ISBN : 2080643207
Éditeur : Flammarion


Note moyenne : 3.39/5 (sur 18 notes) Ajouter à mes livres

Gilles est un brillant journaliste parisien lorsqu’une dépression le surprend. Il décide de quitter le Paris cynique et rieur pour se reposer auprès de sa soeur dans le Limousin. C’est là-bas qu’il rencontre Nathalie S... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Zazette97, le 03 mai 2011

    Zazette97
    Publié en 1969, "Un peu de soleil dans l'eau froide" est un roman de l'écrivaine française Françoise Sagan, auteure de "Bonjour tristesse", "Un certain sourire" ou encore de "Toxique".
    Journaliste parisien affecté à la rubrique des affaires étrangères, Gilles Lantier, 35 ans, vit depuis deux ans avec Eloïse, mannequin dans une maison de couture.
    Depuis 3 mois, sa vie ne lui suffit plus. En proie aux insomnies comme à l'ennui, il se confie à son ami Jean qui lui recommande un médecin.
    Hélas, personne ne peut rien pour lui. Déprimé et en colère, Gilles décide de troquer la frénésie parisienne contre le calme du Limousin où réside sa soeur.
    C'est là-bas, au coeur de cette campagne qui ne lui inspire pas grand optimisme, qu'il fera la connaissance de Nathalie, une femme mariée...
    Comme c'était le cas pour "Bonjour tristesse", le titre de ce roman s'inspire d'un vers de Paul Eluard.
    " Inconnue, elle était ma forme préférée,
    Celle qui m'enlevait le souci d'être un homme,
    Et je la vois et je la perds et je subis
    Ma douleur, comme Un peu de soleil dans l'eau froide."
    Gilles est devenu un homme que tout ennuie y compris sa compagne qui ne lui inspire plus rien d'autre qu'un vague sentiment de pitié.
    Au contact de Nathalie, il se sent revivre. Tombé sous le charme de cette femme cultivée et directe au point de lui signifier rapidement son amour, il se laisse porter par le sentiment de liberté qu'elle éveille en lui.
    Si le personnage de Gilles, lâche, impulsif, infantile et égoïste, est assez fidèle au stéréotype masculin habituellement rencontré chez Sagan, celui de la maîtresse fait ici peau neuve en la personne de Nathalie, une femme entière, passionnée, curieuse de tout. Tout le contraire de Gilles qui ne la mérite pas intellectuellement, et encore moins moralement.
    J'ai beaucoup aimé ce personnage doté d'une vraie consistance et qui tranche avec l'image classique de la maîtresse, greluche insipide pour laquelle on quitte l'officielle dans un moment d'égarement.
    On retrouve dans ce roman le schéma typiquement saganesque : l'ennui de tout qui précède aux vacances - parenthèse hors du temps propice à la naissance d'une nouvelle passion - et succède à l'adultère puis au trio amoureux, rompu à son tour par l'insouciance de deux amants en vase clos qui ne peuvent s'aimer qu'en se déchirant.
    Dans ce style détaché et faussement léger qu'on lui connaît, Sagan excelle encore une fois à parler d'amour, si simple dans les débuts et si amer lorsqu'il dévoile ses limites.
    Des 3 romans que j'ai pu lire de Sagan, celui-ci est sans conteste mon préféré !
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    • Livres 4.00/5
    Par beroune, le 09 juin 2011

    beroune
    Gilles est un journaliste parisien reconnu. Il écrit de bons papiers, a une très jolie compagne, plein d'amis et pourtant rien ne va plus. Gilles consulte un docteur puis un psy et le verdict tombe : il fait une dépression. Pour se refaire une santé, un de ses amis et sa compagne lui conseillent d'aller visiter sa soeur dans le Limousin, le temps de se refaire une santé. C'est là bas que Gilles va rencontrer Nathalie. Cette femme mariée devient son amante.

    Sagan écrit ici une romance passionnée et passionnante qui réunit des protagonistes pourtant à l'opposé l'un de l'autre. Je ne connaissais pas vraiment l'auteure (si ce n'est de nom), mais ce roman m'a donnée envie de me procurer "Bonjour tristesse" car j'ai aimé son écriture. Cette façon d'écrire tellement fluide. Les mots coulent sur le papier avec une aisance folle. Et le lecteur suit avidement le déroulement de l'histoire. C'est une écriture à la fois simple et recherchée car jamais on ne tombe dans la romance niaise et prévisible. Cette histoire d'amour est tout sauf simple.
    Ce roman fut une réelle bouffée d'air frais. Suivre le héros dans les prairies du Limousin, accompagné de sa soeur ou de son amante m'a beaucoup plu. J'ai d'ailleurs vraiment préféré cette ambiance à celle de Paris qui m'a parue triste et froide. D'ailleurs on ressent peut-être cette impression à cause de Gilles qui s'y sent mal à l'aise, comme si la ville l'étouffait.
    Malgré son comportement (le dégoût qu'il ressent envers sa femme, ses mensonges et tromperies) que je ne cautionne en aucun cas, Gilles m'a beaucoup touchée. C'est un personnage complètement perdu que l'on découvre et on se prend d'affection pour son sort. Et on arrive même à se dire que ses actes qui paraissaient répréhensibles sont tout compte fait presque légitimes !
    Nathalie est un personnage étrange... Je n'ai pas réussi à m'identifier à cette femme de prime abord distante. Elle me semble insaisissable. Elle va décider de quitter son mari et son village natal pour suivre un homme dont elle est folle amoureuse, soit. Mais on se demande si elle ne regrette pas sa décision à plusieurs reprises sans pour autant vouloir faire changer les choses, comme si elle était résignée... Les deux personnages vont nouer une relation très forte mais qui ne deviendra fusionnelle qu'au péril de leur liaison. Et tout ne finira pas vraiment comme ils l'avaient prévu.
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    • Livres 3.00/5
    Par sentinelle, le 06 juin 2011

    sentinelle
    Roman de la passion absolue d'une femme pour un homme qui sans doute n'en méritait pas tant, « Un peu de soleil dans l’eau froide » nous conte l'histoire d'une rencontre, d'un amour naissant et balbutiant et enfin d'un amour s'effilochant au cours du temps : un geste, une attitude, une sensation qui en disent long sur la dégradation des sentiments. Aucune analyse psychologique, les faits - dépouillés et sans fioritures- parlent d'eux-mêmes : la pureté n'est décidément pas de ce monde, du moins pas bien longtemps…
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    • Livres 2.00/5
    Par Nadael, le 01 septembre 2011

    Nadael
    Je ne pouvais évidemment pas omettre de citer les vers si beaux d'Eluard mis en exergue par Sagan :
    « Inconnue, elle était ma forme préférée,
    Celle qui m'enlevait le souci d'être un homme,
    Et je la vois et je la perds et je subis
    Ma douleur, comme Un peu de soleil dans l’eau froide »
    Voilà donc l'histoire d'une passion amoureuse qui fond comme un glaçon au soleil... La violence du contraste, de l'opposé et les conséquences qui en découlent.
    Gilles, un journaliste parisien d'une trentaine d'années s'enfonce jour après jour dans une dépression qui le dépasse complètement ; il se sent las, triste, sans envie, sans entrain. Il délaisse alors sa vie parisienne qu'il ne supporte plus et part s'installer pour un temps indéfini chez sa sœur à Limoges. C'est ici, loin du tumulte de la capitale, lors d'une soirée mondaine provinciale feutrée qu'il fait la connaissance de Nathalie. Jeune femme issue de la bourgeoisie limogeoise, belle, cultivée, posée, entière et mariée. Ils succombent l'un l'autre à la tentation et s'aiment follement. L'amour que lui porte Nathalie tire Gilles de son abattement.
    Sans détour, Nathalie quittera son mari, sa région, sa petite vie bien installée pour rejoindre son amour à Paris. Seulement, Gilles s'aperçoit vite que tout ce qu'il avait adoré chez elle lui déplait fortement à présent. Celle qui lui semblait si lumineuse au cœur de la campagne est devenue bien terne dans son nouvel environnement, urbain. Car notre homme a repris sa fougue d'antant, ainsi cette femme emplie d'absolu l'ennuie profondémment...
    Femme d'une seule passion, Nathalie se livre toute entière à cet homme qu'elle aime sans limite. Alors que pour lui cet amour n'était qu'une respiration, un peu d'oxygène, une parenthèse enchantée.
    Elle lui a redonné le goût de la vie, il lui prendra la sienne, fatalement.
    Autant le personnage féminin est attachant, intéressant et profond, autant le personnage masculin est agaçant au plus au point. Je crois que c'est pour cette raison que je n'ai pas pu apprécier cette histoire sombre, mélancolique et dure.


    Lien : http://lesmotsdelafin.over-blog.com/article-un-peu-de-soleil-dans-l-..
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    • Livres 3.00/5
    Par chroniquesassidues, le 02 septembre 2011

    chroniquesassidues
    Gilles a tout pour être heureux. Journaliste à Paris, il a trente-cinq ans, il est beau, sa maitresse est une jeune mannequin et il passe ses soirées à faire la fête avec ses amis. Pourtant, il est en pleine dépression et refuse de le reconnaître. Jusqu'au jour où il "pète les plombs" et part se ressourcer loin de la vie trépidante à Paris, chez sa sœur dans le Limousin. Il y rencontre la très séduisante Nathalie Silvener qui, bien que mariée, va tomber folle amoureuse de lui, jusqu'à remettre en cause sa propre vie...
    Au début du roman, je n'ai pas du tout accroché avec le personnage de Gilles, trop fier, qui refuse d'admettre sa dépression, et qui en devient méchant avec ses amis, sa maitresse, sa sœur. Puis vient Nathalie, cette femme absolue, qui se jette à corps perdu dans cet amour, au point d'abandonner son mari et sa vie tranquille en province. Cette vision de l'amour, un peu trop romanesque à mon goût, ne m'a pas emballée et peu convaincue : "Quant à Nathalie Silvener, elle l'aima dès qu'elle le vit."
    On se laisse facilement envahir par la "petite musique" de Sagan, qui là encore propose un beau portrait de femme, qui mérite bien plus que le pauvre Gilles. Nathalie est trop entière, trop parfaite, à tel point qu'elle en est presque irréelle. Peut-être aussi parce qu'on suit l'histoire du point de vue de Gilles, et non de Nathalie, dont on sait finalement peu de choses, tant Gilles se complait à occuper le devant de la "scène". Au final, je n'ai pas été tout à fait convaincue par ce roman, qui se lit sans passion, sauf à la fin, mais trop tard.

    Lien : http://leschroniquesassidues.blogspot.com/2011/09/un-peu-de-soleil-d..
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Citations et extraits

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  • Par Zazette97, le 03 mai 2011

    Il savait qu'en amour il y en a toujours un qui finit par faire souffrir l'autre et que quelquefois, rarement, cette situation est réversible. p.120
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  • Par Nadael, le 01 septembre 2011

    Cela lui arrivait pratiquement tous les matins, à présent. A moins qu'il ne se soit sérieusement enivré la veille et que l'effort de se lever, de se doucher, de se vêtir ne devienne si flou, si inconscient presque, qu'il le fasse à tâtons, privé ou plutôt soulagé de lui-même par sa fatigue. Mais les autres jours étaient plus fréquents et plus durs : il se réveillait à l'aube, le cœur battant de peur – de ce qu'il ne pouvait appeler autrement, déjà, que sa peur de la vie –, et il attendait le récitatif dans sa tête de ses angoisses, de ses échecs, du lourd calvaire de la journée à venir.
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  • Par Nadael, le 01 septembre 2011

     – Vois-tu, quand je l'ai connue, j'étais...tu te rappelles...j'étais écorché vif. Dieu sait pourquoi mais je l'étais. Elle m'a entouré de plumes, mis au chaud, redonné vie. Vraiment. Mais maintenant...
    – Maintenant quoi ?
    – Maintenant l'oreiller pèse sur ma figure, il m'étouffe. Voilà. Tout ce que j'aimais en elle, qui me soutenait, son absolutisme, son côté linéaire, son intégrité totale...Tout s'est retourné contre elle.
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  • Par Nadael, le 01 septembre 2011

    Et quelque chose dans le regard de Nathalie, le souvenir sans doute de moments cruels, indescriptibles, lui fit entrevoir cette attente forcée, nerveuse de célibataire qui avait été la sienne, comme peu de chose. Finalement elle avait quitté toute une vie et lui s'était borné à s'ennuyer.
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  • Par chroniquesassidues, le 02 septembre 2011

    Elle lui sourit et il resta, figé, une minute devant ce sourire. C'était maintenant, tout de suite, qu'il devait arrêter les choses, s'il le fallait. Et il le fallait : il était incapable d'aimer qui que ce soit dans la simple mesure où il était incapable de s'aimer lui-même. Il ne pourrait que la faire souffrir. Il lui aurait suffi d'une plaisanterie un peu grossière sans doute, de quelque chose qui la poussât à la mépriser. Mais déjà celui lui répugnait et le sourire appuyé, sincère et plein de promesses qu'elle lui adressait lui faisait peur.
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Des bleus à l’âme de Françoise Sagan Lu par Sylvie Testud Émission spéciale lectures au théâtre du Rond-Point A l’occasion des fêtes de Noël, France 5 propose une émission exceptionnelle de "La Grande Librairie" le 22/12/2011, enregistrée en public au théâtre du Rond-Point. De grands comédiens viennent lire, sur scène, quelques-uns des textes les plus beaux et les plus savoureux de la littérature classique et contemporaine. Des livres, des voix et beaucoup d’humour pour donner envie de lire ou de relire...








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