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> Alain Jumeau (Éditeur scientifique)
> Jean Echenoz (Auteur de la postface, du colophon, etc.)

ISBN : 2070403548
Éditeur : Gallimard (2000)


Note moyenne : 3.92/5 (sur 59 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
" Continué the Master of Ballantrae avec une très grande admiration. Si quelque chose pouvait me déplaire dans ce livre, c'est sa perfection même. " (Julien Green)

" The Master of Ballantrae. Curieux livre, où tout est excellent... " (André Gide)
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Marple, le 09 juillet 2012

    Marple
    Récit d'aventures assez classique mais passionnant, 'Le Maître de Ballantrae' se lit aussi, et surtout, pour la formidable histoire de haine entre les 2 frères Durie, racontée par Mackellar, le fidèle intendant du domaine.
    Brillant, séduisant, mais aussi cruel et machiavélique, l'ainé, le Maître de Ballantrae tient son cadet pour responsable de ses nombreuses déconfitures et considère qu'il lui a volé la vie lui revenant de droit. Dès lors, il le persécute à coup d'injures, d'extorsions de fonds et autres manipulation de ses proches. Jusqu'à ce qu'il réagisse ! Et c'est là que le livre devient passionnant, combinant étude psychologique très fine et rebondissements extraordinaires...
    Car cette haine tenace traverse le temps et les continents, nous emmenant en Écosse, en Inde, aux États-Unis, sur les mers avec les pirates et dans les forêts avec les indiens,,, Lors de ces passages-là, on est vraiment dans un roman d'aventures, avec des personnages hauts en couleurs et des péripéties absolument irrealistes, et qui nous enchantent pourtant. Du coup, la lecture est très riche et nous tient en haleine tout du long.
    Si Mackellar n'est pas un conteur hors pair, il rend clairement compte des enjeux et de la personnalité des protagonistes. Et on se prend à aimer James l'honnête besogneux avec toute la tendresse qu'il a pour lui, ou à admirer Henry et son talent hors pair pour plaire à tout le monde ! Surtout, on se demande en permanence comment les 2 frères vont sortir de cette sombre impasse où ils se sont eux-mêmes enfermés/enferrés...
    C'est le 1er livre de Stevenson que je lis, et je vais certainement enchaîner avec ses romans plus connus : Jekyll/Hyde et L'île au trésor... Je vous encourage tous à faire de même !
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    • Livres 5.00/5
    Par Gwen21, le 29 septembre 2012

    Gwen21
    Challenge ABC 2012-2013
    1/26
    Le récit narre la terrifiante haine que se vouent deux frères, aristocrates écossais, pendant vingt ans, de 1745 à 1765.
    L'écriture est superbe, d'une facilité à lire déconcertante et très évocatrice. En l'espace d'un peu plus de 300 pages pour l'édition Folio, vous voyagez des landes écossaises aux Indes en passant par une traversée chaotique de l'océan Atlantique et par les paysages sauvages du Nouveau Monde dans une ambiance digne du Dernier des Mohicans.
    L'aventure, nerf de la guerre de Stevenson, est au rendez-vous à chaque paragraphe et emmène le lecteur, témoin impuissant mais aimanté, dans une course folle vers un dénouement magistral qui vaut largement le meilleur des scénarios cinématographiques. D'ailleurs, difficile de ne pas évoquer pendant ma lecture les décors, les personnages et les effets spéciaux que j’emploierais si j'étais réalisatrice et si, par la seule force de mon imagination, je parvenais à transposer le récit en script.
    En synthèse : passionnant, dépaysant et séduisant.
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    • Livres 4.00/5
    Par EosMayonnaise, le 26 mars 2013

    EosMayonnaise
    Etudié en deuxième année de fac, la prof arrive en classe et nous présenté le livre ainsi:
    "(soupir) Bon, ce semestre on va étudier The Master of Ballantrae (oui, effectivement, comme je m'y suis encore prise à la dernière minute, je l'ai lu en français pour ne pas perdre de temps et être sûre d'avoir tout compris...). Je vous préviens, c'est pas un livre passionnant, mais on va faire avec..."
    Merci pour cette merveilleuse entrée en matière. Il faut dire que ça ne m'a pas vraiment aidé à ouvrir le bouquin. Mais au final, j'ai trouvé l'histoire très intéressante et pleine de rebondissements. Un très beau récit d'aventure sur fond d'héritage avec ces deux frères au caractère opposé qui n'ont jamais été capables de s'entendre.
    A lire donc. Quoique comme j'ai pu le constater encore une fois, écouter les avis extérieurs n'aide pas forcément.
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    • Livres 5.00/5
    Par Titine75, le 26 février 2013

    Titine75
    « Le Maître de Ballantrae » s'ouvre sur l'Écosse de 1745, un pays divisé entre le roi George, protestant, et Charles Edouard Stuart, catholique. Les Durie de Durrisdeer et de Ballantrae sont une famille puissante, Lord Durisdeer a deux fils : James, Maître de Ballantrae, et son cadet Henry. Tout oppose les deux frères. James est un libertin, un joueur, un manipulateur et un grand séducteur. Henry est l'honnêteté incarnée, la droiture sous un aspect austère. Au moment du conflit de 1745, Le Maître de Ballantrae est supposé soutenir le roi George et rester au domaine tandis que son cadet devrait partir en guerre aux côtés des Stuart. Mais le Maître est un homme d'action et il joue son destin à pile ou face. C'est lui qui part sur le champ de bataille. Il est présumé mort après la défaite de Culloden. Henry prend alors le titre de Lord Durrisdeer, gère le domaine et épouse l'orpheline qui était promise à James. Il paiera tout cela extrêmement cher lorsque Le Maître de Ballantrae réapparaîtra.
    Autant vous le dire d'entrée, « Le Maître de Ballantrae » est un chef-d'œuvre. Les différentes inspirations de Robert Louis Stevenson y sont présentes. « Le Maître de Ballantrae » est un roman d'aventures à l'image de « L'île au trésor ». L'intrigue nous entraîne sur les champs de bataille, un bateau pirate, en Amérique, en Inde, dans une forêt sauvage où le Maître a caché un formidable trésor. Mais ce livre est également plus psychologique. L'affrontement entre les deux frères n'est pas sans évoquer « L'étrange cas du docteur Jekyll et M. Hyde ». L'opposition entre le bien et le mal, bien marquée au début, tend à s'atténuer au fur et à mesure. Dès le départ, on sent que le falot Henry ne fera jamais le poids face au charisme du Maître. Même mort, il reste le préféré de tous. Henry, droit et généreux, pêche par excès de timidité et de modestie. La dévotion imméritée portée au Maître finit par l'obséder. La haine le ronge petit à petit. Face à lui, le Maître apparaît comme le mal incarné, voire le diable puisqu'il ressuscite à plusieurs reprises. Mais il finit par séduire M. Mackellar, narrateur-régisseur et seul ami d'Henry. Il faut dire que le Maître a un charme et un panache insensés. Plusieurs fois, il joue sa vie à pile ou face car pour lui il s'agit du « meilleur moyen de manifester son mépris de la raison« . La détestation, la jalousie, la volonté de détruire l'autre amènent les deux frères à un terrible affrontement final.
    Robert Louis Stevenson livre là un récit haletant, enlevé et brillant. « Le Maître de Ballantrae » se dévore, les péripéties des deux frères sont captivantes. On tient là du grand art, une perfection littéraire. Inutile de vous préciser que je vous conseille de le lire de toute urgence !

    Lien : http://plaisirsacultiver.wordpress.com
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    • Livres 5.00/5
    Par sarah_beaulieu, le 19 septembre 2013

    sarah_beaulieu
    Rapportées par l'intendant McKellar, fidèle serviteur du manoir des Durrisdeer, l'histoire de James et Henry s'étale sur plusieurs années. Comme dans tous les écrits de Stevenson, on retrouve ce développement fouillé des personnages, ainsi qu'un sens de l'aventure qui n'est plus à discuter.
    Mon avis :
    Dans l'édition que j'ai choisie, le quatrième de couverture a oublié le résumé. A la place, on lit : "Curieux livre, où tout est excellent." Il est évident que la critique qui va suivre ne sera qu'une longue paraphrase de cette citation où André Gide a dit l'essentiel.
    J'avais déjà parlé de ma récente et soudaine admiration pour Stevenson. On me reproche souvent mon enthousiasme bavard, que je ne tente même pas de contenir. Dans le cas du Maître de Ballantrae, l'admiration confine à la vénération. Voici, en quelques lignes, les raisons pour lesquelles ce Maître est l'un des plus beaux romans que j'ai jamais lu.
    Je l'ai dit lors de ma critique du Club du Suicide : Stevenson maîtrise l'art du récit. Peu besoin d'en dire plus. C'est un conteur exceptionnel, conscient de la complexité de la narration. Chez Stevenson, il n'y a jamais de mauvais enchaînements ni de scène superflue. Il va à l'essentiel en faisant des détours, paradoxe brillant.
    La densité de ses histoires se trouve avant tout dans la précision du caractère de ses personnages; dans leur exploitation, dans le travail et la recherche des humeurs. C'est là, après la construction remarquable de ses récits, que Stevenson se détache des autres; il sait écrire la nature de ses héros comme s'il était allé creuser au plus profond de leur âme. L'écrivain est un observateur furieux. Ainsi, il offre à ses personnages une dimension tangible. le déroulement de leurs aventures n'en est que plus captivant.
    L'histoire du Maître de Ballantrae aurait pu tenir dans un roman deux fois moins long. Il ne s'agit, en somme, que de l'histoire de deux frères retenus par une haine féroce. Leur intendant, narrateur du récit, est le fidèle serviteur de son maître, Henry Durrie, qu'il aime sincèrement. le parti pris du narrateur, dont le respect va tout entier à Henry, se transforme au fur et à mesure, à l'instar de celui du lecteur. Il découvre et analyse le personnage du frère, James, jusqu'à laisser la haine se muer en une sorte d'admiration, ou de respect discret. Les caractères des deux frères sont ainsi soumis à évolutions et bouleversements, et on les observe moins comme personnages que comme individus véritables. L'intrigue se confond avec ce qui ressemble à une étude des passions.
    Au final, c'est une impression étrange qui se dégage de cette lecture.
    Une sorte de soulagement.
    Stevenson vous accompagne, il vous donne les images à exploiter, il vous offre la matière et la travaille pour vous. Mais sans jamais vous contraindre, ni forcer l'émotion.
    Je crois avoir terminé le livre avec un sourire idiot. Il s'agit de ce genre de romans qui me serrent agréablement le crâne pendant des jours, parce qu'ils me dégagent du pénible sentiment d'avoir trop à lire et trop peu de temps; Stevenson me donne toujours cette sensation d'accompli, même éphémère.
    Il a sur moi le même pouvoir que Wilde : l'euphorie, suivie d'une mélancolie tout aussi profonde; l'idée que pour bien des raisons, la perfection est douloureuse.


    Lien : http://latheoriedesmasques.com/le-maitre-de-ballantrae/
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Citations et extraits

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  • Par gill, le 01 octobre 2013

    Dans son héritage écossais, Stevenson n'avait pas trouvé seulement les scrupules puritains, mais aussi le goût des évasions. Il n'est que de suivre sa carrière dans l'attachant récit qu'en a donné Jean-Marie Carré pour voir que, dès sa jeunesse orageuse, il avait été un rebelle et un bohème avant de devenir un nomade.
    Il n'ignorait rien des âpres réalités et il avait exploré bien des bas-fonds quand il vint s'établir, en 1887, sur les bords du lac Saragnac, dans le nord de l'état de New-York, à l'ouest du lac Champlain.
    Il avait alors 37 ans et aurait pu dire déjà ce qu'il devait confesser plus tard à Marcel Schwob :
    "Je suis pour six dixièmes artiste et pour quatre dixièmes aventurier".....
    (extrait de la préface signée René Lalou et apposée en début de l'ouvrage paru aux éditions "Stock" en 1946)
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  • Par Gwen21, le 29 septembre 2012

    Personnellement, j'étais déjà vieux ; je n'avais pas eu de jeunesse ; je n'étais pas fait pour les plaisirs du monde, je n'avais pas beaucoup de liens d'affection ; ça ne valait même pas la peine de tirer à pile ou face avec une piécette d'argent pour savoir si je serais noyé ici et maintenant dans l'Atlantique, ou si je durerais encore quelques années, pour mourir de maladie, dans mon lit, peut-être aussi affreusement, sans personne à côté de moi.
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  • Par Gwen21, le 29 septembre 2012

    Peu importe l'origine de l'animosité du comte ; mais comme il avait la ferme intention de se venger, sans aucun risque pour lui-même, il n'en dit rien au baron. C'est en effet le premier principe de la vengeance : une haine avouée est une haine impuissante.

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  • Par TheBookFetish, le 18 décembre 2013

    Le capitaine n'avait aucun soupçon des parages où nous avions été chassés; il ignorait parfaitement son métier, et ne savait faire autre chose qu'invoquer la sainte Vierge: excellente pratique, certes, mais qui n'est pas tout le talent du marin.

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  • Par sarah_beaulieu, le 26 novembre 2013

    J'étais au lit, tout éveillé, lorsque je l'entendis monter l'escalier en titubant et en chantant. Mylord n'avait pas le don musical : son frère possédait toutes les grâces de la famille; aussi quand je parle de chanter, il faut entendre une sorte de mélopée élevée, intermédiaire à la diction et au chant. Il sort quelque chose d'analogue de la bouche des enfants qui n'ont pas encore appris à se contraindre; venant d'un homme mûr, cela produisait un effet bizarre. Il ouvrit la porte avec des précautions bruyantes; jeta un coup d'oeil à l'intérieur, en abritant de la main sa bougie; crut que je dormais; entra, déposa son bougeoir sur la table, et ôta son chapeau. Je le voyais en plein; une vive surexcitation fiévreuse brouillait ses veines, et il restait à sourire devant la bougie d'une façon contrainte. Puis il leva le bras, claqua des doigts, et se mit à se déshabiller. Ce faisant, il oublia ma présence, et reprit sa chanson; et alors je compris les paroles. C'étaient celles d'une vieille complainte, "Les Deux Corbeaux", infiniment répétée :
    Et sur ses os dénudés
    Le vent soufflera pour jamais
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Vidéo de Robert Louis Stevenson

Stevenson - le pirate intérieur .
Magnifiquement mis en images par René Follet, cette biographie de Robert Louis Stevenson, se présente comme le roman d'une vie irriguée par la littérature, nourrie de rêves et de cauchemars, d'un écrivain singulier, à mi-chemin entre naturalisme et impressionnisme, qui a su donner ses lettres de noblesse au fantastique comme au carnet de voyage. http://www.dupuis.com/catalogue/FR/al/35978/stevenson_le_pirate_interieur.html








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