ISBN : 2226181075
Éditeur : Albin Michel (2007)


Note moyenne : 3.72/5 (sur 176 notes) Ajouter à mes livres
Pour guérir d'une rupture sentimentale, un homme se réfugie à Ostende, ville endormie face à la mer du Nord. Sa logeuse, la solitaire Anna Van A., va le surprendre en lui racontant l'étrange histoire de sa vie, où se conjuguent l'amour le plus passionné et un érotisme b... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Malaura, le 22 juin 2011

    Malaura
    Ecrivain, dramaturge, réalisateur, Eric-Emmanuel Schmitt est un touche à tout et sans doute l'un des plus populaires de nos auteurs français depuis son entrée sur la scène littéraire, avec des œuvres primées comme le magnifique « L'Evangile selon Pilate » en 2000, théâtralisées tel « Monsieur Ibrahim et les Fleurs du Coran » en 2001 ou encore adaptées au cinéma à l'instar de « Odette Toulemonde et autres histoires » en 2006.
    Cette popularité, peut-être tient-elle de l'humanisme d'Eric-Emmanuel Schmitt ; de cette façon que cet ancien professeur de philosophie a de nous amener à réfléchir sans y toucher, sans en avoir l'air, sur notre existence et le monde qui nous entoure. de cet art de la philosophie qu'il met entre nos mains avec simplicité. Car avec lui, la philosophie n'est pas l'apanage d'une élite, d'intellectuels au verbiage pompeux, mais plutôt un questionnement humain, une réflexion sur l'Homme accessible à tous, à la portée de tous.
    Il y a de l'humain chez Eric-Emmanuel Schmitt, qui fait que chacun de ses romans sonne comme une bonne nouvelle et que chaque parution est appréciée par un public de plus en plus large.
    Par un savant jeu d'échos et de thèmes entrelacés, un va-et-vient constant entre le Théâtre et la fiction, il est parvenu à créer une œuvre imposante, sensible et personnelle. Une œuvre à l'humour plein de finesse, des fantaisies toujours renouvelées mais soulignées par des thèmes récurrents comme l'enfance, la foi ou la liberté.

    Avec « La rêveuse d'Ostende », recueil de cinq nouvelles, l'auteur s'interroge sur le pouvoir du rêve et de l'imagination sur nos existences et montre à quel point nos vies sont influencées par nos désirs, nos fantasmes, nos hantises ou nos rêves secrets…En même temps, il sonde le cœur féminin avec toute la tendresse qu'il voue depuis toujours à ce sexe.
    Des portraits de femmes que Schmitt peint avec délicatesse et dont il décortique les états d'âme avec cet art consommé de la mise-en-scène théâtrale et du dialogue.
    Toutes ces femmes portent en elles un désir inassouvi et une part de rêve et d'amour qui va se révéler au contact des autres :
    -Amour interdit, secret et fantasmé pour Emma dans la nouvelle qui donne son titre au recueil
    -Passion mêlée de haine pour Gabrielle dans « Crime parfait »
    -Douce attirance pour Stéphanie dans « La Guérison »
    -Attente d'un amour perdu comme dans la nouvelle « La femme au bouquet »

    Une atmosphère sensible, profonde, drôle ou tendre se crée autour de chaque portrait et si la lecture, portée par une constance fluidité du style, est très récréative et nous entraîne sans effort dans une sphère qui tient à la fois du romanesque, de l'intrigue policière, de l'énigme, de la fable ou du récit poétique, ces nouvelles brèves sont aussi plus profondes et plus sombres qu'on ne le croit dès lors qu'elles montrent, avec le ton juste et désinvolte de l'auteur, que les rêves qui nous hantent sont l'essence même de la vie et les stimulants qui nous poussent à l'action.
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par jd, le 01 septembre 2008

    jd
    "Je me doute que je ne lis pas un immense chef-d'oeuvre, mais en revanche, je passe un moment formidable" fait dire Eric-Emmanuel Schmidt à l'un de ses personnages dans ce recueil de nouvelles. A la fois ironique et lucide, l'auteur de « La rêveuse d'Ostende » sait que ces textes courts sont un vrai moment de plaisir pour les lecteurs. C'est rapide à lire, souvent drôle, parfois passionnants, intriguants, voire irritants… mais en effet, toujours agréable.
    Au premier rang de ces plaisirs, la nouvelle titre. Cette rêveuse, Anna van A., est la logeuse du narrateur, un écrivain à succès venu se réfugier dans l'austère station flamande pour se remettre d'une déception amoureuse. Il y découvre cette vieille dame, qui passe ses journées dans un fauteuil roulant au coeur de sa bibliothèque, composée de grands classiques, et surtout pas de romans contemporains. Sa nièce explique qu'Anna n'est qu'une vieille fille à l'existence et au coeur vide. Pourtant, la dame se libère au contact de l'écrivain, et lui relate une histoire d'amour passionnelle. Mythomane ? Rêveuse ? Amoureuse ? Folle ? Jusqu'au bout, on suivra l'écrivain dans ses doutes et sa relation avec la veille dame. Et puisque l'auteur s'amuse avec nous et qu'il manie avec un talent certain le sens de l'intrigue et le rebondissement final, on restera pensif jusqu'à la dernière ligne. Pensif, mais rêveur. Nous aussi. Scotché, ce sera aussi la résultante de la dernière page de Crime parfait, une nouvelle cruelle et pleine d'amour. Nous y suivons le procès de Gabrielle de Sarlat, une femme qui forme avec son mari un couple parfait et qu'elle assassine pourtant en le précipitant du haut d'une falaise lors d'une randonnée. Si tout le monde, ou presque, est persuadé de son innocence, Gabrielle elle-même ne comprend plus très bien ce qui avait motivé son geste et découvre avec le procès, avec l'absence, avec les mots des autres, pourquoi elle et son mari formaient pourtant un couple parfait. Un peu dérangeant, cette nouvelle est pour moi un petit bijou du recueil, car pleine de suspens et d'émotion. Alors oui, même si tous les récits sont de qualité inégale, La rêveuse d'Ostende est sans conteste très agréable à lire. On quitte d'ailleurs ce livre avec une part de rêve. Qui est cet inconnu que la vieille dame attendait depuis des années sur le quai n°3 de la gare de Zurich et qui décèdera d'un arrêt cardiaque le lendemain de son arrivée tant attendue ? Chacun y verra celui ou celle qu'on veut attendre, ou qu'on veut revoir ; et c'est le propre de la littérature et y compris de cette littérature là. Un espoir en ce qu'on croit impossible, une invitation au mystère, à la mélancolie, une découverte, une explication,un éclaircissement. Rien que ça, ça vaut la peine d'être lu. Mission réussi M ; Schmidt.
    « J'aimerais bien connaître cette épreuve : vivre sans créer, explique Eric-Emmanuel Schmidt, car c'est une épreuve. Comment ferai-je? Je lirai » ; Et bien, lisons !
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Lune, le 02 juin 2008

    Lune
    Enthousiasme total, lecture rapide, aérienne grâce à ce style qui semble simple. Essayez et vous verrez; rien n'est plus difficile que ce qui paraît facile, aisé, avec quelques phrases qui font mouche : observation précise, voire humoristique. Oui, je suis conquise et sors de cette lecture avec l'envie de raconter ces histoires rien que pour avoir le plaisir de voir les réactions. Mais chut! Je résiste, je vous les laisse découvrir, vous conseille de les découvrir. Une "étude" sur l'imagination et son pouvoir, on s'y recherche, on s'y retrouve, on s'y découvre.
    Cinq histoires, cinq univers.
    La rêveuse d'Ostende : évidemment, il y a la ville que je connais, que je ressens, que je sens, cela ajoute énormément aux sensations provoquées par la lecture. Il y a l'envie de savoir qui ne nous lâche qu'au dernier point de la dernière phrase. Il y a notre imagination qui fonctionne parallèlement à celle du narrateur. Puis, il y l'émotion finale qui mouille les yeux et soulève en nous une vague nostalgique, nous palpitons : que c'est beau!
    Crime parfait : autre lieu, autre atmosphère, autre travail de notre imaginaire. Nous pleurons à l'intérieur de nous-mêmes. Nous constatons l'abîme, le bavardage débordant du cerveau, l'être humain entraîné, dépassé, "l'imagination au pouvoir", imagination maléfique, destructrice. Nous souffrons. Nous sommes soulagés par la décision finale de l'héroïne, nous lui pardonnons... presque. Un si bel amour...
    La guérison : c'est celle que j'ai le moins aimée. Quelles raisons obscures m'en ont empêchée? Je ne le sais pas encore, mais le lieu, les relations, La relation, l'aboutissement m'insufflent un malaise.
    Les mauvaises lectures : celui qui serait entré par hasard dans la pièce où je lisais m'eut entendue rire, pousser de petits "oh!" puis un énorme "C'est pas vrai, eh ben, je n'aurais pas penser à cela, je n'ai jamais imaginé cela". le mot est lâché "imaginer". Oui Monsieur Schmitt, là, j'en suis encore époustouflée. C'est peut-être l'histoire qui m'impressionna le plus. L'esprit qui se suggestionne, "l'imagination qui nous joue un tour", des réminiscences rôdent...
    La femme au bouquet : délicatesse, pudeur et impudeur, mystère, tendresse, hommage à la littérature, hommage au rêve et à l'imagination : sa richesse, sa créativité.
    Monsieur Schmitt, de grâce, offrez-nous d'autres bouquets d'histoires qui nous font du bien, qui nous émeuvent, qui nous réconcilient avec le genre humain. Encore et encore!
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    • Livres 4.00/5
    Par Melisende, le 04 août 2011

    Melisende
    D'Eric-Emmanuel Schmitt, je n'avais lu jusqu'alors que La Part de l'autre, que j'avais apprécié. C'est lors d'un vide-grenier en octobre dernier que j'ai trouvé La rêveuse d'Ostende pour une poignée de centimes d'euros. Pas pressée de le lire, j'ai passé ces derniers mois à l'observer dans ma PAL sans me décider à l'en sortir. Et puis, une LC s'est organisée sur Livraddict, alors j'ai profité de l'occasion.
    Avant de découvrir le « sommaire », je n'avais même pas compris qu'il s'agissait d'un recueil de nouvelles. Je ne suis habituellement pas fan de ce court format, mais cette fois, je suis assez enthousiaste. Toutes ne sont pas au même niveau à mon goût, mais je les ai toutes plus ou moins appréciées.
    « La rêveuse d'Ostende » est le titre de la première nouvelle du recueil. Dans ce texte (le plus long des cinq), un auteur prend des vacances à Ostende pour oublier un chagrin d'amour. Il loge chez une vieille femme en fauteuil qui, derrière ses airs fragiles et froids, cache un passé ardent, qu'elle hésite puis décide finalement de lui raconter. Mais n'est-ce pas trop romanesque pour être vrai ? Et si finalement, cette éternelle vieille fille entourée de livres, avait seulement rêvé cette vie ?
    Avec « Le crime parfait », Eric-Emmanuel Schmitt nous met en présence d'une femme qui tue son mari, persuadée depuis trois ans, à cause de bavardages, qu'il la trompe. Alors que le couple a vécu des dizaines d'années en parfaite harmonie, son imagination lui fait tout remettre en question et commettre le pire…
    La troisième nouvelle du recueil, baptisée « La guérison », met en scène Stéphanie, jeune infirmière de 25 ans mal dans sa peau, qui, grâce à la rencontre d'un malade bien particulier, va apprendre à s'aimer…
    Un vieux professeur intolérant redécouvre, dans « Les mauvaises lectures », le pouvoir de l'imagination en tombant justement dans ce qu'il qualifie de « mauvaise lecture », c'est-à-dire un best-seller écrit pour occuper les femmes seules. Voilà qu'il ne peut plus lâcher le thriller dont l'héroïne, se sentant de plus en plus proche de l'héroïne…
    La dernière nouvelles (et la plus courte), « La femme au bouquet », raconte la découverte du narrateur, Eric, sur le quai de la gare de Zurich. Il se rend compte qu'une vieille femme avec un bouquet de fleurs attend chaque jour sur le quai, depuis plus de quinze ans. Qui est-elle ? Qui attend-elle ?
    La longueur des nouvelles varie entre 12 (« La femme au bouquet ») et 110 pages (« La rêveuse d'Ostende »), les trois autres tournant aux alentours de la cinquantaine de pages. Avec le nombre de mots, c'est aussi la qualité des textes qui varie. Même si j'ai globalement aimé toutes les histoires rassemblées dans ce recueil, j'ai eu une préférence pour les deux premières (celle qui donne son titre à l'ouvrage et « Le crime parfait »). Les trois autres ne m'ont pas particulièrement déplu, mais possèdent toutes un élément, au moins, qui m'a gênée. La personnalité du professeur pour « Les mauvaises lectures » m'a agacée bien que le message du texte et sa chute m'aient plu. En revanche, si j'ai globalement apprécié le développement de « La guérison » et son héroïne, c'est, cette fois, la dernière page qui m'a déçue. Quant à « La femme au bouquet », même si j'ai trouvé le thème très joli, la brièveté du texte m'a laissée sur ma faim !
    Grâce à ces cinq nouvelles, l'auteur revient sur les thèmes de l'imagination et de l'amour. Les écrivains et les femmes ont une place privilégiée dans ces histoires, j'ai aimé les suivre. J'ai apprécié la mise en scène des thèmes, la façon qu' a Eric-Emmanuel Schmitt de faire réfléchir le lecteur tout en douceur sur le pouvoir de l'imagination dans une vie, sur celui de l'amour… Et d'autres questions sont également posées, comme par exemple celles-ci : qu'est-ce qu'une bonne lecture, un bon ouvrage ? Et si je n'avais pas eu vent de telle rumeur, aurais-je agi différemment ? Des histoires simples mais pleines d'émotions et de réflexions.
    Je redoute souvent les textes courts car j'ai l'impression de ne pas avoir le temps de m'imprégner assez de l'histoire et d'apprendre à connaître les personnages. Ici, si j'ai ressenti un petit manque avec la dernière nouvelle, les autres m'ont paru complètes et équilibrées. La nouvelle est un exercice difficile puisqu'il faut en dire assez sans noyer le lecteur sous les informations ; et Eric-Emmanuel Schmitt maîtrise bien l'exercice, à mon goût. Ce que j'ai surtout aimé, plus que les intrigues, ce sont les personnalités de ses personnages, auxquels il parvient à insuffler la vie, en si peu de mots…
    Au niveau de la plume en elle-même, que dire si ce n'est que c'est fluide et très abordable ? Je n'ai ni noté une grande poésie dans le style, ni une complexité; j'ai juste apprécié, tout en douceur. Et c'est bien le plus important !
    Cette deuxième expérience concluante avec Eric-Emmanuel Schmitt me donne envie de découvrir l'auteur plus avant. On m'a déjà conseillé certains de ses autres titres, j'espère les trouver d'occasion.

    Lien : http://bazar-de-la-litterature.cowblog.fr/la-reveuse-d-ostende-de-er..
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    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 25 juin 2011

    brigittelascombe
    Rêve, délire ou réalité?
    Voici cinq nouvelles dans lesquelles Eric Emmanuel Schmidt, auteur de nombreux romans dont "Oscar et la dame en rose", s'interroge et nous interroge sur l'impact de l'imagination et des interprétations dans la vie quotidienne.
    La rêveuse d'Ostende, nouvelle éponyme, relate le séjour, suite à une rupture amoureuse, d'un écrivain chez une vieille fille handicapée Emma qui prétend avoir vécu un merveilleux amour avec un riche prince héritier.
    Il doute de la véracité de ses propos, jusqu'au jour où...!
    Crime Parfait ou les interprétations paranoïaques de Gabrielle à l'époux trop parfait. Il l'appelle "ma vieille", elle tique. Son amie Paulette le traite de "faux cul", elle y croit. Il cache ses secrets dans quatre boites à biscuits, il a sans doute une maitresse. Et ainsi de suite, jusqu'à bousiller trente années d'entente parfaite pour commettre un ... !
    La guérison. Qui est le vrai malade? Stéphanie, l'infirmière qui se croit sans attraits? Ou Karl l'accidenté aveugle qui subit maintes opérations ratées? Il suffit parfois qu'un homme charmant vous confie que vous êtes la femme de ses rêves pour...!
    Les mauvaises lectures. Un vieux garçon, prof obsessionnel aux lectures choisies, ne supporte pas que sa cousine avec laquelle il part en vacances dans l'Ardèche achète ses livres en grande surface. "La chambre des noirs secrets" va exciter son imagination au point d'entendre des bruits suspects jusqu'à...!
    La femme au bouquet. Mais qui attend donc cette femme sur ce quai de gare.Son fils, sa fille, son amant, son mari, sa soeur? Chacun y va de son explication même Emmanuel Schmidt qui se demande toujours si c'était la mort ou l'amour car...!
    Nous voilà donc entrainés sur l'imaginaire fébrile d'Eric Emmanuel Schmidt de l'autre côté du miroir, là où le tain cache parfois d'autres vérités.
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Citations et extraits

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  • Par antigoneCH, le 20 janvier 2008

    "-Ne bouge plus, je vais prendre un livre ! s'exclama Sylvie.

    Maurice maîtrisa son irritation car il voulait réussir ses vacances ; cependant, en pensée, il fusilla la malheureuse. Se procurer un livre dans un supermarché ! Avait-il, une seule fois en sa vie, acquis un livre, un seul, dans un supermarché ? Un livre, c'était un objet sacré, précieux, dont on découvrait d'abord l'existence au sein d'une liste bibliographique, sur lequel on se renseignait, puis, le cas échéant, qu'on convoitait, dont on écrivait les références sur un papier, qu'on allait chercher ou commander chez un libraire digne de ce nom. En aucun cas, un livre ne se cueillait au milieu des saucisses, des légumes et des lessives.

    - Triste époque, murmura-t-il entre ses lèvres."

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  • Par Solaena, le 21 juin 2010

    "-Une fois, j'ai vu la foudre toucher un arbre. Je me suis sentie très proche de lui. Il y a un moment où l'on brûle, où l'on se brûle, c'est intense, merveilleux. Après, il ne reste plus que des cendres.
    Elle se tourna vers la mer.
    -On n'a jamais vu une souche, même vivante, redonner corps à un arbre entier."
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  • Par Gegeotte, le 12 février 2011

    D'ordinaire, la vie est une tueuse d'histoires : certains matins, on sent que quelque chose va commencer, de plein, de pur, d'exclusif puis le téléphone sonne, c'est fini.
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  • Par Solaena, le 21 juin 2010

    -"Elle lisait dans le but de ne pas dériver seule, elle lisait non pour remplir un vide spirituel mais pour accompagner une créativité trop puissante. De la littérature comme une saignée afin d'éviter la fièvre".
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  • Par Gegeotte, le 12 février 2011

    Il est si douloureux ce crâne, cette enceinte de paroles non prononcées, ce sanctuaire sombre encadré par mes tempes ! Je ne pourrais articuler certains mots sans m'écrouler. Mieux vaut se taire. Chacun d'entre nous ne tire-t-il pas son épaisseur de son silence ?
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