> Laurence Campa (Auteur de la postface, du colophon, etc.)

ISBN : 2232122557
Éditeur : Editions Seghers (2005)


Note moyenne : 4/5 (sur 3 notes) Ajouter à mes livres

Charles Vildrac (1882-1971) fut, aux côtés de Georges Duhamel et de René Arcos, dans le groupe de l'Abbaye, l'un des poètes qui mirent fin aux excèsdécadents du symbolisme finissant. Avec lui, la poésie se fait concrète... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 5.00/5
    Par Pasdel, le 27 mai 2012

    Pasdel
    Comment faire une critique après celle de la babeliote Charlottelit, tout est dit, tout est résumé.
    Charlottelit quand tu le veux tes critiques peuvent nous émouvoir, nous remuer, nous enflammer. Vildrac aurait aimé ta déclaration.
    Vildrac est un poète, voire un peintre de l'intimiste, de l'amour et de l'instant fugace, qui s'évapore, se liquéfie....
    Sa poésie est vivante tour à tour juvénile ou mature, elle évoque la mort, la vie, la joie, la tristesse, l'amour des autres. Mais elle a surtout besoin de place, la poésie de Vildrac est une poésie de liberté, d'espace. Vildrac s'épanouit dans ces poèmes sans contraintes techniques, loin des rimes classiques. Vildrac c'est la vie. Peut être que sa poésie me touche encore plus du fait d'avoir connu des moments "spécifiques", une œuvre est un message au lecteur, c'est une parcelle de la vie de l'auteur, et la rencontre de ces deux données rend le moment intense, inoubliable.
    Vildrac ne plaira pas à tous les lecteurs, aux amoureux de la rime classique, mais il mérite de sortir de cette pénombre littéraire dans laquelle il est enfermé.
    Pour finir un poème:
    Si l'on gardait...
    Si l'on gardait, depuis des temps, des temps,
    Si l'on gardait, souples et odorants,
    Tous les cheveux des femmes qui sont mortes,
    Tous les cheveux blonds, tous les cheveux blancs,
    Crinières de nuit, toisons de safran,
    Et les cheveux couleur de feuilles mortes,
    Si on les gardait depuis bien longtemps,
    Noués bout à bout pour tisser les voiles
    Qui vont sur la mer,
    Il y aurait tant et tant sur la mer,
    Tant de cheveux roux, tant de cheveux clairs,
    Et tant de cheveux de nuit sans étoiles,
    Il y aurait tant de soyeuses voiles
    Luisant au soleil, bombant sous le vent,
    Que les oiseaux gris qui vont sur la mer,
    Que ces grands oiseaux sentiraient souvent
    Se poser sur eux,
    Les baisers partis de tous ces cheveux,
    Baisers qu'on sema sur tous ces cheveux,
    Et puis en allés parmi le grand vent...
    (...) page 29
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  • Par charlottelit, le 21 novembre 2011

    charlottelit
    Mon cher Vildrac,
    tu sais, c'est grâce à Toi si je suis encore là ...
    Quand tout "fout l'camp" autour de moi, je me répète inlassa-
    blement, "si l'on gardait depuis des temps, des temps, si l'on gardait souples et odorants, ..." et insensiblement, le goûte de vivre me revient.
    Je peux bien t'avouer que je t'aime :
    pêut-être davantage que mon cher Verlaine ...
    Ton oeuvre tient sur quelques pages mais on peut tout y puiser :
    l'Homme que tu es et quand je pense à Toi, le mot "Humanité" s'impose à moi.
    Tu réussis ce tour de force : je suis à l'écoute du monde.
    La seule infidélité que je ne te pardonne pas - mais quelle outrecuidance -
    c'est de ne plus être là ..
    J'aurais aimé respirer en ta compagnie - que dis-je ? - penser que
    tu existais, que nous foulions la même terre et que tu respirais
    quelque part : cela m'aurait suffi.
    L'irréparable s'est produit ... mais le merveilleux c'est que je ne suis
    plus jamais seule depuis ce jour où, par quelle chance inouïe,
    je t'ai découvert et aimé d'emblée.
    (d'autres âmes enfuies me tiennent compagnie aussi)
    Que soient remerciés tous ceux qui ont contribué à cette rencontre
    m'ont fait ce cadeau qui depuis n'a cessé de m'enchanter
    merci à Pierre Seghers ce fin lettré qui t'a édité.
    L'enchantement, ça te connaît ... Toi par qui tout devient beau :
    les nuits et les jours, le quotidien, Toi qui aimais toutes les
    Femmes, que c'est une joie d'en être une ...
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    • Livres 4.00/5
    Par cicou45, le 29 décembre 2011

    cicou45
    C'est sur les conseils d'une babélienne (qui se reconnaîtra) que je me suis fait offrir ce livre à Noël et je lui en suis très reconnaissante. Bien que n'étant pas très familiarisée avec les recueils de poèmes et ne me considérant donc pas comme une experte en la matière, je dois pourtant avouer que celui-ci m'a bouleversé de par la justesse de ses mots et des sentiments qu'il fait naître chez le lecteur, ce fut le cas pour moi.
    J'ai trouvé dans l'écriture de Charles Vildrac une sorte d'humilité qui a suscité chez moi le respect et qui m'a donné envie d'en savoir plus sur cet auteur. le poème que j'ai préféré est celui intitulé "Les Conquérants" car ces dernier ne sont ni en quête de gloire ni de fortune mais tout simplement de reconnaissance et d'amour. de nombreuses allusions faites au poète Verlaine m'ont également émues et ce livre, bien qu'il soit relativement petit est, à mon humble avis, un très grand livre qui véhicule des idées sur l'amour et l'amitié extraordinaires et qui se doit d'être découvert ! Je crois d'ailleurs que pour en saisir toute la portée, je le relirai surement très prochainement.
    Charles Vildrac est un poète hors-normes puisqu'il ne se fie à aucune norme en matière de poésie et ne s'impose donc pas de barrières. Il laisse parler les mots et transmettre ses propres émotions. Vraiment superbe !
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    • Livres 3.00/5
    Par meyeleb, le 03 août 2011

    meyeleb
    Ce recueil m'a été offert par mon amie Charlotte. J'aime m'y promener, y croiser la douceur d'aimer, les bonheurs simples et parfois la souffrance des hommes. Un recueil qui fait du bien à l'âme.
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  • Par charlottelit, le 01 août 2011

    charlottelit
    un livre de chevet, un plaisir toujours renouvelé en compagnie de ce superbe humaniste. une fluidité, une musique me faisant penser à Verlaine le grand.
    Vildrac enrichit la vie et nous réjouit, Verlaine aussi. et bien d'Autres.
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Citations et extraits

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  • Par Pasdel, le 27 mai 2012

    Son bonheur fut de posséder
    En commun avec chacun d'eux
    Le souvenir d'un seul instant
    Mais d'un instant élargi d'une telle joie
    Qu'ils en pouvaient vivre bien des soirs
    ( Gloire, page 67)
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  • Par Pasdel, le 26 mai 2012

    Au chaud musée de notre chambre,
    Notre nombril marque le centre,
    Et nous compulsons notre cendre
    Derrière nos verrous.
    ( Commentaire, page 19)
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  • Par Pasdel, le 25 mai 2012

    Quand il arriva aux plaines de la vie,
    Le grand oiseau blanc, dans son bel élan,
    Reçut bravement, violente et nourrie,
    La volée de pierres de la vie.
    ( page 13)
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  • Par cicou45, le 29 décembre 2011

    "L'oeuvre d'un poète est liée intimement à sa vie : la joie ou la douleur de ses livres, ce sont les siennes particulièrement, mais exaltées et généralisées, jusqu'à devenir la joie et la douleur humaines [...]"

    Extrait d'une lettre de Vildrac à Verlaine
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  • Par meyeleb, le 24 août 2011

    Va, ne sois pas gêné de laisser paraître en toi
    La jeune fille et la mère que fut ta mère,
    L'enfant que tu étais et qu'à jamais tu demeures
    Et tous ceux là qui sont à ta base confuse;

    Et aussi tous ceux-là sur lesquels en passant
    Tu as appuyé avec tes yeux,
    Jusqu'à prendre et garder leur empreinte.
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La rencontre des copains
Ce premier volet tente de re situer l'origine du mouvement Unanimiste dans le contexte de l'époque (le début du vingtième siècle). A travers des entretiens croisés avec les principaux protagonistes, Jules ROMAINS, André CUISENIER, Charles VILDRAC et Victor DUHAMEL (frère de Georges), l'auteur les interrogent sur leur jeunesse, leurs rencontres, leurs débuts en poésie et en littérature....








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