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> Claire Malroux (Traducteur)
> Diane de Margerie (Éditeur scientifique)

ISBN : 2080706144
Éditeur : Flammarion (1993)


Note moyenne : 3.79/5 (sur 19 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Quatre courts romans. Quatre décennies : 1840, 1850, 1860, et 1870. Un thème commun : les moeurs de la faune aristocratique new-yorkaise qu'Edith Wharton connaissait si bien, son aveuglement, son égoïsme, son arrogance. Du fils de famille qui revient de son voyage dans ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (4)

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    • Livres 3.00/5
    Par TyJecyka, le 24 avril 2012

    TyJecyka
    Ce livre est en fait un receuil de 4 petits romans. 4 histoires qui se déroulent dans le New-York du XIXème siècle et qui décortiquent les codes et moeurs de l'aristocratie majoritairement issue de l' immigration d'Europe du Nord. Alors New-York est en pleine croissance économique et financière et déà la fracture sociale se fait sentir.
    Le style de l'auteure est très soigné tout en étant sans concession. C'est un style moderne et très critique, plein de sous entendus. On sent malgré tout que la plume de l'écrivaine est libérée par sa propre immigration en France, ce qui donne des satires vives et intelligentes de cette société alors entre deux cultures.
    J'ai beaucoup aimé l'organisation en textes courts.
    1- 1840 , L'Aube mensongère
    Lewis Raycie, fils d'un riche new-yorkais écrasé par la figure paternelle est mandaté par son père pour acquérir, en Europe, des toiles de Maîtres tel Raphaël.
    Mais Lewis, soit par passion soit par opposition, dépense la fortune allouée pour acquérir des toiles de peintres inconnus.
    Il passera sa vie, ruiné, à tenter de faire découvrir et aimer ces artistes à la population new-yorkaises encarcanée dans les standard de l'art.
    C'est bien des année après la mort de Lawis, que sa collection sera redécouverte et vouée à un autre destin...
    Ce roman nous emmène dans les méandres des obligations liées à l'autorité paternelle, à la transgression de l'interdit et ses conséquences sociales dans l'aristocratie .
    Le personnage principal est finalement eclipsé par celui de l'épouse soumise qui arrive en second plan mais qui finalement tient un rôle central dans le déroulement de l'intrigue.
    2- 1850 - La Vieille Fille
    Charlotte et Delia Lowell sont deux cousines issues de la petite bourgeoisie hollandaise immigrée à New-York où leurs familles respectives ont fait fortune.
    Elles ont besoin de faire des mariages stratégiques pour garantir leur place dans la société. Délia épouse un bon part et devient une femme socialement remarquable et remarquée. Charlotte, poitrinaire, est condamnée à rester vieille fille.
    Elle compense l'absence de mari et l'impossibilité apparente de maternité par la prise en charge d'enfants abandonnés. Elle en préfère une parmi tous: Télia.

    Un secret de famille unira les deux cousines et l'enfant dans le carcan des conventions sociales, des faux-semblants qui doivent sauver les apparences.
    Ce roman est de mon point de vue le meilleur du recueil.
    3- 1860, L'Etincelle
    Hayley Delane, joueur invétéré semble jouer sa vie comme une partie de poker, c'est aussi comme ça qu'ilépouse de façon imprévisible Leila Garcy, femme libertine et volage.
    Ce roman nous plonge dans ces familLes New-Yorkaises oisives et aisées où il semble que les blasons aient été dorés à coups de demies-vérités sur les histoires familiales et faits d'armes; ces familles où les seuls héritages sont les transmissions de postes clefs des établissements florissants, transmissions sans mérite, sans reconnaissance. Où tous les détails conventionnels sont une véritable communication non verbale ( tenues vestimentaires, salutations, précéance etc etc....)
    On navigue dans cette société où les relations sont le sel des édifices personnels mais qui sont aussi toute la fragilité de situations pouvant vite devenir précaires. Tous les moyens sont bons pour augmenter sa fortune, seule sésame pour garantir une place sociale acceptable, même au dépens de toute éthique, déontologique ou morale.
    On perçoit dans ce roman les prémices non négligeables de la fracture sociale issues du capitalisme galopant d'un New-York en pleine expansion.
    4- 1870, Jour de l'An
    Un incendie ravage l'hôtel de la 5ème avenue, hôtel où hommes et femmes se retrouvent en plein jour ...
    C'est la panique et dans les victimes fuyant les flammes: Lizzie Hazeldean et Henry Prest, reconnus par une poignée d'aristocrates réunis pour le jour de l'an et aux premières loges du "spectacle" depuis leur balcon. Parmi les invités: Me Hazeldean.
    Un récit sur les faux-semblants. On ne sait pas Mr Hazeldean a reconnu son épouse et il emportera le secret dans la tombe. Quelles étaient les relations entre Lizzie et Henry?
    Un récit sur les apparences, les on-dits, sur les médisances mondaines mais aussi sur la capacité des mondains à faire la pluie et le beau temps sur le ban de la bonne société...
    Un seul roman, sur les 4, m'a ennuyée (L'Etincelle). L'ensemble est agréable et les analyses ne sont pas obsolètes si l'on s'efforce de les transposer dans notre monde moderne.~
    J'ai d'autres titres dans ma liste, je recommande ce livre pour un premier contact avec l'auteure.
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    • Livres 4.00/5
    Par Nadiamilan, le 05 août 2014

    Nadiamilan
    Ce livre contient une de mes nouvelles préférées, ce fils de famille à qui son père confie une fortune pour lui constituer en Italie une collection qui lui attirera l'admiration du tout New York. Mais si le père n'y connait rien, le fils a une vraie sensibilité artistique et au lieu de ramener des Raphael, il s'éprend des primitif italiens. Il finira rejeté par son père, méprisé de tous, avec une collection sublime que personne ne visitera. Peinture cinglante des collectionneurs américains de la fin du XIX° siècle.
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    • Livres 4.00/5
    Par ignatus-reilly, le 28 juillet 2010

    ignatus-reilly
    Edith Wharton est elle-même issue du vieux New-York aristocratique et mondain dont elle se fait la narratrice.
    En 4 nouvelles, elle nous montre combien ce monde est refermé sur lui-même et sourd à toute idée nouvelle. Il faut rentrer dans la norme ou être exclu. C'est ce qui va arriver à chacun de ces héros:
    - le fils de famille qui ramène une fabuleuse collection de tableaux de son périple dans le Vieux-Monde
    - la jeune fille-mère qui sacrifiera tout au bonheur de son enfant y compris le fait d'être mère
    - l'épouse infidèle par amour (pour son mari) qui et qui restera fidèle à son mari même après la mort de ce dernier
    - le mari trompé qui doit fermer Les Yeux sur les incartades de son épouse
    Ce monde est un monde cruel et un broyeur d'âmes.
    C'est un recueil plein de finesse et non dénué d'humour.
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    • Livres 5.00/5
    Par jimpee, le 12 septembre 2012

    jimpee
    Ce livre de poche traînait depuis longtemps sur mes étagères, quelle erreur de ne pas l'avoir lu avant, c'est une petite merveille !
    Les 4 nouvelles se passent dans la classe aisée de New York : aristocratie de vieilles familles où il est de bon ton d'avoir des ancêtres hollandais et surtout familles fortunées et alliées entre elles. Wharton présente ainsi l'une d'elles : "Les Ralston et leurs ramifications constituaient un des pans les plus importants de cette société compacte. Issus de la bourgeoisie anglaise, ils n'étaient pas venus dans les colonies pour y mourir pour une foi mais vivre pour un compte en banque."
    Les différents récits se passent au cours de la seconde moitié du XIXe, il est amusant de voir qu'au fur et à mesure les coins chics progressent vers Central Park.....

    Lien : http://jimpee.free.fr/index.php/8419/
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Citations et extraits

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  • Par ignatus-reilly, le 21 juillet 2010

    Pourtant, comme l'avait fait remarquer un jour Jameson Ledgely, qui avait l'habitude de ne pas mâcher ses mots, on ne pouvait guère dire que le jeune Lewis fût précisément le genre d'embarcation qu'Halston eut mis à flot si la conception de son fils et héritier lui avait incombé.

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  • Par ignatus-reilly, le 21 juillet 2010

    Mais, elle était vive, serviable, dotée d'un bon caractère et, ainsi que le soulignaient les amis de Mr. et Mrs. Kent, son absence de beauté facilitait les choses. Il y avait deux Kent en pleine croissance, Bill et Donald, et si cette cousine sans le sous avait eu un teint de lys et de rose -- eh bien, elle aurait demandé une plus grande surveillance et peut-être payé par un acte de perverse ingratitude la bonté de son oncle et sa tante. Mais son apparence excluant un tel risque, les Kent pouvait se montrer naturellement bien disposés envers elle.
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  • Par TyJecyka, le 24 avril 2012

    J'ai horreur des actes en fin de compte charitables; ils sont à peu près aussi consistants que du mouton froid servi le troisième jour.

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  • Par ignatus-reilly, le 21 juillet 2010

    Vêtue de l'ancienne robe de popeline gris tourterelle de sa mère, nouvellement incrustée d'étroites bandes de ruban de velours cramoisi, une écharpe d'hermine nouée sur sa poitrine, et coiffée d'une capote neuve en poils de castor garnie d'une plume retombante, elle possédait déjà un peu de l'assurance et de la majesté d'une femme mariée.

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  • Par TyJecyka, le 24 avril 2012

    Un farouche instinct de défense, nourri par l'expérience, l'avait rendue plus observatrice et plus lucide que les charmantes créatures qui passaient de la nursery au mariage comme si on les ôtait d'un berceau tendre de rose pour les mettre dans un autre. "On les berce - on les a toujours bercées".

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