> Raymond Queneau (Préfacier, etc.)
> Gilbert Pestureau (Éditeur scientifique)

ISBN : 2253006629
Éditeur : Le Livre de Poche (1992)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.91/5 (sur 354 notes) Ajouter à mes livres
Ce texte intégral par Fanny Cottençon
Voilà un coin de campagne où l'on a de drôles de façon... La foire aux vieux par exemple. Curieuse institution ! On sait bien que tous les enfants peuvent voler comme des oiseaux dès qu'ils étendent leur bras- - mais est-ce u... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par annie, le 21 août 2008

    annie
    Boris VIAN à Ville d'Avray et Paris
    Les Fauvettes.
    Avec un grand-père bronzier d'art qui fabriqua les grilles d'Edmond Rostand à Cambo-les-Bains, quelle destinée autre que littéraire aurait pu avoir Boris Vian ?
    Il naît 41 rue de Versailles à Ville-d'Avray le 10 mars 1920. Sa mère, amoureuse d'opéra, le prénomme ainsi en souvenir de Boris Godounov.
    33 rue Pradier, la villa des Fauvettes où la famille emménage bientôt, est pour Boris, ses frères et sa soeur un petit paradis.
    Il souffre toutefois d'une insuffisance cardiaque qui fait de lui un enfant trop protégé, angoissé par les angoisses de sa mère.
    La tante Alice est une chef pâtissière. Elle aime aussi s'enfermer dans la salle de bain pour dévorer des livres.
    Boris visite régulièrement la bibliothèque de leur voisin de la villa "Le Lys rouge", Jean Rostand, le savant, fils d'Edmond. Boris et François, fils de Jean, sont camarades de jeux.
    Une institutrice vient instruire les enfants à domicile. Boris sait lire et écrire à cinq ans. À huit ans, il "connaît" toute la littérature française jusqu'à Maupassant. Il découvrira plus tard Marcel Aymé, Lewis Caroll, Joseph Conrad, Martin du Gard.
    La crise de 1929 détruit les rentes de Monsieur Vian qui doit, pour la première fois de sa vie, chercher du travail. La famille libère la villa pour la louer (à la famille Menuhin jusqu'en 1935) et s'installer dans la maison du gardien, de l'autre côté du jardin.
    Malgré les mauvais jours, il reste les vacances à Landemer…
    Les nuits de Ville-d'Avray s'animent bientôt des soirées jazz organisées par les frères Vian, qui rassemblent parfois quatre cents personnes. En 1939, Boris part étudier un an à Angoulême à l'école des Arts et Manufacture, dont il ressort ingénieur (à Paris) en 1942.
    Sa résistance à l'Occupant, c'est, comme beaucoup de ceux qui ont son âge, de l'ignorer, de s'évader ailleurs (il commence à écrire)… de jouer du jazz américain, interdit pendant la guerre.
    Le 22 novembre 1944, son père est tué par des cambrioleurs. Les Fauvettes sont vendues. Madame Vian, tante Alice et Ninon emménagent à Paris, 30 boulevard Exelmans.
    Son père, Landemer, Les Fauvettes disparues : Boris, l'étudiant d'avant-guerre devient, après-guerre, le roi de Saint-Germain des Prés. Son ascension littéraire suit en parallèle. En 1946, il commence à fréquenter Sartre et l'équipe des Temps modernes, il écrit L'Écume des jours et J'irai cracher sur vos tombes. Raymond Queneau, iconoclaste comme lui, l'introduit chez Gallimard et dans le cercle des "pataphysiciens".
    À partir de 1939 et jusqu'à sa mort le 23 juin 1959, voici ses principales adresses :
    Il est logé 39 bis boulevard d'Alsace-Lorraine à Angoulême en 1939, lors de son année d'études à l'école des Arts et Manufactures.
    Après son mariage avec Michelle en 1941, le couple s'installe en 1942 avec Patrick, leur fils, 98 rue du Faubourg-Poissonnière.
    En avril 1951, Vian abandonne le domicile conjugal et emménage avec Ursula (qu'il épouse en 1954) dans une chambre de bonne, 8 boulevard Clichy.
    En 1953, ayant divorcé mais sans obtenir la garde de ses enfants, ayant peu économisé ces dernières années, contraint depuis des mois à des travaux de traduction pas toujours enthousiasmants, il loue un appartement 6 bis cité Véron, derrière le Moulin-Rouge. Il partage sa terrasse avec Jacques Prévert, aménagera un second appartement voisin et construira un second étage intérieur.
    Là, le 11 juin 1959, a lieu une fête grandiose en l'honneur du nouveau chef du Collège de Pataphysique.
    Quelques hauts lieux du jazz que Boris contribua à créer :
    le Club du Tabou, 33 rue Dauphine, le Club Saint-Germain-des-Prés, rue Saint-Benoit (la rue de Marguerite Duras).
    A partir de 1948, Boris y reçoit Charlie Parker, Duke Ellington, Miles Davis, etc. un Club Saint-Germain bis est créée à Saint-Tropez en 1949, à La Ponche.
    Il loue une petite maison à Saint-Tropez, 3 rue d'Aumale.
    *
    our visiter le lieu L'appartement de la cité Véron appartient à la Fondation Boris Vian-Ursula Vian Kubler et se visite sur demande (par écrit uniquement : 6 bis cité Véron, 75018 Paris).-http://www.terresdecrivains.com/Boris-VIAN-a-Ville-d-Avray-et
    Note :
    encore un auteur que j'ai lu avec passion... et qui mériterait bien que je le relise...
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    • Livres 3.00/5
    Par vincentf, le 24 juin 2010

    vincentf
    Drôle d'histoire. Drôle ? Une mère qui appelle ses enfants salopiots à leur naissance, mais qui se rattrape en les couvant au point de leur supprimer le sol et l'horizon pour finalement les enfermer dans des cages, un drôle de personnage, Jacquemort, psychanalyste vide qui se tape la bonne, des enfants dont un se nomme Citroën, un étrange village où les apprentis sont battus à mort, où on vend les vieux à la foire, un type, la Gloïre, qui vit dans une maison en or et qui ramasse les ordures et la honte des autres dans le ruisseau (à la fin, Jacquemort, qui n'a pu psychanalyser qu'un chat, prendra sa place), un curé qui met en scène un combat de boxe entre le Dieu de luxe qu'il vénère et son diable de sacristain, des mois d'octembre et de junet, tout un monde halluciné à la Vian, sa patte jazzy, sa fantaisie, ses peut-être allégories, un monde qui devient fou sans que ça n'étonne personne, tout ça se lit avec délectation et étonnement, sourire et envie d'y penser, pas tout à fait aussi agréablement que L'écume de jours. le petit monde de Boris Vian se referme et notre monde fade va renaître.
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    • Livres 4.00/5
    Par annie, le 21 août 2008

    annie
    souvenir de lecture
    Voilà un coin de campagne où l'on a de drôles de façons... La foire aux vieux, par exemple. Curieuse institution !
    On sait bien aussi que tous les enfants peuvent voler comme des oiseaux dès qu'ils étendent leurs bras - mais est-ce une raison suffisante pour les enfermer derrière des murs de plus en plus hauts, de plus en plus clos ?
    Le psychiatre Jacquemort se le demande puis ne se le demande plus, car il a trop à faire avec la honte des autres, qui s'écoule dans un bien sale ruisseau.
    Mais nous, qui restons sur la rive, nous voyons que Boris Vian décrit simplement notre monde.
    En prenant chacun de nos mots habituels au pied de la lettre, il nous révèle le monstrueux pays qui nous entoure, celui de nos désirs les plus implacables, où chaque amour cache une haine, où les hommes rêvent de navires, et les femmes de murailles.
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    • Livres 4.00/5
    Par cicou45, le 15 avril 2011

    cicou45
    Après avoir mis au monde des triplés et avoir terriblement souffert au cours de cet accouchement, Clémentine est en quelque sorte victime d'une dépression post-natale. Elle ne supporte plus que son mari, Angel, la touche et reporte tout son amou sur ses enfants. Son mari, pris au dépourvu, ne sait pas quoi faire pour reconquérir l'amour et l'attention de sa femme. Il assiste impuissant à sa réclusion du monde et la voit bâtir une sorte de "mur" de protection avec, d'un côté, sa femme et ses enfants, et de l'autre, le reste du monde. Magnifique roman de Boris Vian qui porte en réalité un regard critique sur la société contemoraine. En effetn les deux mots Amour et Haine se sont pas aussi éloignés l'un de l'autre qu'ils ne semblent l'être. A lire.
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    • Livres 1.00/5
    Par Lene, le 27 juin 2008

    Lene
    Je ne savais pas à quoi m'attendre avec ce livre : je l'ai trouvé en fouillant dans ma bibliothèque en me disant "pourquoi pas ?", il n'y avait pas de résumé derrière et je ne connaissais pas du tout l'auteur (sauf de nom). le style est très spécial, on retrouve le même genre de délire sans queue ni tête de Becket (je pense qu'ils font tous les deux partis du mouvements surréaliste). Par contre les descriptions étaient agréables, poétiques (je n'aime pourtant pas la poésie). Mais j'ai quand même passé un très mauvais moment à la lecture de ce livre. L'histoire est sans interet surtout dans la première partie. J'ai un peu plus apprécié la troisième partie où le personnage de Clémentine et sa peur qu'il arrive quelque chose à ses enfants est plus amplement développée. C'est le seul moment qui avait pour moi, un peu plus d'interet. Je ne suis pas là de lire un autre livre de Vian et je me suis dis "Heureusement qu'on ne m'a pas fait lire ca à l'école" j'aurais détesté et compris que certains n'aiment pas lire quand on leur fait lire un truc pareil.
    http://bookslene.over-blog.com/article-19903191.html
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Citations et extraits

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  • Par annie, le 21 août 2008

    A quoi bon soulever des montagnes quand il est si simple de passer par dessus?

    C'est drôle comme les gens qui se croient instruits éprouvent le besoin de faire chier le monde.

    C'est les jeunes qui se souviennent. Les vieux, ils oublient tout.

    Ce qui m'intéresse, ce n'est pas le bonheur de tous les hommes c'est celui de chacun.

    Dire des idioties, de nos jours où tout le monde réfléchit profondément, c'est le seul moyen de prouver qu'on a une pensée libre et indépendante.

    Du temps que les femmes ne votaient pas, on faisait la guerre pour elles. Maintenant qu'elles votent, on la fait pour le pétrole. Est-ce un progrès?

    Il est évident que le poète écritSous le coup de l'inspiration
    Mais il y a des gens à qui les coups ne font rien.

    Il vaut mieux être déçu que d'espérer dans le vague.

    Je me demande si je ne suis pas en train de jouer avec les mots. Et si les mots étaient faits pour ça?

    Je ne veux pas gagner ma vie, je l'ai.

    L'homme est une prison où l'âme reste libre.

    Le génie est une longue patience, c'est une réflexion de génie pas doué.

    Le malheur avec un type intelligent, c'est qu'il n'est jamais assez intelligent pour ne pas se dire qu'il est le plus intelligent.

    Le propre du militaire est le sale du civil.

    Le ridicule ne tue nulle part mais, aux U.S.A., il enrichit drôlement.

    Le travail est l'opium du peuple... Je ne veux pas mourir drogué!

    Les gens sans imagination ont besoin que les autres mènent une vie régulière.

    Les oiseaux sont responsables de trois au moins des grandes malédictions qui pèsent sur l’homme. Ils lui ont donné le désir de grimper aux arbres, celui de voler, celui de chanter…

    Les prophètes ont toujours tort d'avoir raison.

    L’absurdité des batailles qui sont des batailles de mots mais qui tuent des hommes de chair.

    N’importe quoi, sauf la vérité. Il n’y a que ça qui ne se vend pas.

    On commence à avoir des malheurs quand on a cessé de ne penser qu'à soi.

    Supprimez le conditionnel et
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  • Par Lunatique, le 22 avril 2011

    Je suis vide. Je n’ai que gestes, réflexes, habitudes. Je veux me remplir. C’est pourquoi je psychanalyse les gens. Mais mon tonneau est un tonneau des Danaïdes. Je n’assimile pas. Je leur prends leurs pensées, leurs complexes, leurs hésitations, et rien ne me reste. Je n’assimile pas, ou j’assimile trop bien …, c’est la même chose. Bien sûr, je conserve des mots, des contenants, des étiquettes ; je connais les termes sous lesquels on range les passions, les émotions mais je ne les éprouve pas.
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  • Par lisa3, le 12 février 2011

    Carreler le jardin ? Des carreaux de céramique. Blancs, peut-être ? Mais la réverbération du soleil sur leurs pauvres yeux ; un soleil de plomb, tout d'un coup ; et un nuage transparent passe devant lui ; par malheur le nuage à la forme d'une lentille - d'une espèce de loupe - et le faisceau se concentre juste sur le jardin ; les carreaux blancs reflètent la lumière avec une puissance insoupçonnable, et elle jaillit tout autour des enfants - leurs pauvres menottes se lèvent, ils tâchent de se protéger les yeux - mais déjà les voilà qui chancellent aveuglés par l'implacable énergie - ils tombent, ils ne voient plus...
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  • Par Rafaell3, le 05 avril 2012

    On a tort de dire les yeux fermés, ferranta le maréchal. On n'a pas les yeux fermés parce qu'on met les paupières devant. Ils sont ouverts dessous. Si vous roulez un rocher dans une porte ouverte, elle n'est pas fermée pour cela ; et la fenêtre non plus d'ailleurs, parce que pour voir de loin c'est pas des yeux qu'on se sert, et, donc vous ne comprenez guère les choses.
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  • Par BowTie, le 26 avril 2012

    Deux fois à l'église dans la même journée, et pendant dix ans je ne vais peut-être pas y remettre les pieds. Ou peut-être neuf ans et demi.
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