"Il y a de la philosophie même quand on se rase" affirmait
Somerset Maugham.
Une action répétitive tient de la méditation pense
Haruki Murakami.
Donc entre philosophie; écriture et course à pied il n'y a qu'un pas que l'auteur franchit allègrement chaque jour. Et le voilà à retranscrire son ressenti sur, sinon une vraie philosophie, des retours d'expériences et sur lui même en tant qu'homme qui court.
Walkman aux oreilles, sur un Hawaï paradisiaque,il essaye chaque matin de dépasser la distance parcourue la veille.Jubilation.Accélération.Ilécoute"TheLovin'Spoonful".Souvenirs.
Individualité.Dépassement de soi."Courir pour obtenir du vide."Absorber l'infini".Survie pour garder la tête hors de l'eau.Effort.Austérité.
D'Athènes à Marathon.Fournaise de l'été.Compétition contre le soleil.Pourquoi?Soif.Souffrances.Concentration.Oubli.
New York.
Tokyo.
Boston.
Hokkaido.
Cambridge.
Il avale les kilomètres à grands pas de géant, constate à quel point ce réceptacle appelé 'moi' est vain".Marathons,triathlons, lunettes de natation,combinaison, il fend l'eau comme un poisson, enchaine sur un vélo.
"De chaque échec,de chaque bonheur,il essaie de tirer une leçon concrète" et nous la transmet.
Chapeau!
Plusieurs fois pressenti pour le prix Nobel,l'auteur de
La Ballade de l'impossible a même rédigé son épitaphe:
Haruki Murakami
1949-2O..
Ecrivain(et coureur)
Au moins jusqu'au bout il n'aura pas marché.