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> Charles Perrault (Antécédent bibliographique)
> Anne Jonas (Adaptateur)
> Anne Romby (Illustrateur)

ISBN : 2745905252
Éditeur : Milan (2002)


Note moyenne : 3.63/5 (sur 170 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
"La princesse mêlait des fleurs et des diamants dans ses cheveux, avec un art admirable ; et souvent elle soupirait de n'avoir pour témoins de sa beauté que ses moutons et ses dindons, qui l'aimaient autant avec son horrible peau d'âne. On lui avait d'ailleurs donné, da... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Nastasia-B, le 08 septembre 2013

    Nastasia-B
    ATTENTION ! Je ne parle ici que du texte seul de Charles Perrault et pas des multiples et innombrables versions illustrées plus ou moins remaniées quant au texte initial.
    Voici donc l'un des plus célèbres Contes de perrault, le troisième qu'il ait écrit et le premier, à proprement parler, conte "de fées" aussi bien pour son auteur que pour la littérature de langue française.
    Le fait que plus de trois siècles après sa première parution ce conte soit encore régulièrement repris au cinéma ou sous diverses formes littéraires ou spectaculaires suffit sous doute à prouver son succès et la durabilité de son impact.
    Le fait qu'il ait initié la mode de tout un genre littéraire sert également à juger de son aura.
    L'histoire, battue et rebattue, narre les déboires d'un couple royal dont la sublime reine se meurt et sur son lit de mort fait jurer à son royal époux de ne point se remarier avec une quelconque prétendante dont la beauté serait inférieure à la sienne, espérant par là qu'il ne se remarierait point tout court.
    Après une brève période de deuil, le fougueux monarque se sentant du feu dans les veines et peut-être même ailleurs se lance en quête d'une digne prétendante mais... en vain.
    Le subtil stratagème de la défunte épouse serait presque imparable si elle n'avait au préalable donné naissance à une fille en tous points semblable à elle et, de l'avis de tous, supérieure encore.
    Peu regardant sur les risques héréditaires d'un tel appariement incestueux, le roi est tout disposé à épouser sa propre fille, laissant la frêle jeune femme dans un effroi sans nom.
    L'adorable enfant se rend alors près d'une marraine, sans doute un peu foraine, un peu bohème et un peu magicienne. Cette dernière conseille à la princesse de demander au roi des robes d'une étoffe telle qu'il ne s'en peut trouver.
    Mais, fort d'une richesse sans borne issue de l'anus luxuriant d'un quadrupède à longues oreilles dont les fientes à haute valeur vénale ne font braire personne, le roi parvient sans peine à accéder à chacune des demandes de sa fille en matière textile, quelque improbable qu'elle soit.
    La marraine, devant ces échecs stratégiques à répétition, conseille alors le tout pour le tout, demander carrément la toison de l'âne pondeur aux vertus alchimiques intéressantes, certaines que le roi hésitera à sacrifier sa source unique de guano d'or.
    Or (c'est le cas de le dire), si elle manie fièrement la baguette, cette fée ne vaut pas la première boulangère venue quant à la psychologie humaine et royale en particulier car le magnanime souverain n'hésite pas à faire remettre à sa fille la crasseuse peau du baudet au croupion fertile quitte à y perdre du même coup l'opulence dont il parait sa cour.
    Fuir ! Fuir ma belle ! Voilà ce qu'il te reste à faire si tu ne veux pas coucher avec ton géniteur.
    Fuir, couverte de son drap de honte ; fuir, couverte de cette vilaine Peau d'âne qui la dissimule aux regards ; fuir le plus loin possible au plus sombre de n'importe quel bouge infâme quitte à se faire traiter de souillon.
    La semaine durant elle laisse les senteurs troubles autant qu'animales envelopper son corps pour dissuader quiconque de risquer une approche. Mais les dimanches venus, recluse au fond de sa chambrette glauque, après un brin de toilette elle revêt les joyaux de ses plus belles parures, si péniblement acquises.
    Je vous laisse encore la fin en suspens, où il sera une nouvelle fois question d'essayages, un peu à la manière de Cendrillon.
    On reconnaît clairement dans certains passages la parenté entre Peau d'âne et plusieurs autres Contes : Cendrillon, bien sûr comme je viens de le mentionner, mais aussi La Belle au bois dormant (la reine jalouse) ou encore Les fées (la fille qui accepte son sort sans sourciller).
    Dans ce travail précoce sur le conte, Perrault, avec cette forme rimée et cette morale, reste assez proche du genre la fable, mis en pleine lumière à l'époque même par l'inévitable La Fontaine. Il saura s'en détacher un peu par la suite avec ses histoires en prose des Contes de ma mère l'Oye.
    Ce conte a peut-être tout pour plaire, c'est un fait, mais il ne me plait guère et la raison en est probablement sa morale qui me fait bondir.
    Très empreinte d'abnégation chrétienne, du nécessaire devoir d'accepter sans broncher de se laisser trainer dans la boue si nécessaire, que la vertu est toujours récompensée (sous entendu, si ce n'est sur Terre, ce sera au Ciel), bref, les bons sermons à deux balles distillés par l'Église du temps de sa toute puissance et qui m'horripilent au plus haut degré.
    Voilà pourquoi j'émets quelques lourdes réserves sur ce conte des origines, pas mal pour le reste, mais pas non plus sensationnel. Néanmoins (et oreilles en plus), je coiffe mon bonnet d'âne pour vous bien signifier que ceci n'est que mon avis, c'est-à-dire pas nécessairement plus que ce qui sort d'un tube digestif de quadrupède — normal j'entends — à savoir, pas grand-chose.
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  • Par Fabg44, le 07 janvier 2014

    Fabg44
    Ce livre publié pour la première fois en 1983 pour cette version est une adaptation du conte de Charles Perrault, publié en 1697, par l'illustrateur Roberto Innocenti. L'histoire de ce conte de fée est transposée dans les années 1920 en Angleterre. Elle raconte le mariage entre un gentilhomme et une femme hautaine qui avait deux filles du même caractère. Quant au gentilhomme, il avait une fille douce et bonne, Cendrillon. La belle-mère détestait Cendrillon et lui donnait toutes les corvées à faire. Elle vivait dans un grenier, loin du luxe de ses deux demi sœurs et quand bien même elle était seulement vêtue de haillons, elle était plus belle que celles-ci .
    Le Prince donna un bal auquel furent conviées les deux sœurs mais pas Cendrillon qui dû s'occuper de les habiller et les coiffer. Face aux pleurs de Cendrillon déçut de ne pas aller au bal, sa marraine, la fée changea avec sa baguette magique une citrouille en carrosse, six souris en six chevaux, un rat en cocher et 6 lézards en laquais. Elle transforma les habits de Cendrillon en vêtements d'or et d'argent, incrustés de pierreries avec des pantoufles de verre. La condition sine qua non pour que le bal ne vire pas au cauchemar est de revenir avant minuit. À peine arrivée, elle est tout de suite remarquée par par le prince pour sa beauté et l'invité à danser. Elle partit à onze heures trois quart pour retrouver sa marraine.

    Dans cet album, l'illustration joue un rôle primordial. En effet, l'illustration occupe soit une page entière et le texte est placé en regard de l'image, soit l'illustration est en double page et le texte s'insère discrètement dans l'image. Le choix est fait de bien délimiter le texte et l'illustration par un cadre à fond blanc. Le texte est davantage là pour comprendre le dessin que l'inverse tant les illustrations prédominent.
    La primauté est donner à l'image sur le texte car l'illustrateur veut faire passer sa vision du conte. Le choix fait par Roberto Innocenti de ne pas reproduire les images d'Epinal qu'on a tous en tête de la princesse Cendrillon véhiculées par Walt Disney. Ici, point de princesse du XVII ème siècle, ni d'animaux qui parlent. Le choix est de placer l'intrigue au cœur de l'Angleterre des années 1920, l'ambiance au château se rapprochant plus de Gatsby le Magnifique que d'un bal à la cour de Louis XIV.
    Il donne sa vision du conte, sa version de l'œuvre comme un metteur en scène le ferait d'un classique de Molière. Il remet en scène le récit. Le texte ne change pas mais le décor si. Il intègre ainsi des monuments londoniens et fait à plusieurs reprises des clins d'œil à des personnalités comme la reine Victoria ou le prince Charles. Il utilise différents procédés cinématographiques comme la plongée et la contre plongée. Pour la scène du mariage, il se détache de l'illustration en couleurs pour une illustration en noir et blanc, donnant l'impression d'une photographie de la cérémonie qui serait collée dans un album photo.
    Toutes les illustrations sont à mettre en relation avec le texte en face mais Innocenti rajoute tout au long du texte et surtout à la fin, sa vision de Cendrillon. Alors que traditionnellement les contes de fée se finissent bien, on s'attend alors à voir une Cendrillon heureuse. Ici, c'est tout le contraire, on voit Cendrillon assise sur un fauteuil durant un triste après-midi d'hiver même le décor est triste et les fleurs sont fanées. Elle tient dans sa main son album photo tandis qu'elle fume et qu'elle boit et que déjà plusieurs bouteilles sont vidés à ces pieds. On est loin ici de la romance de Cendrillon. Cette dernière image nous fait réfléchir et s'interroger pour savoir si la beauté et la richesse suffisent pour être heureux. Le fait de transposer le récit à une autre période, ici les années 1920 (visible par l'électricité, les voitures), montre que ce conte et l'histoire racontée est intemporel.
    L'auteur s'amuse à mettre en relation les vignettes entre elles. Ainsi, l'image de la page 11 renvoie à la vignette de la page 1, on voit ce que voit Cendrillon depuis sa fenêtre. Ce parallèle est visible par la vitre brisée et le corbeau. L'image page 19 renvoie à la couverture. L'illustrateur fait preuve de beaucoup d'humour tout au long du récit, pour le dessin du bal, on peut voir une bouée de sauvetage attachée à la rambarde. Le laquais visible à la page 19 a une tête de lézard. Sur l'image de la page 22, il dessine un paon, allusion à la cour que mène le prince. Sur l'image en double page, on peut voir une statue avec un parapluie et un dalmatien dans sa niche renvoyant à Walt Disney. Sur la photo de mariage, on peut aussi remarquer la présence de Charlot en policier.
    Cette version du conte est destinée à la fois à un jeune public et à un public plus âgé. Les illustrations donnant encore plus de force au récit en le modernisant. On peut remarquer dans ces illustrations la grande précision du trait, un sens de la composition et un grand luxe de détail et l'influence du cinéma et de la photographie. Roberto Innocenti parvient grâce à ces dessins à recréer une atmosphère. D'ailleurs, il utilise principalement des couleurs froides et des teintes comme le marron ou le gris alors que dans l'imaginaire collectif, on a plutôt tendance à imaginer Cendrillon, le conte avec des couleurs chamarrées. Il se place donc ici dans une perspective réaliste et ne cherche pas à enjoliver le récit. Par ces dessins, il veut sortir les enfants de leur posture de spectateurs passifs. Ce travail de ré interprétation des classiques de la littérature est important chez lui, outre Cendrillon, il revisite le Pinocchio de Carlo Collodi ou un Chant de Noël de Charles Dickens ou le Petit chaperon rouge. Ce texte fait d'ailleurs parti de la collection "il était une fois ..." qui revisitait les textes classiques par des grands illustrateurs.
    L'intérêt de cet ouvrage est de proposer un nouvel éclairage sur ce conte grâce à la beauté des illustrations
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    • Livres 5.00/5
    Par Lagagne, le 09 mai 2012

    Lagagne
    Anne Romby / Anne Jonas : l'un de mes duos préférés de la littérature jeunesse.
    Ce Peau d'âne est tout simplement une petite merveille. Un texte ciselé et chantant, des illustrations tout en détails, simplement sublimes. Ce livre de se décrit pas : il se lit, se touche, s'admire. Encore un peu et j'en deviendrais lyrique!
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    • Livres 5.00/5
    Par Jumax, le 26 avril 2012

    Jumax
    Charlotte Gastaut a encore frappé ! Et cette fois elle donne un nouveau souffle à Peau d'Âne de Perrault et quel bonheur. de superbes illustrations (comme d'habitude) pleines de détails, un régal.
    Moi personnellement ... je m'en lasse pas !

    Lien : http://latetedelart2.blogspot.fr/2014/06/ilya-green-et-pauline-comis..

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  • Par Villoteau, le 27 décembre 2012

    Villoteau
    Le conte est forcément abrégé, bien pour une première approche avec des enfants de 4-5 ans, les illustrations sont belles.

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Citations et extraits

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  • Par Nastasia-B, le 10 septembre 2013

    Le Prince au gré de son désir
    La contemple et ne peut qu'à peine,
    En la voyant, reprendre haleine,
    Tant il est comblé de plaisir.
    Quels que soient les habits, la beauté du visage,
    Son beau tour, sa vive blancheur,
    Ses traits fins, sa jeune fraîcheur
    Le touchent cent fois davantage ;
    Mais un certain air de grandeur,
    Plus encore une sage et modeste pudeur,
    Des beautés de son âme, assuré témoignage,
    S'emparèrent de tout son cœur.
    Trois fois dans la chaleur du feu qui le transporte,
    Il voulut enfoncer la porte.
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  • Par Nastasia-B, le 09 septembre 2013

    De mille chagrins l'âme pleine,
    Elle alla trouver sa Marraine,
    Loin, dans une grotte à l'écart
    De nacre et de Corail richement étoffée.
    C'était une admirable Fée
    Qui n'eut jamais de pareille en son Art.

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  • Par Cielvariable, le 26 février 2013

    « Je sais, dit-elle, en voyant la Princesse,
    Ce qui vous fait venir ici,
    Je sais de votre cœur la profonde tristesse ;
    Mais avec moi n’ayez plus de souci.
    Il n’est rien qui vous puisse nuire
    Pourvu qu’à mes conseils vous vous laissiez conduire.
    Votre Père, il est vrai, voudrait vous épouser ;
    Écouter sa folle demande
    Serait une faute bien grande,
    Mais sans le contredire on le peut refuser.

    Dites-lui qu’il faut qu’il vous donne
    Pour rendre vos désirs contents,
    Avant qu’à son amour votre cœur s’abandonne,
    Une Robe qui soit de la couleur du Temps.
    Malgré tout son pouvoir et toute sa richesse,
    Quoique le Ciel en tout favorise ses vœux,
    Il ne pourra jamais accomplir sa promesse. »

    Aussitôt la jeune Princesse
    L’alla dire en tremblant à son Père amoureux
    Qui dans le moment fit entendre
    Aux Tailleurs les plus importants
    Que s’ils ne lui faisaient, sans trop le faire attendre,
    Une Robe qui fût de la couleur du Temps,
    Ils pouvaient s’assurer qu’il les ferait tous pendre.
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  • Par brigetoun, le 08 janvier 2011

    Que de l'eau claire et du pain bis 
    Suffisent pour la nourriture 
    De toute jeune Créature, 
    Pourvu qu'elle ait de beaux habits ; 
    Que sous le Ciel il n'est point de femelle 
    Qui ne s'imagine être belle, 
    Et qui souvent ne s'imagine encor 
    Que si des trois Beautés la fameuse querelle 
    S'était démêlée avec elle, 
    Elle aurait eu la pomme d'or. 
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  • Par brigetoun, le 08 janvier 2011

    Mais vous qui mieux qu'Ame qui vive 
    Savez charmer en racontant, 
    Et dont l'expression est toujours si naïve, 
    Que l'on croit voir ce qu'on entend ; 
    Qui savez que c'est la manière 
    Dont quelque chose est inventé, 
    Qui beaucoup plus que la matière 
    De tout Récit fait la beauté, 
    Vous aimerez ma fable et sa moralité ; 
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