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ISBN : 2070388905
Éditeur : Gallimard (1995)


Note moyenne : 3.91/5 (sur 1006 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Un prof peut-il conseiller à ses élèves de sauter les pages d'un livre, de ne pas finir un roman et même de ne pas lire ? Oui, si c'est le seul moyen pour les faire entrer dans le monde magique des livres. C'est en tout cas le parti pris de Daniel Pennac : auteur à succ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par araucaria, le 13 mars 2013

    araucaria
    Ce livre est une excellente étude qui nous donne des pistes pour amener les plus jeunes à la lecture. Des vieilles idées comme "ne pas aimer lire" ou "ne pas avoir le temps de lire" sont effacées par l'auteur. Un texte très plaisant à découvrir et très instructif qui pourra en réconcilier certains avec les livres et confortera les lecteurs les plus assidus à assouvir leur passion. Cet essai est vraiment un livre à découvrir et à mettre entre toutes les mains, surtout celles de personnes qui sont un peu tièdes vis à vis de la lecture.

    Lien : http://araucaria.20six.fr
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    • Livres 5.00/5
    Par Iboo, le 11 avril 2013

    Iboo
    Bien évidemment, je ne peux qu'adhérer au discours de Daniel Pennac.
    Je dis "bien évidemment" car, en d'autres temps et d'autres lieux, j'ai découvert sur le profil de mon ami Amnezik le terme "d'intégrisme culturel" et ça m'a permis de mettre un nom sur ce qui me dérangeait depuis toujours sans que je puisse, avant cela, le définir précisément.
    Je dis "bien évidemment" car c'est cette fameuse liste de Pennac qui nous a valu de claquer la porte de cet autre site littéraire où une pseudo-intellectuelle; persuadée de détenir la vérité absolue, s'était donné pour mission, non seulement de nous inonder de sa "culture" et de sa condescendance, mais surtout d'éduquer les misérables ignares qu'à ses yeux nous étions. Un novice qui tomberait sur ce genre d'ayatollah rejetterait sans appel tout ce qui, de près ou de loin, ressemble à un livre.
    Je dis "bien évidemment" car cette manie qui consiste à analyser, décortiquer, voire présumer, du "véritable" sens d'un texte a toujours été, de mon point de vue, un rien "peine à jouir" et la plupart du temps totalement absconse pour la néophyte que je suis. Ces didacticiens ont l'épouvantable don de transformer le plaisir, sans doute primaire, que je tire d'une lecture, en un truc incroyablement chiant.
    Vous savez... un peu comme lorsque vous êtes seul, perdu dans la contemplation d'une toile de maître et qu'un rabat-joie vient troubler ce moment de félicité. Se faisant un devoir d'aiguiser votre perception, il vous assène le rapport circonstancié sur la psychologie, les motivations, le vécu, de l'artiste au moment de la création de son oeuvre.
    Difficile, en ce cas, de retenir un "Taisez-vous ! Durant l'instant où j'ai ce tableau sous les yeux, il m'appartient. Tout comme m'appartient la décision de le voir, de le comprendre et de l'aimer comme ça me chante. Je me fous de connaître les détails de l'accouchement. Il existe et c'est tout ce qui m'importe".
    Je terminerais mon commentaire par la brillante conclusion de Monsieur Pennac : "En sorte que nos raisons de lire sont aussi étranges que nos raisons de vivre. Et nul n'est mandaté pour nous réclamer des comptes sur cette intimité là."
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    • Livres 5.00/5
    Par Epictete, le 04 mars 2014

    Epictete
    Voici le livre d'un écrivain, d'un professeur qui s'interroge et nous livre ses réflexions, voire son expérience au sujet de ce qui a percuté plus ou moins tous les parents ou enseignants en lettre : « Comment faire aimer la lecture, comment faire aimer le livre ? » Et finalement qu'est-ce que lire, et y-a-t-il des règles ?
    Daniel Pennac nous présente un essai en quatre grandes parties :
    - La naissance de l'alchimiste
    - Il faut lire (le dogme)
    - Donner à lire
    - Le qu'en lira-t-on ?
    Dans la première partie, il est question de cette transformation à laquelle on peut assister quand on passe du petit être qui veut qu'on lui lise son histoire le soir, puis qui se passionne pour la découverte des lettres, des mots puis des phrases et des livres, à cet adolescent qui trouve ça nul et qui entre la télé, les consoles et les réseaux dits « sociaux » à bien d'autres moyens d'occuper son temps.
    Dans la seconde partie, il est question de l'enseignement de la littérature, avec son corollaire : la lecture.
    Comment un enseignant, dans ce monde qui positionne le livre de façon aussi stéréotypée, comme objet de culture ou de positionnement « Bo-bo », plus comme sujet de conversation que comme objet de passion, peut transformer ce qui est ressentit comme une contrainte en un plaisir de découvrir, voire de partager ?
    Dans « Donner à lire », Daniel Pennac décrit une expérience faite par un enseignant lisant à voix haute des livres à ses élèves, et la transformation engendrée, les élèves récalcitrants au départ, achetant les livres pour en connaître plus rapidement la suite.
    Il nous montre que réconcilier l'élève et la lecture ne passe pas par l'explication de texte et le décorticage plus ou moins fumeux d'un ouvrage imposé, mais d'abord par sa découverte, l'approfondissement ne pouvant venir qu'en second lieu, et ne pouvant être un préalable à une approche plaisir.
    Dans la dernière partie, on explore les dix commandements, ou droits imprescriptibles du lecteur.
    Je les rappelle brièvement ici car même pour nous, lecteurs en principe avertis, il faut s'en imprégner régulièrement.
    1. le droit de ne pas lire.
    2. le droit de sauter des pages.
    3. le droit de ne pas finir un livre.
    4. le droit de relire.
    5. le droit de lire n'importe quoi.
    6. le droit au bovarysme (maladie textuellement transmissible).
    7. le droit de lire n'importe où
    8. le droit de grappiller.
    9. le droit de lire à haute voix.
    10. le droit de nous taire
    Je ne les commenterai pas ici car ils commencent à être bien diffusés.
    Ce livre rappelle à chacun un ou plusieurs souvenirs soit en tant qu'enfant ou que parent, ou encore d'enseignant.
    Il démystifie également la lecture et le sacralisme qui l'entoure parfois. Et remet en cause un certain nombre de poncifs hérités des générations qui nous ont précédés, démontrant simplement par exemple que l'injonction (Lis !) n'est pas un outil de motivation (Messieurs les managers, c'est valable aussi pour vous)
    C'est un livre qui fait du bien, parce que nous sommes lecteurs, parce que nous aimons partager, parce qu'il ose….
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    • Livres 3.00/5
    Par LiliGalipette, le 20 janvier 2013

    LiliGalipette
    Le narrateur présente une famille. Et le lecteur est chacun des membres de cette maison. Il y a l'enfant avide des histoires qu'on lui raconte le soir. Il y a l'adolescent qui peine sur un livre aux pages trop nombreuses. « Un livre, c'est un objet contondant et un bloc d'éternité. » (p. 24) Il y a les parents convaincus que lire est plus méritoire que de regarder la télé, mais qui ne ratent pas le mauvais téléfilm du soir. La lecture est regardée à l'aune de l'école, de la famille, du loisir, du plaisir, de la télévision, de l'obligation. Dans des chapitres très courts, le narrateur décline le verbe « lire » à plusieurs modes : devoir lire, aimer lire, apprendre à lire, vouloir lire, apprendre à aimer lire, etc.
    Lire demande du temps, toujours. « Outre la hantise de ne pas comprendre, une autre phobie à vaincre pour réconcilier ce petit monde avec la lecture solitaire est de celle de la durée. » (p. 133) Un roman ne se donne pas sans un certain effort, mais la récompense est, semble-t-il, largement compensatoire du temps passé à tourner les pages et à déchiffrer les lignes. « le temps de lire, comme le temps d'aimer, dilate le temps de vivre. » (p. 137)
    Daniel Pennac se montre volontiers critique des techniques de l'Éducation nationale et il propose de revenir à une pédagogie débarrassée de la contrainte et de la menace. Selon lui, lire doit rester un plaisir et une rampe d'évasion, pas le motif d'un sujet d'étude et de torture intellectuelle. J'avoue être assez gênée par les positions de l'auteur. Oui, il faut donner le goût de lire aux jeunes lecteurs, mais il ne faut pas oublier que la lecture n'est pas qu'un plaisir, c'est aussi une nécessité. Nous lisons toute la journée, sans nous en rendre compte : en faisant nos courses, en conduisant, en travaillant. Il y a bien un moment où cet apprentissage doit être obligatoire et encadré.
    Je ne saurais dire si j'ai vraiment aimé cet ouvrage. Certaines idées m'ont paru trop faciles, mais il paraît que certaines choses qui vont sans se dire vont mieux en se disant… Peut-être est-ce parce que je suis déjà complètement convaincue par le plaisir et la valeur de la lecture que les phrases de Pennac sont tombées un peu à plat. Je n'ai pas la télévision et elle ne manque pas tant je sais que je peux toujours trouver mieux et plus dans un livre. Quant aux dix droits imprescriptibles du lecteur tels que les envisage l'auteur, je ne peux qu'y souscrire, mais ces tables de loi littéraires ne sont pas une révolution pour moi. Finalement, j'ai probablement lu ce livre trop tard : il aurait peut-être davantage ému la jeune lectrice que j'ai été, celle qui passait de Dumas à Harlequin tant l'avidité de livre était féroce.
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    • Livres 2.00/5
    Par colimasson, le 03 décembre 2012

    colimasson
    Livre d'une étrange constitution… d'une démagogie trouble mais néanmoins habile car difficile à saisir…
    Comme un roman fait un état des lieux pessimistes de la lecture. Selon Daniel Pennac, l'activité de lecture est en passe de subir une désaffection inéluctable. La nouvelle génération est coupable. La précédente, qui n'a pas su lui donner ce goût, l'est tout autant. Maintes hypothèses sont invoquées pour expliquer ce phénomène mais toutes concourent, de près ou de loin, à justifier le non-lecteur qui ne serait qu'une version plus lucide –car blasée- de celui qui n'aurait pas perdu le goût de la lecture.
    Mon hypothèse, quant à moi, pour expliquer cette tartufferie, serait la suivante : Daniel Pennac, en bon prof ayant fait ses armes dans un collège, a certainement compris qu'il n'y avait rien de mieux que la flatterie pour manipuler ceux que l'on souhaite convertir à sa cause sans avoir l'air d'y toucher… Espérant que son livre, à l'écriture facile et abordable, sera le seul qui tombera entre les mains de ceux qui se sont pourtant jurés de ne jamais en lire un, il déploie alors tout un arsenal manipulatoire qui convaincra peut-être quelques-uns –parmi les moins réfractaires- à faire plus d'efforts pour s'ouvrir à la lecture. Les lecteurs aguerris, quant à eux, se retrouveront peut-être dans les listes des manies que Daniel Pennac établit de manière tout à fait arbitraire et souvent caricaturale. On sourit parfois de se reconnaître –mais le plus souvent, on sourit de voir les raccourcis grossiers sur lesquels se précipite l'auteur. Mais si c'est pour la bonne cause… D'ailleurs, on peut s'interroger sur cette notion de « bonne cause »… pourquoi vouloir faire lire à tout prix ceux qui n'aiment pas lire ? Pourquoi croire que ce que l'on prend plaisir à faire doit également devenir un plaisir pour les autres ? Quant à moi, j'aime qu'on me fiche la paix et qu'on me laisse continuer à ne pas faire ce que je n'aime pas faire. Et pour le futur, je vais peut-être continuer à éviter Daniel Pennac
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Citations et extraits

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  • Par AireLibre, le 04 février 2008

    Les droits imprescriptibles du lecteur:
    1. Le droit de ne pas lire.
    2. Le droit de sauter des pages.
    3. Le droit de ne pas finir un livre.
    4. Le droit de relire.
    5. Le droit de lire n'importe quoi.
    6. Le droit au bovarysme (maladie textuellement transmissible).
    7. Le droit de lire n'importe où
    8. Le droit de grappiller.
    9. Le droit de lire à haute voix.
    10. Le droit de nous taire.
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  • Par araucaria, le 13 mars 2013

    Le temps de lire est toujours du temps volé. (Tout comme le temps d'écrire, d'ailleurs, ou le temps d'aimer.)
    Volé à quoi?
    Disons, au devoir de vivre.
    C'est sans doute la raison pour laquelle le métro - symbole rassis dudit devoir - se trouve être la plus grande bibliothèque du monde.
    Le temps de lire, comme le temps d'aimer, dilate le temps de vivre.
    Si l'on devait envisager l'amour du point de vue de notre emploi du temps, qui s'y risquerait? Qui a le temps d'être amoureux? A-t-on jamais vu, pourtant, un amoureux ne pas prendre le temps d'aimer?
    je n'ai jamais eu le temps de lire, mais rien, jamais, n'a pu m'empêcher de finir un roman que j'aimais.
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  • Par araucaria, le 10 mars 2013

    - Ce qui me frappe, moi, c'est le nombre d'heures passées en moyenne par un gosse devant la télé par comparaison aux heures de français à l'école. J'ai lu des statistiques, là-dessus.
    - Ca doit être phénoménal!
    - Une pour six ou sept. Sans compter les heures passées au cinéma. Un enfant (je ne parle pas du nôtre) passe en moyenne - moyenne minimum - deux heures par jour devant un poste de télé et huit à dix heures pendant le week-end. Soit un total de trente-six heures, pour cinq heures de français hebdomadaires.
    - Evidemment, l'école ne fait pas le poids.
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  • Par araucaria, le 14 mars 2013

    (...) une scolarité littéraire bien menée relève autant de la stratégie que de la bonne intelligence du texte. Et un "mauvais élève" est, plus souvent qu'on ne croit, un gamin tragiquement dépourvu d'aptitudes tactiques. Seulement, dans sa panique à ne pas fournir ce que nous attendons de lui, il se met bientôt à confondre scolarité et culture. Laissé pour compte de l'école, il se croit très vite un paria de la lecture. Il s'imagine que "lire" est en soi un acte élitaire, et se prive de livres sa vie durant pour n'avoir pas su en parler quand on le lui demandait.
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  • Par Aphone, le 10 janvier 2010

    CHAPITRE 1

    Le verbe lire ne supporte pas l'impératif. Aversion qu'il partage avec quelques autres : le verbe "aimer" ... le verbe "rêver"...
    On peut toujours essayer, bien sûr. Allez-y : "Aime-moi !" "Rêve !" "Lis !" "Lis ! Mais lis donc, bon sang, je t'ordonne de lire !"
    - Monte dans ta chambre et lis !
    Résultat ?
    Néant.
    Il s'est endormi sur son livre. La fenêtre, tout à coup, lui a paru immensément ouverte sur quelque chose d'enviable. C'est par là qu'il s'est envolé. Pour échapper au livre. Mais c'est un sommeil vigilant : le livre reste ouvert devant lui. Pour peu que nous ouvrions la porte de sa chambre nous le trouverons assis à son bureau, sagement occupé à lire. Même si nous sommes monté à pas de loup, de la surface de son sommeil il nous aura entendu venir.
    - Alors, ça te plait ?
    Il ne nous répondra pas non, ce serait un crime de lèse-majesté. Le livre est sacré, comment peut-on ne pas aimer lire ? Non, il nous dira que les descriptions sont trop longues.
    Rassurés, nous rejoindrons notre poste de télévision. Il se peut même que cette réflexion suscite un passionnant débat entre nous et les autres nôtres ...
    - Il trouve les descriptions trop longues. Il faut le comprendre, nous sommes au siècle de l'audiovisuel, évidement, les romanciers du XIXe avaient tout à décrire ...
    - Ce n'est pas une raison pour le laisser sauter la moitié des pages !
    ...
    Ne nous fatiguons pas, il s'est endormi.
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