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ISBN : 2226181075
Éditeur : Albin Michel (2007)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.72/5 (sur 620 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Pour guérir d'une rupture sentimentale, un homme se réfugie à Ostende. Sa logeuse, une vieille dame solitaire et mystérieuse, Emma Van A., se confie peu à peu à lui et, un soir, finit par lui avouer son grand secret : une étrange et incroyable passion amoureuse. Fiction... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Malaura, le 29 décembre 2012

    Malaura
    Avec des œuvres primées, comme la magnifique « L'Evangile selon Pilate » en 2000, théâtralisées, telle « Monsieur Ibrahim Et Les Fleurs Du Coran » en 2001 ou encore adaptées au cinéma, à l'instar d'« Odette Toulemonde et autres histoires » en 2006, l'écrivain, dramaturge, réalisateur, Eric-Emmanuel Schmitt est devenu l'un des plus populaires de nos auteurs français.
    Une popularité pas toujours bien perçue car depuis son entrée sur la scène littéraire, ce touche à tout de Schmitt n'a pas toujours offert des textes de même qualité. On ne peut pas être bon à chaque fois ! Néanmoins, des titres comme « La part de l'autre » ou « L'évangile selon Pilate » sont de vraies belles œuvres, intenses, captivantes, porteuses de réflexion, d'esprit, et avant tout, d'humanisme.
    Et c'est peut-être de cet humanisme affiché et revendiqué que tient pour bonne part la popularité de cet ancien professeur de philosophie. de cette manière simple et naturelle de nous amener à réfléchir sur notre existence et le monde qui nous entoure, sans y toucher, sans en avoir l'air, avec mesure et indulgence. de cet art de la philosophie qu'il met entre nos mains avec simplicité. Avec lui, la philosophie - c'est-à-dire la faculté de penser le monde - n'est pas l'apanage d'une élite, d'intellectuels au verbiage pompeux ou de spéculateurs abscons aux postulats nébuleux, mais plutôt un questionnement humain, une réflexion sur l'Homme accessible à tous, à la portée de tous.
    Il y a de l'humain chez Eric-Emmanuel Schmitt, une bienveillance que le lecteur ressent et accueille avec plaisir.
    Par un savant jeu d'échos et de thèmes entrelacés, un va-et-vient constant entre le Théâtre et la fiction, Schmitt est parvenu à créer une œuvre imposante, sensible et personnelle. Une œuvre à l'humour plein de finesse, des fantaisies toujours renouvelées, soulignées par des thèmes récurrents comme l'enfance, la foi ou la liberté.
    Avec « La rêveuse d'Ostende », recueil de cinq nouvelles, l'auteur s'interroge sur le pouvoir du rêve et de l'imagination sur nos existences et montre à quel point nos vies sont influencées par nos désirs, nos fantasmes, nos hantises ou nos rêves secrets…En même temps, il sonde le cœur féminin avec toute la tendresse qu'il voue depuis toujours à ce sexe.
    Des portraits de femmes que Schmitt peint avec délicatesse et dont il décortique les états d'âme avec cet art consommé de la mise-en-scène théâtrale et du dialogue.
    Toutes ces femmes portent en elles un désir inassouvi et une part de rêve et d'amour qui va se révéler au contact des autres :
    - Amour interdit, secret et fantasmé pour Emma dans la nouvelle qui donne son titre au recueil
    - Passion mêlée de haine pour Gabrielle dans « Crime parfait »
    - Douce attirance pour Stéphanie dans « La Guérison »
    - Attente d'un amour perdu comme dans la nouvelle « La femme au bouquet »
    Une atmosphère sensible, profonde, drôle ou tendre se crée autour de chaque portrait et si la lecture, portée par une constante fluidité du style, est très récréative et nous entraîne sans effort dans une sphère qui tient à la fois du romanesque, de l'intrigue policière, de l'énigme, de la fable ou du récit poétique, ces nouvelles brèves sont aussi plus profondes et plus sombres qu'on ne le croit dès lors qu'elles montrent, avec le ton juste et désinvolte de l'auteur, que les rêves qui nous hantent sont l'essence même de la vie et les stimulants qui nous poussent à l'action.
    L'homme a besoin du rêve pour se sentir vivant et en chacun de nous sommeille un peu une « rêveuse d'Ostende »…
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    • Livres 4.00/5
    Par ondamania, le 25 juillet 2013

    ondamania
    Je suis amoureuse .......
    De la plume d'Eric-Emmanuel Schmitt.
    Comme un ou une babeliote l'a écrit précédemment, je lis un de ses romans de temps en temps, j'en pioche un lorsque ma météo interne est perturbée. Je me plonge dans du Schmitt et c'est un tsunami de sentiments qui ballait tout ce désordre émotionnel par des sourires béats.
    Ce ne sont pas que de bons sentiments, mais comme il est agréable de se lover auprès de La rêveuse d'Ostende, d'imaginer son histoire d'amour si sauvage et entière, d'apprécier les balades au bord de l'eau, on sent presque les embruns sur notre peau et le goût salé.
    Huuummmm,..... comme ça fait du bien....
    Vous l'aurez compris ces nouvelles sont rafraîchissantes et réconfortantes.
    Elles nous offrent une tranche de vie de femmes qui vivent une histoire d'amour soit discrète, ambiguë, peu conventionnelle ou inconnue et d'un homme trop amoureux de livres scientifiques et concrets qu'il en a oublié de vivre et se laisse déborder par l'imaginaire.
    L'imaginaire, ce fil rouge qui trace leur histoire et par la même nos vies.
    Laissez-vous bercer par ces aventures et profitez de ces bienfaits comme une tartine de Nutella..... (Enfin sans huile de palme...;-) )
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    • Livres 4.00/5
    Par oops, le 11 octobre 2012

    oops
    Au travers de cinq courtes nouvelles, « La rêveuse d'Ostende », « Crime parfait », « La guérison », « Les mauvaises lectures » et « La femme au bouquet », l'auteur brosse cinq portraits différents essentiellement féminins, au premier abord ordinaires mais qui par la magie de l'écriture d'Eric-Emmanuel Schmitt deviennent des personnages aux vies bien peu ordinaires ou le rêve tient une grande part. On passe du conte de fée au polar noir avec tous les sentiments chers à l'auteur, l'amour, la passion, le romantisme, le doute, la vérité et bien sûr sa petite note personnelle de philosophie qui sait tant nous séduire. Des petites histoires légères, agréables même si elles sont concentrées. A déguster tranquillement au coin de l'âtre pour réchauffer son âme en mal de fantaisies !

    Lien : http://ma-bouquinerie.blogspot.fr/
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    • Livres 3.00/5
    Par jd, le 01 septembre 2008

    jd
    "Je me doute que je ne lis pas un immense chef-d'oeuvre, mais en revanche, je passe un moment formidable" fait dire Eric-Emmanuel Schmidt à l'un de ses personnages dans ce recueil de nouvelles. A la fois ironique et lucide, l'auteur de « La rêveuse d'Ostende » sait que ces textes courts sont un vrai moment de plaisir pour les lecteurs. C'est rapide à lire, souvent drôle, parfois passionnants, intriguants, voire irritants… mais en effet, toujours agréable.
    Au premier rang de ces plaisirs, la nouvelle titre. Cette rêveuse, Anna van A., est la logeuse du narrateur, un écrivain à succès venu se réfugier dans l'austère station flamande pour se remettre d'une déception amoureuse. Il y découvre cette vieille dame, qui passe ses journées dans un fauteuil roulant au coeur de sa bibliothèque, composée de grands classiques, et surtout pas de romans contemporains. Sa nièce explique qu'Anna n'est qu'une vieille fille à l'existence et au coeur vide. Pourtant, la dame se libère au contact de l'écrivain, et lui relate une histoire d'amour passionnelle. Mythomane ? Rêveuse ? Amoureuse ? Folle ? Jusqu'au bout, on suivra l'écrivain dans ses doutes et sa relation avec la veille dame. Et puisque l'auteur s'amuse avec nous et qu'il manie avec un talent certain le sens de l'intrigue et le rebondissement final, on restera pensif jusqu'à la dernière ligne. Pensif, mais rêveur. Nous aussi. Scotché, ce sera aussi la résultante de la dernière page de Crime parfait, une nouvelle cruelle et pleine d'amour. Nous y suivons le procès de Gabrielle de Sarlat, une femme qui forme avec son mari un couple parfait et qu'elle assassine pourtant en le précipitant du haut d'une falaise lors d'une randonnée. Si tout le monde, ou presque, est persuadé de son innocence, Gabrielle elle-même ne comprend plus très bien ce qui avait motivé son geste et découvre avec le procès, avec l'absence, avec les mots des autres, pourquoi elle et son mari formaient pourtant un couple parfait. Un peu dérangeant, cette nouvelle est pour moi un petit bijou du recueil, car pleine de suspens et d'émotion. Alors oui, même si tous les récits sont de qualité inégale, La rêveuse d'Ostende est sans conteste très agréable à lire. On quitte d'ailleurs ce livre avec une part de rêve. Qui est cet inconnu que la vieille dame attendait depuis des années sur le quai n°3 de la gare de Zurich et qui décèdera d'un arrêt cardiaque le lendemain de son arrivée tant attendue ? Chacun y verra celui ou celle qu'on veut attendre, ou qu'on veut revoir ; et c'est le propre de la littérature et y compris de cette littérature là. Un espoir en ce qu'on croit impossible, une invitation au mystère, à la mélancolie, une découverte, une explication,un éclaircissement. Rien que ça, ça vaut la peine d'être lu. Mission réussi M ; Schmidt.
    « J'aimerais bien connaître cette épreuve : vivre sans créer, explique Eric-Emmanuel Schmidt, car c'est une épreuve. Comment ferai-je? Je lirai » ; Et bien, lisons !
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  • Par Elora, le 09 novembre 2012

    Elora
    Ce recueil de nouvelles d'Eric-Emmanuel Schmitt n'est pas ma première rencontre avec l'auteur bien que je ne puisse pas dire que j'ai chroniqué beaucoup de mes autres lectures…au moins sur le blog actuel ! D'abord, il y a eu Lorsque j'étais une oeuvre d'art, dont je garde un très bon souvenir puis, en vrac : L'Enfant de Noé (passez votre chemin !), Oscar et la Dame rose (pour ceux qui ont les larmes faciles) et Monsieur Ibrahim Et Les Fleurs Du Coran (qui ne m'a laissé vraiment aucun souvenirs…).
    Pas dégoûtée pour autant, j'ai acheté La rêveuse d'Ostende pour une poignée de centimes sur un vide-grenier et l'ai soigneusement déposé dans ma PAL, comme beaucoup d'autres bouquins. Il y est resté quelques mois avant que je ne tombe sur l'avis de Melisende de Bazar-de-la-litterature qui a rappelé ce titre à mes souvenirs.
    Peu habituée à la lecture de nouvelles, je sors de cette lecture assez mitigée.
    Tout comme la longueur des nouvelles (13 pages pour La Femme au bouquet à 110 pages pour la nouvelle éponyme, La rêveuse d'Ostende), la qualité des textes n'est pas égale.
    La rêveuse d'Ostende, la plus longue nouvelle des cinq (110 pages) est le premier texte du recueil… Sachant qu'il donne son titre à l'ensemble, c'est logique, non ? Ici, un auteur (Eric-Emmanuel Schmitt ?), souhaitant oublier un chagrin d'amour, part se reposer à Ostende au bord de la mer du Nord. C'est Emma, vieille fille vivant entourée de livres, qui l'accueille dans sa grande maison. D'après sa nièce, Gerda, cette femme handicapée n'a eu aucune vie sociale et amoureuse… mais le narrateur apprendra que, derrière ses airs froids et distants, sa logeuse cache un passé des plus surprenants. Mais cette histoire n'est-elle pas trop romanesque pour être vraie ?
    Cette nouvelle, à la limite du roman, endort l'appréhension que ce court format provoque parfois… Eric-Emmanuel Schmitt pose et développe un minimum une histoire et des personnages (un peu caricaturaux…). Notre auteur propose même des digressions sexuelles et des retours en arrière !
    Le lecteur lit, ensuite, le crime parfait. L'auteur nous présente Gabriel et Gabrielle de Sarlat, mari et femme depuis plus de trois décennies. Les gens les pensaient soudés, unis et vivant dans une harmonie parfaite. Mais les propos malencontreux d'une femme du village, réputée pour être sûre, entraine Gaby à se persuader que son mari la trompe. Après trois ans à se torturer les méninges, son imagination va la pousser à commettre le pire… par deux fois !
    Cette nouvelle donne l'impression de lire un brouillon de roman policier : une piste d'histoire absolument pas approfondie… Déjà que le thème du crime passionnel est vu et revu alors ces quelques pages sont assez décevantes !
    La troisième nouvelle du recueil, La guérison, nous présente Stéphanie. Elle est infirmière à l'hôpital de La Salpétrière, à Paris. A 25 ans, elle est mal dans sa peau, complexée par son physique. Grâce à la rencontre d'un patient presque paralysé et aveugle, elle va apprendre à s'aimer…
    La femme complexée, qui se déteste… C'est lourd d'autant plus que ça revient en boucle sur si peu de pages ! Ajoutez une romance digne d'un mauvais film…et vous aurez une nouvelle assez indigeste ! Les dernières lignes ne sont nécessaires et font même perdre de l'intérêt à cette nouvelle…
    Dans Les Mauvaises Lectures, nous découvrons Maurice Plisson, un vieux professeur intolérant, enseignant l'histoire en classe préparatoire littéraire. Il lit beaucoup et possède des rayonnages entiers de livres mais attention ! Ne lui parlez pas de romans ! D'après cet homme ingrat, ce ne sont que des ignominies où règne l'arbitraire, qui tuent les forêts. Alors qu'il part en vacances avec sa cousine germaine, Sylvie, il lui pique un thriller best-seller qu'il ne peut pas lâcher. Il découvre ainsi le pouvoir de l'imagination.
    Avec La rêveuse d'Ostende, il s'agit de la nouvelle la plus prenante si ce n'est intéressante du recueil ! En effet, pour les lecteurs, il est tellement appréciable de voir cet homme très agaçant, avide de connaissances mais trop curieux pour résister à découvrir cet auteur qui transporte tant Sylvie, pris dans son propre piège. Pauvre idiot (pour être polie !) qui pense que les romans sont écrit pour les femmes seules et désoeuvrées !
    La dernière et plus courte nouvelle, La Femme au bouquet, présente un homme, Eric, travaillant pour une maison d'édition allemande. A force de nombreux voyages vers la gare de Zurich, il se rend compte qu'une vieille dame avec un bouquet, toujours le même, attend sur le quai numéro trois, chaque fois à la même heure… C'est une habitude depuis plus de quinze ans. Qui peut-elle attendre depuis tant d'années ?
    Cette dernière nouvelle est bien trop courte pour que l'on puisse s'imprégner de quoi que ce soit. Cela ressemble à une première trame, non retravaillée par la suite. On ne s'attache pas aux personnages : pas le temps ! On ne vit pas l'histoire : pas le temps ! Bref, elle n'a pas d'intérêt hormis la chute puisque la nouvelle reste en suspense. On ne saura jamais qui est cet étrange personne que la dame attendait !
    Avec ces nouvelles, Eric-Emmanuel Schmitt propose non seulement une réflexion sur l'imagination et l'amour mais aussi sur l'influence des autres sur nous. Il pose notamment deux questions : Qu'est-ce qu'une bonne oeuvre, une lecture digne d'intérêt (voir La rêveuse d'Ostende et Les Mauvaises Lectures) ? Si l'on ne m'avait pas dit ça, aurais-je agi ainsi ou autrement ?
    Au final, il s'agit de cinq exemples sur la difficulté des relations humaines.
    Quant à la plume, c'est fluide et abordable sans grande poésie ni innovations de style ! Appréciable mais sans plus comme ce qu'elle conte !
    En bref, j'ai toujours freiné devant la lecture de textes courts car j'ai toujours eu l'impression que je ne pourrais m'attacher (ou haïr) les personnages, m'imprégner de l'intrigue…et c'est ce qui s'est effectivement passé pour 3 nouvelles sur 5 de ce recueil !

    Lien : http://lireparelora.wordpress.com/2011/10/22/la-reveuse-dostende-eri..
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Citations et extraits

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  • Par jackycaudron, le 07 octobre 2012

    "Alors qu'elle ne faisait rien, elle ne paraissait pas inoccupée.
    Des sentiments variés traversaient ses prunelles, des idées tendaient puis détendaient son front, ses lèvres retenaient mille discours qui voulaient s'échapper.
    Débordée par une riche vie intérieure, Emma Van A.se partageait entre les pages d'un roman ouvert sur ses genoux et les afflux de songes qui l'envahissaient dès qu'elle relevait la tête vers la baie.
    J'avais l'impression qu'il y avait 2 navires qui cheminaient, séparés, le navire de ses pensées et le navire du livre...de temps en temps , lorsqu'elle baissait les paupières, leurs sillages se mêlaient un moment, mariant leurs vagues, puis son navire à elle continuait sa route.
    Elle lisait dans le but de ne pas dériver seule, elle lisait non pour remplir un vide spirituel mais pour accompagner une créativité trop puissante.
    De la littérature comme une saignée afin d'éviter la fièvre..."
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  • Par fanfan50, le 18 mars 2014

    En rentrant à la villa, pendant que la campagne désertique défilait derrière sa vitre, Maurice ne put se retenir de songer à La Chambre des noirs secrets - quel titre insensé - dont un détail avait piqué sa curiosité. Quel pouvait être le manuscrit du XVIe siècle autour duquel l'intrigue tournait ? Ce devait être une oeuvre existante, les romanciers américains manquant d'imagination, d'après ce que ses collègues littéraires affirmaient. Un traité d'alchimie ? Un mémoire des Templiers ? Un registre de filiations inavouables ? Un texte d'Aristote qu'on croyait perdu ? Malgré lui, Maurice ne cessait d'échafauder des hypothèses. Après tout, Chris Black, ou celui qui se cachait derrière ce pseudonyme, n'était peut-être pas une boursouflure qui s'octroyait du génie mais un chercheur honnête, un érudit, un de ces universitaires brillants que les Etats-Unis savent produire et ne veulent pas payer... Pourquoi pas quelqu'un comme lui, Maurice Plisson ? Ce brave lettré n'aurait accepté de rédiger cette infâme bouillie que pour honorer ses dettes ou nourrir sa famille. Tout n'était peut-être pas mauvais dans ce livre...
    Maurice s'en voulut de témoigner cette indulgence et décida de penser à des sujets plus sérieux. Aussi ce fut presque malgré lui qu'il subtilisa le livre en vidant les provisions de la malle... (p. 261)
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  • Par Satori, le 02 juin 2013

    - Inutile, la joliesse masculine. Ce qui constitue la séduction d'un homme, ce n'est pas qu'il soit beau, mais qu'il convainque une femme qu'elle est belle auprès de lui.
    - blabla!
    - inutile, je vous assure. Gênante, handicapante, la perfection physique.
    - Allons!
    - Bon, écoutez : le fait que vous m'estimez décoratif, ça vous inspire quoi? Confiance ou méfiance?
    - Ça m'inspire le désir.
    - Merci. Maintenant, soyez sincère : confiance ou méfiance?
    - Méfiance.
    - vous voyez! Première méfiance : on suppose que l'homme beau n'est pas sincère. Deuxième méfiance : l'homme beau inspire la jalousie.
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  • Par antigoneCH, le 20 janvier 2008

    "-Ne bouge plus, je vais prendre un livre ! s'exclama Sylvie.

    Maurice maîtrisa son irritation car il voulait réussir ses vacances ; cependant, en pensée, il fusilla la malheureuse. Se procurer un livre dans un supermarché ! Avait-il, une seule fois en sa vie, acquis un livre, un seul, dans un supermarché ? Un livre, c'était un objet sacré, précieux, dont on découvrait d'abord l'existence au sein d'une liste bibliographique, sur lequel on se renseignait, puis, le cas échéant, qu'on convoitait, dont on écrivait les références sur un papier, qu'on allait chercher ou commander chez un libraire digne de ce nom. En aucun cas, un livre ne se cueillait au milieu des saucisses, des légumes et des lessives.

    - Triste époque, murmura-t-il entre ses lèvres."

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  • Par joedi, le 07 juin 2012

    Maurice maîtrisa son irritation car il voulait réussir ses vacances ; cependant, en pensée, il fusilla la malheureuse. Se procurer un livre dans un supermarché ! Avait-il, une seule fois en sa vie, acquis un livre, un seul, dans un supermarché ? Un livre, c'était un objet sacré, précieux, dont on découvrait d'abord l'existence au sein d'une liste bibliographique, sur lequel on se renseignait, puis le cas échéant, qu'on convoitait, dont on écrivait les références sur un papier, qu'on allait chercher ou commander chez un libraire digne de ce nom. En aucun cas, un livre ne se cueillait au milieu des saucisses, des légumes et des lessives.
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"Je me suis endetté pour acheter le Théâtre Rive-Gauche" - Extrait - 25/05 .
Le 25 mai à 12h00, Eric-Emmanuel Schmitt est l'invité de l'émission "À Nous Deux" sur France Ô. Il évoque notamment son combat pour la pièce "Le Journal d'Anne Franck".








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