ISBN : 2070388905
Éditeur : Gallimard (1995)


Note moyenne : 3.85/5 (sur 415 notes) Ajouter à mes livres
Un prof peut-il conseiller à ses élèves de sauter les pages d'un livre, de ne pas finir un roman et même de ne pas lire ? Oui, si c'est le seul moyen pour les faire entrer dans le monde magique des livres. C'est en tout cas le parti pris de Daniel Pennac : auteur à succ... > voir plus
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Critiques et avis

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  • Par Endea54, le 23 février 2010

    Endea54
    Un hymne à la lecture, aux lecteurs et leurs droits, un livre que seuls les amoureux des livres peuvent savourer de A à Z. Pour ma part, rien que le fait de lire le droit n° 3 m'a déculpabilisée, moi qui m'obstinais à me forcer à lire des livres qui ne m'accrochaient pas. Merci Pennac !!!
    C'est un essai qui se lit … Comme un roman, qui se dévore même, comme si Pennac nous prenait par la main pour nous raconter une histoire : notre histoire, celle que nous avons avec les livres, que ce soit une belle ou une mauvaise histoire.
    Car nous vivons tous avec les livres, soit en les fuyant, soit en les incorporant à notre quotidien, soit en les ignorant. « Comme un roman » est un livre … déculpabilisant, pour les non lecteurs comme pour les lecteurs, ne serais-ce qu'en nous livrant les 10 droits imprescriptibles du lecteur, comme celui de sauter des pages ou celui de ne pas finir un livre. Ou même le droit de grappiller !!!
    Oui éviter des passages ennuyeux, ne pas achever un livre avec qui on ne ressent aucune affinité, découvrir quelques morceaux d'un ouvrage sans en lire le tout, n'est pas un crime, n'est pas trahir le romancier, l'auteur.
    Quant à l'explication des non lecteurs … on pense de suite à l'impact de la télévision, des jeux vidéos, des milliards d'autres choses à faire en dehors de la lecture qui en éloigneraient somme d'individus, Pennac pose le postulat que ceux qui n'aiment pas lire sont ceux qui un jour ont été laissés livrés à eux même, face à un livre dont ils ne possédaient plus les clés et qu'ils s'en sont dégoûtés.
    Le remède ? leur lire des livres, pas durant leur enfance car ceci a été fait mais ensuite, à l'école, au collège, au lycée, pour les réconcilier avec et leur redonner le goût de lire par eux même. Il l'a testé en tant que professeur.
    Pour fréquenter quotidiennement des enfants de 9.10 ans qui, déjà affirment ne pas aimer lire, je ne rajouterai qu'une chose : les enfants qui disent détester lire si précocement sont probablement des enfants à qui justement on n'a jamais ou très peu fait la lecture, le soir dans leur lit, dans ce moment privilégié que partagent parents et enfants, au seuil de la nuit où ces derniers se retrouvent seuls dans le noir … protégés par les héros dont on leur a narré les histoires.
    Pas certaine que l'école, même en leur lisant des histoires à voix haute, en leur faisant partager sa propre passion pour les livres, puisse totalement les réconcilier avec l'acte de lire et surtout avec le plaisir de lire.
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par emeralda, le 12 décembre 2011

    emeralda
    Cet ouvrage n'est justement pas un roman, mais un essai de Daniel Pennac que l'on peut lire tout aussi aisément en revanche qu'un roman.
    Je sais que souvent le terme : essai peut faire peur. Beaucoup se disent que cela doit être ennuyeux, soporifique, trop intellectuel pour eux… etc. Et bien faîtes fit de vos complexes, ils n'ont pas lieu d'être et dépassez vos préjugés.
    Cet essai donc est déjà relativement court (197 pages) et donc sa taille ne devrait pas être un problème. Point de gros pavé cette fois-ci et disponible en format de poche pour un prix modique : 5€70. C'est même pas la ruine et de plus, on peut le dénicher souvent pour encore bien moins dans une bouquinerie ou l'emprunter dans une bibliothèque.
    Ensuite, le langage utilisé n'est pas si pointu. Tout est extrêmement accessible au contraire car justement le thème de cet essai porte sur la lecture, l'amour des livres, comment et pourquoi on aime cela ou pas…
    Daniel Pennac décortique point par point ce que nous avons presque tous vécu à un moment donné de notre vie : la lecture obligatoire dans le cadre scolaire d'un pavé classique qui vous endort en moins de deux minutes, vous barbe, vous sort par les yeux. Dans certaines "spéciales" de "La grande librairie" (émission littéraire sur France 5 tous les jeudi soir), il arrive justement que certains grands auteurs présentent leur classique "que c'est même pas la peine" !!!! Donc vous voyez, on a toutes et tous eu un jour ce rejet, mais il ne faut pas en rester là et aborder sans doute par d'autres angles la lecture.
    Il nous donne même sa méthode pour faire aimer les livres à celles-et ceux qui croyaient ne pas les aimer.
    On n'oublie trop souvent qu'un pavé nous raconte avant tout une belle histoire s'il s'agit d'un roman. On se laisse juste impressionner par ce cube de papier et qui nous semble terrifiant. Oui, certains peuvent avoir peur de cet amas de feuilles de papier imprimées. Ils craignent surtout de ne pas pouvoir le dompter, le domestiquer, l'apprivoiser alors qu'il n'y a rien de plus simple. Il suffit de se détendre, de se laisser aller et pourquoi pas d'écouter un livre. Dans cet essai, Daniel Pennac décrit un professeur qui fait la lecture à ses élèves qui sont déjà au lycée pour simplement leur donner le goût des mots, des intrigues. Ils redeviennent des enfants et renouent avec le plaisir simple de se laisser porter par un récit. Chez nous, on n'a pas toujours une personne pour nous faire la lecture alors pourquoi pas se tourner vers les audio-livres ? une manière comme une autre de reprendre goût à la lecture.
    Daniel Pennac explique aussi très bien que souvent on ne lit pas parce que l'on ne veut pas lire.
    On se cherche des excuses, on dit que l'on n'en n'a pas le temps, mais en réalité, personne ne possède ce dernier. Nos existences sont ainsi faites que jamais on n'a de répit. On en est donc réduit à volé un peu de temps à nos vies menées à 100 km/h pour lire quelques pages. Regardez un peu autour de vous et vous comprendrez : dans le train, dans les transports en commun, dans un café ou lors de sa pause déjeuner, aux toilettes même… Bref, on profite de toutes les occasions pour chiper un peu de rêve au travers des textes des auteurs quand on est un lecteur.
    Sinon et bien on prend du temps délibérément, un peu comme on se révolterait contre cette course sans fin que souhaite nous imposer la société actuelle. Lire est d'ailleurs une manière d'être soi-même, de se faire plaisir, de s'octroyer du bonheur par pages imprimées.
    Lire est un droit.
    Ne nous imposons pas plus de contraintes que nécessaire pour cette pratique qui fait peur parfois parce que l'on se borne à de fausses croyances. Dépassons les.
    Ce petit essai par la taille peut faire beaucoup de bien pour démystifier le livre (non ce n'est pas un objet sacré, même si cela se respect quand même) et montrer que lire n'est pas réservé à une élite, ni aux premiers de la classe (Daniel Pennac n'était pas justement un excellent élève et pourtant cela ne l'a pas empèché de devenir celui qu'il est).
    Si vous êtes un lecteur, ce livre vous plaira car il parle d'une pratique que vous apprécier et vous donnera des pistes pour partager vos lectures, votre passion.
    Si vous n'êtes pas lecteur, ce livre peut également vous plaire car il dédramatise le fait que l'on ne lise pas ou peu. Il pourrait même vous donner ensuite envie de reconsidérer votre position face à la littérature.

    Lien : http://espace-temps-libre.blogspot.com/2011/12/comme-un-roman-de-dan..
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    • Livres 4.00/5
    Par Liseuse, le 05 février 2012

    Liseuse
    Je dois avouer que j'étais un peu sceptique à l'idée de lire ce livre et cela uniquement à cause du fait qu'il s'agit d'un essai. Pourtant, j'en avais entendu beaucoup de bien et ce livre me semblait vraiment très intéressant. J'ai donc mis mes aprioris de côté et j'ai été agréablement surprise. Ne pas lire ce lire juste à cause de son genre aurait été une triste erreur.
    Danniel Pennac nous parle de la littérature en général, de sa place dans la vie, du pourquoi les jeunes apprécient de moins en moins la lecture. Il va même jusqu'à nous proposer des ébauches de solutions pour tenter de mieux intéresser les enfants et les adolescents à la lecture. Peut-être ne sont-elles pas les meilleures, mais je les ai trouvées très pertinentes.
    C'est un essai, mais ce détail ne doit pas être rebutant. D'une part, le livre est très aéré car divisé en de nombreux chapitres très courts. D'autre part, l'auteur utilise un langage très simple. Je m'attendais sincèrement à trouver des phrases à rallonges qu'il faut relire plusieurs fois pour bien en comprendre le sens tant elles sont compliquées. Pas du tout ! L'écriture est simple, elle se rapproche même du langage parlé. Ce n'est donc pas un gros pavé que nous mettons des années à lire. Enfin, l'auteur part d'un élément central : un jeune qui doit lire un livre pour l'école mais qui s'endort dessus. de là, il retrace l'histoire de la littérature en partant de l'enfance jusqu'à l'adolescence. Il y a un donc un fil conducteur, ce ne sont pas des idées lancées n'importe comment et ça rend le livre encore plus intéressant à lire. Par contre, contrairement à ce que nous pourrions croire, les droits du lecteur ne sont pas l'élément central du livre mais bien un chapitre à la fin.
    Cet hymne à la lecture est donc vraiment très intéressant et rapide à lire. Il casse les idées selon lesquelles les essais sont ennuyants, ce qui est vraiment rare!

    Lien : http://mes.lectures.over-blog.com/article-comme-un-roman-daniel-penn..
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    • Livres 4.00/5
    Par AmandineMM, le 12 août 2011

    AmandineMM
    Le seul Pennac qui m'ait attirée jusqu'à présent et certainement le seul que je lirai, mais un véritable coup de coeur aussi! Chaque relecture est un plaisir: le style est incroyablement fluide, ça se lit "Comme un roman", un conte ou une belle histoire tout simplement. Je me retrouve souvent surprise d'arriver déjà à la fin, insatiable et impatiente lectrice que je suis.

    Outre ses dix "droits imprescriptibles du lecteur" énumérés en 4e de couverture, Pennac y propose aussi un moyen de rendre le goût et l'amour de la lecture aux enfants, aux jeunes et un peu à certains d'entre nous aussi, et surtout de dépasser ce dogme du "Il faut lire". Ses solutions peuvent sembler assez évidentes, mais on n'en a pas moins tendance à les oublier à force de ne plus les dire/entendre, et il est bon (bon dans le sens du plaisir, et non de l'éthique) de les lire pour les "redécouvrir". Bien sûr, ce livre n'a pas fait de miracles et n'en fera pas, n'a pas révolutionné le monde et ne le fera pas, mais chacun à notre niveau (avec nos enfants ou nos élèves, avec nos jeunes cousins, etc.) pouvons appliquer ces idées, ou seulement certaines, et essayer de transmettre de cette manière, peut-être, notre passion et amour de la lecture.

    Je ne peux donc que conseiller ce livre à tous: lecteur assidu ou non, lecteur ou non-lecteur, professeur ou élève, etc.
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    • Livres 3.00/5
    Par Walktapus, le 21 février 2011

    Walktapus
    Daniel Pennac en prof de français s'interroge sur la manière de redonner le goût de la lecture aux jeunes. On pourrait lui répondre "avec Harry Potter", mais ce livre est sorti en 1992.
    En remontant aux sources de la lecture, celle que les parents font aux jeunes enfants, l'auteur préconise la transmission du goût de la lecture aux ados par la lecture à voix haute (en classe), et par l'abandon de tout élément de contrainte ou de devoir qui pourrait assimiler la lecture à une corvée et autre chose qu'un plaisir. Dans cette logique, il termine par ses dix droits du lecteur, que l'on peut reproduire ici, vu qu'ils sont sur la quatrième de couverture de mon édition :
    1- le droit de ne pas lire
    2- le droit de sauter des pages
    3- le droit de ne pas finir un livre
    4- le droit de relire
    5- le droit de lire n'importe quoi
    6- le droit au bovarysme (maladie textuellement transmissible)
    7- le droit de lire n'importe où
    8- le droit de grapiller
    9- le droit de lire à haute voix
    10- le droit de nous taire
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Citations et extraits

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  • Par AireLibre, le 04 février 2008

    Les droits imprescriptibles du lecteur:
    1. Le droit de ne pas lire.
    2. Le droit de sauter des pages.
    3. Le droit de ne pas finir un livre.
    4. Le droit de relire.
    5. Le droit de lire n'importe quoi.
    6. Le droit au bovarysme (maladie textuellement transmissible).
    7. Le droit de lire n'importe où
    8. Le droit de grappiller.
    9. Le droit de lire à haute voix.
    10. Le droit de nous taire.
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  • Par Aphone, le 10 janvier 2010

    CHAPITRE 1

    Le verbe lire ne supporte pas l'impératif. Aversion qu'il partage avec quelques autres : le verbe "aimer" ... le verbe "rêver"...
    On peut toujours essayer, bien sûr. Allez-y : "Aime-moi !" "Rêve !" "Lis !" "Lis ! Mais lis donc, bon sang, je t'ordonne de lire !"
    - Monte dans ta chambre et lis !
    Résultat ?
    Néant.
    Il s'est endormi sur son livre. La fenêtre, tout à coup, lui a paru immensément ouverte sur quelque chose d'enviable. C'est par là qu'il s'est envolé. Pour échapper au livre. Mais c'est un sommeil vigilant : le livre reste ouvert devant lui. Pour peu que nous ouvrions la porte de sa chambre nous le trouverons assis à son bureau, sagement occupé à lire. Même si nous sommes monté à pas de loup, de la surface de son sommeil il nous aura entendu venir.
    - Alors, ça te plait ?
    Il ne nous répondra pas non, ce serait un crime de lèse-majesté. Le livre est sacré, comment peut-on ne pas aimer lire ? Non, il nous dira que les descriptions sont trop longues.
    Rassurés, nous rejoindrons notre poste de télévision. Il se peut même que cette réflexion suscite un passionnant débat entre nous et les autres nôtres ...
    - Il trouve les descriptions trop longues. Il faut le comprendre, nous sommes au siècle de l'audiovisuel, évidement, les romanciers du XIXe avaient tout à décrire ...
    - Ce n'est pas une raison pour le laisser sauter la moitié des pages !
    ...
    Ne nous fatiguons pas, il s'est endormi.
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  • Par Spilett, le 15 janvier 2011

    Il y a ceux qui n'ont jamais lu et qui s'en font une honte, ceux qui n'ont plus le temps de lire et qui en cultivent le regret, il y a ceux qui ne lisent pas de romans, mais des livres "utiles", mais des essais, mais des ouvrages techniques, mais des biographies, mais des livres d'histoire, il y a ceux qui lisent tout et n'importe quoi, ceux qui "dévorent" et dont les yeux brillent, il y a ceux qui ne lisent que les classiques, monsieur, "car il n'est meilleur critique que le tamis du temps", et ceux qui ont lu le dernier untel et le dernier tel autre, car il faut bien, monsieur, se tenir au courant...
    Mais tous, tous, au nom de la nécessité de lire.
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    Citation de qualité ? (8 votes positifs)
  • Par Nousha, le 28 mars 2010

    L'homme construit des maisons parce qu'il est vivant, mais il écrit des livres parce qu'il se sait mortel. Il habite en bande parce qu'il est grégaire, mais il lit parce qu'il se sait seul.
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  • Par poulinm, le 02 mai 2010

    La répétition rassure. Elle est preuve d'intimité. Elle en est la respiration même. [...] Relire, ce n'est pas se répéter, c'est donner une preuve toujours nouvelle d'un amour infatigable. Donc, nous relisons. Sa journée est derrière lui. Nous sommes ici, enfin ensemble, enfin AILLEURS. Il a retrouvé le mystère de la Trinité : lui, le texte, et nous (dans l'ordre qu'on voudra car tout le bonheur vient justement de ne pouvoir mettre en ordre les éléments de cette fusion!). Jusqu'à ce qu'il s'offre l'ultime plaisir du lecteur, qui est de se lasser du texte, et nous demande de passer à un autre.
    Gallimard, Collection Folio, 1992, p. 64.
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La chronique de Carole S - La Fée Carabine
La Fée Carabine de Daniel Pennac aux éditions Gallimard Regardez l'avis de Carole S... La présentation du livre "La Fée Carabine" par l'éditeur : Qui donc à Paris égorge les vieilles dames de Belleville et transforme les papys en junkies ? Tous les soupçons convergent vers Benjamin Malaussène, bouc émissaire de son état, dont la sympathique famille s'est enrichie de quelques membres. Les héros du précédent épisode, au bonheur des ogres, sont là, avec quelques nouveaux venus : le doux inspecteur Pastor, la petite Verdun, l'inquiétant commissaire Coudrier, etc. Plus on est de fous... On retrouve avec bonheur la petite tribu de papier, dont Daniel Pennac développe à plaisir les personnages. Les intrigues et les destins se croisent au fil d'un récit dont la trame policière offre prétexte à s'attarder sur l'atmosphère du quartier, à épingler les méchants, les sans scrupules, les pas humains, toujours sur le mode de l'humour léger. Un délice qui a fait l'objet d'une sympathique adaptation télévisée en 1988, réalisée par Yves Boisset avec Tom Novembre. --Bruno Ménard Vous pouvez commander "La Fée Carabine" sur le site de la librairie en ligne www.lagriffenoire.com











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