> Sôshitsu Sen (Préfacier, etc.)
> Corinne Atlan (Traducteur)
> Zéno Bianu (Traducteur)

ISBN : 2877308510
Éditeur : Editions Philippe Picquier (2006)


Note moyenne : 3.79/5 (sur 24 notes) Ajouter à mes livres
Depuis près d'un siècle, Le Livre du thé qui offre une introduction des plus subtiles à la vie et à la pensée asiatiques s'adresse à toutes les générations. Et ce grand classique, qui a permis naguère de jeter un pont entre l'Orient et l'Occident, n'a rien perdu de sa f... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Lostinmypal, le 27 mars 2012

    Lostinmypal
    Ce livre offre une introduction à la vie et à la pensée asiatiques. Ce grand classique a permis à l'époque (1906) de jeter un pont entre l'Orient et l'Occident. Okakura choisît le thé comme symbole de la vie et de la culture en Asie : le thé comme art de vivre, de penser, d'être au monde.

    Je suis venue à ce livre par ces chemins détournés mais je ne regrette nullement cette lecture qui s'est avérée bien plus riche que je ne l'aurais pensé. Effectivement, il s'agit d'une introduction , c'est-à-dire que bien des aspects méritent d'être creusés par des lectures complémentaires. Toutefois, beaucoup de choses sont évoquées autour de ce fait culturel qu'est le cha-no-yu (la cérémonie du thé). La préface et la postface sont également éclairantes ; la dernière évoque, notamment, les 4 principes sous-jacents de la voie du thé dont j'avais déjà entendu parler : harmonie, respect, pureté et sérénité.
    Okakura présente les écoles de thé, leurs maîtres, la conception de la chambre de thé mais aussi des notions artistiques et surtout philosophiques en se référant au tao et au zen. Ce chapitre particulier m'a vraiment plu. En revanche, le chapitre sur les fleurs est d'un lyrisme assez écoeurant.
    C'est vraiment un livre très riche qui intéressera toute personne un peu curieuse. On en ressort avec le sentiment d'avoir appris beaucoup mais avec encore plus de questions qu'au départ !
    Ce livre n'est absolument pas démodé hormis sur les questions de préséance (entre l'impératrice, les samouraïs, les seigneurs, etc) à moins que ce ne soit mon allergie aux privilèges qui n'a pas supporté ces quelques paragraphes...
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    • Livres 4.00/5
    Par Lune, le 15 janvier 2009

    Lune
    "Et cet ouvrage continue aujourd'hui encore de distiller sa pure fraîcheur et de nous remémorer notre humanité." dit dans sa préface, en 1989, Sen Sohitsu XV. Cet ouvrage écrit en 1906 par Okakura est désormais un classique qui ouvre, à nous occidentaux, les portes de la culture asiatique et de la Voie du thé. Dans chaque chapitre fleurissent des phrases qui éveillent des considérations, des remises en question, des envies d'en retirer le suc nécessaire à la compréhension de la beauté de la Vie. Entendre parler "d'harmonie, de respect, de pureté, de sérénité" sans que cela ne devienne les clichés occidentaux du mal être est source de bien-être et de vérité. Tout intéresse, tout amène à un début d'ouverture sur la pensée du cha-no-yu (la voie du thé). Nous comprenons un peu mieux de l'importance des fleurs, de la calligraphie, de la maison de thé, du tao et du zen. Un chapitre, particulièrement, a soulevé en moi des vagues émotionnelles : "Le Sens de l'Art". J'y ai trouvé, formulées, les idées que je tente de transmettre dans ma profession : "Le spectateur doit cultiver une attitude juste pour recevoir le message comme l'artiste doit savoir comment le transmettre", et surtout "C'est l'âme plutôt que la main, l'homme plutôt que la technique, qui nous fait signe - et plus le signe est humain, plus s'approfondit son écho en nous.", "L'art n'a de valeur - ne l'oublions pas - que dans la mesure où il nous parle.", "L'art d'aujourd'hui est celui qui nous appartient réellement : il est notre propre reflet. le condamner, c'est nous condamner nous-mêmes." etc... C'est un livre que je recommande chaudement tant sa modernité est éclatante et rappelle à l'ordre ceux qui pourraient s'égarer : "Ils délaissent le raffiné pour le coûteux, et la beauté pour la mode".
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par emmyne, le 07 juin 2011

    emmyne
    Une centaine de pages denses, philosophiques, développant toute une esthétique, un art de vivre, une aspiration spirituelle, ce livre ne se raconte pas. Il s'apprécie.
    Publié pour la première fois en 1906, l'auteur y propose une véritable initiation à la pensée traditionnelle asiatique à travers le rituel et l'historique du thé, les valeurs qu'il symbolise. La dimension artistique du propos est fascinante, l'essai s'intéressant aux théorie du beau, à la conception zen, bouddhiste et taoïste de l'existence, leurs enseignements, aux relations et différences culturelles fondamentales entre l'Orient et l'Occident. Pour autant, cet essai érudit, illustré d'histoires, d'un conte, de légendes, et d'un humour subtil, se lit avec bonheur, l'impression étonnante d'écouter un maître grave et inspiré, fervent et passionnant.
    Une pause hors temps à savourer, une rencontre autour d'une tasse de thé.


    Lien : http://lisezjeunesse.canalblog.com/archives/2010/02/27/17050102.html..
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par kaeruchan, le 22 juin 2011

    kaeruchan
    Écrit en langue anglaise par un japonais, Okakura, en 1906, Le Livre du thé est un essai incontournable pour tous ceux qui s'intéressent au Japon. Les novices y trouvent les clefs pour appréhender cette culture si fascinante, alors que ceux qui se targuent de bien la connaître seront sans doute surpris et séduits par une vision actuelle.
    Âgé de plus d'un siècle, ce livre s'ancre si profondément dans le coeur du Japon qu'il pourrait presque être écrit par un de nos contemporains !
    Suite de la critique sur le blog L'Etang de Kaeru

    Lien : http://etang-de-kaeru.blogspot.com/2011/06/le-livre-du-dokakura-prec..
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  • Par delitterys, le 10 mars 2011

    delitterys
    Ce livre relativement récent (à peine plus d'un siècle – récent, donc, au vu de l'histoire de la littérature…) fait de l'art du thé un traité de l'art de vivre à la japonaise, un manifeste écrit à l'intention des lecteurs occidentaux, dont la vie, organisée autour de la vitesse, de l'industrialisation et de l'argent, s'oppose au raffinement serein de la chambre de thé asiatique et au rituel du cha no yu, tout de beauté et de recueillement, véritable culte de l'imparfait et du fugace. En explorant les diverses facettes de la cérémonie du thé (utilisation des fleurs, les écoles du thé, la philosophie zen), Okakura Kakuzô nous livre un fascinant portrait en demi-teinte (très « japonais » dans l'esprit) de son pays.
    A lire absolument !

    Lien : http://www.delitteris.com/index.php/notules/lire-le-japon/
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Citations et extraits

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  • Par ssab, le 17 mai 2012

    saisir dans le particulier le reflet de l'universel
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  • Par ssab, le 15 mai 2012

    rêvons d’évanescence et abandonnons-nous à la folle beauté des choses
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  • Par ssab, le 15 mai 2012

    harmonie, respect, pureté, sérénité, wa-kei-sei-jaku
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  • Par Piling, le 19 janvier 2010

    Au grand commencement du Non-Commencement, selon le dire des taoïstes, l'Esprit et la Matière se livrèrent un combat morte. À la fin, l'Empereur jaune, le Soleil du Firmament, l'emporta sur Tchou Jong, le démon des ténèbres et de la terre. La tête du Titan agonisant vint frapper la voûte céleste et réduisit en mille éclats le dôme de jade azuré. Les étoiles furent chassées de leurs nids, la lune erra sans but dans les abysses sauvages de la nuit. Désespéré, l'Empereur Jaune chercha partout un être capable des restaurer les cieux. Et sa quête ne fut pas vaine. De la mer Orientale émergea une reine, la divine Niu-wa, resplendissante en son armure de feu, couronnée de cornes et dotée d'une queue de dragon. Dans son chaudron magique, elle souda les cinq couleurs de l'arc-en-ciel et rebâtit le ciel de Chine. Mais l'on dit encore que Niu-wa oublia de boucher deux minuscules crevasses dans le bleu du firmament. Ainsi naquit la dualité amoureuse – deux âmes qui roulent sans répit à travers l'espace jusqu'au moment où elles se rejoignent pour compléter l'univers. Chacun ici-bas doit rebâtir continûment son ciel d'espoir et de paix.

    Le ciel de l'humanité moderne s'est brisé en éclats dans la lutte cyclopéenne pour la richesse et la puissance. Oui, ce monde avance à tâtons dans les ténèbres de l'égocentrisme et de la vulgarité. La connaissance s'achète au prix de la mauvaise conscience, la bienveillance se mesure à l'aune de l'utilité. L'Orient et l'Occident, comme deux dragons ballottés sur une mer en furie, luttent en vain pour reconquérir le joyau de la vie. Nous avons besoin d'une nouvelle Niu-wa, à même de réparer le grand désastre ; nous espérons et guettons la venue du grand Avatar. Mais en attendant... si nous savourions une tasse de thé ? La lumière de l'après-midi éclaire les bambous, l'eau des fontaines gazouille avec délice, le soupir des pins chuchote dans le chaudron de fonte. Rêvons d'évanescence et abandonnons-nous à la folle beauté des choses.
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  • Par Maudoune, le 02 mai 2010

    Le deuxième nom de la chambre de thé, la Maison du vide, outre qu'il exprime la théorie taoïste du tout-englobant, dévoile une conception fondée sur le continuel besoin de changement des motifs décoratifs. La chambre de thé est absolument nue, hormis les quelques objets qui peuvent être placés provisoirement afin de satisfaire l'humeur esthétique du moment. (...) Nul ne saurait en effet écouter plusieurs morceaux de musique en même temps. Car c'est la méditation sur le motif central qui rend possible la compréhension réelle du beau.
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