> Claude Lefort (Préfacier, etc.)

ISBN : 2070322904
Éditeur : Gallimard (1985)


Note moyenne : 4/5 (sur 16 notes) Ajouter à mes livres
L'œil et l'Esprit est le dernier écrit que Merleau-Ponty put achever de son vivant.
Installé, pour deux ou trois mois, dans la campagne provençale, non loin d'Aix, au Tholonet, goûtant le plaisir de ce lieu qu'on sentait fait pour être habité, mais surtout, jouis... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 4.00/5
    Par lucioler, le 07 juin 2011

    lucioler
    Livre très intéressant plus court que L'Imaginaire de Sartre qui porte sur le même thème : la perception et la vision, le rapport à l'art : les couleurs, les dimensions, le rapport au corps... Si le livre est court (une petite centaine de pages) il faut toutefois bien s'accrocher : comme tous livre philosophique il faut le lire avec attention, souvent même le relire, l'écrire, s'en imprégner mais le thème est relativement abordable et lorsque on se sent concerné, réellement passionnant.
    Je vous ai mis plusieurs citations afin de vous y faire goûter et de vous en donner un aperçu.
    Merleau-Ponty nous livre les clefs de ce que nous expérimentons dans notre rapport à l'art qui n'a rien, absolument rien de carthésien. Ainsi il m'a également éclairé sur mon profond rejet de la vision de Descartes que je n'avais jusque là pas su expliqué concrêtement.
    Il me reste une trentaine de pages je vous tiens au courant ;)
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    • Livres 4.00/5
    Par lucioler, le 09 juin 2011

    lucioler
    Comme je m'y attendais la fin n'est pas décevante, bien au contraire ! Elle éclaire même (si peu mais tout de même) ma fascination pour les Oeuvres de Klee. Un livre que je relirai surement plus tard et dont j'ai encore beaucoup à apprendre !
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Citations et extraits

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  • Par lucioler, le 07 juin 2011

    Descartes n’a pas beaucoup parlé de la peinture, et l’on pourrait trouver abusif de faire l’état de ce qu’il dit en deux pages des tailles-douces. Pourtant, s’il n’en parle qu’en passant, cela même est significatif : la peinture n’est pas pour lui une opération centrale qui contribue à définir notre accès à l’être ; c’est un mode ou une variante de la pansée canoniquement définir par la possession intellectuelle et l’évidence. […] Mais ce qui plaît à Descartes dans les tailles douces, c’est quelles gardent la forme des objets ou du moins nous en offrent des signes suffisants. Elles donnent une présentation de l’objet par son dehors ou son enveloppe. S’il avait examiné cette autre et plus profonde ouverture aux choses que nous donnent les qualités secondes, notamment la couleur, comme il n’y a pas de rapport réglé ou projectif entre elles et les propriétés vraies des choses, et comme pourtant leur message est compris de nous, il se serait trouvé devant le problème d’une universalité et d’une ouverture aux choses sans concept, obligé de chercher comment les murmure indécis des couleurs peut nous présenter des choses, des forêts, des tempêtes, enfin le monde, et peut être d’intégrer la perspective comme cas particulier à un pouvoir ontologique plus ample. Mais il va de soi pour lui que la couleur est ornement, coloriage, que toute la puissance de la peinture repose sur celle du dessin, et celle du dessin sur le rapport réglé qui existe entre lui et l’espace en soi tel que l’enseigne la projection perspective.
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  • Par lucioler, le 03 juin 2011

    Le peintre est seul à avoir droit de regard sur toutes choses sans aucun devoir d’appréciation. […] Les régimes qui déclament contre la peinture « dégénérée » détruisent rarement les tableaux : ils les cachent, et il y a là un « on ne sait jamais » qui est presque une reconnaissance ; le reproche d’évasion, on l’adresse rarement au peintre. On n’en veut pas à Cezanne d’avoir vécu caché à l’Estque pendant la guerre de 1870, tout le monde cite avec respect son « c’est effrayant, la vie », quand le moindre étudiant, depuis Nietzsche, répudieriat rondement la philosophie s’il était dit qu’elle ne nous apprend pas à être de grands vivants. Comme s’il y avait dans l’occupation du peintre une urgence qui passe toute autre urgence. Il est là, fort ou faible dans la vie, mais souverain sans conteste dans sa rumination du monde, sans autre « technique » que celle de ses yeux et ses mains se donnent à forcent de voir, à force de peindre, acharné à tirer de ce monde où sonnent les scandales et les gloires de l’histoire des toiles qui n’ajouteront guère aux colères ni aux espoirs des hommes, et personne ne murmure. Quelle est donc cette science secrète qu’il a ou qu’il cherche ? Cette dimension selon laquelle Van Gogh veut aller « plus loin » ? Ce fondamental de la peinture, et peut être, de toute la culture ?
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  • Par ZetaZeta, le 28 mars 2010

    Qualité, lumière, couleur, profondeur, qui sont là-bas devant nous, n'y sont que parce qu'elles éveillent un écho dans notre corps, qu'il leur fait accueil.
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  • Par lucioler, le 03 juin 2011

    Ils [les tableaux] sont le dedans du dehors et le dehors du dedans, que rend possible la duplicité du sentir, et sans lesquels on ne comprendrait jamais la quasi-présence et la visibilité imminente qui font tout le problème de l’imaginaire. [ … ]L’imaginaire est beaucoup plus près et beaucoup plus loin de l’actuel : plus près puisqu’il est le diagramme de sa vie dans mon corps, sa pulpe ou son envers charnel pour la première fois exposé aux regards, et qu’en ce sens-là, comme dit énergiquement Giacometti : « Ce qui m’intéresse dans toutes les peintures, c’est la ressemblance, c'est-à-dire ce qui pour moi est la ressemblance : ce qui me fait découvrir un peu le monde extérieur. ». Beaucoup plus loin, puisque le tableau n’est un analogue que selon le corps, qu’il n’offre pas à l’esprit une occasion de repenser les rapports constitutifs des choses, mais au regard pour qu’il les épouse, les traces de la vision du dedans, à la vision ce qui tapisse intérieurement, la texture imaginaire du réel.
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  • Par lucioler, le 03 juin 2011

    Visible et mobile , mon corps est au nombre des choses, l est l’une d’elle, il est pris dans le tissu du monde et sa cohésion est celle d’une chose. Mais puisque il voit et se meut, il tient les choses en cercle autour de soi, elles font partie de sa définition pleine et le monde est fait de l’étoffe même du corps. Ces renversements, ces antinomies sont diverses manières de dire que la vision est prise ou se fait du milieu des choses, là où un visible se met à voir, devient visible pour soir et par la vision de toutes choses, là où persiste, comme l’eau mère dans le cristal, l’indivision du sentant et du senti.
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Juliette GRECO l'accessibilité des intellectuels de Saint Germain des prés
Juliette GRECO parle de la tendresse humaine, la reconnaissance de l'autre et l'accessibilité chez les intellectuels de l'époque comme Sartre, Beauvoir, Merleau Ponty.











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