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Critiques de Bernard Werber (3625)
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Troisième Humanité
  06 janvier 2013
Troisième Humanité de Bernard Werber
Au risque de me faire incendier dès mon premier commentaire, ma critique va détonner dans ce concert de louanges envers Mr Werber.



Oui ses livres se lisent facilement, sa prose est simple et permet de donner une rapidité, difficilement atteignable autrement, au déroulement de l'histoire. Ça séduit le lecteur.

Oui les sujets traités sont intéressants.



Mais j'ai plusieurs reproches à faire à Mr Werber :



- ses romans, que je trouvais sinon révolutionnaires, du moins intéressants et rafraichissants au début (trilogie des fourmis et les Thanatonautes/l'Empire des Anges) me semblent en manque notoire d'inspiration : les personnages principaux se ressemblent les uns les autres quand ils ne ressemblent pas à l'auteur, les thèses développées sont globalement les mêmes, probablement reflet de la pensée de l'auteur (féminisme, écologisme et humanisme notamment, valeurs que je respecte). Si bien que depuis quelques années on a l'impression de lire et relire peu ou prou le même livre remaquillé à chaque parution.



- le style simple et rapide, s'il peut être accrocheur au départ, devient fatiguant. Certes c'est la marque de fabrique de l'auteur, mais il faut parfois explorer de nouvelles voies, quitte à se planter.

Mais il est bien plus pratique et confortable de rester dans un style qui a fait ses preuves, et qui permet d'être lu par le plus grand nombre, je le conçois.



- ma dernière critique est touche ce qui me gêne le plus dans ces romans : le manque total de rigueur scientifique! Je ne relève ici que les plus grosses, et seulement celles concernant "La Troisième humanité".

En effet, des personnages tels que Mélanie Tesquet, Richard et David Wells, présentés comme des scientifiques (un paléontologue et son assistante, l'autre un spécialiste de l'évolution) doivent avoir quelques notions de ce qu'est la rigueur scientifique : qu'un personnage présenté comme un éminent chercheur fasse l'erreur de nous dire que lorsqu'on multiplie la hauteur d'un individu par 10 (17m) , sa masse soit aussi multipliée par environ 10 (1 tonne) tout en gardant des proportions similaires à celles de notre espèce, c'est une aberration : si la taille est multipliée par 10, elle l'est dans les 3 dimensions de l'espace, et donc logiquement la masse est multipliée par un facteur 1000 (10x10x10). Ces individus pèseraient donc environ 100 tonnes. Pour comparaison, un éléphant d'Asie peut mesure 3,5m de haut, 6m de long et peser 5 tonnes.

De même pour le volume des poumons, qui devrait être multiplié par 1000 et non 10 (je passerai sur le raccourci "taille des poumonsx10 => apnée 10x plus longue, qui n'a aucun sens puisque les besoins en oxygène du corps sont relativement proportionnels à l'augmentation de la taille).



Une autre ineptie proférée par Richard Wells est celle qui dit que les individus de grande taille sont désavantagés par une baisse générale de la température du fait qu'ils perdent plus de chaleur que les petits. Je cite :

"- Le climat change. Deuxième grande catastrophe après le déluge : une brusque glaciation. Cette baisse de température aurait joué en défaveur des géants, explique-t-il.

- Étant plus grands, ils avaient une plus large surface d'épiderme exposée au froid." (p 32)

A proportions égales, un individu plus grand a un rapport surface/volume (et donc à quelque chose près surface/masse) moins élevé, ce qui implique qu'il perdra moins d'énergie par unité de volume du fait du rayonnement thermique.

C'est ce que l'on appelle la règle de Bergmann.



Toujours pour expliquer la disparition de ces géants :

" - Voilà donc la quatrième catastrophe qui a frappé leur civilisation, déclare Vanessa.

Ils éclairent l'image qui représente une sorte de boule surgissant des nuages.

- On dirait un... astéroïde, murmure-t-elle.

Le choc aurait modifié la gravité, avantageant encore plus les petits humains au détriment des derniers géants, confirme Mélanie."



Depuis que la Terre existe, des objets célestes lui tombent sur le coin de la figure tous les quatre matins. Mais la masse de ces objets (même ajoutée) est tellement minime comparée à celle de notre planète que les modification de sa gravité peuvent être considérées comme nulles.

Donc deux choses l'une : soit cet astéroïde est assez colossal pour modifier la gravité terrestre, et on se retrouve avec un objet céleste qui n'a plus rien à voir le microbe de 10km de diamètre (oui, un microbe! La terre fait environ 12800km de diamètre...) qui vint à bout des dinosaures, et dans ce cas on a une extinction massive de la vie sur Terre y compris pour les "petits" humains (d'autant qu'avec un tel évènement les effets durent quelques centaines de milliers d'années, alors 8000 ans plus tard...).

Soit cet astéroïde ne provoque pas de catastrophe majeure et dans ce cas on peut considérer que sa taille n'est pas non plus suffisante pour induire un changement de gravité notable.



Une autre erreur "bête" est celle concernant la mémoire de la Terre. Que Mr Werber veuille donner une mémoire à cette bonne vieille Gaïa, allons-y! Que cette mémoire repose sur le pétrole, soit!

Mais dans ce cas, la Terre ne peut être capable de se souvenir d’évènements s'étant déroulés avant son apparition. La communauté scientifique considère que le pétrole est formé par accumulation puis enfouissement de matière organique dans des zones sédimentaires. Qui dit "matière organique" dit "vie". Vous l'aurez compris, le pétrole est apparu après la vie sur terre, donc, dans l'état actuel des connaissances, au mieux il y a 3,8 milliards d'années.

Et donc la Gaïa ne peut se souvenir de ce qui s'est passé avant, notamment du Big Bang, de sa formation, de la collision avec Théia, etc.





Je m'arrêterai là mais il ne s'agit là que des plus grosses aberrations que j'ai pu lire dans ce livre. Et elles seraient facilement évitable avec un peu de recherches et de rigueur.



Que Mr Werber veuille faire de la Terre un être conscient avec une mémoire basée sur le pétrole, cela ne me gêne pas, c'est de la science-fiction et je me dis pourquoi pas c'est assez original.

Mais que ses personnages "scientifiques" fassent des erreurs de raisonnement qu'un élève de deuxième année en fac de Biologie ne ferait pas, je trouve cela décevant et presque insultant pour le lecteur.





Voilà, ceci était mon coup de gueule. Mr Werber, un peu de nouveauté, un peu plus de rigueur scientifique (d'autant que vous êtes un ancien journaliste scientifique!), et vos histoires ne s'en porteront que mieux.







PS : p 182, on retrouve encore une erreur troublante de l'auteur à travers Gaïa (à moins qu'elle n'ait déjà perdu la boule?)

Passons sur l’inexactitude du "un jour un poisson sortit de l'eau", ce n'est clairement pas la façon dont tout cela s'est passé. Mais c'est un raccourci pratique (bien que lassant pour le biologiste moyen) qui permet d'expliquer "à peu près" comment les choses se sont passées.

Bref, l'objet ici est le manque de logique flagrant de Gaïa : elle date le début de la conquête terrestre par les vertébrés d'environ 521 millions d'années, nous dit qu'il s'agissait d'un herbivore, puis nous dit que des "plantes avec des racines" sont apparues il y a 475 Ma, soit presque 50 Ma plus tard que le premier vertébré terrestre. Son espèce aurait donc survécu 50 Ma sans manger???

Si les plantes terrestres apparaissent bel et bien il y a environ 475 Ma, les premiers tétrapodes (=>vertébrés terrestres) ne sont là que 100 Ma plus tard, largement précédés par les arthropodes.



Enfin, pour donner un aspect plus scientifique à ses personnages, Mr Werber aurait aussi pu écrire les noms scientifiques d'espèces en italique, comme le veut la nomenclature en vigueur (il s'agit là de pinaillage, certes).
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Les Fourmis
  30 avril 2013
Les Fourmis de Bernard Werber
Premier roman de la trilogie des Fourmis paru en 1991, Les Fourmis me semble être le livre le plus abouti et approfondi de Bernard Werber. Outre l’histoire : la découverte, par Jonathan Wells, d’une entrée secrète permettant d’accéder au monde des fourmis dans la cave de son oncle ; ce livre nous propose surtout de découvrir les fourmis, leurs développements, leurs morphologies, leurs reproductions. Mais aussi leurs univers et leurs modes de fonctionnement : communication entre les insectes, organisation des cités, manière de vivre, leurs atouts, leurs points faibles, la vie au sein d’une colonie…



Bref, on est presque plongé dans le quotidien de ces insectes. Puisque ces fourmis s’expriment et nous livrent leurs pensées. Certaines dirigent et organisent les batailles et la défense de la super-colonie ; d’autres obéissent et suivent la direction du « système politique » et passent leur temps à construire une cité toujours plus puissante et toujours plus grande pour la gloire de leur reine, et il y a celles qui s'assurent de la pérennité des nouvelles générations.



Là où s’est intéressant, c’est que Bernard Werber n’a pas hésité à montrer, au fur et à mesure de l’histoire, les similitudes entre sociétés humaines et sociétés fourmilières.



Une excellente façon de les découvrir et d’en apprendre plus… Je ne les ai plus jamais regardés de la même façon après m’être plongé dans Les Fourmis, ni elles, ni les autres insectes d’ailleurs.
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13 à table ! 2016
  14 novembre 2015
13 à table ! 2016 de Bernard Werber
Pourquoi je l’ai choisi:



L’année dernière j’avais joué le jeu de l’unité derrière cette bannière du cœur, des Restos du cœur. Il me semblait évident, voire important de promouvoir ce genre d’actions car nous ne pouvons rester insensible à cette association d’entraide aux plus démunis. L’année dernière c’était 3 repas distribués, cette année 4… 5 euros ce n’est pas tant que ça d’investissement quand on sait que certains sont si dépendants de cette aide.



Ce que j’ai ressenti:



Parlons chiffre donc et du 13 en particulier. A l’heure des infos qui tournent en boucle dans le foyer, 13, n’est ce pas un chiffre maudit????…C’est donc les larmes aux yeux, la boule au cœur que j’écris cette chronique mais il me parait indispensable de rester mobiliser et de ne pas se laisser envahir par la peur, de rester soudés dans nos plus belles actions qui nous caractérisent, de faire bloc ensemble.13, quelle petite déception de ne trouver que 12 auteurs, mais bon, cette douzaine a rempli haut la main mes attentes, et ce thème de Frères et Sœurs sonne bien avec une de nos plus belles valeurs françaises: la Fraternité.



C’est un thème si riche que je ne m’étonnes pas qu’il est su inspirer ces auteurs! Un sujet fort, empli d’amour et de répulsion, une infinité d’échanges qui nous met en lumière notre propre place au sein de la fratrie qui nous est propre. Un sacré remue ménage dans nos forts intérieurs!!!!Maintenant, à table!!!!!



Françoise Bourdin ouvre encore le bal de ce recueil de nouvelles, et nous offre une fraternité d’entraide. Chacun des deux frères comblent les manques de chacun, une belle preuve d’amour!



« Dans une fratrie, la solidarité n’était-elle pas de rigueur? »



Michel Bussi m’a totalement surprise, comme à son habitude, avec ses sœurs photographes.



Chattam m’a ravie jusqu’au vomissement avec son histoire de frères et sœurs.



Stephane de Groodt m’a laissée par contre très perplexe avec son histoire de frères Coen.



François d’Epenoux nous offre une photo de famille pathétique et plutôt triste.



« J’étais leur petit frère et tout allait pour le mieux dans la meilleure fratrie du monde. »



Karine Giebel dénonce un fait de société mondial immonde et je me joins à elles, mes sœurs de cœur, qui choisissent la Liberté. Un texte fort et triste mais un mal nécessaire pour sensibiliser les gens à cette horreur perpétrée dans trop de pays encore.



Douglas Kennedy montre que les affaires de famille ne sont jamais propres, et les confidences trop souvent dangereuses!



Alexandra Lapierre nous invite à découvrir une fratrie pas comme les autres sous couvert de secrets inavouables derrière les sourires de circonstances.



Agnès Ledig nous crée une famille Nouvelle, loin de celles traditionnelles…..



Nadine Monfils m’a surprise avec son personnage rêveur et à coté de la plaque!!!!Une histoire dérangeante!



« Et qui te dis que les gens qui réalisent leurs rêves sont plus heureux que ceux qui se les imaginent? La réalité déçoit toujours. L’imagination, jamais. »



J’ai adoré le monde coloré de Romain Puertolas.



On retrouve Bernard Weber en conclusion comme l’année dernière pour une histoire de jumellité hors du commun.



L’année dernière j’avais fait un top 3 (très spécial, lol) si je devais en refaire un cette année avec ce recueil, je mettrai Michel Bussi, Maxime Chattam et Bernard Weber, car ce sont les trois histoires qui m’ont le plus déstabilisée dans ce thème de la fratrie!!!!



En bref, un bon moment de lecture dans l’ensemble!!!!


Lien : https://fairystelphique.word..
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La boîte de Pandore
  16 décembre 2020
La boîte de Pandore de Bernard Werber
♫Demandez-moi de réduire en poussière

Cette planète où un dieu se perdrait

Elle est pour moi comme une fourmilière

Qu'on écrase du pied

Demandez-moi de tuer la lumière

Et d'arrêter ce soir le cours du temps

Tout me paraît réalisable, et pourtant...

Quand je la regarde, moi l'homme loup au coeur d'acier

Devant son corps de femme, je suis un géant de papier♫

-Jean-Jacques Lafon-1985-

---♪----♫----🐬----🧘‍♂️----🐬----♫----♪---



Boite de Pandore

Aie confiance crois en moi

Que je puisse veiller sur toi

J' va essayer de vous planter le décor

Fais un somme sans méfiance

Je suis là, aie confiance

Bouche-toi les tymPans...Dors

Le silence propice te berce

Souris et sois complice

Derrière le rideau, un escalier en colimaçon

tu le descends, retiens bien la leçon

après dix marches, un long couloir

Devant cent portes, sans heurtoirs

Les trois coups...Pan-Pan-Pan- Doors

L'Histoire est une suite de mensonges

sur lesquels on est tous d'accord....

Nous croyons que nous agissons en notre âme et conscience, guidés par notre libre arbitre, et pourtant...

Force de l'eau contre force de l'air

Nous invoque l'EAUpression

Il reste la Rouar dans notre sang

L'énergie de vie résiste au temps

L'Atlantide était peuplée de Géants

la cité engloutie dans un océan

Prométhez respect avant d'y aller

Même les Titans n'ont pas pieds...

1-2-3 vous pouvez remonter 😺



Hypnose régressive

Replongez dans vos métamorphoses

Visitez vos vies antérieures

Puissance d'une Science Alternative

En appréciant cette Werber prose

Essayez !!!! Tirez-en le meilleur...

"https://www.youtube.com/watch?v=BCPSw0KgWHc&t=3s"

(si ce lien ne fonctionne pas, cherchez vidéo "Lilou-Werber")





Encore mieux que "les fourmis",

fourmi-double, un coup de génie !















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Les Fourmis
  23 avril 2014
Les Fourmis de Bernard Werber
J’ai longtemps ignoré ce livre dans ma bibliothèque persuadée que je n’aimerais pas.

Grossière erreur ! En plus du rythme, de l’originalité, de la sagesse qui s’en dégage, l’histoire est prenante, les personnages sont attachants.

Oui je me suis attachée à ces petites fourmis rousses, impossible de lâcher le livre. Depuis je souris en regardant les fourmis arpenter les bacs à fleurs de mon balcon.

Ce livre est grandiose et j’encourage surtout les réfractaires au label Science-Fiction (comme moi) à lire ce livre sans a priori. On n’est pas déçu.
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Demain les chats
  11 juin 2017
Demain les chats de Bernard Werber
J’en suis à mon seizième roman de Bernard Werber, et je dois avouer que je ne sais pas ce qui me pousse à en lire encore. Plus d’effet de surprise, et à part une idée assez originale, celle du chat connecté, j’ai trouvé ce roman assez quelconque et sans relief, le savoir relatif et absolu étant dispensé cette fois par le chat Pythagore, ce qui donne l’impression que l’auteur a introduit des informations dans un roman, sans la petite halte à laquelle nous étions habitués. Par ailleurs, j'ai trouvé que ce roman était parsemé d’incohérences, (peut-être suis exigeante) : Bastet la chatte est sensée être totalement ignorante, et pourtant elle parvient à nommer pas mal d’éléments, notamment un escalier en colimaçon qu'elle découvre sur son chemin, pas mal pour un chat ignorant.



Bernard Werber s’est certainement servi de connaissances sur les chats et a su mettre en évidence l’instinct de chasse et les qualités propres au chat toutefois, il a trop humanisé la gent féline et là, cela m’a vraiment agacée : Bastet décide de faire l’amour, soit, on va imaginer qu’elle est en chaleur, mais non, elle recommence dès que possible certainement au delà de la limite de la durée de chaleur chez le chat et les ébats se convertissent en pratique très humaines, je doute que l’anatomie du chat le permette, et je ne parle pas de l’arrivée au septième ciel de la minette… où peut-être suis-je trop terre-à-terre !

L’aventure sur fond post-apocalyptique en elle-même fait passer un bon moment de lecture, sais ce roman ne me laissera pas un souvenir inoubliable.



Mettons-le dans nos pal pour le lire sur la plage !
Lien : http://1001ptitgateau.blogsp..
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Demain les chats
  03 octobre 2016
Demain les chats de Bernard Werber


Je m'appelle Pythagore.

Je suis un chat siamois un peu particulier puisque, ancien animal de laboratoire, j'ai une prise USB implantée dans mon crâne ( comme un troisième œil ) et reliée à des endroits stratégiques de mon cerveau. J'ai donc accès une fois connecté à l'ensemble des connaissances via ce que les hommes appellent "l'Internet".

Récemment, alors que je continuais à surfer sur la toile, cherchant toujours à accumuler davantage d'informations, je suis tombé sur un site littéraire qui référence différents avis sur le livre écrit par Patricia ( humaine dont les talents de chamane permettent de communiquer avec nous, les chats, par le rêve ) et relatant les aventures de mon amie Bastet et moi-même, ainsi que notre évolution avant et pendant la Grande Catastrophe. Le livre s'appelle Demain les chats, et a été écrit sous l'identité de Bernard Werber, un écrivain quelque peu futuriste du siècle passé qui aurait très bien pu inventer cette histoire avant l'heure.

Ayant depuis les évènements enfin appris à tapoter sur un clavier adapté à mes coussinets et mes griffes rétractiles, je retranscris ici à mes lecteurs humains et félidés quelques extraits de critiques. J'ignore par contre si elles sont le fruit de différentes personnes ou d'un seul babeliote profondément schizophrène :



*Roman post-apocalyptique profondément ancré dans la réalité et se déroulant dans un futur qu'on devine proche, Demain les chats évoque tout d'abord le terrorisme, les émeutes, les ravages d'une guerre aveugle. Les êtres humains qui s'en sortent ( environ 1/4 de la population ) vivent en petits groupes et essaient de survivre. Certains font rôtir des chats à la broche, d'autres font alliance avec ces mêmes chats avec lesquels une forme de complémentarité s'installe face à leur ennemi commun : les rats et la peste d'un nouveau genre qu'ils véhiculent alors qu'ils prolifèrent. Roman inclassable mêlant horreur et anticipation, Demain les chat n'est d'ailleurs pas sans rappeler deux oeuvres majeures du regretté James Herbert : La trilogie des rats bien évidemment ("Un scientifique humain s'est aperçu que, du fait de la montée des températures, les rats deviennent de plus en plus grands et de plus en plus gros") ainsi que Fluke. En effet, dans son livre Werber nous fait entrer dans la tête des chats comme le Britannique nous faisait vivre les pensées d'un chien ( ou plus précisément d'un homme réincarné en canidé ).



*Moi j'aime bien les livres avec des animaux et il y en a beaucoup dans Demain les chats ! Il y a des chats bien sûr mais aussi un lion, des chauves souris, une araignée, des oiseaux, des chiens, un poisson rouge, une souris. Certains parlent mais pas tous. C'est un peu comme dans Walt Disney. D'ailleurs j'étais content quand l'écrivain a évoqué les Aristochats.



*Comme dans chaque roman de Werber, celui-ci permet d'apprendre en s'amusant, ou du moins de nombreuses informations et anecdotes scientifiques et historiques jalonnent les pages de Demain les chats, s'intégrant parfaitement à l'histoire sans avoir besoin cette fois de multiplier les extraits de l'encyclopédie du savoir relatif et absolu d'Edmund Wells. Ainsi, sans avoir l'impression de lire un ouvrage indigeste, vous connaîtrez presque tout sur le chat : son adulation chez les Egyptiens, son importation progressive dans différents pays du globe, pourquoi il a été assimilé à la sorcellerie pendant le moyen âge puis réhabilité à la Renaissance. Vous apprendrez l'existence de la ronronthérapie ; vous saurez que Félicette fut la première chatte dans l'espace ou que Stubbs, autre félin, a été élu maire de la commune de Talkeeta ( Alaska ). Surprenantes, amusantes ou graves, connues ou pas, ces histoires dans l'histoire enrichissent le roman d'une agréable touche culturelle.



*La lecture du roman a beau être plaisante, par moments c'est vraiment n'importe quoi. Je sais bien qu'avec Werber il faut accepter de laisser s'envoler son imagination, de croire volontiers à l'existence d'un septième sommeil, de micro-humains créés scientifiquement, d'un Olympe peuplé de dieux mythologiques, de chats connectés à Internet pourquoi pas ... mais quand ces mêmes matous se régalent avec du caviar, ont de profondes pensées métaphysiques ou font l'amour à la façon des êtres humains ("Je lui présente ma croupe, mais au lieu de me prendre en montant sur moi, il me propose de faire l'amour de face. Il n'arrête pas de m'embrasser et de me caresser à la manière des humains" ), qui plus est dans le lit à baldaquin du président de la république française, de l'onirique au ridicule, le pas est franchi.



*Si on m'avait dit que pour la rentrée littéraire 2016 les éditions Albin Michel publieraient un livre où les héros se prénomment Hannibal, Bastet, Pythagore ou Wolfgang, j'aurais plutôt parié sur Amélie Nothomb.



*Bernard Werber se renouvelle en mettant cette fois le lecteur dans la peau de la chatte Bastet, lui faisant partager ses envies, ses idées, ses besoins, ses révoltes et ses réflexions. C'est elle qui narre son histoire sans bien comprendre tout d'abord les bipèdes qui l'entourent. Elle relate tout de son attitude envers sa maîtresse ( qui en l'occurence serait davantage sa servante humaine ), se présente sans réserve comme amante ou mère, attentionnée ou pas.

Pourtant, les thèmes abordés sont toujours ceux qui sont chers à l'auteur : la réincarnation, la planète en tant qu'entité vivante indépendante, l'écologie, l'homme qui s'achemine vers sa propre destruction, et même brièvement les fourmis ("chez les fourmis on inculque aux petits des valeurs d'entraide").

La communication est quant à elle au coeur du livre, avec un parallèle évident entre les difficultés de Bastet à se faire comprendre des autres créatures vivantes ( humaines et animales ) et le refus de l'homme d'accepter que plusieurs religions puissent coexister ou que sciences et croyances puissent être compatibles.



Je dois bien avouer que certaines allusions m'ont échappé, mais j'ai l'impression que notre histoire a divisé les lecteurs humains. Certains semblent sceptiques voire déçus tandis que d'autres semblent enchantés d'avoir eu accès à notre Histoire. Je crois aussi que certains n'ont pas vraiment compris le message que nous souhaitions faire passer ou ont été perturbés par notre similitude avec eux par bien des aspects. En tout cas je vous ai retranscrit fidèlement les différents commentaires afin que chacun puisse tenter de se faire sa propre opinion sur l'intérêt ou non d'une telle lecture.



Avec mes miaulements distingués,

Pythagore
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La boîte de Pandore
  03 février 2019
La boîte de Pandore de Bernard Werber
Dans La boîte de Pandore, Bernard Werber plonge dans les trésors enfouis de notre mémoire, nous proposant un voyage surprenant dans les vies antérieures. Faut-il être spirituel et avoir la foi en cette théorie de la réincarnation pour lire la boîte de Pandore? Je dirai que non car Werber ne prend pas le parti de la polémique ni de la voix spirituelle ici. Bien dommage selon moi. J’aurai préféré une histoire bien plus tranchée sur ces vies antérieures qui peuvent avoir, selon moi, bien des conséquences sur notre vie actuelle. Phobies, toc, peurs, addictions, peut-être faut-il y chercher un sens loin dans notre inconscient.



René Toledano, 32 ans, professeur d’histoire est invité sur le plateau de la boîte de Pandore, un spectacle d'hypnose pour régaler les spectateurs.

Opale, l’animatrice le fait alors descendre dans les couloirs de son inconscient. Devant lui, une série de portes numérotées, correspondant au nombre de vies antérieures vécues de René. Le voyant rouge s’allume sur l’une d’elles. René s’y engouffre et rejoint un moment crucial d’une de ses anciennes vies. En transe, il ressort de cette expérience traumatisé et perturbé.



C’est le début des complications pour René mais aussi des révélations sur les conséquences de cette vie sur sa vie actuelle. René n’est pas en reste et poursuivra l’exploration de ses vies antérieures.



On découvre ici de multiples sujets en rapport avec la mémoire: la maladie d’Alhzeimer dont en souffre le père de René, la manipulation, les souvenirs, le sommeil. Mais aussi d’autres thèmes abordés : l’histoire par exemple. René étant professeur d’histoire, tout tourne ici autour de ce thème ainsi qu’autour de l’éducation et l’enseignement. La philosophie et la mythologie grecque ont aussi la part belle dans ce roman.



Un roman de science-fiction un peu trop rocambolesque à mon goût qui m’a semblé aller un peu trop dans tous les sens. Une histoire qui ne régalera pas les fervents partisans de la réincarnation et de la spiritualité mais dépaysera les lecteurs avides de sensationnel.

Je ne me défais pas de mon affection pour l’Empire des anges qui restera selon moi, le meilleur roman de B. Werber.
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Depuis l'au-delà
  08 janvier 2018
Depuis l'au-delà de Bernard Werber
Et je persiste encore et toujours à lire les romans de Bernard Werber … mais avec ce dix-septième roman ingurgité, je suis passée du stade Werbeeer !!!!!! J'en veux encore…. Au stade de la nostalgie du Werber découvert il y a bien longtemps maintenant (on va dire vingt ans), un werber qui étonnait, et que je lisais en deux jours.



J'ai craqué pour ce dernier roman en raison du titre : depuis l'au-dela… et en raison de sa configuration : tiens, tiens… de l'encyclopédie du savoir relatif et absolu de Wells… ça ressemblait aux "Werber d'antan". J'ai donc craqué et je me suis mise à la lecture de ce texte qui rappelait bien les thanatonautes, l'empire des anges et la suite de par son thème, mais qui finalement en était assez éloigné, la vision de l'après-vie étant ici envisagé en dehors de toute considération religieuse ou presque, avec 90% d'âmes errantes qui restent sur terre dans la proximité des vivants, et 10% de réincarnation.



Le lecteur se retrouve en présence d'une espèce de hiérarchie céleste constituée, non plus d'anges, mais de gens morts depuis bien longtemps et qui furent des personnalités de leur vivant, qui propose parfois de bonnes réincarnations clé en main pour qui le désire, le libre arbitre des individus se poursuivant après la mort, de défunt s'amusant à faire des cabrioles puisque, pur esprit, il goûtent la joie de ne plus être freiné par un corps, d'écrivains trépassés qui se battent à coup de vampire, de monstres, de créature des abysses, de croque-mitaines et de chien des Baskerville dont ils accouchèrent jadis dans les romans écrits de leur vivant, bref beaucoup de fantaisie et trop peu d'emprunts aux mythologies de la mort dont Bernard Werber nous avait copieusement régalés dans sa pentalogie du ciel.



Quel était alors l'objectif de l'écrivain ? Faire mener une enquête à ses héros ? On reste sur sa faim, imaginer l'après vie ? Pourquoi reprendre ce sujet après avoir suffisamment creusé la question auparavant ? S'amuser avec un sujet tabou pour nombre de lecteur et offrir un moment de doux délire avec des vivants ou avec un défunt masculin qui découvre les joies de l'incarnation dans un corps féminin ? déjà vu !



Je ne saisis donc pas le but de cet écrit qui ressemble à une agglomération d'instants, d'événements et de péripéties qui se succèdent pour un final banal qui laisse à désirer.



Malgré tout je dirais que j'ai passé un bon moment de lecture, sans plus !
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Les Fourmis
  29 mai 2014
Les Fourmis de Bernard Werber
Nous avons trois livres pour le prix d'un :



Le premier livre nous raconte l'histoire de la fédération bélokanienne avec en vedette la princesse 56, le prince 327et la soldate 103 683 pour la première partie auxquelles s'ajoutera plus tard la soldate 4 000. On nous raconte une partie de l'histoire ancienne de cette fédération, de son évolution, de ses guerres et de son histoire récente. C'est une histoire passionnante avec ses rêves et ses déceptions.



Une fois que nous avons réussi à nous familiariser avec son vocabulaire, ses mœurs et sa culture nous nous attachons facilement à cette société différente de la nôtre. Nous la voyons évoluer, inventer de nouvelles armes pour se défendre et élaborer des stratégies militaires pour vaincre les envahisseurs.



Nous avons ensuite l'histoire de la famille Wells avec en vedette, Jonathan, le père; Lucie, la mère; Jonathan le fils et Augusta, la grand mère. Cette famille vient d'hériter de la maison de son oncle Edmond. Dans cette maison, il y a une cave dans laquelle il y a une porte et derrière cette porte, un escalier qui n'en finit plus. Cette histoire à un rythmer beaucoup plus lent que la première. L'histoire de cette famille et de son escalier sans fond est assez répétitives. Tous ceux qui osent y aller n'en reviennent pas. Le seul suspense de cette histoire c'est de savoir ce qu'il y a au bout de cet escalier.



Le troisième livre est le résultat des recherches de l'oncle Edmond qu'il a écrit sous le titre :

Encyclopédie du savoir relatif et absolu.



Cette encyclopédie permet à l'auteur de nous fournir une foule d'informations technique mais, surtout la pensée de l'auteur.
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Demain les chats
  02 juin 2018
Demain les chats de Bernard Werber
Je suis plutôt chien que chat .. c'est sans doute ça qui a fait que…



Un roman pas très long en pages , mais interminable à la lecture.

Ce n'est certainement pas non plus l'écriture de Werber parce que en général j'aime bien. Enfin j'aimais bien pour être parfaitement honnête.

Depuis un certain temps j'ai un peu plus de mal avec l'auteur.





Je trouve qu'il se répète beaucoup.

Pour ce roman ci , je n'ai absolument pas accroché, le chat Pythagore me sort part les yeux.



En bref pas grand chose à dire sur ce roman sauf que j'ai franchement détesté.

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La boîte de Pandore
  03 janvier 2019
La boîte de Pandore de Bernard Werber
Après nous avoir introduits dans l'au-delà, au contacts de créatures diverses, et nous avoir présenté les Dieux de l'empire des anges, après avoir imaginé ce que pouvait être la vie d'un individu devenu pur esprit, communiquant par médium interposé, Bernard Werber exploite cette fois le sujet des vies antérieures et de la réincarnation.



C'est avec un style fort plaisant qu'il aborde ce sujet en donnant vie à René Toledano qui, sur commande, parvient par l'auto hypnose à remonter le temps et se servir de ses vies pour agir sur le présent.



Il ne se contente pas de ce thème. René Toledano, professeur d'histoire, soucieux de rétablir la vérité historique qu'il juge trop souvent falsifiée, au grand dam de ses élèves qui préparent le bac, démissionne de son poste d'enseignant et, après moultes péripéties, va tenter de réécrire le passé pour influer sur le présent, thème qui offre de grandes possibilités et sur lequel bien des écrits ont vu le jour.



Il en profite pour faire revivre les Atlantes, habitants de la mythique île engloutie, et présente l'Atlantide, sous la forme d'un paradis terrestre vieux de douze-mille ans, sur lequel les hommes ne connaissent ni peur, ni stress, ni guerre, ni convoitise. Les passages racontant cet Atlantide sont d'ailleurs très reposants. A l'Atlantide, l'auteur oppose avec compétence notre civilisation et ses travers.



Comme tout Werber qui se respecte, il entrecoupe les chapitres d'apports propres à cultiver le lecteur sur différents thèmes : la mythologie, l'histoire, la mémoire…



Dans une vidéo de présentation de son roman, Bernard Werber affirme prendre la parole en tant que scientifique, ce dont je ne doute pas, toutefois j'ai lu ce livre en considérant au contraire que ses textes sont fort peu scientifiques puisqu'il émet des hypothèses qui proviennent de son imaginaire très riche, et produit une histoire que je qualifierais de fantaisiste dans laquelle aucune rigueur scientifique n'a sa place.



Je peux cependant affirmer que j'ai passé un excellent moment de lecture car j'ai retrouvé le grand Werber qui dans certains de ses derniers romans, a pu me faire pester parce que je jugeais que ses écrits perdaient en qualité, et qui à nouveau, m'amène à me demander en refermant le livre : « à quand le prochain Werber ??? »



Challenge pavé

Challenge multi-défis

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Le sixième sommeil
  05 octobre 2015
Le sixième sommeil de Bernard Werber
Où est passé le Werber des Fourmis et des Thanatonautes?



Certes, il fait toujours la preuve d’une imagination débordante, dans un but avoué de parvenir à un niveau de conscience et de connaissance supérieur, pas pour lui même, mais pour l’ensemble de l’humanité qui se débat dans un vase clos, envahie plus par ses certitudes que par ses doutes.



Cette fois, ce sont les rêves qui constituent le portail d’une conscience augmentée : c’est une manne dont on ne se nourrit pas. Beaucoup des adultes pensent même ne pas rêver, alors que c’est juste le souvenir qui leur fait défaut. Et pourtant cette activité du cerveau est fondamentale dans notre équilibre psychique. Même si toutes les fonctions n’en sont pas encore élucidées, on connaît les conséquences délétères d’une suppression chimique des rêves, particulièrement en France où l’on surconsomme les somnifères à base de benzodiazépines, qui détruisent l’architecture du sommeil, grèvant ainsi le fonctionnement de la mémoire, à court ou à long terme.



Alors Bernard Werber part explorer cette terra incognita, comme Christophe Colomb et ses caravelles partit pour les Indes. De Paris à Kuala Lumpur, le personnage principal , aidé par son métier (il est neurophysiologiste), va se lancer dans la recherche du 6ème stade du sommeil, celui qui vous fait accéder au coeur de votre propre inconscient, et ainsi de régler les conflits personnels in situ.



Bernard Werber s’est inspiré du mode de vie d’une tribu aujourd’hui disparue, les Senoïs, que la déforestation massive a détruite, et qui accordait une grande importance aux rêves, cultivant l’art de s’en souvenir, de s’en servir dans les relations avec les autres membres de la communauté.



C’est plutôt intéressant comme propos. Alors qu’est-ce qui cloche?



En premier lieu, l’écriture. Les fautes d’orthographe, de syntaxe (Je pensais que plus personne ne disait « vous n’êtes pas sans ignorer »…), les dialogues artificiels, les inclusions mal réussies d’information didactique…ça fait beaucoup pour réussir à entrer dans l’histoire.



Par ailleurs, ça ressemble beaucoup à un roman précédent « Les thanatonautes », à ceci prêt que c’était la frontière entre la vie et la mort qui était le but à atteindre. Le style était-il meilleur ou l’histoire m’avait-elle davantage séduite, peut-être par sa nouveauté?





J’ai été une fan. J’ai lu tous ces romans. La lassitude me gagne.
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13 à table ! 2014
  11 novembre 2014
13 à table ! 2014 de Bernard Werber
1 livre acheté = 3 repas distribués aux Restos du Cœur.



Franchement, quel meilleur moyen d’allier plaisir et bonne action ?



Parce que du plaisir vous allez en avoir, à travers ce recueil de nouvelles vous présentant sur un plateau la crème des auteurs :



Françoise BOURDIN - Maxime CHATTAM - Alexandra LAPIERRE - Agnès LEDIG - Gilles LEGARDINIER - Pierre LEMAITRE - Marc LEVY - Guillaume MUSSO - Jean-Marie PERIER - Tatiana de ROSNAY - Eric-Emmanuel SCHMITT - Franck THILLIEZ - Bernard WERBER



Un brochette de talents qui fait rêver, non ?



L’ensemble de la chaîne du livre, outre les auteurs, a décidé de mettre la main à la pâte pour proposer ce beau projet (éditeur, imprimeur, diffuseur, photographe…).



Le thème imposé pour ces récits : « un repas ». De quoi laisser l’imagination de chaque auteur faire son propre cheminement.



Parfois, ce genre d’initiative fort louable propose malheureusement des histoires fast-food de piètre qualité gustative. J’insiste donc sur le fait que ce 13 à table est vraiment d’excellente facture. De vraies belles histoires, aux ingrédients variés, aux goûts prononcés et fort bien cuisinés. De quoi véritablement sustenter tous les palais.



Oui, quelles variétés de saveurs :



- aigre avec Françoise Bourdin et son repas de famille,



- saignante avec Maxime Chattam, parfaitement en phase avec son univers habituel,



- digne des grands chefs pour Alexandra Lapierre, et sa belle conclusion,



- partageuse pour Agnès Ledig et son histoire à la belle ambiance nostalgique,



- intimiste pour Gilles Legardinier, avec son récit autobiographique qui nous narre deux de ses souvenirs forts,



- à l’ancienne pour Pierre Lemaitre et son papy si touchant,



- acrimonieuse avec Marc Levy, mais qui subitement se transforme à merveille en bouche,



- classique pour Guillaume Musso, proche de son univers habituel,



- mélancolique pour Jean-Marie Périer et cette histoire de retrouvailles étranges,



- piquante pour Tatiana de Rosnay, et ce repas de mariage qui finit en beauté (mais pas pour tout le monde),



- qui reste longuement en bouche avec Eric-Emmanuel Schmitt, et cette histoire si émouvante que j’en ai eu la larme à l’œil,



- poissonnière pour Franck Thilliez, avec ce beau récit à message, assez éloigné de son univers habituel,



- en sauce pour Bernard Werber, qui termine joyeusement l’ouvrage sur un ton drolatique.



Un défilé de mets agréablement roboratifs mais pas du tout bourratifs, tout à l’honneur des maîtres queux qui ont joliment joué le jeu, certains de manière très personnelle (même si quelques uns se sont éloignés du thème initial, mais ça n’a pas grande importance).



Vous auriez tort de ne pas venir partager cette tablée du cœur, sincèrement l’ambiance vaut le déplacement. Un repas à 13 qui ne peut que porter bonheur !
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13 à table ! 2014
  04 décembre 2014
13 à table ! 2014 de Bernard Werber
Treize auteurs. Treize nouvelles.

Treize mots pour en parler ! Treize émotions contrastées. Des mots doux, des mots durs, des mots tendres... Et surtout treize immenses talents qui nous ont concocté de délicieuses histoires à mijoter à petits feux et à déguster chaud. Merci à vous.



Francoise Bourdin : amusante !

Maxime Chattam : inquiétante !

Alexandra Lapierre : mignonne !

Agnès Ledig : légère !

Gilles Legardinier : touchante !

Pierre Lemaitre : mièvre !

Marc Levy : théologique !

Guillaume Musso : fantomatique !

Jean-Marie Périer : nostalgique !

Tatiana de Rosnay : grinçante !

Eric-Emmanuel Schmitt : inspirante !

Franck Thilliez : humaine !

Bernard Werber : savoureuse !



4/5

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Les Fourmis
  24 novembre 2015
Les Fourmis de Bernard Werber
Il paraît que j’écris comme une notaire. Malheureusement, je n’ai jamais réussi à dépasser l’échelon professionnel de la mise en rayon chez Carrefour. Qu’à cela ne tienne, je ne changerai rien à mes habitudes de causerie –peut-être un jour finirais-je par être récompensée par un salaire décent.





« Les fourmis ». N’en déplaise à ceux que rassure la catégorisation formelle de l’humanité en cases aux frontières immuables, une notaire peut s’intéresser aux projets scientifico-littéraires. Pour compléter mon C.V., si par hasard un chercheur de têtes venait à passer par là, je dois ajouter que je suis issue d’une formation scientifique avec option mathématiques –tout m’intéresse donc, et surtout n’importe quoi. Mais je n’en étais pas encore là lorsque j’ai choisi de lire ce livre en classe de 5e alors que la prof de français, désespérant de nous faire ouvrir un livre dans l’année (à cette époque, je ne lisais plus que des « Sciences et vie junior »), avait eu la brillante idée de nous amener au CDI du collège. « Les fourmis » fut le livre qui me réconcilia avec les bouquins pendant cette période cruciale de l’adolescence que Stephen King appelle le « point mort » : « Pour la plupart des apprentis lecteurs, il y a un dangereux « point mort » entre treize et dix-sept ans. C'est le moment où presque tous abandonnent les livres de leur enfance, mais où ils n'ont pas encore ouvert ceux de l'âge adulte » (ceci dit, j’avais déjà ouvert des bouquins pour adultes avant ça et je découvrais, assez fascinée, que Stephen King -puisque nous parlons de lui- adorait assigner aux épouses modèles de ses romans la fonction de branleuse de luxe dans un bain moussant, usant du gant de toilette humide comme de la serpillère qu’elle tord avec rage le reste de la journée en attendant le retour de Monsieur).





Depuis, j’ai eu le temps de rencontrer de bien meilleurs livres et d’oublier ces enfantillages. Toutefois, pas plus tard que la semaine dernière, j’eus le loisir de repenser à ces fameuses « Fourmis » rusées et gaillardes. Samedi soir dans un bar genre PMU pour jeunes, la bière coule à flots mais le flipper dédaigné fait pâle figure face aux smartphones et autres tripotages de derrière les comptoirs. En compagnie de mon amoureux, après s’être bien rincés le gosier mais n’ayant rien avalé de plus, dans la journée, que deux maigres apéritifs de cacahuètes salées, nous décidons de commander un plat de frites maisons à 3,5€. La crise, que voulez-vous. Encore que les joueurs d’accordéon, toujours dans la ligne B du métro à midi, ne doivent pas gagner davantage après une journée à faire la manche.





Beaucoup de bruit dans ce PMU pour jeunes. Un miracle que nous ayons réussi à nous trouver une table, plus encore que personne ne nous enjoigne de nous placer correctement car, pour avoir le loisir de nous palper gentiment l’entre-jambe pendant les périodes de rêvasserie, nous avons bloqué le passage principal avec nos tabourets branlants. Reste que la conversation ne put être menée durablement dans ce tumulte ambiant. Mâchant distraitement une frite carbonisée (ce sont celles que je préfère, elles n’ont le goût de rien), échangeant ensuite un baiser avec mon amoureux, je repense subitement aux petites fourmis mignonnes de Bernard Werber. J’ai ainsi le don de faire des associations d’idées regrettables pour quiconque souhaiterait, m’ayant choisie comme partenaire amoureuse, exalter le penchant le plus romantique (et le plus bovarien) de sa personnalité. Ainsi, lorsque je coïte, ai-je souvent coutume de songer au mode de reproduction si économique des premières bactéries qui peuplèrent notre planète bien avant que nous inventions le condome. La trophallaxie me revint en mémoire alors que, déchirée par le dilemme « finir de mâcher la frite en cours » et « ne pas foutre un vent à mon amoureux qui manifeste explicitement son désir de m’embrasser », je me devais de réagir judicieusement dans la seconde qui suivait. Je recrachai ainsi tout le contenu de ma bouche, constitué de frites dont la digestion venait de s’amorcer sous l’action des enzymes contenues dans la salive, à l’intérieur de la bouche de mon amoureux.





La trophallaxie est un mode de transfert de nourriture essentiellement utilisé chez les insectes hyménoptères. Franchir la barrière des espèces ne doit pas nous effrayer –peut-être est-ce à ce prix que nous survivrons aux prochains cataclysmes. Une fourmi, en effet, n’est pas obligée d’avoir de religion. En revanche, elle est programmée génétiquement pour s’inscrire toute sa vie à l’intérieur d’une hiérarchie qui n’a pas pour objet l’accomplissement des désirs individuels. Si nous devenions fourmis, le problème des élections régionales, législatives, présidentielles et que sais-je disparaîtrait aussitôt, et nous aurions plus d’argent pour construire des bibliothèques de qualité. C’est pourquoi la fourmi possède deux estomacs : l’estomac classique et l’estomac social. Ce n’est pas une blague. La trophallaxie consiste en une régurgitation de la nourriture prédigérée contenue dans l’estomac social afin de nourrir d’autres insectes de la société. Soyons précis : l’objectif n’est pas seulement de nourrir l’autre insecte (pensons à ces mères de famille qui ensevelissent leur gamin de chocolats de Noël alors que celui-ci frise déjà l’obésité) mais il permet également de communiquer des informations sur la source de nourriture partagée. Vous pouvez voir une illustration de ce phénomène en consultant le lien ci-dessous :





https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/d/dd/SSL12022p.jpg/330px-SSL12022p.jpg





Je vous le confirme : les fourmis sont des bêtes intelligentes. Leur technique astucieuse permit effectivement à mon amoureux et à moi-même de communiquer au-delà des mots et par-dessus la cohue du lieu. Nous en oubliâmes presque de vérifier l’ardeur réciproque de nos organes de reproduction (moi par la dureté, lui par l’humidité). Se mettant à son tour à pratiquer la trophallaxie, je reçus entre mes mandibules la bouillie prédigérée de ses frites et je perçus, à travers les chaînes d’amidon décomposées, des phéromones sexuelles qui ne feintaient pas, des anticorps m’indiquant son état de santé (attention à la clope) et des bactéries témoignant de la bioflore de son système digestif. Quelle différence entre la trophallaxie et un vulgaire baiser ? La présence d’enzymes, messieurs-dames ! Ainsi ma digestion fut-elle accélérée, améliorée, sublimée par un bain stomacal rempli d’enzymes provenant de deux organismes différents et coopérant malgré tout pour le plus grand bien de mon économie digestive. A-t-on jamais vu cela dans la société humaine ? A l’intérieur de mon corps œuvrait un système de coopération plus efficace que n’en connut jamais l’histoire humaine depuis ses premières heures. Mon cerveau, informé de ces exploits inhabituels, enregistra le signe génétique des enzymes nouvellement employés. Mon corps excréta une légère couche de substance lipophile qui permit à mes phéromones de se fixer durablement sur ma peau, décuplant les chances de parvenir jusqu’aux cellules olfactives de mon amoureux. Ce fut ainsi que, de trophallaxie en épanchage phéromonique, nous finîmes la soirée dans les toilettes bondées de ce PMU pour jeunes, sans avoir pensé que nous trouverions là un bain de bactéries étrangères, de flaques de gerbe non-trophallaxiques et de moignons de bras déchiquetés qui interrompraient notre fulgurante symbiose digestive. Nique sa mère le principe de réalité. Enterrons-nous dans une fourmilière, soumettons-nous au joug de la Mère-pondeuse, et vivons heureux jusqu’à la fin de nos jours mon amour.


Lien : http://colimasson.blogspot.c..
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Les Fourmis
  08 avril 2013
Les Fourmis de Bernard Werber
J'ai hésité entre 4 et 5 étoiles et finalement ce sera quand même un petit 5 étoiles pour l'originalité et le thème.



C'est une lecture vraiment très instructive doublée d'une histoire très prenante, pleine de rebondissements qui se lit comme un bon polar.



Je n'ai pas décroché de la première à la dernière page.



J'avoue ne pas savoir précisément où fixer la limite entre réalité et fiction ? A quel moment le récit de ces fourmis dans leur manière de raisonner et de trouver des idées ou solutions dépassent la réalité, mais finalement peu importe, il faut le prendre comme une aventure fantastique.



C'était vraiment une très belle découverte et je me réjouis de lire la suite des aventures de 56 et 103.



Je mettrais personnellement un petit bémol sur l'histoire des humains. Je ne trouve pas qu'elle apporte quelque chose d'intéressant. Au final beaucoup d'agitation dans cette cave pour un lien final qui me rend un peu perplexe et que je trouve un peu ridicule dans cet environnement.



En revanche, c'est la vie des fourmis, les cités, les batailles, les complots, l'aventure de 56 et la quête de 103 dans des contrées lointaines, ses rencontres et découvertes qui ont étés vraiment pour moi une belle aventure et un beau voyage.



Vraiment très plaisant.
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Le sixième sommeil
  04 janvier 2018
Le sixième sommeil de Bernard Werber
Mon avis sur le 6ème sommeil ne se démarque pas de ceux préalablement émis par une grande majorité de ses lecteurs sur Babelio,  qui expriment une légère déception. Les fourmis m'ont, comme de nombreux adeptes de la première heure de Werber, subjuguée, Les Thanatonautes également. Le 6ème sommeil m'intéressait particulièrement en raison du thème abordé, le sommeil, ses composantes oniriques et déviances, rêves, cauchemars, prémonitions, insomnies, somnambulisme et autres trouble-fêtes nocturnes. Sur la recommandation de l'une de mes filles (Aïe, aïe, aïe, Catherine !), j'ai fait confiance à l'auteur, scientifique, journaliste et excellent vulgarisateur, pour me distraire tout en m'informant, pour comprendre peut-être certains dérèglements.



C'était trop demander, mon rêve ne s'est pas réalisé mais cette lecture ne fut pas non plus un cauchemar ! Paul Klein, physiobiologiste (qui n'est apparenté ni au M. Klein de Losey, ni à Naomi Klein, ni à Yves Klein), sa môman chercheuse et son pôpa navigateur ne m'ont pas tenue éveillée plus que d'ordinaire, sous l'emprise du suspense. N'étant pas non plus soporifique, ce roman ne m'a pas entraînée plus rapidement que d'habitude dans les bras de Morphée. En fait, son empreinte sur moi a été incolore, inodore, insipide.



Lors du tournant malaisien du roman, au contact de la tribu des Senoïs, j'ai cru un instant à une nuit blanche, brutalement bien réveillée à l'idée de découvrir ce peuple, mais finalement non, j'ai dormi comme une enclume durant 4 heures d'affilée.



Dommage, ce thème universel et tellement dans l'air du temps aurait pu donner naissance à un roman de grande envergure dans le pays répertorié comme le premier consommateur de somnifères au monde, il faut bien être le premier dans un domaine. L'étayage scientifique, spécialité de l'auteur est là, mais dilué, au service d'une intrigue bâclée aux ramifications grand-guignolesques qui met en outre en scène des personnages aux caractères et psychologies survolés.



Au final, j'en ai rêvé... Bernard Werber ne l'a pas fait.
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Demain les chats
  22 avril 2017
Demain les chats de Bernard Werber
Le chien pense : « Les hommes me nourrissent, me protègent, m'aiment, ils doivent être des dieux. »

Le chat pense : « Les hommes me nourrissent, me protègent, m'aiment, je dois être leur dieu. »

[anonyme]





Quelques mots-clés :

》Post-apocalyptique, anticipation, guerre civile, survie.

》Antropomorphisme, humanité, communication inter-espèces, dualité.





Un récit captivant, novateur, félin.





« J'aime bien les humains, mais je ne les comprends pas toujours. »





Si à l'époque de la trilogie des Fourmis, j'avais fini par considérer les petites bestioles éponymes d'un regard bien différent, ce n'est pas le cas ici... peut-être tout simplement parce que j'ai eu des chats toute ma vie et que par conséquent, je ne pouvais pas être vraiment surprise. Cependant ce serait mentir de dire que je n'ai absolument rien appris.

Comme souvent, le romancier nous a concocté une oeuvre aux petits oignons, enrichissante autant que récréative.





« Qui suis-je ? »



J'ai aimé suivre Bastet au fil de ses pérégrinations, dans sa recherche de la communication inter-espèce, ainsi que dans son initiation à "l'intelligence" et à l'apprentissage de l'Histoire (et de la vie) par le professoral siamois, nommé Pythagore.

Pourtant j'ai mis du temps à apprécier cette jeune et jolie chatte, au caractère plus que bien trempé, frôlant outrageusement et plus d'une fois les limites. Elle paraît narcissique, hautaine, arrogante, jalouse, orgueilleuse... j'en passe. Et probablement est-elle tout cela réuni - portrait peu engageant, je le concède.

Sauf que notre féline narratrice n'est pas que ça : Bastet est bien plus humaine que peuvent l'être la plupart des bipèdes prétendant au titre...

« Mes amours et mes amis me permettent de connaître ma capacité à aimer.»

Si vous arrivez comme moi, à faire fi de ses sautes d'humeur et de sa panoplie de petits défauts horripilants, vous ne pouvez que vous attacher au personnage (en tant que tel, uniquement ; il ne me faudrait pas d'un félidé comme ça!)

D'autres protagonistes à quatre pattes m'ont beaucoup touché également : le pauvre Félix, angora "pure race - moche" (aux dires de notre héroïne...), enfermé dans sa bulle sans chercher plus loin un éventuel sens à sa vie ; Angelo, petit bâtard orange et fils "indigne" ; ou encore le terrible et majestueux Hannibal, un... très très grand chat.



***

« Il est déjà mort celui pour qui demain est un autre hier. »



Je n'en suis pas à mon premier Werber, loin s'en faut - ni à mon dernier - , et je ne peux nier l'affection que je porte à l'auteur, forcément, mais je dois tout de même dire que je ne loge pas tous ses récits à la même enseigne.

Si j'ai adoré les cycles des Fourmis et des Anges, le livre du Voyage, le Papillon des étoiles ou le miroir de Cassandre, j'apprécie nettement moins ses nouvelles et je n'ai pas complètement accroché avec le cycle Aventuriers de la sciences (me reste encore à terminer la série Troisième Humanité, avec le dernier tome, ainsi que le Sixième Sommeil).



« Avoir une quête ne suffit pas, il faut aussi avoir une stratégie qui mène à son accomplissement. »



On peut dire de Bernard Werber qu'il innove peu, qu'il se répète même, et qu'il y a rarement d'entre deux avec lui, en régle générale : ou on aime, ou on aime pas.

Faisant clairement partie de la seconde catégorie malgré tout, je n'en reste pas moins objective - j'essaie à tout le moins.



Et c'est vrai, j'étais assez mitigée au sortir de ma lecture, raison pour laquelle j'ai mis du temps à pondre mon avis. Mais force est d'admettre, avec le recul pris depuis, que j'ai finalement beaucoup aimé.

Honnêtement pour ma part, ce fut un très bon moment aux côtés d'un auteur qui m'avait manqué, et ça pourrait être une excellente lecture également pour beaucoup d'entre vous, ce, que vous aimiez ou non l'écrivain français.

> À ce propos, petite tergiversation toute personnelle : je pense, sincèrement, que l'histoire pourrait véritablement plaire, sinon surprendre, un lectorat habituellement peu enclin à apprécier Werber. À contrario, les fans purs et durs de la première heure ne retrouveront peut-être pas la patte (!) de l'auteur si cher à leur coeur... Cet avis n'engage que moi, bien évidemment.

Et puis, de toute façon, vous connaissez la chanson : les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas.

Certes.

Alors parlons-en !



Bernard Werber possède un style bien à lui, un univers propre et particulier.

Avec Demain les chats, il m'a néanmoins semblé découvrir un nouvel aspect de sa plume que je ne connaissais pas.

Bien entendu, on y retrouve les préceptes tant affectionnés par ce dernier - l'unité du 1, la dualité du 2, etc... - , mais la construction est différente, presque allégée. On ne s'eparpille guère, guidés par la même voix - le même miaulement - du début à la fin.

Quid alors de ce cher Edmond Wells, avec ses pertinentes citations ? (à part la seule que l'on peut lire au tout début)

> ceci étant, j'ai eu l'impression que le pédant et dogmatique Pythagore, lors de ses fameuses leçons d'histoire, remplaçait (et plutôt agréablement d'ailleurs) les extraits de sa célèbre Encyclopédie du Savoir relatif et absolu - Ceux qui l'abhorraient n'ont plus à s'en faire...



Ici donc, je suis ressortie enchantée d'une lecture plaisante, une fois prise dans sa globalité - même si je l'ai personnellement trouvé bourrée d'incohérences. Bon... s'agissant d'un roman, donc d'une fiction, je concède que suis peut-être mauvaise langue après tout.



Reste que je n'ai pas trop aimé la fin, bâclée à mon goût - quoique, en y réfléchissant plus longuement, on suit la logique toute werberienne de l'histoire.





De plus, on se rendra rapidement compte que le conteur philosophe s'est une nouvelle fois extrêmement bien documenté sur son sujet. Tous les propriétaires de chats, enfin tous leurs serviteurs voulais-je dire ^^ , ne pourront que reconnaitre certains des traits, ou des actions, immanents à leurs boules de poil adorées.

Et juste pour ça, c'est une lecture qui vaut le coup.



***



Pour finir, j'ai adoré la postface du livre, dans laquelle B.W. nous signifie au passage qu'aucun animal n'a été maltraité ou blessé durant l'écriture du roman !

=)



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L'Arbre des possibles et autres histoires
  10 août 2015
L'Arbre des possibles et autres histoires de Bernard Werber
« Foisonnant d’images poétiques, de décors grandioses, de personnages drôles et truculents »...dixit la 4e de couverture.

Comme quoi, on n’est pas toujours d’accord avec les 4e de couverture...



Images poétiques ? Plutôt un ramassis de clichés. Décors grandioses ? Je n’ai vu aucune description, mais plutôt des actions se voulant fantaisistes, oui. Personnages drôles et truculents ? Pitoyables, plutôt, et sans une once d’humour (ou presque).

Sur les 20 nouvelles que compte ce recueil, 2 ou 3 sortent du lot et m’ont titillé l’imagination. Les autres ont chuté lamentablement. Car même si je n’affectionne pas le genre de la nouvelle, quand j’en lis une, il faut qu’elle le mérite, et que la fin en justifie les moyens.



Un petit mot quand même des sujets abordés ? Ce sont des nouvelles « irréalistes » ou « irréalisables », mais mettant en scène des sujets connus et même archi-connus : les limites (ou non) de la science ; l’homme, jouet des dieux ; la communication avec les plantes ; le règne de l’apparence ; la perception humaine erronée ; la guerre et le pouvoir – y compris par le jeu - ; le cerveau et ses multiples possibilités inexploitées ; les extraterrestres...et j’en passe.



Au départ, il y a l’espoir : espoir que la nouvelle se déploie et nous emmène dans des chemins inexplorés. Car reconnaissons-le, tous ces sujets sont intéressants en eux-mêmes. Mais vite, l’espoir s’amenuise et devient crayeux. Point de surprise finale, juste un effondrement total. Déception complète. Ah...où est passé le génial inventeur des « Fourmis » ?



L’arbre des possibles, pour moi, s’est recroquevillé et a fané.

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