> France Camus-Pichon (Traducteur)

ISBN : 207035024X
Éditeur : Gallimard (2008)


Note moyenne : 3.49/5 (sur 85 notes) Ajouter à mes livres
Pour Henry Perowne - neurochirurgien réputé, mari heureux, père comblé d'un musicien de blues et d'une poétesse - ce devrait être un samedi comme les autres.
Pas question d'aller défiler contre la guerre en Irak. Plutôt goûter les plaisirs de la vie. Et pourtant.... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (16)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par yokai, le 12 mai 2012

    yokai
    Que peut-il se passer un Samedi dans la vie d'un neurochirurgien ? Ne vous attendez pas, comme chez le docteur House, à une succession de cas cliniques plus improbables les uns que les autres. le Samedi est un jour de repos même chez les demi-dieux que sont les neurochirurgiens. Henry va donc le consacrer à deux choses très importantes: lui-même et sa famille. Il a donc prévu de prendre tout d'abord un peu de temps pour lui en allant jouer au squash puis de consacrer le reste de la journée aux préparatifs du repas du soir auquel toute la famille est conviée. Sa femme et son fils vivant avec lui mais aussi et surtout son beau-père, un poète, et enfin sa fille résidant à l'étranger pour ses études. Bien évidemment, rien ne va se passer comme prévu à commencer par une nuit écourtée.
    En se donnant comme contrainte temporelle pour son roman la journée, Ian McEwan réduit la durée de l'histoire rendant ainsi hommage à ses illustres prédécesseurs: Joyce et Woolf (j'ai parlé des romans se déroulant sur une journée ici.) Il ne s'interdit pas toutefois, au gré des événements et par le truchement des pensées du personnage principal, de se mouvoir hors de ce cadre pour explorer un univers bien plus vaste. Bien au contraire, il semble même s'être fixé comme objectif de passer en revue plus ou moins tout ce qui fait la vie d'un homme (la journée symbolise le cycle de la vie, nous naissons le matin et mourrons le soir.) : l'amour, la famille, le travail, la fin de la vie, la naissance, la guerre et la violence. C'est cette dernière qui débarque avec fracas et détruit tout sur son passage. Au sein de notre société occidentale prospère, règlementée, ordonnée et policée, la violence fait figure d'anachronisme, nous avons l'illusion qu'elle n'y a plus sa place et nous ne sommes plus armés pour y répondre. Pourtant, et malgré tout les efforts déployés, elle existe toujours car elle est intrinsèquement liée à l'homme, encrée au plus profond de lui.
    Avec ce Samedi, Ian McEwan a produit une oeuvre aboutie sans artifice. Il démontre qu'il est possible d'écrire une fiction vivante et intéressante tout en abordant les problématiques fondamentales de notre société contemporaine.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par carre, le 03 janvier 2012

    carre
    Comme l'indique son titre, lhistoire se passe sur une journée. Henry Perowne - neurochirurgien réputé, mari heureux, père comblé s'apprête à vivre un Samedi fait des menus plaisirs de la vie. Alors que se déroule une manifestation contre la guerre en Irak, Henry, lui se rend en voiture pour faire une partie de squash avec un ami. Mais la vision d'un avion en feu puis un banal accrochage en voiture vont faire basculer la vie plaisible et bien ordonnée d'Henry. Si l'action est minimaliste, la force du roman de McEwan vient des questions existentielles que nous soumets l'auteur. Comment notre culture occidentale s'est fragilisée avec le 11 septembre 2001 ? La réflexion politique, philosophique est l'un des intérêts du livre mais c'est aussi par sa qualité narrative que l'écrivain anglais nous éblouie. Roman après roman, l'oeuvre de McEwan scrute le monde avec finesse et force. Un livre passionnant.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
    • Livres 1.00/5
    Par SebastienFritsch, le 07 mai 2012

    SebastienFritsch
    J'ai fini ce livre parce qu'il était très bien écrit (très très très bien écrit, d'ailleurs, avec le style calibré et sans émotion d'un parfait ouvrier des mots) et parce que je voulais quand même savoir où l'auteur nous conduisait, du fait qu'un suspense diabolique était annoncé par la quatrième de couverture. Mais, au final, c'est 350 pages qui auraient pu se réduire à une centaine. Et de suspense, il n'y en a pas l'ombre.
    Il y a pourtant quelques passages intéressants, comme la visite que rend le personnage principal à sa mère, dans la maison de retraite où elle végète. Mais on les oublie vite tellement il y a de longueurs et de détails totalement superflus. On apprend notamment comment opérer un œdème au cerveau, comment mener une partie de squash, comme jouer du blues, comment préparer une matelote de poisson... En gros, en lisant ce livre, on fait l'économie d'un manuel d'anotomie, d'un précis de neurochirurgie, d'un livre de cuisine, d'une anthologie de la poésie anglaise, d'un guide touristique sur l'Ariège, d'un manuel de squash... sans parler de l'économie de temps énorme que l'on fait en découvrant, de loin en loin, des phrases qui reprennent tout ce qui a pu se dire depuis quelques années pour condamner ou, au contraire, justifier la guerre en Irak. Ainsi, pas la peine de lire les journaux : Ian McEwan nous en fait un condensé dans son roman, en recréant des dialogues entre des pro et des anti-guerre pour composer un fabuleux patchwork de phrases toute faites.
    Au bout du compte, le suspense annoncé par la quatrième de couverture est totalement inexistant, puisque ce qui se passe à la fin (le prétendu dénouement d'un problème posé au départ) tombe comme un cheveu sur la soupe après des pages interminables de digressions et de descriptions, et tout s'achève dans des rebondissements saugrenus et peu crédibles (voire ridicules).
    Finalement, on peut juste saluer le travail énorme que cela a dû demander à Ian McEwan... comme on salue le travail bien fait d'un peintre en bâtiment. Personnellement, je préfère trouver dans un roman la même émotion que celle que peut procurer un tableau de maître. Même si les peintres en bâtiments sont tout aussi méritants.

    Lien : http://sebastienfritsch.canalblog.com/archives/2009/01/11/11853663.h..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par yo, le 04 février 2009

    yo
    Samedi narre l'histoire d'un Samedi presque ordinaire dans la vie de Henry Perowne. Neurochirurgien, il profite de sa journée de repos pour faire du squash avec un collègue, pour rendre à sa mère dans la maison de retraite, et surtout pour recevoir sa fille et son beau-père qui viennent passer quelque temps à Londres. Mais ce Samedi banal prend une tournure assez étrange : une insomnie perturbe son sommeil, et Henry croit au crash d'un avion en feu dans le ciel londonien. Puis il y a cette manifestation contre la guerre en Irak, qui aura des conséquences inattendues pour sa voiture. Bref, un Samedi presque banal, qui prend des allures inattendues…
    Le premier élément qui frappe à la fin de la lecture de ce roman est l'action : il n'y en a pas, ou très peu. L'action se déroule sur une seule journée (ce fameux Samedi de 2003, jour de la manifestation londonienne contre la guerre en Irak), et les 360 pages racontent cette journée. Mais s'il ne se passe rien ou pas grand-chose, ce n'est pas pour autant que ce roman est inintéressant, loin de là. Car il y a beaucoup d'événements, minimes, qui jalonnent cette histoire : le moment où Henry assiste à la répétition du groupe de son fils, la partie de squash, l'accrochage en voiture,…. Surtout, il y a cette irruption de l'extérieur dans le cocon familial, qui rompt la magie des retrouvailles familiales.
    Mais le grand mérite de McEwan est surtout de faire ressentir l'extraordinaire de cette journée par des détails et par des descriptions pointues (voire pointilleuses). Cet avion qui descend avec un réacteur en feu au dessus des immeubles est le premier élément perturbateur du récit. Henry, à partir de ce détail, imagine des scénarii catastrophiques, alors que la réalité est bien plus prosaïque. Pourtant, les premières informations relayées par les média semblent lui donner raison…

    Lien : http://livres-et-cin.over-blog.com/article-24370032.html
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Alienor, le 27 janvier 2009

    Alienor
    Henry Perowne, neurochirurgien anglais de renom, s'apprête à passer un Samedi agréable qui s'achèvera par des retrouvailles familiales très attendues. Ce soir, sa fille Daisy qu'il n'a pas vue depuis six mois, sera là.
    Ce matin, après son habituel squash matinal avec un collègue, il fera les courses nécessaires pour le dîner, puis il ira voir sa mère à la maison de retraite, et enfin il rentrera tout préparer. Tout est prévu, réglé comme du papier à musique, pour un bonheur simple mais réel.
    Sauf que tout ne va pas se dérouler selon le programme établi, puisqu'un incident à priori négligeable va venir bouleverser ce bel ordonnancement, et placer cette journée sous le signe de la violence.
    Difficile, à priori, d'expliquer pourquoi on sent monter la tension en lisant ce roman, car au fond le déroulement de cette journée est bien banal. On se trouve face à un homme passionné par son métier et qui se remémore les opérations pratiquées, ce qui donne lieu à une foule de détails très pointus. Il se rappelle aussi des moments heureux de sa vie : son enfance, sa rencontre avec sa femme, le bonheur d'être père…
    Mais c'est justement parce c'est dans cette vie si normale que quelque chose vient casser les habitudes, le bonheur tranquille, que l'on se sent à ce point dérangé. La violence fait irruption dans la vie de cet homme de manière si banale, que l'on se dit que cela peut arriver tous les jours à n'importe qui… ce qui est d'ailleurs le cas.
    Pas de suspense improbable ici, mais une situation anodine, et nous voilà pris dans ce roman qu'on ne peut lâcher avant la dernière page. Tout s'est passé un Samedi, et dès dimanche plus rien ne sera plus jamais tout à fait comme avant.

    Lien : http://tassedethe.unblog.fr
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (4 votes positifs)

> voir toutes (2)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par fabiendelacoste, le 17 avril 2011

    L'auteur nous plonge dans les pensées du protagoniste. on a réellement l'impression d'être à la place du personnage tant ses réflexions et son état d'esprit sont retranscrits avec richesse et précision.
    L'histoire est par ailleurs très prenante: on commence par nous présenter un neurochirurgien menant une vie ordinaire et sans histoires avant de nous plonger brutalement dans une atmosphère angoissante et cauchemardesque.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par Kanelbulle, le 22 avril 2011

    Après ce fameux été placé sous le signe de Charlotte Brontë et de Kafka, Grammaticus se chargea de choisir les lectures de Daisy. Il avait une conception bien arrêtée et démodée de la grande littérature, laquelle, selon lui, ne devait pas nécessairement être source de plaisir. Partisan de faire travailler la mémoire, il était prêt à y mettre le prix. Shakespeare, Milton, la Bible : cinq livres sterling pour vingt lignes apprises par coeur dans les passages qu'il soulignait. Telle était la condition requise pour bien écrire la langue anglaise, en prose ou en vers.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)

> voir toutes (6)

Videos de Ian McEwan

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Ian McEwan

REVIENS-MOI (Atonement) Bande-Annonce VF , adaptation d 'Expiation








Acheter sur Amazon

Faire découvrir Samedi par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (150)

  • Ils sont en train de le lire (1)

> voir plus

Quiz