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> Jean Rosenthal (Traducteur)
> Jean Bonnefoy (Traducteur)
> Francis Valéry (Traducteur)

ISBN : 2070346749
Éditeur : Gallimard (2008)


Note moyenne : 3.97/5 (sur 35 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Il y a beau temps que la Terre n'est plus gouvernée par les politiciens mais par les PUBLICITAIRES. A coups d'annonces directes sur la rétine ou de pin-up en trois dimensions qui vous susurrent des slogans à l'oreille. Et qu'importe si notre planète est polluée jusqu'à ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (3)

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    • Livres 5.00/5
    Par Ecarlate, le 20 juillet 2011

    Ecarlate
    The space merchants, en anglais, a été écrit en 1952, par des routards (si je puis dire) de la SF. le premier chapitre n'est pas le plus stimulant, l'ensemble donnant un aspect de SF vieillie du point de vue technologique. Mais ce n'est pas le thème de l'ouvrage, et celui-ci, malheureusement d'actualité, reste percutant. Nous suivons les heurs et malheurs de Mitchell Courtnay, fervent cadre d'une boîte de publicité, la Schocken associates. Mitch est un zélé élément d'un système libéral où la publicité matraque sans pitié les consommateurs (d'ailleurs, on ne parle plus de citoyens mais de consommateurs), au détriment de leur santé mentale comme physique le plus souvent. le héros n'est pas cynique, c'est ce qui est le plus effrayant : il accepte parfaitement le système dans lequel il espère toujours pouvoir grimper plus. Pourtant le monde est pollué, l'espace vital dévolue aux gens ridicule, la vie du consommateur de base est des plus précaires. Les lois du commerce priment, et il va sans dire que les firmes s'efforcent de les contourner dès qu'elles y ont un intérêt quelconque. Si les gouvernements existent toujours, ils sont vendus aux lobbys. On le voit, cela ne ressemble plus trop à de la SF... Dans ce monde, les écolos, d'odieux réactionnaires et conservateurs (on peut y voir une image des communistes de l'époque), fomentent des attentats. Mitchell Courtnay connaîtra même la vie d'un consommateur de base, mais avec sa mentalité de cadre, il faudra du temps avant qu'il ne passe du côté des gentils, j'ai nommé les écolos. Seul l'amour pour sa femme l'y poussera. Ce qui nous paraît bien gentillet, voir cul-cul, mais tout le livre étant accompagné d'une sauce humoristique pimentée à point, cela passe. L'ironie distillée dans l'ouvrage fait appelle à l'intelligence du lecteur : si Courtnay est d'accord sur tout (polluons, surconsommons, mentons, etc.), on comprend bien que les auteurs nous décrivent un futur humainement affreux... d'autant plus qu'assez plausible. le pire, c'est qu'il n'y a pas dedans toutes les innovations technologiques que nous avons connues récemment, bien que l'immonde Poulgrain, sorte d'amas de chair gigantesque, puisse être vu comme le stade ultime de l'animal transgénique d'élevage. Dire que ce bouquin a été écrit il y a cinquante ans...
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    • Livres 5.00/5
    Par micka1080, le 25 mars 2011

    micka1080
    THE référence SF!!!!
    Le libéralisme poussé à l'extrême. La publicité a envahi le monde et la pensée tente de survivre dans cette purée de pensées formatées...
    Un roman vite lu, décoiffant mais qui a, malheureusement, des résonances très actuelles....
    Indispensable pour tout SF-maniaque.
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    • Livres 5.00/5
    Par hygmn, le 30 mars 2013

    hygmn
    Bouquin d'anticipation qui, il y a 60 ans, prédisait déjà notre société de consommation actuelle de manière à peine exagérée ! Rapide à lire et efficace !

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Citations et extraits

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  • Par vda, le 02 février 2011

    Je me frottais le visage au savon épilatoire et me rinçai à l'eau douce. C'était du gaspillage, bien sûr, mais après tout je paie des impôts, et puis l'eau salée me laisse toujours une sensation de démangeaison. Je n'avais pas tout à fait fini de me rincer la figure que le filet d'eau s'arrêtait de couler ; je jurai sous cape et dus terminer à l'eau salée. Cela arrivait souvent depuis quelque temps ; certains accusaient les saboteurs, les "consers". On avait beau organiser des commandos loyalistes dans le Service municipal des eaux de New York, cela n'avait guère donné de résultats jusqu'à maintenant.
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  • Par Jeanmarcel, le 03 juin 2013

    J'avais subi à une époque l'influence écolo et les arguments se résumaient tous en une formule : il faut vivre selon la nature. C'est absurde. Si la « Nature » avait voulu que nous ne mangions jamais que des légumes frais, elle ne nous aurait pas donné la niacine ou l'acide ascorbique.
    Je passai encore une vingtaine de minutes à écouter les propos de Fowler Schocken, et quand je repartis, j'étais parvenu à la même conclusion que les autres fois : en quelques phrases claires et précises, il m'avait donné tous les éléments, toutes les directives dont j'avais besoin.
    A moi de m'occuper des détails, mais je connaissais mon métier.
    Nous voulions que Vénus fût colonisée par les Américains. Pour obtenir ce résultat, il nous fallait trois choses : des colons ; un moyen de les amener sur Vénus ; et de quoi les occuper une fois qu'ils seraient là-bas. 
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