> Jean-Pierre Carasso (Traducteur)

ISBN : 2264034882
Éditeur : 10-18 (2002)


Note moyenne : 4.15/5 (sur 399 notes) Ajouter à mes livres
L'aventure éditoriale de La Conjuration des imbéciles mériterait à elle seule qu'on lui consacre un roman, tant elle semble sortir tout droit de l'esprit d'un auteur en mal de publicité. Nous sommes en 1976 et Walker Percy, romancier et universitaire américain, est la c... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (50)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par Penelope, le 31 mai 2008

    Penelope
    Je ne suis pas capable d'écrire des critiques littéraires, contrairement à certains membres de Babelio, que j'admire, mais c'est un de mes livres préférés, donc je vais écrire quelques mots. J'ai lu « La Conjuration des imbéciles » en 1984. Dès les premières pages, j'ai été émerveillée par ce récit et surtout par le personnage d'Ignatius Reilly. J'ai fini le livre en une journée, pendant la lecture j'ai beaucoup ri, j'ai admiré, j'ai été comblée. Tout de suite après je l'ai recommandé à tout mes amis et tout le monde l'a adoré. Encore aujourd'hui, nous parlons de « the great Ignatius », avec sa valve pylorique, son « travail » chez « Pantalons Levy », ses folles aventures…Mes enfants à leur tour ont apprécié ce livre génial, la preuve, ils ont tous les deux mis « La conjuration… » dans leur Top 5 sur Babelio.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (28 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Gregory_Lemarchand, le 30 avril 2012

    Gregory_Lemarchand
    Asocial buté, chroniqueur dégoûtant, égocentrique feignant, grotesque hypocondriaque, Ignatius J. Reilly méprise la Nouvelle Orléans du haut de son intellect supérieur et du fond de sa chambre. Son chef d'accusation : sa ville natale fait partie du reste du monde, qui s'est fourvoyé dans la débauche et le semi-mongolisme triomphant depuis la Renaissance. Alors, quand sa mère le somme d'aller bosser pour éviter la ruine, ce trentenaire obèse va devoir affronter son pire ennemi : les gens.
    John Kenney Toole, l'auteur de cette Conjuration des Imbéciles, fait preuve d'une qualité aussi rare qu'absolument formidable : il balaie devant sa porte. Ainsi, lorsqu'il se lance dans le massacre en règle de la société néo-orléanaise des années soixante, il le fait via le prisme d'Ignatius, soit un alter ego qui surpasse de la tête et des épaules ses congénères en matière de médiocrité . du coup, ce qui avait toutes les chances de ressembler à une diatribe pathétiquement féroce façon Juvénal devient la peinture comique d'une situation ridicule. Outrageusement éloigné des préoccupations de ses congénères, Ignatius vogue entre la mythomanie et la paranoïa, la méchanceté et les atermoiements, les maux imaginaires et les idéaux débiles. S'il égratigne avec justesse l'assemblée d'incultes qui l'entoure, il n'en reste pas moins un gros abruti qui passe le plus clair de son temps à insulter les écrans de cinéma et à se branler en pensant à son chien décédé.
    Au cours de son épopée, qui le mène de boulots saccagés en projets politiques absurdes, Ignatius intéragit de près ou de loin avec une faune citadine pour le moins calamiteuse. Déjà flanqué d'une mère alcoolique et arthritique qui s'éclate au bowling avec une copine entremetteuse, et d'une dulcinée aussi nymphomane que révoltée avec qui il entretient une relation épistolaire conflictuelle, cet anti-héros gargantuesque va étaler sa morgue aberrante sous les yeux éberlués d'un flic incapable, des locataires d'un bar à hôtesse pouilleux, des salariés séniles d'une entreprise laissée à l'abandon par un patron irresponsable, d'ouvriers désabusés, d'un prof de fac incompétent, d'une bande de folles perdues et d'un vendeur de saucisses. Avant de jeter ses impressions consternantes sur des cahiers d'écolier.
    La conjuration des imbéciles est construit selon une structure particulière : si la trame principale est effectivement le parcours chaotique d'Ignatius, John Kennedy Toole s'en détache régulièrement pour suivre les pérégrinations de quelques-uns des hurluberlus précités. En résulte un livre chorale où les intrigues s'entrecroisent pour se fondre dans un final apocalyptique. Alors certes, il arrive qu'on se demande en cours de lecture où l'auteur veut en venir ; mais comme lui ne s'y perd pas, et que les personnages sont tous réussis (à part le policier Mancuso, peut-être), les histoires secondaires se suivent tout de même avec plaisir. Spécialement le quotidien de M. Levy, chef d'une entreprise qu'il déteste et mari d'une psychologue du dimanche qui passe son temps à lui pourrir la vie.
    A part ça, tous les termes anglais sont bizarrement francisés (boulingue, foute, etc), et John Kennedy Toole s'est suicidé à trente-deux ans parce que personne ne voulait le publier. Dix ans plus tard, il gagnait le prix Pullitzer
    Cependant, pour ne pas terminer cette sympathique recension sur une cruelle ironie du sort, laissons le mot de la fin à l'imparable Ignatius :
    "Décidé à ne fréquenter que mes égaux, je ne fréquente bien évidemment personne puisque je suis sans égal".


    Lien : http://www.ciao.fr/Conjuration_des_imbeciles_La__Avis_1252876
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (19 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Woland, le 30 août 2008

    Woland
    Confederacy Of Dunces
    Traduction : Jean-Pierre Carasso
    "La conjuration des imbéciles" ne saurait fonctionner sans ce pivot central que constituent les relations mère-fils de Mme Reilly et d'Ignatius.
    Celui-ci nous est dépeint comme particulièrement grand et fort, "obèse" même, très préoccupé par son "anneau pylorique" et son aérophagie, fondamentalement asocial bien que prodigieusement cultivé, résolu à défendre sa virginité contre les assauts des "ribaudes" même si Myrna Minkoff, qui endosse le rôle de sauveur d'Ignatius à la fin du roman, ne cesse de l'exhorter à prendre en main - si l'on ose dire - sa sexualité.
    Au vu du portrait de Kennedy Toole et quand on sait que ce fut sa mère qui, après sa mort, obtint enfin que son livre fut publié, doit-on en conclure que "La Conjuration ..." frôle parfois l'autobiographique ?
    Car pour dépeindre avec tant de justesse les rapports amour-haine d'une mère et de son fils, il faut avoir eu la possibilité de les étudier, soit parce qu'on y est directement impliqué, soit parce que l'on a vu l'un de ses proches y succomber. Toole a beau nous faire nous étrangler de rire en maints passages de ce livre extraordinaire, il n'en reste pas moins que Mrs Really a tout d'une alcoolique et qu'Ignatius ne s'est sans doute pas retiré pour rien dans sa bulle aux draps de lit jaunis, hantée par des remugles qui deviennent vite insupportables à Gus Levy lorsque celui-ci se risque dans la chambre de son ancien employé.
    Mère abusive, Mrs Reilly ? Pourtant, du début jusqu'à la fin, il est clair qu'elle ne demande qu'une seule chose : être enfin débarrassée de son fils, si possible que celui-ci se trouve une femme. le problème, c'est que Mrs Reilly est désormais courtisée par un vieux monsieur susceptible de lui faire partager une retraite confortable et que, dans de telles conditions, la présence continuelle d'un grand fils de 30 ans, qui pis est ouvertement condescendant envers le reste de l'univers et bien décidé à ne pas entrer dans la vie active, ne peut que représenter un très gros problème.
    Autour du fils et de la mère, papillonnent tout un essaim de personnages inénarrables : l'équipe du bar "Les Folles Nuits" avec Jones, un Noir forcé de consentir à un emploi payé au rabais parce qu'il craint de se faire pincer pour vagabondage et qui se verra donc contraint, pour se tirer de là, de "saboter" l'établissement, Roberta E. Lee,(!!!) propriétaire du bar, qu'Ignatius qualifie de "chienne nazie" pour des raisons que je vous laisse découvrir mais qui n'ont rien à voir avec la politique, George, son commissionnaire demi-sel qui livre pour elle de bien étranges paquets et enfin Darlène, strip-teaseuse de son état, et son cacatoès (!!) ; celle des "Pantalons Lévy" avec l'indescriptible Miss Trixie, qui rêve d'une retraite que Mme Lévy, une oisive complètement siphonnée, lui ajourne infiniment sous prétexte que cela nuirait à son équilibre psychologique ; Mr Clyde, qui engage Ignatius pour vendre des hot-dogs dans le Quartier chaud de la ville ; Miss Annie, la voisine des Reilly qui nous donnera à sa façon bien particulière quelques explications sur le parcours d'enfant et d'adolescent d'Ignatius et, bien entendu, la tribu Battaglia-Mancuso, c'est-à-dire la tante et le neveu (plus la grand-mère dans le portrait, sur le réfrigérateur), celui-ci n'étant autre que l'agent de police qui, dès la seconde page, tente d'arrêter Ignatius devant le magasin Holmes parce qu'il lui trouve une allure suspecte. Quant à Myrna Minkoff, elle se révèle tout entière dans ses lettres à Ignatius, qu'elle commence toujours par "Messieurs" d'ailleurs, avant d'apparaître pour le final sur le perron de la petite maison des Reilly en archange sauveur du malheureux.
    Une merveille de construction - c'est monté avec la précision incomparable d'un Feydeau devant lequel, comme le disait Marcel Achard, "on s'étouffe de rire" - et des dialogues époustouflants de naturel et de drôlerie complètent le tableau et contribuent à faire, de "La conjuration des imbéciles", l'un des chefs-d'oeuvre de la littérature américaine du XXème siècle. ;o)
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (10 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par trust_me, le 17 octobre 2011

    trust_me
    Printemps 1997. Faisant partie des derniers appelés du contingent à devoir effectué le service militaire avant sa suppression définitive, je m'apprête à « faire mes trois jours » comme on disait à l'époque. Destination Cambrai pour une batterie de tests physiques et médicaux destinés à valider mon aptitude au service. Refusant obstinément de porter les armes et l'uniforme, je sais déjà que je serai objecteur de conscience, mais cela ne me dispense pas des trois jours. Avant de monter dans le train, je m'arrête dans une librairie afin de trouver un bouquin qui va m'aider à mieux supporter ce court séjour cambrésien. Déambulant dans le rayon de littérature étrangère, je tombe en arrêt devant un titre improbable mais on ne peut plus adapté à la situation : la conjuration des imbéciles, de John Kennedy Toole. le clin d'œil est trop beau, c'est le livre que je me dois d'emmener à la caserne ! Voila donc comment j'ai rencontré, par le plus grand des hasards, un des plus beaux romans qu'il m'ait été donné de lire.
    L'histoire de la publication de la conjuration des imbéciles est incroyable. John Kennedy Toole est né en 1937 en Louisiane. Couvé, surprotégé par une femme devenue mère à 37 ans alors que les médecins lui avaient certifié qu'elle ne pourrait jamais l'être, le jeune garçon a très tôt développé des capacités intellectuelles au dessus de la moyenne. Devenu professeur dans un établissement de La Nouvelle Orléans, il continua à vivre chez ses parents. C'est pendant son service militaire (décidément !) qu'il rédigea la conjuration des imbéciles. le manuscrit fut refusé par plusieurs éditeurs, au grand dam de son auteur.
    Le 26 mars 1969, à 31 ans, persuadé d'être un écrivain raté, JK Toole se suicide en inhalant les gaz d'échappement de sa voiture.
    Sa mère est dévastée lorsqu'elle apprend la nouvelle. Pendant les années qui suivent, elle propose le manuscrit à de nombreuses maisons d'édition. Les refus s'enchaînent. Obstinée, Thelma Ducoing Toole décide de montrer le texte à Walker Percy, un enseignant de création littéraire à l'université de Loyola. Dans la préface de l'édition française, le professeur Percy relate cette rencontre « [elle] me tendit l'épais manuscrit. Il n'y avait pas moyen d'y couper. Il ne me restait qu'un seul espoir : qu'après avoir lu quelques pages, je les trouverais, en toute bonne conscience, assez mauvaises pour ne pas avoir à en lire davantage. D'habitude, c'est ainsi que cela se passe. En fait, le premier paragraphe suffit souvent et ma seule crainte est que celui-ci ne soit pas assez mauvais ou qu'il soit juste assez bon pour que je me sente obligé de poursuivre la lecture.
    Cette fois-ci, je continuais à lire, encore et encore. Au début, avec le sentiment déprimant que ce n'étais pas assez mauvais pour en rester là. Ensuite, avec un vague titillement d'intérêt. Puis avec une excitation grandissante. Et finalement, avec une sorte d'incrédulité : il n'était pas possible que ce soit aussi bon. »
    L'ouvrage est finalement publié par la Louisiana State University Press. En 1981, la conjuration des imbéciles remporte le prix Pulitzer de la fiction. A titre posthume, John Kennedy Toole, un jeune homme qui se suicida pensant être un écrivain raté, reçu la plus prestigieuse des récompenses américaines pour un roman.
    Pourquoi la conjuration des imbéciles est un livre culte (au moins pour moi) ? le roman met en scène un des personnages les plus marquants de l'histoire de la littérature américaine : Ignatius Reilly. Un gaillard de La Nouvelle Orléans surdoué intelectuellement, irascible, en révolte contre la stupidité de ses congénères, à l'égo démesuré, fainéant comme pas deux, souffrant d'importants troubles gastriques qui engendrent de nombreuses flatulences et éructations. Une sorte de Don quichotte (obèse) des temps modernes qui cherche à mener une croisade perdue d'avance contre les imbéciles de tout poil. Sa mère le pousse à trouver un travail : chacune de ses expériences professionnelles va tourner à la catastrophe. Ignatius a une petite amie, Myrna. La relation entre ces deux drôles d'oiseaux est pour le moins originale. Et puis il y a la ville. JK Toole plonge le lecteur dans sa Nouvelle Orléans (la ville de sa naissance). Un endroit bigarré, à l'atmosphère si particulière. On parcourt les bas-fonds avec un plaisir incroyable, croisant des personnages hauts en couleur et des endroits au charme indéfinissable. Bref, voila un roman franchement drôle, à la fois léger et profond. Après avoir dévoré les 500 pages, on referme le livre en se disant que l'on ne tombe pas tous les jours sur un tel texte. Et c'est bien dommage !

    Lien : http://litterature-a-blog.blogspot.com/2010/07/fan-de-episode-2-john..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (11 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par carre, le 03 février 2012

    carre
    A 30 ans passés, Ignatus vit encore chez sa mère. Fatiguée par ce fils survolté, égocentrique, étudiant attardé spécialisé de littérature médiévale, elle le force à trouver un job. Son caractère irascible, son apparence physique (sorte de géant hirsute et barré), ces problèmes gastriques ne favorisent pas son intégration. Ce type Ignatus Reilly est un inadapté aux autres et à la vie. John Kennedy Toole réussit un livre d'une incroyable drôlerie, les scènes cocasses s'enchainent à un rythme hallucinant, et dire que cet auteur se suicida pour ne pas avoir connu la reconnaissance de son talent. Croyez-moi les aventures de Ignatus Reilly se rappelleront à vous bien àprès la lecture de ce livre unique. Dans tout les sens du terme.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (16 votes positifs)

> voir toutes (16)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Woland, le 11 février 2009

    ... - Vous avez des papiers d'identité, monsieur ?" demanda le policier d'une voix qui espérait qu'Ignatius fût dépourvu de toute identité officielle.

    - Quoi ?"

    Ignatius baissa les yeux sur l'écusson de la casquette bleue et ajouta :

    - "Qui êtes-vous ?

    - Montrez-moi votre permis de conduire.

    - Je ne conduis pas. Ayez l'obligeance de vous éloigner. J'attends ma mère.

    - Qu'est-ce qui pend à la corde de votre sac, là ?

    - Que voulez-vous que ce soit, imbécile ? C'est une corde pour mon luth.

    - Qu'est-ce que c'est que ça ?"

    Le policier recula d'un pas.

    - "Vous êtes d'ici ?

    - Est-ce bien le rôle de la police municipale de s'acharner dans des tracasseries contre ma personne alors que notre ville est, au vu et au su de tous, l'une des capitales du vice du monde civilisé ?" beugla Ignatius au-dessus des têtes de la foule qui se pressait devant le magasin. "Notre ville est célèbre pour ses joueurs professionnels, ses prostituées, ses exhibitionnistes, ses antéchrists, ses ivrognes, ses sodomites, ses drogués, ses fétichistes, ses onanistes, ses pornographes, ses fripons, ses coquines, ses vandales et ses lesbiennes, toutes et tous dûment protégés par la prévarication et le trafic d'influence. Si vous avez un moment, je suis prêt à débattre avec vous du problème de la criminalité, mais ne commettez surtout pas l'erreur de m'importuner, moi."

    Le policier agrippa Ignatius par le bras et reçut sur la tête un coup de sac de partitions. La corde pendante du luth lui fouetta l'oreille.

    - "Eh ! là, s'écria le policier.

    - Prends ça !" cria Ignatius, remarquant qu'un cercle de badauds et chalands intéressés avait commencé à se former. ...
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (9 votes positifs)
  • Par Woland, le 11 février 2009

    ... - Y faut qu'on paye ce bonhomme, Ignatius. Tu veux donc me voir en prison ? T'aurais pas honte si ta pauvre maman se retrouvait sous les verrous ?

    - Veux-tu, je te prie, cesser de parler d'incarcération ? Cette idée semble te tracasser ; t'obséder même. On dirait même que tu prends plaisir à y songer. Le martyre est dépourvu de toute signification, de nos jours."

    Il rota doucement.

    - "Je suggère que nous réalisions certaines économies sur notre train de maison. Tu verras vite que tu disposes de la somme requise.

    - Je dépense tous les sous pour toi, pour te nourrir et je ne sais quoi.

    - J'ai trouvé récemment plusieurs bouteilles vides dont je n'avais certainement pas consommé le contenu.

    - Ignatius !

    - J'ai commis l'erreur de faire chauffer le four l'autre jour sans prendre la peine d'en inspecter l'intérieur. Quand je l'ai ouvert pour y mettre à réchauffer une pizza surgelée, j'ai presque été aveuglé par les vapeurs d'une bouteille de vin braisée qui s'apprêtait à exploser. Je suggère que tu mettes de côté une partie des sommes que tu investis à fonds perdus dans l'industrie des boissons alcooliques.

    - Tu devrais avoir honte, Ignatius ! Pour quelques bouteilles de Moscatel Gallo alors que toi, avec toutes tes babioles !

    - Peux-tu, je te prie, définir la signification du mot "babioles" dans ta bouche ?" demanda sèchement Ignatius.

    - "Tous ces livres. Le gramophone. La trompette que je t'ai achetée le mois dernier.

    - Personnellement, je considère la trompette comme un bon investissement, malgré notre voisine Annie qui est de l'avis opposé. D'ailleurs, si elle vient encore frapper à mes volets, je lui verserai de l'eau dessus. ...
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par Elaine, le 20 février 2010

    "je doute trés sérieusement que quiconque veuille m'embaucher. les employeurs perçoivent en moi la négation de leurs valeurs. Ils me craignent. je les soupçonne d'être capables de se rendre compte que je vis dans un siécle que j'exécre."

    "Cette compléte absence de contact entre la réalité est d'ailleurs, soyons juste, caractéristique de la quasi-totalité de "l'art "d'Amérique. Toute ressemblance entre l'art américain et la nature américaine serait fortuite et reléverait de la coincidence, mais c'est seulement parce que le pays dans son ensemble n'a pas de contact avec la réalité.
    On tient là une seulement des raisons pour lesquelles j'ai toujours été contraint d'exister à la lisiére de sa société,consigné dans le limbe réservé à ceux qui savent reconnaître la réalité quand ils la rencontrent."
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (9 votes positifs)
  • Par Penelope, le 10 janvier 2008

    "Quand un vrai génie apparaît en ce bas monde, on le peut reconnaître à ce signe que les imbéciles sont tous ligués contre lui."
    Citation de qualité ? (36 votes positifs)
  • Par editionsdelabatjour, le 01 novembre 2010

    Une casquette de chasse verte enserrait le sommet du ballon charnu d'une tête. Les oreillettes vertes, pleines de grandes oreilles, de cheveux rebelles au ciseau et des fines soies qui croissaient à l'intérieur même desdites oreilles, saillaient de part et d'autre comme deux flèches indiquant simultanément deux directions opposées. Des lèvres pleines, boudeuses, s'avançaient sous la moustache noire et broussailleuse et, à leur commissure, s'enfonçaient en petits plis pleins de désapprobation et de miettes de pommes de terre chips. A l'ombre de la visière verte, les yeux dédaigneux d'Ignatius J. Reilly dardaient leur regard bleu et jaune sur les gens qui attendaient comme lui sous la pendule du grand magasin D.H. Holmes, scrutant la foule à la recherche des signes de son mauvais goût vestimentaire.

    > lire la suite
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)

> voir toutes (2)

Videos de John Kennedy Toole

>Ajouter une vidéo
Vidéo de John Kennedy Toole

Présentation de l'adaptation théâtrale de LA CONJURATION DES IMBECILES de Bastien Crinon et Thierry Robard D’après l’œuvre de John Kennedy Toole - Traduction Jean-Pierre Carasso








Acheter sur Amazon

Faire découvrir La Conjuration des imbéciles par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (877)

> voir plus

Quiz