviétique à l'aéroport de Paris et reste à l'Ouest. Condamné par contumace à 7 ans de travaux forcés pour trahison, il ne reviendra pas dans sa Russie natale. Enfin libre de danser sur des scènes dignes de son génie, il sillonne alors la planète entière, de ballets en ballets, de capitales en capitales, dopéras en opéras...
    Son ascension est fulgurante, il devient une étoile, sa beauté séduit, son génie envoûte. La personnalité de ce travailleur infatigable est passionnelle et déstructurée ; il vit dans le luxe, les excès, la luxure, le succès international.
    Pourtant il se sent seul, apatride, loin de sa famille meurtrie par son départ, loin surtout de sa mère qui jamais ne le verra danser& Colum McCann a su trouver le ton juste pour parler d'un Danseur génial et fou, à la personnalité aussi attachante que dévastatrice, dont le magnétisme fascine autant qu'il dérange.
    Très belle biographie romancée d'un des plus grands Danseurs de tous les temps. Un roman passionnant !
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Glacha, le 28 avril 2012

    Glacha
    Danseur est un de ces livres, qu'il est impossible de refermer, dont on se souvient longtemps après. Il raconte le destin du célèbre Danseur Noureïev, son enfance, son travail, sa passion, sa folie "à mi chemin entre histoire et réalité", des forêts de l'Oural aux riches fêtes New-yorkaises. Tout est travaillé, le style, les personnages, la construction,Colum McCann est un conteur de grand talent.
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Citations et extraits

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  • Par sentinelle, le 11 juin 2008

    La magie d'une danse, jeune homme, est quelque chose de purement accidentel.
    Ironie du sort, il te faudra travailler plus dur que tous les autres pour que cet accident arrive. Et, s'il arrive, tu peux être sûr que c'est la seule chose de ta vie qui ne se reproduira pas. C'est pour certains une condition malheureuse, mais pour d'autres la seule extase.
    Peut-être, dans ce cas, devrais-tu oublier tout ce que je t'ai dit et ne te rappeler que ceci :
    la vraie beauté de l'existence est qu'elle peut, parfois, se montrer.
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  • Par Aela, le 27 avril 2011

    Aujourd'hui 16 juin 1961, nous déclarons par les présentes que NOUREIEV Rudolf Hametovitch, date de naissance 1938, célibataire, tatare, non affilié au Parti, ancien habitant d'Oufa, artiste du théâtre Kirov à Leningrad, et membre de cette troupe en tournée en France, a trahi la Patrie à Paris. Par ses absences en ville et ses retours tardifs à l'hôtel, NOUREIEV a violé le code de conduite des citoyens soviétiques à l'étranger. En outre, il a noué des liens étroits avec des artistes français, parmi lesquels des homosexuels connus. Malgré les avertissements qui lui ont été signifiés, NOUREIEV s'est entêté dans ses outrages. Il a donc été condamné par contumace, en novembre 1961, à sept ans de travaux forcés. Nous déclarons également que NOUREIEV Hamet Vassilievitch, qui désavoue publiquement et dénonce avec véhémence les actes de son fils, est autorisé à rester membre permanent du Parti.
    Comité de la Sûreté à Oufa
    Février 1962
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  • Par Aela, le 27 avril 2011

    Bien sûr, il dansa parfaitement, léger et vif, souple, contrôlé, composé, mais plus encore que cela, il exploitait une chose qui dépassait son corps - ce n'était pas seulement son visage, ses doigts, son cou haut, ses hanches, mais une force intangible, au-delà de la pensée, une sorte de cinétique, violente et spirituelle. Je ressentis comme un peu de haine à son égard quand les applaudissements éclatèrent.
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  • Par Aela, le 27 avril 2011

    Je n'avais pas grandi auprès de mes parents. A la vérité, même, le fil de notre vie commune aurait tenu sur une maigre quenouille. On les avait exilés à Oufa, cependant le ciment de leur existence était toujours ce qu'ils nommaient Pétersbourg - palais et maisons nobles, duels à l'épée, favoris aux joues, encriers, verre de Bohême, fauteuils d'orchestre au Mariinski -, tout ce dont la Révolution les aura à jamais privés. D'année en année, mon père a miraculeusement survécu aux purges: arrêté sans cesse, interné d'un camp sibérien à un autre, finalement déporté avec ma mère à Oufa, où les autorités lui fichaient plus ou moins la paix. Oufa est une ville barrée - industrie, sylviculture, fabriques d'armes. Elle est ignorée par les cartes, et c'est la croix et la bannière pour obtenir un visa.
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  • Par Aela, le 27 avril 2011

    Je vais de pays en pays. Je n'existe plus là où j'ai vécu, et je suis apatride où je vis. C'est ainsi. Et cela a toujours été, même je suppose, lorsque nous grandissions ensemble à Oufa. C'est la danse, et elle seule qui me garde en vie.
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Les carnets de route de François Busnel, France 5
Colum McCann parle de New York et de ses romans
François Busnel rencontre des écrivains new-yorkais, d'origine ou de coeur, qui puisent dans l'âme de la métropole la matière de leurs romans. Paul Auster, Colum McCann, Toni Morrison, Jay McInerney et Jonathan Franzen dressent le portrait d'une ville où se concentrent les rêves et les doutes de l'Amérique.
François Busnel propose de découvrir les Etats-Unis à travers le regard de ses écrivains. Il débute son périple par New York, ville la plus européenne du continent, qui n'en est pas moins un reflet de l'Amérique. Reflet de son immensité, de ses contrastes et de sa mixité. C'est aussi le lieu où s'épanouit une scène artistique foisonnante. François Busnel rencontre certains de ces New-yorkais d'origine ou de coeur, qui puisent dans l'âme de la métropole la matière de leurs romans. Paul Auster, Colum McCann, Toni Morrison, Jay McInerney et Jonathan Franzen dressent le portrait d'une ville où se concentrent les rêves et les doutes de l'Amérique.








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