> René Baldy (Traducteur)

ISBN : 2841725308
Éditeur : L'Atalante (2011)


Note moyenne : 3.8/5 (sur 5 notes) Ajouter à mes livres
Les Yherajks sont des extraterrestres pacifiques et ils aimeraient bien se présenter à nous. Mais les bonnes intentions ne suffisent pas. Car les Yherajks sont des blobs, des masses gélatineuses informes propres à susciter la répugnance. Pire, ils puent épouvantablement... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

Critiques et avis(4)

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par bibliomanu, le 17 mai 2011

    bibliomanu
    Dans Martiens go home ! de Fredric Brown, Luc Devereaux écrivain de science-fiction en panne d'inspiration donnerait cher, très cher, pour se débarrasser de ces petits martiens verts qui ont pris le parti de s'attaquer à l'humanité en lui rendant la vie impossible : farces, blagues, immiscions impromptues dans la vie de tous les jours, divulgation de vérités pas toujours bonnes à entendre... et j'en passe. Un chef-d'oeuvre de science-fiction humoristique dont l'impact ne se dément pas avec le temps, le rire étant toujours au rendez-vous.
    John Scalzi, l'auteur très remarqué du Vieil homme et la guerre, a quant à lui opté pour une approche inverse. Dans sa propre version d'une rencontre humains / extra-terrestres ou la veine humoristique est ici aussi hautement revendiquée, c'est par la discrétion que les Yherajks – c'est leur nom – entendent bien entrer en contact avec les Terriens. Car après avoir capté capté les ondes radio et télévisuelles provenant de notre planète - autant d'informations parcellaires, contradictoires et, il faut bien le dire, déroutantes sur notre façon de vivre et de nous comporter - leur intérêt à notre égard a est allé en grandissant. Pour autant, la chose est loin d'être aisée, même si leurs intentions n'ont rien de belliqueuses. Car les Yherajks ne sont – comment dire ? - pas d'un abord très... enfin... bon, pour faire simple, disons qu'ils sont moches, très moches et qu'ils puent à un point inimaginable. Pour être approximatif, ils ressemblent à ces blobs gélatineux apparus dans les films d'horreur dans le but de distribuer leur dose de frisson aux spectateurs en quête de sensations fortes. C'est là en tout cas une raison suffisante, vous en conviendrez, pour qu'ils décident de passer par l'un des plus gros cabinets d'imprésarios d'Hollywood afin que le premier contact se fasse en douceur. Et c'est à Tom Stein, agent plein de ressources, de finesse et de bagoût qu'échoue cette mission des plus périlleuse et délicate.
    John Scalzi n'a rien, mais alors vraiment rien à envier à un Fredric Brown ou un Douglas Adams pour ce qui est de faire rire. L'exercice est assez difficile en lui-même et John Scalzi a donc d'autant plus de mérite qu'il tient sur la longueur. Il y a en tout cas des indices qui ne trompent pas. Et j'avoue que ça faisait bien longtemps que de tels éclats d'hilarité n'avaient pas jailli ainsi au cours de mes lectures depuis bien longtemps... depuis les enquêtes de Mma Ramotswe si je me souviens bien.
    - Tu dis ça, tu dis ça, y'a pas si longtemps je t'ai entendu dire que t'en lirais un par an, ça fait presque trois ans...
    - Tiens, la petite voix, tu tombes bien toi.
    - Ah bon ?
    - Oui, figure-toi que Tom Stein, tu sais le héros de Imprésario du troisième type, eh bien il en a une lui aussi, de petite voix, mais il appelle ça un lutin. J'ai pensé à toi en le lisant.
    - C'est bien, et alors ? Quel est le rapport ?
    - Oh, il est tout vu. Si je ne me trompe pas, à un moment donné Tom Stein manifeste le désir de l'étouffer une bonne fois pour toutes. A moins que ce ne soit moi qui ait transposé mon envie dans le livre, je ne sais pas...
    - Hé ho, moi je disais juste...
    - Tu ne sais pas où est le coton par hasard ?
    - ...
    Désolé pour cette petite interruption, vraiment. Cela nous arrive de plus en plus souvent, vous l'aurez peut-être remarqué.
    Où en étais-je ? Ah oui, l'aspect comique. Qu'il s'agisse des répliques entre Tom et le Yherajk, Joshua, dont il a la charge, des péripéties qui jalonnent forcément leur aventure, des comédiens ( il faut voir les comédiens !) et de leur entourage avec qui l'agent doit composer (et il faut voir de quelle manière !), ou même des journalistes en quête de scoop, le cocktail est détonnant. Qui plus est, John Sclazi n'hésite pas non plus à mettre du poil à gratter dans le dos du show-biz, de la presse, voire même de notre chère humanité.
    « Mais ici, à Hollywood, on n'a pas l'habitude des hétéros cultivés. »
    « Il semble que l'homme à la caméra démolie ait l'intention de rembourser la casse en s'appropriant tout ce qui lui paraît monnayable chez le preneur de son, ses lunettes, ses dents, sa chemise et même sa peau. Une paire de bonnes âmes essaient de les séparer tandis que le reste de la clique, prenant parti pour l'un ou pour l'autre, se lance dans une rixe géante. Je trouve assez jubilatoire de voir ces journalistes, probablement les plus incompétents et les mieux payés de Californie, s'empoigner par les cheveux, s'exploser les lèvres et s'aplatir les génitoires à coups de genou. »
    « - le temps c'est de l'argent. Voilà le leitmotiv des temps modernes. On essaie d'en perdre le moins possible.
    -J'ai du mal à suivre cette forme de pensée, me confie Gwedif. Quand je retournerai sur Terree – pas pour un aller-retour express comme celui qui m'a permis de rencontrer Carl mais pour visiter réellement votre planète -, j'aimerais m'offrir un séjour dans un monastère. Là les hommes prennent le temps de vivre, de méditer, de se livrer à la contemplation.
    - Ne vous faites pas trop d'illusions, Gwedif. Dans de nombreux monastères, la visite se termine par un passage à la boutique souvenirs où l'on peut acheter des cantiques gravés sur CD, du fromage, des vins et des objets religieux fabriqués en série. »
    Et là où Sclazi est vraiment très fort, en plus de sa faculté à se renouveler, c'est qu'il ne bascule jamais dans un absurde débordant. Il donne à son univers une cohérence folle, lui permettant ainsi de faire preuve d'une authentique sensibilité aux moments clés de l'histoire.
    Allez, ne traînez plus ! Les Yherajks vous attendent... Je vous souhaite en tout cas un aussi bon contact que le mien, et surtout ne vous étonnez pas si dans le train, à la sécu, à la préfecture où bien ailleurs, on vous regarde bizarrement après un gros éclat de rire. Au mieux on vous demandera ce que vous lisez...
    Pardon ? Pour trouver les Yherajks ? Oh, rien de plus simple, laissez votre flair agir.

    Lien : http://bibliomanu.blogspot.com
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par temps-de-livres, le 11 juillet 2011

    temps-de-livres
    Tom Stein est un impresario d'Hollywood. Brillant, et ambitieux, il officie dans l'agence de Carl Lupo. Un jour, celui-ci lui demande de concevoir un plan de communication improbable. Les Yherajks, pacifiques extraterrestres, veulent contacter les terriens. "Seuls" problèmes : Ces extraterrestres ressemblent à des masses gélatineuses impropres. Leur langage est en plus, olfactif. Pour discuter, ils envoient des odeurs. Plus ça discute , plus l'odeur est épouvantable! Carl, contacté par les Yherajks, demande à Tom de mettre de côté son portefeuille d'artistes, et de s'occuper de leur émissaire: Joshua. Tom se trouve alors face à deux problèmes : Gérer les artistes qui ne sont guère faciles et occuper une masse gélatineuse puante, le temps de trouver une solution. Ca aurait pu être facile...
    Les extraterrestes qui nous contactent, c'est classique. N'importe quel lecteur adepte d'imaginaire a levé la tête en se disant :"Et si.." . La littérature, le cinéma et d'autres médias se sont emparés de ces rencontres, amicales, improbables, voire guerrières. John Scalzi prend des côtés classiques des rencontres: "L'enlèvement", les Yherajks qui se renseignent sur nous, la moralité de la race... Il rajoute une dose d'humour non-sensique, et dresse un portrait au vitriol de la communauté d'Hollywood. Résultat : Qui sont les extraterrestres ? Les Yherajks ? Gentil peuple de blob puants ou ces artistes, condescendants, sûrs de leur talent, et juste invivable? Imprésario du troisième type fait rire, et montre la vanité d'Hollywood envers elle-même! En bonus, John Scalzi raconte la construction du roman; celui-ci s'étant fait sur plusieurs années.

    Imprésario du troisème type
    Auteur : John Scalzi
    Collections : La dentelle du cygne
    Editions : L'Atalante

    Lien : http://temps-de-livres.over-blog.com/article-impresario-du-troisieme..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Gwelan, le 03 janvier 2012

    Gwelan
    Des Aliens très laids mais très gentils. Des Aliens qui aimeraient communiquer avec nous mais se rendent compte du fossé qui les séparent de nous et du sentiment de rejet qu'ils susciteraient. Des Aliens qui enfin se rabattent sur le monde du show biz ! C'est un sujet nouveau qui permet de traiter de façon humoristique les différences et qui, au passage, donne un petit coup de griffe sur le monde du show biz. de surcroit c'est agréable à lire, bref j'ai bien aimé.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Gwelan, le 03 janvier 2012

    Gwelan
    Des Aliens très laids mais très gentils. Des Aliens qui aimeraient communiquer avec nous mais se rendent compte du fossé qui les séparent de nous et du sentiment de rejet qu'ils susciteraient. Des Aliens qui enfin se rabattent sur le monde du show biz ! C'est un sujet nouveau qui permet de traiter de façon humoristique les différence et qui au passage donne un gentil coup de griffe sur le monde du show biz. En plus c'est agréable a lire, bref j'ai bien aimé.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)

> voir toutes (1)

Video de John Scalzi

>Ajouter une vidéo
Vidéo de John Scalzi

John Scalzi discusses his book, The Last Colony (en anglais)








Acheter sur Amazon

Faire découvrir Imprésario du 3e type par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (8)

> voir plus

Quiz