ISBN : 2253116041
Éditeur : LGF (2006)


Note moyenne : 3.83/5 (sur 167 notes) Ajouter à mes livres
Le Messie a-t-il été reconnu des siens avant de comprendre lui-même son destin ? Autour de Yechoua - mauvais charpentier mais homme au verbe sage - l'étau se resserre. Son cousin, Yohanân le prophète, le reconnaît comme ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par isalune, le 23 décembre 2007

    isalune
    L'évangile selon Pilate - Eric-Emmanuel Schmitt


    N'y allons pas par quatre chemins (même s'ils mènent à Rome, lol), j'ai adoré ce livre.
    A ceux qui l'ont lu : j'aimerais connaître votre ressenti.
    A ceux qui ne l'ont pas lu, pour qui ce bonheur est encore à venir, comment vous en parler sans en parler? (vous suivez? ;-)
    Dans la première partie, c'est Jésus le narrateur ; rien de moins.
    Je l'avoue, Jésus est mon idole, même si la vie m'a détournée des rites religieux. Il a toujours été pour moi un homme extraordinaire et un exemple à suivre.
    Schmitt le fait parler ... d'une façon telle que j'étais bouleversée à chaque coin de page.
    "Y a-t-il un début au destin?" ... fort, non?
    Parlant du paradoxe d'être heureux alors que tout le monde ne l'est pas, il dit : " ... j'avais découvert ce qu'il y a de profondément égoïste dans le bonheur. le bonheur est à l'écart, fait de huis clos, de volets tirés, d'oubli des autres, de murailles infranchissables ; le bonheur suppose que l'on refuse de voir le monde tel qu'il est ; en un soir, le bonheur m'était apparu insupportable..."
    Et évoquant les femmes il écrit : "... toutes ces donneuses de vie, donneuses d'amour, celles qui baignent les chairs des enfants, apaisent les cris, remplissent les bouches, ces servantes immémoriales dont les gestes apportent le confort, la propreté, le plaisir, ces humbles des humbles, guerrières du quotidien, reines de l'attention, impératrices de la tendresse, qui pansent nos blessures et nos afflictions...".
    Oui je me sens tellement tout ça ... l'humilité en moins *clin d'oeil*. Et ça me touche de lire ces mots, beaucoup.
    La deuxième partie du livre, pas de secret, c'est dans le titre. Là l'humour rejoint les mille interrogations que le lecteur partage avec Pilate...
    L'écriture est superbe, le message d'amour est réel, le ton est tolérant, ouvert, sincère et humble.
    A lire absolument!
    is@
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    • Livres 5.00/5
    Par Nono19, le 07 septembre 2011

    Nono19
    Je ne savais pas trop à quoi m'attendre en commençant ce roman. Un essai religieux? Un remaniement de la Bible? Un roman policier?
    En le terminant, je me dis qu'il n'entre dans aucune catégorie.
    C'est une réflexion sur la foi, sur l'incompréhensible, sur le fait qu'être rationnel ne fonctionne pas toujours.
    La première partie est surtout intéressante car elle montre les doutes, la peur qu'aurait peut-être ressentis Yéchoua (Jésus). Il n'est pas représenté comme un homme sûr de lui, confiant en son destin. Ca change du héros sans failles se sacrifiant pour les hommes.
    La deuxième partie m'a plus accrochée. Elle montre Pilate qui ,au départ, est persuadé que la résurrection de Yéchoua est un complot, une mystification,et qui finit par dire qu'il ne sait pas ce qui s'est passé et que tout est possible.
    J'ai apprécié le récit du roman volé surtout par la tolérance qu'il dégage. Et dans un monde comme le nôtre, il vaut la peine de le redire. "Une croyance athée ou une croyance chrétienne demeurent des croyances. Jamais une science. Et chacune mérite le respect qu'on doit adresser à toute conviction."
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    • Livres 4.00/5
    Par MissSugarTown, le 17 septembre 2011

    MissSugarTown
    Voici un livre qui m'aura beaucoup marquée et réconciliée avec Schmitt !
    Ne connaissant presque rien sur le christianisme, cette religion m'a toujours semblé trop gentille, trop humaine, pour qu'elle attire suffisamment mon attention ; de toutes les religions monothéistes connues, c'est celle que je connaissais le moins, ce livre a donc été une vraie découverte et initiation pour moi.
    J'ai eu beau le lire avec une certaine indifférence au début, beaucoup de méfiance ensuite, il a fini par me posséder toute entière et je me suis très vite sentie enveloppée par les ruelles de Jérusalem, traînant le pas quelques pieds derrière Yéchoua (Jésus en araméen), ce prophète que je ne connaissais presque pas.
    Je n'ai compris le sens du titre qu'à la fin, n'ayant jamais entendu parler de Pilate... et le titre m'a fait encore plus d'effet lorsque j'ai lu "Journal d'un roman volé" et que j'ai compris que Schmitt était un peu Pilate.
    Ce roman raconte donc l'histoire de Yéchoua, pas la version commune vulgarisée, mais celle racontée, pensée, analysée, résultat des longues réflexions d'Emmanuel (Schmitt).
    Parmi ses principaux objectifs celui de nous rapprocher de Yéchoua en tant qu'humain avant de nous le dévoiler en prophète, puis en insistant plus sur ses messages universels que sur ses miracles.
    J'ai été très touchée et impressionnée par la menace de ses messages à l'époque, je n'avais jamais réalisé leur caractère révolutionnaire pour l'existence humaine.
    Tous les Hommes sont égaux. La hiérarchie et le pouvoir deviennent alors ridicules.
    L'amour, suprême, au-dessus de tout. Aimez-vous les un les autres, au point d'aimer son ennemi, parce qu'il n'y a que l'amour qui pourra mettre fin au conflit. Et enfin, je compris pourquoi il présenta la seconde joue pour être giflé encore...
    Autant de noblesse et de convictions profondes que je porte en moi mais que je n'avais jamais soupçonnées dans le christianisme, sans doute parce que je n'avais jamais pris le temps de m'y arrêter pour le voir. Et je suis bien contente que ce soit Schmitt qui m'y initie.
    Je n'ai pas envie de débattre sur les différents points cités par l'auteur et avec lesquels je ne suis pas d'accord, parce que ce qui compte pour moi c'est l'essence du message avant tout, le reste n'est que détails incitant aux conflits. Malheureusement, on a souvent la mauvaise manie, de laisser de côté l'essentiel sur lequel nous sommes tous d'accord, et nous entre-tuer comme des chiens sauvages à cause de futilités sur lesquelles nous différons, au point d'oublier l'essentiel.
    J'avais lu certaines critiques et commentaires de lecteurs concernant ce livre et il y avait plusieurs remarques négatives concernant le "Journal d'un roman volé", disant qu'il leur a gâché la fin de leur lecture.
    Ce n'est pas du tout mon cas. Dans ces quarantaines de pages, Schmitt nous raconte ce qu'il a vécu avec le livre, il met le point sur certaines positions prises, s'est sans doute senti dans le devoir d'expliquer certaines choses, par respect pour la spiritualité du sujet, et moi je trouve que c'est tout à son honneur. J'y ai aussi découvert la spiritualité de Schmitt et celle de son père dans laquelle je me suis beaucoup retrouvée et pour qui j'ai ressenti beaucoup d'affection par conséquent.

    Lien : http://laculturehajarienne.blogspot.com/2011/08/levangile-selon-pila..
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    • Livres 4.00/5
    Par bonogirl, le 22 juillet 2011

    bonogirl
    Encore une fois Eric-Emmanuel Schmitt s'attaque à un illustre et mythique personnage : Jesus Christ. Comme il l'a fait dans "La Part de l'autre" avec Hitler, il rend Jesus plus humain, il le depeint avec ses doutes, ses sentiments, ses convictions.
    La premiére partie de ce livre, qui relate la vie de Yechoua (Jesus) m'a passionnée, certains passages (voir ICI ) sont si justes et si beaux qu'à la fin de cette courte partie je suis restée sur ma faim, c'est le seul reproche que j'ai à faire sur ce livre. La deuxieme partie autour de Ponce Pilate est donc moins prenante mais tout aussi interressante. Ce livre m'a fait reflechir sur la religion et me donne envie d'en savoir plus, il recentre la religion sur ce qu'elle doit être à mon avis : l'amour de son prochain.
    Une petite merveille à lire et relire.
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    • Livres 5.00/5
    Par quenlore, le 06 novembre 2011

    quenlore
    Dans le jardin des oliviers, un homme attend que les soldats viennent l'arrêter pour le conduire au supplice. Quelle puissance surnaturelle a fait de lui, fils de menuisier, un agitateur, un faiseur de miracles prêchant l'amour et le pardon ?
    Trois jours plus tard, au matin de la Pâque, Pilate dirige la plus extravagante des enquêtes policières. Un cadavre a disparu et est réapparu vivant ! Y a-t-il un mystère Jésus ou simplement une affaire Jésus ? A mesure que Pilate avance dans son enquête, le doute s'insinue dans son esprit.
    Ce livre relate la naissance du Christianisme avec les yeux de Jésus en première partie puis de Pilate, l'homme qui l'a malgré lui mis à mort. Peu à peu le doute s'insinue en lui: Jésus est-il vraiment ressuscité ou s'agit-il d'une manipulation? Cette quête spirituelle l'amènera peu à peu vers la foi.
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Citations et extraits

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  • Par nathalie85, le 09 avril 2011

    "-Tu as raison, Pilate. Que deviendrions-nous si nous nous aimions tous ? Penses-y, Pilate, que deviendrions-nous dans un monde d'amour ? Que deviendrait Pilate, préfet de Rome, qui doit sa place à la conquête, à la haine et au mépris des autres ? Que deviendrait Caïphe, le grand prêtre du temple, qui t'achète sa charge à force de cadeaux et assoit son autorité sur la crainte qu'il inspire ? Y aurait-il des Juifs, des Grecs, des Romains dans un monde inspiré par l'amour ? Encore des puissants et des faibles, des riches et des pauvres, des hommes libres et des esclaves ? Tu as raison, Pilate, d'avoir si peur : l'amour serait la destruction de ton monde. Tu ne verrais le Royaume de l'amour que sur les cendres du tien."
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  • Par guillaumelemoine, le 22 novembre 2010

    elle s'indigne profondément puis elle s'endort, tout aussi profondément. Ce flux et ce reflux me sont interdits, j'ai un tempérament plus lent, plus modéré, sans ballotement d'un contraire à l'autre. Si je m'indigne moins, je me repose moins. Le gouffre de la grande colère ou celui du sommeil réparateur me demeurant inaccessibles, je marche sur une planche étroite, moyennement confortable, entre les deux. Parfois j'aimerais faire un faux pas...
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  • Par Nanne, le 31 janvier 2009

    Les soldats nettoient leurs armes. Des messagers s'éparpillent dans les rues noires pour convoquer le tribunal. Le menuisier caresse la croix sur laquelle je vais sans doute saigner demain. Les bouches chuchotent, tout Jérusalem sait déjà que je vais être arrêté. Ils croiront me surprendre ... Je les attends. Ils cherchent un accusé, ils trouveront un complice.
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  • Par athena1, le 10 novembre 2009

    J'avais découvert ce qu'il y a d'égoïste dans le bonheur. Le bonheur est à l'écart, fait de huis clos, de volets tirés, d'oubli des autres; le bonheur suppose que l'on refuse de voir le monde tel qu'il est; en un soir, le bonheur m'était apparu insupportable.
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  • Par nathalie85, le 12 avril 2011

    "- Il n'y a rien à comprendre. Le vrai sage ne craint pas la mort car il sait qu'elle n'est rien. La conscience ne souffre pas puisqu'elle a disparu. Avec la chair qui pourrit, c'est l'esprit qui pourrit aussi, et les désirs, et l'angoisse. Notre disparition, nous privant de toute possibilité de souffrance, doit être attendue comme une béatitude. C'est d'ailleurs le seul moyen d'être sage : envisager la mort comme une fête."
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