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Jean Rosenthal (Traducteur)Jean Bonnefoy (Traducteur)Francis Valéry (Traducteur)
ISBN : 2070346749
Éditeur : Gallimard (2008)

Note moyenne : 3.88/5 (sur 51 notes)
Résumé :
Il y a beau temps que la Terre n'est plus gouvernée par les politiciens mais par les PUBLICITAIRES. A coups d'annonces directes sur la rétine ou de pin-up en trois dimensions qui vous susurrent des slogans à l'oreille. Et qu'importe si notre planète est polluée jusqu'à l'os ! la nature nous aurait-elle donné l'intelligence de synthétiser l'acide ascorbique si elle tenait à nous voir manger des fruits frais ? Seul problème : l'espace. Où loger les consommateurs néces... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Foxfire
Foxfire05 octobre 2015
  • Livres 4.00/5
Lorsqu'il a été publié dans les années 50 "Planète à gogos" pouvait tout à fait être qualifié de dystopie. Il utilise d'ailleurs nombre d'éléments classiques du genre : surpopulation, épuisement des ressources naturelles, négation de l'individu... Mais son propos sur la publicité est plus que visionnaire et lorsqu'on le lit aujourd'hui, on a du mal à le qualifier de dystopie.
Je passerai rapidement sur les aspects du roman qui ne m'ont pas plu, à savoir l'écriture qui ne m'a pas séduite. S'il n'est pas mauvais, le style manque de fluidité et je ne l'ai pas toujours trouvé agréable. A ce titre, la mise en place, nécessaire et pourtant intéressante, est un peu longuette et ne m'a pas captivée.
Ce défaut est totalement racheté par la force et la pertinence du propos. On jurerait que ce roman a été écrit récemment tant la charge contre la publicité et la société de consommation vise juste.
Dans le monde dépeint par Pohl et Kornbluth, les citoyens ne sont plus que des consommateurs, et les publicitaires, caste supérieure, usent de tous les stratagèmes pour vendre leurs produits. Matraquage de slogans et d'images, manipulation, tous les stratagèmes des publicitaires sont parfaitement décrits. Et ce qui à l'époque passait sans doute pour une vision pessimiste de l'avenir est aujourd'hui la triste réalité.
Cette crédibilité et cette véracité du propos donnent au roman une tonalité assez désespérante.
Retirez l'aspect sf du récit (les voyages dans l'espace, la colonisation d'autres planètes...) et vous vous retrouvez face à un roman très actuel. Notre société ultra-libérale n'en sort pas grandie, et les gogos que nous sommes non plus.
Challenge Petits plaisirs 40
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Ecarlate
Ecarlate20 juillet 2011
  • Livres 5.00/5
The space merchants, en anglais, a été écrit en 1952, par des routards (si je puis dire) de la SF. le premier chapitre n'est pas le plus stimulant, l'ensemble donnant un aspect de SF vieillie du point de vue technologique. Mais ce n'est pas le thème de l'ouvrage, et celui-ci, malheureusement d'actualité, reste percutant. Nous suivons les heurs et malheurs de Mitchell Courtnay, fervent cadre d'une boîte de publicité, la Schocken associates. Mitch est un zélé élément d'un système libéral où la publicité matraque sans pitié les consommateurs (d'ailleurs, on ne parle plus de citoyens mais de consommateurs), au détriment de leur santé mentale comme physique le plus souvent. le héros n'est pas cynique, c'est ce qui est le plus effrayant : il accepte parfaitement le système dans lequel il espère toujours pouvoir grimper plus. Pourtant le monde est pollué, l'espace vital dévolue aux gens ridicule, la vie du consommateur de base est des plus précaires. Les lois du commerce priment, et il va sans dire que les firmes s'efforcent de les contourner dès qu'elles y ont un intérêt quelconque. Si les gouvernements existent toujours, ils sont vendus aux lobbys. On le voit, cela ne ressemble plus trop à de la SF... Dans ce monde, les écolos, d'odieux réactionnaires et conservateurs (on peut y voir une image des communistes de l'époque), fomentent des attentats. Mitchell Courtnay connaîtra même la vie d'un consommateur de base, mais avec sa mentalité de cadre, il faudra du temps avant qu'il ne passe du côté des gentils, j'ai nommé les écolos. Seul l'amour pour sa femme l'y poussera. Ce qui nous paraît bien gentillet, voir cul-cul, mais tout le livre étant accompagné d'une sauce humoristique pimentée à point, cela passe. L'ironie distillée dans l'ouvrage fait appelle à l'intelligence du lecteur : si Courtnay est d'accord sur tout (polluons, surconsommons, mentons, etc.), on comprend bien que les auteurs nous décrivent un futur humainement affreux... d'autant plus qu'assez plausible. le pire, c'est qu'il n'y a pas dedans toutes les innovations technologiques que nous avons connues récemment, bien que l'immonde Poulgrain, sorte d'amas de chair gigantesque, puisse être vu comme le stade ultime de l'animal transgénique d'élevage. Dire que ce bouquin a été écrit il y a cinquante ans...
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Rusen
Rusen10 janvier 2016
  • Livres 5.00/5
Planètes à gogos est un classique de la SF rédigé à quatre mains. Parmi elles, celles de Frederik Pohl, qui nous a quitté en septembre 2013 à l'âge de 93 ans, et celles de son ami Cyril M. Kornbluth, disparu en mars 1958, personnage haut-en-couleur dont je recommande tout particulièrement la lecture de la section « personnalité » sur la page wikipédia lui étant consacrée.
Ce roman, donc, constitue une critique du capitalisme et tout particulièrement du milieu de la publicité, nous plongeant dans un monde absolument cauchemardesque et ubuesque, croulant sous la pollution à outrance, la surpopulation et s'embourbant dans une véritable crise du logement.
Des thèmes toujours d'actualité, voire encore plus qu'à l'époque de sa sortie il y a 60 ans, traités de façon complètement barrée !
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micka1080
micka108025 mars 2011
  • Livres 5.00/5
THE référence SF!!!!
Le libéralisme poussé à l'extrême. La publicité a envahi le monde et la pensée tente de survivre dans cette purée de pensées formatées...
Un roman vite lu, décoiffant mais qui a, malheureusement, des résonances très actuelles....
Indispensable pour tout SF-maniaque.
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lael8
lael803 août 2016
  • Livres 3.00/5
J'ai été bien déçue par ce classique ! j'ai appréciée le point de vue qu'à pris l'auteur mais ensuite, il nous embarque dans une série de pseudo péripéties pas tout à fait claires ni même passionnantes, j'avais le sentiment que le récit prenait l'eau et se perdait. J'ai pesté sur tout le dernier tiers du livre, car on ne sait plus ce que le héros pense. Joue t-il double jeu ou pas ? et dans quel sens ?
au final je suis très déçue de la fin, et de ce récit qui se perd bien trop vite en oubliant la satire et les opinions du personnage.
2,5/5 Malgré la pertinence du propos de base j'ai été déçue et je ne le conseille pas. J'ai préféré La Grande Porte, autre classique du même auteur, qui même en ayant ses tords avait au moins le mérite de l'originalité.
critique complète sur mon blog :)
Lien : http://chezlaventurierdesrev..
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Citations & extraits (2) Ajouter une citation
vdavda02 février 2011
Je me frottais le visage au savon épilatoire et me rinçai à l'eau douce. C'était du gaspillage, bien sûr, mais après tout je paie des impôts, et puis l'eau salée me laisse toujours une sensation de démangeaison. Je n'avais pas tout à fait fini de me rincer la figure que le filet d'eau s'arrêtait de couler ; je jurai sous cape et dus terminer à l'eau salée. Cela arrivait souvent depuis quelque temps ; certains accusaient les saboteurs, les "consers". On avait beau organiser des commandos loyalistes dans le Service municipal des eaux de New York, cela n'avait guère donné de résultats jusqu'à maintenant.
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DominiqueTerrierDominiqueTerrier03 juin 2013
J'avais subi à une époque l'influence écolo et les arguments se résumaient tous en une formule : il faut vivre selon la nature. C'est absurde. Si la « Nature » avait voulu que nous ne mangions jamais que des légumes frais, elle ne nous aurait pas donné la niacine ou l'acide ascorbique.
Je passai encore une vingtaine de minutes à écouter les propos de Fowler Schocken, et quand je repartis, j'étais parvenu à la même conclusion que les autres fois : en quelques phrases claires et précises, il m'avait donné tous les éléments, toutes les directives dont j'avais besoin.
A moi de m'occuper des détails, mais je connaissais mon métier.
Nous voulions que Vénus fût colonisée par les Américains. Pour obtenir ce résultat, il nous fallait trois choses : des colons ; un moyen de les amener sur Vénus ; et de quoi les occuper une fois qu'ils seraient là-bas. 
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