> Guillemette Belleteste (Traducteur)

ISBN : 2070306135
Éditeur : Editions Gallimard (2005)


Note moyenne : 3.92/5 (sur 123 notes) Ajouter à mes livres
Sous la canicule qui frappe l'Angleterre en ce mois d'août 1935, la jeune Briony a trouvé sa vocation : elle sera romancière. Du haut de ses treize ans, elle voit dans le roman un moyen de déchiffrer le monde. Mais lorsqu'elle surprend sa grande sœur Cecilia avec Robbie... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (12)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 3.00/5
    Par Malice, le 19 juin 2011

    Malice
    La première partie en Août 1935.
    La canicule jouera un rôle particulier sur l'atmosphère l'ambiance pesante, tendu qui se dégage entre les différents personnages. Une réunion familiale dans une famille de la bonne société anglaise, l'éveil de l'amour entre jeunes gens de classes sociales différentes, mais ce n'est que la mise en place du drame.
    Les scènes torrides, l'amour passionnel entre Cécilia et Robbie. Elles seront très mal interprétée par Briony. Elle s'emballe, elle pense à sa sœur en danger, voudra la protéger. Et croyant bien faire, elle provoque un drame par des révélations dont elle ne pourra maitriser les conséquences. (P66)
    Robbie Turner, le fils de la femme de ménage a grandi avec Leon et Cecilia. ils se connaissent depuis l'âge de 7 ans. Il est le fils unique d'une femme de ménage et d'un père inconnu. Ses études supérieur sont prises en charge par M Tallis.
    Il souhaiterait faire médecine. J'aime beaucoup ces phrases dites par Robbie :
    "J'aime l'Angleterre sous la canicule (il fait une chaleur étouffante) . C'est un tout autre pays. Toutes les règles sont changées"Le monde bascule, la fin d'une époque va être marqué par la seconde guerre mondiale et le rapport entre les classes sociales va changer.
    Donc, Ian Mc Ewan en peut de mot arrive à dire beaucoup de choses, sur l'ambiance d'une époque, et puis ce n'est pas anodin si cette journée est particulièrement chaude et étouffante.
    Ce mensonge (c'en est un et elle en est consciente) va détruire plusieurs vies, à commencer par la sienne, car elle ne se pardonnera jamais les conséquences terribles de ce témoignage trop vite prononcé.
    La première partie marque la fin de l'enfance pour Briony (p104) "c'était à l'enfance qu'elle s'en prenait n'en ayant plus besoin", "Briony se débarassa de son ancien moi".
    La deuxième partie du roman se déroule cinq ans plus tard. Robbie, désormais soldat.
    La troisième partie nous ramène en Angleterre, auprès de Briony, désormais élève infirmière. Elle culpabilise, elle ne sait trop comment se racheter, auprès de sa sœur qui la méprise. C'est dans cette troisième partie que Briony se lance dans l'écriture.
    Je me demande surtout après avoir refermé le livre si dans cette histoire si vrais et passionnelle, si il n'y pas un peu de l'auteur Mc Ewan dans ce très beau roman.
    J'aime beaucoup l'écriture d'Ian McEwan car elle est simple direct, de très bonnes descriptions, une écriture très visuel.
    La psychologie des personnages est bien présente. Il sait bien parlé de l'âme humaine. Mais je trouve que dans ce livre c'est la première partie la plus intéressante, très captivante . J'ai surtout aimé ce livre pour le ressenti des personnages. Pour moi c'est un vrais roman qui nous transporte dans un univers autre que le notre. Il nous ouvre à la littérature anglo-saxonne, et nous donne aussi envie de lire d'autres livres de lui.

    Lien : http://livresdemalice.blogspot.com/2007/04/ian-mc-ewan.html
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par keisha, le 19 août 2008

    keisha
    1935 : Eté caniculaire en Angleterre (si, si !) et toutes les règles sont changées, dixit Leon Tallis. Et de donner comme exemple : "Au club, si la température atteint 32 degrés avant trois heures, on peut tomber la veste au bar de l'étage le jour suivant."
    Durant cette "journée sans couture qui s'était drapée autour d'une nuit d'été ", Briony Tallis, 13 ans, inspirée par la vision d'une scène entre sa soeur aînée Cécilia et Robbie Turner (fils de la domestique de ses parents, mais aussi ami d'enfance ), décide d'écrire des romans. Sans bien les comprendre, elle assiste aux événements et ses réactions influeront sur le destin des personnages...
    Roman lu en moins de deux jours, donc inutile de dire que j'ai été scotchée ! Les lignes et les pages se sont enchainées sans me laisser beaucoup respirer, cela faisait longtemps que la lecture d'un livre m'avait procuré cette impression !
    J'ai aimé le cheminement de Briony vers sa destinée d'écrivain (sans oublier la lettre de l'éditeur) , la description du repli des troupes britanniques sur Dunkerque et de l'hôpital londonien en 1940, et le final m'a époustouflée. du grand art !
    http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-21516865.html
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par oops, le 02 août 2011

    oops
    On est en 1935 en Angleterre, au milieu d'une famille bourgeoise de trois enfants ; dont Léon l'aîné et Cecilia, tous les deux sont adultes et Brionny l'insolente âgée de 13 ans qui ne rêve que d'écrire. le père ministre et la mère maîtresse de la maisonnée décident d'accueillir les neveux et la nièce de la soeur de Madame, les parents de ceux-ci sont en instance de séparation ! Léon doit lui aussi arrivé avec un ami. Brionny a écrit une pièce de théâtre dont elle veut absolument donné une représentation avec ses cousins et sa cousine en l'honneur de son frère. Mais rien ne se passe comme elle veut, déçue elle erre dans le parc de la maison et fait la rencontre de Robbie, le fils d'une employée de maison et un ami proche de Cécilia qui lui remet une enveloppe à l'intention de sa soeur. Son âme d'écrivain à l'imagination débordante va l'entraîner là où l'innocence de ses 13 ans n'aurait sans pas dû et c'est plusieurs vies qui en seront bouleversées. Décomposé en trois parties, ce roman a fait l'objet d'un film que je n'ai pas vu. D'un point de vue littéraire, l'écriture de Mc Ewan est riche, on ressent parfaitement les caractères de chacun des personnages, les rapports de classe, les émotions, les sensations, les faux-semblants. La guerre de 40 est sans doute la partie qui m'a le plus ennuyée, heureusement rattrapée par une fin bouleversante.

    Lien : http://ma-bouquinerie.blogspot.com
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par akialam, le 23 juillet 2008

    akialam
    J'avais beaucoup aimé le film et c'est avec impatience que j'attendais de pouvoir lire le livre, ce qui est désormais chose faite. Bizarrement, lire le livre m'a permis d'apprécier encore davantage le film. En effet je n'ai jamais vu de film aussi bien adapté d'un livre : la plupart des détails y sont, et lorsqu'une digression est trop longue pour être complètement prise en compte, elle est évoquée par des détails dans le film. En tout cas, le livre est vraiment bien, l'histoire est belle et de nombreux thèmes y sont brassés: la différence entre classes sociales, la culpabilité, la difficulté de l'écriture, l'homme face à l'histoire... Un livre qui est donc très riche, et qui se lit avec beaucoup de plaisir !
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par folivier, le 23 mars 2011

    folivier
    Très bon livre. le roman aboutit à un final magnifique, qui donne tout d'un coup une relecture des pages précédentes et correspond comme un écho aux réflexions de Briony sur l'écriture d'une fiction dans les premières pages du roman. le roman boucle sur lui-même et comme une mise en abîme on comprend que nous lisons le roman d'un roman. L'écrivain comme un Dieu peut modifier l'histoire à volonté, mais malgré tout la réalité perdure la guerre et ses horreurs et la magnifique beauté de la nature, la médiocrité, la lâcheté de certain et la grandeur d'âme, le courage des autres. Mais a trop vouloir mener de front toutes ces interrogations et réflexions, Ian McEwan en a perdu en intensité. Force et intensité qu'il arrive à tenir en début de roman et y revenir dans la dernière partie.
    Néanmoins un très beau roman, qui m'a un peu moins impressionné que Samedi du même auteur.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)

> voir toutes (9)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par liliba, le 23 juin 2009

    Les répétitions gênaient aussi son sens de l’ordre. Le monde contenu qu’elle avait défini avec des lignes nettes et parfaites avaient été défiguré par les gribouillis d’autres esprits, d’autres besoins ; et le temps lui-même, si facilement divisé sur papier en actes et en scènes, s’écoulait à présent de facon incontrôlable. Sans doute qu’elle n’aurait plus Jackson jusqu’après le déjeuner. Léon et ses amis devaient arriver tôt dans la soirée, peut-être même plus tôt, et la représentation devait avoir lieu à sept heures. Et il n’y avait pas encore eu de vraie répétition et les jumeaux ne savaient pas jouer, ni même énoncer, et Lola avait volé le role qui revenait de droit à Briony, et rien ne pouvait être organisé, et il faisait chaud, ridiculement chaud. Opprimée, la jeune fille s’agita et se leva. La poussière des planches avait sali ses mains et le dos de sa robe. Perdue dans ses pensées, elle s’essuya les paumes sur le devant de sa robe tout en allant vers la fenêtre. La facon la plus simple d’impressionner Léon aurait été d’écrire pour lui une nouvelle, de la lui remettre elle-même entre les mains, et de l’observer pendant qu’il la lisait. Les lettres du titre, la couvertures illustrées, les pages reliées—dans ce mot même, elle ressentit l’attrait du format net, limité, et contrôlable qu’elle avait abandonné en décidant d’écrire une pièce. Une nouvelle était directe et simple, n’autorisant rien à s’interposer entre elle-même et son lecteur—pas d’intermédiaires avec leurs ambitions personnelles et leur incompétence, pas de pression de temps, pas de limites de ressources. Dans une nouvelle, vous n’aviez qu’à souhaiter, vous n’aviez qu’à mettre sur papier, et vous pouviez posséder le monde ; dans une pièce, vous deviez vous débrouiller avec ce qui se présentait : pas de chevaux, pas de rues de village, pas de bord de mer. Pas de rideau. Cela semblait si évident à présent qu’il était trop tard : une nouvelle était une forme de télépathie. En inscrivant des symboles
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (5 votes positifs)
  • Par folivier, le 23 mars 2011

    "... un conte, c'était une forme de télépathie. par le biais de symboles tracés à l'encre sur une page, elle était capacble de faire passer réflexions et sentiments de son esprit à celui du lecteur. C'était un processus magique, tellement banal que personne ne s'en étonnait plus. Lire une phrase et la comprendre revenait au même..." (p58)
    "... comment un écrivain peut-il se racheter, alors que doué du pouvoir absolu de décider de la fin, il est également Dieu? Il n'a personne, ni entité ni forme supérieure à qui en appeler, avec qui se réconcilier ou qui puisse lui pardonner. il n'existe rien en dehors de lui. En imagination, il a fixé les limites et les termes. Pas d'expiation pour Dieu ni piur les écrivains, même s'ils sont athées. Cela a toujours été une tâche impossible, et là résidait justement l'intérêt. L'entreprendre, voilà l'enjeu." (p487)
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par missmolko1, le 09 novembre 2010

    Si le divorce s'était présenté comme l'infâme antithèse de tout cela, on aurait pu facilement le mettre sur l'autre plateau de la balance, au même titre que trahison, maladie, vol, violence et propension au mensonge.
    Citation de qualité ? (5 votes positifs)
  • Par missmolko1, le 15 novembre 2010

    Comment ce passe-temps, la lecture de romans que d'autres considéraient comme un plaisir, pouvait-il lui laisser croire qu'elle était supérieure a tout le monde?
    Citation de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par missmolko1, le 15 novembre 2010

    L'écriture n'était-elle pas un genre d'essor, une forme d'envol, de fantaisie réalisable de l'imagination?
    Citation de qualité ? (5 votes positifs)

> voir toutes (7)

Videos de Ian McEwan

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Ian McEwan

REVIENS-MOI (Atonement) Bande-Annonce VF , adaptation d 'Expiation








Acheter sur Amazon

Faire découvrir Expiation par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (250)

> voir plus

Quiz