> Maurice Rambaud (Traducteur)

ISBN : 2070387658
Éditeur : Gallimard (1993)


Note moyenne : 3.81/5 (sur 31 notes) Ajouter à mes livres
Nous ne croyons pas à l’Enfer, nous sommes incapables de l’imaginer, et pourtant il existe, on peut s’y retrouver brusquement au-delà de toute expression. Telle est la leçon de ce petit livre magnifique et terrible.
Récit d’une dépression grave, avec son cortège ... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 5.00/5
    Par Bartleby, le 10 juin 2008

    Bartleby
    http://bartlebylesyeuxouverts.blogspot.com/search/label/Styron
    Extrait :
    Bienvenus sur Saturne. William Styron, Face aux ténèbres et Robert Burton, Anatomie de la mélancolie.
    William Styron, décédé une pneumonie en 2006, a survécu à la dépression nerveuse dont il a été atteint vingt ans plus tôt. Face aux ténèbres, sous-titré « Chronique d'une folie », est le récit, l'analyse de ce voyage vers le néant auquel il a réchappé. Il constitue le pendant moderne de l'Anatomie de la mélancolie de Robert Burton, ce dernier ayant lui aussi écrit à ce sujet après avoir été atteint de ce qu'on n'appelait pas encore la dépression, mais la mélancolie. Styron aurait pu faire siens les mots de son prédécesseur :
    « je voudrais maintenant m'attacher, dans ce qui suit, à faire l'anatomie de cette humeur, la mélancolie, en ses différents constituants et genres, puisqu'il s'agit d'un comportement ou d'une maladie ordinaire, et d'en montrer les causes, symptômes, et divers traitements, philosophiques et médicaux, afin que l'on puisse mieux s'en prémunir. »
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    • Livres 3.00/5
    Par csapin, le 13 avril 2012

    csapin
    Je dois bien avouer que la lecture de ce livre a été une surprise totale puisque je croyais acheter Un lit de ténèbres du même auteur, dont le sujet guère plus réjouissant était pourtant très différent. Mais soit, quand je commence, je finis. Me voici donc plongée dans les tourments de l'écrivain, relatés de façon simple, sans excès, bien loin de la fantasmagorie pseudo-autobiographique de Tomber sept fois, se relever huit de Philippe Labro qui, s'il a bien connu les affres de la mélancolie, ne les relate que d'une façon peu crédible qui laisse d'avantage entrevoir le désir de s'identifier aux grands destins emprunts de douleur que le mal être réel du sujet. Styron ici s'emploie autant à expliquer la maladie aux Béotiens de la dépression qu'à rassurer les malheureux qui en sont atteints. Chaudement recommandé à tous ceux qui voudraient en savoir un peu plus.

    Lien : http://gwordia.hautetfort.com/archive/2007/11/26/charlotte-sapin-fac..
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    • Livres 4.00/5
    Par deriblek, le 03 avril 2012

    deriblek
    Dans sa Chronique d'une folie, (Face aux ténèbres) William Styron tente de nous expliquer le pourquoi et l' état dépressif.... Cette analyse approfondie est à conseiller à tous, ce livre témoin nous apporte un certain nombre de clés pour comprendre cette mélancolie sournoise qui peut nous toucher et nous mener en enfer. " La souffrance occasionnée par une dépression grave est tout à fait inconcevable pour qui ne l'a jamais endurée et si dans de nombreux cas elle tue, c'est parce que l' angoisse qui l'accompagne est devenue intolérable". Intolérable pour Jean Seberg, Romain Gary, Abbie Offmann, Randall Jarell, Primo Levi, Camus.... William Styron lui s'en est sorti après un passage en hôpital psychiatrique.
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    • Livres 3.00/5
    Par Eloah, le 09 mai 2010

    Eloah
    Récit difficilement classable, à mi-chemin entre l'essai et une forme d'autobiographie partielle.
    A l'origine, une partie de ce texte a été prononcée par l'auteur lors d'une conférence sur les troubles de l'affectivité. Etoffé, il est devenu ce livre court mais puissant dans lequel Styron part de sa propre expérience de la dépression pour en tenter une analyse. Loin de tout pathos, c'est avec sobriété mais aussi recul et après s'être abondamment documenté qu'il expose les origines et manifestations de cette maladie, les troubles qu'elle entraîne, l'incompréhension et l'impuissance de l'entourage y compris médical, enfin les deux issues qu'elle peut connaître : le suicide ou la guérison, même fragile.

    Lien : http://alireetacroquer.blogspot.com/2009/12/face-aux-tenebres-de-wil..
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Citations et extraits

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  • Par chr_guiraud, le 22 mai 2012

    La plus grande illusion à propos du suicide réside dans cette croyance qu’il existe une réponse définitive, unique et immédiate –voire même un faisceau de réponses- quant aux raisons susceptibles d’expliquer l’acte.
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  • Par csapin, le 13 avril 2012

    La dépression de Camus et maintenant celle de Romain Gary - de toute évidence aussi celle de Jean (Seberg - ndlr) - étaient pour moi des maux abstraits, en dépit de ma compassion, et à l'instar de la majorité de ceux qui jamais n'ont personnellement fait l'expérience de la maladie, je n'avais pas la moindre idée de ses véritables dimensions ni de la nature de la souffrance qu'endurent tant de victimes à mesure que l'esprit poursuit son insidieuse déliquescence.
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  • Par Eloah, le 09 mai 2010

    Quant à ceux qui ont séjourné dans la sombre forêt de la dépression, et connu son inexplicable torture, leur remontée de l'abîme n'est pas sans analogie avec l'ascension du poète, qui laborieusement se hisse pour échapper aux noires entrailles de l'enfer
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  • Par anatopic, le 09 mai 2012

    De toute façon, mes rares heures de sommeil étaient généralement interrompues à trois heures du matin, et je restais alors là, le regard perdu dans les ténèbres béantes, à réfléchir torturé par une souffrance intolérable aux ravages qui s'opéraient dans mon esprit, et à attendre l'aube, qui, d'habitude, me valait de sombrer dans un sommeil fiévreux et sans rêves. J'en suis pratiquement convaincu, ce fut pendant l'une de ces crises d'insomnies que me vint la certitude - une bizarre et affreuse révélation analogue à celle d'une vérité métaphysique longtemps occultée - que si la maladie suivait son cours, il m'en coûterait la vie.
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  • Par yedo, le 28 juillet 2011

    Il est parfaitement naturel qu'en cas de suicide, les proches de la victime s'empressent si souvent et si fiévreusement de nier la vérité ; le sentiment d'être soi-même impliqué, d'être personnellement coupable - l'idée que peut-être l'on aurait pu empêcher l'acte en prenant certaines précautions, en se comportant de façon quelque peu différente - est sans doute inévitable. Néanmoins, la victime - qu'elle ait véritablement mis fin à ses jours ou simplement tenté de la faire, ou se soit bornée à en formuler la menace - se trouve souvent, par suite des dénégations de tiers, injustement présentée comme coupable d'un méfait.
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Seul le silence de RJ Ellory - Bande-annonce
Joseph a douze ans lorsquil découvre dans son village de Géorgie le corps dune fillette assassinée. Une des premières victimes dune longue série de crimes. Des années plus tard, alors que laffaire semble enfin élucidée, Joseph sinstalle à New York. Mais, de nouveau, les meurtres denfants se multiplient Pour exorciser ses démons, Joseph part à la recherche de ce tueur qui le hante. Avec ce récit crépusculaire à la noirceur absolue, RJ Ellory évoque autant William Styron que Truman Capote, par la puissance de son écriture et la complexité des émotions quil met en jeu.








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