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ISBN : 2266144138
Éditeur : Pocket (2007)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.52/5 (sur 163 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Quarante ans. L'âge de la plénitude  ? Françoise Sagan s'interroge, à travers le personnage de Paule. Paule est décoratrice, divorcée et vit seule. Elle est séduisante et pourtant son visage a perdu sa fraîcheur. Il a quelquechose de résigné. Elle aime Roger depuis six ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par marina53, le 16 janvier 2013

    marina53
    Paule, à l'aube de la quarantaine, est décoratrice d'intérieur. Elle vit depuis 6 ans une relation amoureuse avec Roger, entrepreneur accaparé par son travail … et ses maîtresses. Elle n'est pas vraiment heureuse avec lui, elle lui reproche son manque d'engagement et ses rendez-vous manqués. Un jour qu'elle doit s'occuper de la décoration d'une riche maison, elle tombe sous le charme de Simon, fils de la maîtresse des lieux. Littéralement tombé fou amoureux d'elle, Paule ne reste pas insensible à ses élans et sa fougue. Quatorze ans séparent ces deux êtres et pourtant, l'amour va s'installer lentement entre eux. Partagé entre ces deux hommes que tout sépare, Paule devra choisir entre l'incertitude des sentiments de Roger et la passion de Simon...
    C'est le portrait d'une femme entre deux âges, partagée entre deux amours que nous décrit avec émotion Françoise Sagan. C'est le portrait d'une femme seule, qui n'a pas vu les années passer et qui redoute l'avenir sans amour.
    Sagan use du triangle amoureux pour nous parler d'amour: l'amour naissant, passionnel, fougueux et l'amour éteint. Sur un ton frais, simple et mélancolique, elle donne à ces amours une certaine liberté.
    Aimez-vous Brahms, en passe de devenir un classique...
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    • Livres 3.00/5
    Par lecassin, le 30 septembre 2012

    lecassin
    La quarantaine venue, Paule vit une relation plutôt convenue avec Roger qui la délaisse peu à peu, attiré qu'il est par les jeunettes…
    Paule est décoratrice d'intérieur, ce qui lui donnera l'occasion de rencontrer Simon, le fils d'une cliente, qui ne La laissera pas indifférente… Assisteront nous au retour de Roger, quand il se sentira réellement menacé par Simon ? A voir…
    Après avoir exploré l'attirance de jeunes filles pour des hommes mûrs dans ses premiers Romans, Françoise Sagan s'attache à décrire ici l'attirance d'une femme dans la force de l'âge pour un jeune homme… et son côté maternel.
    Le sujet n'est pas neuf, me direz-vous… Certes... Néanmoins un beau portrait de femme que l'âge commence à inquiéter, tiraillée entre le respect des conventions et le confort d'une situation amoureuse peu reluisante mais établie et la rupture qui débouchera forcément sur une remise en cause d'un certain confort.
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    • Livres 3.00/5
    Par carre, le 23 février 2012

    carre
    Paule, la quarantaine décoratrice d'intérieur s'éprend de Simon de quinze ans son cadet. Alors que sa vie conjugale avec Paul, s'est installée dans une morosité insatisfaite, Paule hésite, s'interroge, doit t'elle sacrifier son couple pour un désir intense et charnel. Sagan dresse avec acuité un portrait tout en demi teinte d'une femme qui n'est plus regardée, désirée et qui retrouve confiance et ferveur dans cette rencontre. Paule rêve de retrouver la passion, l'amour mais à quel prix ?
    Sagan s'amuse de ce triangle amoureux, cette femme qui renait sous le charme de Simon, mais qui prend peur de vivre peut être son dernier amour ?
    Le charme du livre vient de cette petite musique intérieure que Sagan savait parfaitement distiller dans ces Romans. Et si "Aimez-vous Brahms" peut paraitre futile et léger, il n'en n'est pas moins très agréable à lire. Les édtions Stock et Pocket a eu la bonne idée de ressortir de nombreux Romans de Sagan, à savourer de temps à autre.
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    • Livres 5.00/5
    Par manonisback, le 12 décembre 2012

    manonisback
    Je devrais d'abord avouer que la seule et unique chose m'ayant poussée à lire ce roman, c'est son titre "Aimez-vous brahms..." Oui, j'aime Brahms, et je voulais savoir ce qu'il en était! Evidemment, Brahms n'est mentionné que deux fois dans le livre, la musique classique seulement quelques fois de plus.. Mais ce fût cependant loin d'être une déception. Si je devais résumer l'intégralité de ce roman en un seul mot, je choisirais sans aucune hésitation le mot "tendresse". Ce livre s'apparente en effet, à une vraie boule de tendresse. Jeune femme déchirée entre deux hommes, qui la comblent de différentes manières. L'incapacité de se détacher d'un homme qui la fait souffrir pour se diriger vers quelqu'un de bien plus pur et prêt à la combler. Ce fût une lecture très émouvante, mais aussi très (très, trop?) rapide. Dévoré en moins de deux heures, je fus absolument retournée par les mots parfaitement bien choisis de Françoise Sagan pour exprimer l'amour, le désir, la maturité, la pureté de la jeunesse...
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    • Livres 4.00/5
    Par Zazette97, le 19 novembre 2011

    Zazette97
    Publié en 1959, "Aimez-vous Brahms" est le quatrième roman de l'écrivaine française Françoise Sagan, également auteure de "Bonjour tristesse", "Un certain sourire", "Toxique", "Un peu de soleil dans l’eau froide", "Les merveilleux nuages" ou encore de "Des bleus à l'âme".
    Paule, décoratrice d'intérieur, vit depuis 6 ans une relation sans éclat avec Roger, un homme qui brille par son manque d'engagement et son absence, trop absorbé par son travail comme par ses liaisons.
    Un jour, alors qu'elle s'entretient avec Madame van den Bersch de la future décoration de son salon, Paule fait la connaissance de son fils Simon.
    Si le jeune homme tombe instantanément amoureux de Paule, elle de son côté ne se montre pas moins insensible à la fougue que lui inspire son jeune âge comme à cette promesse de tendresse que Roger lui accorde de moins en moins.
    Fidèle à elle-même, Sagan use du triangle amoureux pour entrecroiser les portraits de l'amour éteint et de la passion naissante, de la solitude résignée et du désir retrouvé.
    A la tête de ce trio, Paule, quarantenaire succombant à l'ennui auprès d'un homme qui la délaisse et lui préfère la compagnie de femmes plus jeunes.
    On s'en doutera, ce n'est que lorsque Roger se sentira sérieusement menacé par Simon qu'il regrettera avec orgueil une femme trompée impunément.
    Simon a pour lui la jeunesse insouciante, romanesque, exubérante, un manque d'assurance qui inspire à Paule des sentiments maternels.
    Si leur différence d'âge est souvent remise sur le tapis par Paule, j'ai eu l'impression que celle-ci n'était qu'un prétexte pour elle à ne pas s'abandonner entièrement à Simon.
    Il faut dire que cette femme se retrouve prise entre deux feux, comme souvent chez Sagan, capable d'élans passionnés comme de lassitude, une femme dont les décisions se veulent guidées par la peur de la solitude.
    Quitter quelqu'un n'est jamais simple. A travers ses romans, Sagan semble toujours associer la séparation à la présence d'un tiers, élément nécessaire à l'impulsion du départ.
    Mais un amant chasse-t-il donc forcément l'autre ? Pas forcément. C'est là ce que j'aime particulièrement chez Sagan, cette aisance à dire la complexité de l'amour dans toutes ses nuances.

    Lien : http://contesdefaits.blogspot.com/2011/11/aimez-vous-brahms-francois..
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Citations et extraits

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  • Par Zazette97, le 19 novembre 2011

    A présent, elle mettait six jours à lire un livre, ne retrouvait pas sa page, oubliait la musique.
    Son attention ne s'exerçait plus que sur des échantillons de tissus et sur un homme qui n'était jamais là. Elle se perdait, elle perdait sa propre trace, elle ne s'y retrouverait jamais.
    "Aimez-vous Brahms ?" Elle passa un instant devant la fenêtre ouverte, reçut le soleil dans les yeux et en resta éblouie. Et cette petite phrase : "Aimez-vous Brahms ?" lui parut soudain révéler tout un immense oubli : tout ce qu'elle avait oublié, toutes les questions qu'elle avait délibérément évité de se poser.
    "Aimez-vous Brahms ?" Aimait-elle encore autre chose qu'elle-même et sa propre existence ? Bien sûr, elle disait qu'elle aimait Stendhal, elle savait qu'elle l'aimait. C'était le mot : elle le savait.
    Peut-être même savait-elle simplement qu'elle aimait Roger. Bonnes choses acquises. Bons repères. Elle eut envie de parler à quelqu'un, comme elle en avait envie à vingt ans. p.64
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  • Par chroniquesassidues, le 29 juin 2011

    Paule contemplait son visage dans la glace et en détaillait les défaites accumulées en trente-neuf ans, une par une, non point avec l'affolement, l'acrimonie coutumiers en ce cas, mais avec une tranquillité à peine attentive. Comme si la peau tiède, que ses deux doigts tendaient parfois pour souligner une ride, pour faire ressortir une ombre, eût été à quelqu'un d'autre, à une autre Paule passionnément préoccupée de sa beauté et passant difficilement du rang de jeune femme au rang de femme jeune : une femme qu'elle reconnaissait à peine. Elle s'était mise devant ce miroir pour tuer le temps et - cette idée la fit sourire - elle découvrait que c'était lui qui la tuait à petit feu, doucement, s'attaquant à une apparence qu'elle savait avoir été aimée.
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  • Par chroniquesassidues, le 29 juin 2011

    Elle n'avait envie de rien. Et elle avait peur de rester seule deux jours. Elle haïssait ces dimanches de femme seule : les livres lus au lit, le plus tard possible, un cinéma encombré, peut-être un cocktail avec quelqu'un ou un dîner et, enfin, au retour, ce lit défait, cette impression de n'avoir pas vécu une seconde depuis le matin.

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  • Par Zazette97, le 19 novembre 2011

    De toute manière, elle avait des rangements à faire, de ces occupations typiques que lui avait toujours recommandées sa mère, ces mille petites choses de la vie d'une femme qui la dégoûtaient vaguement.
    Comme si le temps eût été une bête molle qu'il fallait réduire. Mais elle en venait presque à regretter chez elle l'absence de ce goût.
    Peut-être y avait-il effectivement un moment où on ne devait plus attaquer sa vie, mais s'en défendre, comme d'une vieille amie indiscrète.
    Y était-elle déjà ? Et elle crut entendre derrière elle un immense soupir, un immense choeur de "déjà". p.56
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  • Par marina53, le 16 janvier 2013

    Oui, il avait été honnête. Mais elle se demandait justement si l’honnêteté, la seule honnêteté possible dans cette vie inextricable, ne consistait pas à aimer quelqu’un suffisamment pour le rendre heureux.

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