ISBN : 280402315X
Éditeur : Editions Labor (2006)


Note moyenne : 3.92/5 (sur 12 notes) Ajouter à mes livres
Le diable, retiré des affaires, revient déguisé en employé du gaz ; un homme tue son compagnon car son ombre ressemble à une araignée ; une Anglaise collectionne dans la cire les sosies d'hommes célèbres ; une mouche et une araignée s'entendent pour dévorer un homme. Du... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 4.00/5
    Par Woland, le 24 novembre 2008

    Woland
    Cette fiche concerne en fait trois ouvrages de Jean Ray : "Les contes noirs du golf - Le carrousel des maléfices - Le Grand Nocturne."
    Lire Jean Ray, c'est se plonger dans un univers très particulier, aux règles glauques et souvent distordues, où les aberrations spatiales et/ou temporelles (dont "La Ruelle Ténébreuse", qui figure en bonne place dans "Le Grand Nocturne", demeure l'exemple le plus énigmatique et le plus techniquement parfait) sont choses banales et où les thèmes chers à la littérature d'épouvante ont trouvé, avant le prodige Stephen King et sur un mode strictement européen, une forme de renaissance.
    Ces trois volumes sont tous trois des recueils de Nouvelles d'un auteur qui, à vrai dire, écrivit fort peu de romans - "Malpertuis" et "La cité de l'indicible peur" sont tout de même très connus.
    Le premier est axé sur le golf, l'humour noir et le whisky. Car c'est une autre constante chez l'auteur belge : ses héros, bons et mauvais, ont souvent un faible accentué pour le liquide ambré et celui-ci - ou alors, quand il n'est pas en cause, le rhum ou le gin, solides boissons de marins et d'hommes à la dérive - fournit par ailleurs un excellent prétexte à mettre en doute, en une chute narquoise, la réalité des choses étranges vues ou entendues tout au long du récit. Pour le reste, ces Nouvelles golfiques contiennent tout ce qu'il faut pour créer le frisson : meurtres, spectres, parfois les deux, etc ... Des trois ouvrages, c'est sans doute le plus faible mais à cheval donné ...
    Le second est un peu un fourre-tout où figurent pêle-mêle des titres véritablement angoissants comme les "Têtes-de-Lune" ou "La tête de M. Ramberger" et des textes beaucoup moins réussis ou, à tout le moins, beaucoup moins imaginatifs comme "Puzzle."
    Mais c'est dans le dernier, "Le Grand Nocturne", que Ray donne le meilleur de son noir génie. La nouvelle qui donne son titre au recueil, pleine d'une poésie lovecraftienne, "La Ruelle Ténébreuse" - on est tenté d'ajouter "bien sûr" - "La Scolopendre" et enfin "Le Psautier de Mayence", autant de récits qui, pour un initié, évoquent la peur, à la fois délicieuse et horrifiante.
    Evidemment, Jean Ray applique à la plupart de ses histoires un style qui m'a toujours semblé l'hybride des feuilletons du XIXème et du journalisme à sensation du XXème. emment, ses phrases sont courtes, ses descriptions renvoient des échos à la Gaston Leroux et il n'y a pratiquement pas d'analyses intérieures. Mais le romancier flamand a cette truculence, cette imagination débordante que l'on croise aussi sur les gravures des danses macabres moyenâgeuses et l'ensemble crée quelque chose d'unique dans la littérature fantastique européenne. On n'imite pas Jean Ray pas plus qu'on imite Lovecraft - et c'est tout dire. ;o)
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    • Livres 4.00/5
    Par Walktapus, le 22 septembre 2010

    Walktapus
    J'apprécie beaucoup Jean Ray. Déjà cet auteur belge est un compatriote en quelque sorte, ce qui donne une sorte de familiarité aux décors et aux ambiances qu'il décrit (bilingue, il avait un pseudonyme pour les oeuvres en français, et un autre pour ses oeuvres en flamand).
    Il est surtout réputé comme étant l'auteur de Malpertuis, mais c'est vraiment avec Les contes du whisky que je suis tombé en quelque sorte amoureux de ses histoires ultra-courtes écrites dans un style très personnel.
    La Carrousel des Maléfices est dans la même veine . Histoires très courtes, cruelles, écrites sur un ton léger, où la folie, l'horreur, le macabre, le surnaturel, surgissent toujours au détour d'une réalité prosaïque, socialement impitoyable. Souvent, on ne sait pas si ce qui est décrit relève du fantastique, de la folie, ou juste de l'ivresse, comme cette magnifique histoire des contes du whisky où le personnage voit surgir une main.
    Le style est un peu daté (surtout dans le découpage en paragraphes courts), mais la simplicité du vocabulaire et des tournures, les dialogues vivants, le sens de l'ellipse font beaucoup pour le charme de ces contes au style inimitable, qu'on est parfois obligé de relire une deuxième fois pour bien en saisir la subtilité.
    A noter que ce recueil se termine par une nouvelle de sf vintage d'une cinquantaine de pages sans grand intérêt.
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par Sarah_DD, le 06 juin 2008

    Sarah_DD
    C'est un peu tiré par les cheveux, de loin le moins bon. Si vous découvrez Jean Ray, ne commencez pas par celui-là, ce ne serait pas une juste image de son talent (que j'admire par ailleurs). Sinon on y retrouve ses thèmes favoris: les maths, la sorcellerie, les nuits brumeuses,... Mais ici ça frise parfois le ridicule, ce qui n'est pas courant chez lui. Peut-être est-ce parce que ces récits sont plus courts que dans d'autres oeuvres.
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par annie, le 13 juillet 2009

    annie
    cauchemards, hallucinations avec Jean Ray

    Lien : http://mazel-livres.blogspot.com/
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