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Note moyenne 4.27 /5 (sur 137 notes)

Nationalité : France
Né(e) le : 19/05/1977
Biographie :

Chrys Galia (Christelle Cazes, née Boissière) est auteure de romance.

Titulaire d'un master de Faculté de Droit et des Sciences Économiques de Limoges (1997-2000), elle a travaillé en tant que juriste.

En septembre 2016, elle choisit "La Boutique des Auteurs" pour publier son premier livre intitulé "Ta vie commence aujourd’hui", sous le pseudonyme de Chrys Telle. Depuis, elle a trouvé un nouveau nom d’auteur: Chrys Galia.

Elle vit avec son mari et ses trois garçons près de Bordeaux.

page Facebook : https://www.facebook.com/chrysgalia/
Twitter : https://twitter.com/chrys_galia?lang=fr

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Le 17 mars dernier, alors que non loin de là se déroulait Livre Paris, les éditions BMR ont choisi de se différencier en organisant un évènement inédit : La Maison BMR. Louée spécialement pour l'occasion, cette maison dédiée à la new romance lors d'une journée à acceuillit nombreuses lectrices et évènements. Au programme de la journée, un atelier cupcake animé par Chloé Saada, une battle Dark Romance VS Light Romance avec les auteures Pascale Stephens (Not Easy et Speedway) et Pauline Libersart (Jeux de Glace, Nick and Sara, Baltimore..) mais également beaucoup d'autres ateliers et des dédicaces avec Angel Arekin (No Love No Fear, No Love No Pain, Sans Coeur, Sans Âme) et Chrys Galia (Parier mais pas jouer). Un évènement fédérateur, pour une communauté toujours plus grande.

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Citations et extraits (138) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaoui   16 novembre 2019
L'ombre du passé de Chrys Galia
Nous avons tous une date limite, mais comment supporte-t-on de la savoir si proche ? Je me revois marchant en tête du sombre cortège, personne pour me tenir le bras, mais une longue file de gens, anciens clients, habitants du village, derrière moi, désireux de rendre un dernier hommage à l’homme bon qu’était mon papa. J’ai assisté à la cérémonie sans rien entendre d’autre que cet opéra entêtant, sur lequel j’ai encore déversé un torrent d’eau salée. J’ai avancé comme un robot, mécaniquement, jusqu’à ce que la grande caisse en bois touche la terre glaciale de ce mois de février. Je suis restée longtemps après les condoléances, longtemps après le départ du prêtre et du personnel du cimetière, statique, devant le marbre froid au nom de mon père, dans cette tenue aussi sombre que mes pensées. Une partie de moi est enterrée là, avec lui. Une part d’insouciance, un morceau de mon cœur, une parcelle de mon âme. C’est la première fois que je vivais une chose aussi abominable. Trop petite pour assister aux obsèques de ma maman, il m’avait confiée à une amie, le jour fatidique.

Je secoue la tête pour fuir ces tristes souvenirs et tente de me focaliser sur mon objectif du moment : le choix de ma fameuse tenue.

Cette robe toute simple, manches longues et col roulé, n’a rien de séduisant, elle me rappelle un moment affreux, mais il est temps que je surmonte tout ça, que je transforme ma vie en quelque chose de beau. C’est ce que mon père aurait souhaité. Qu’à cela ne tienne, en refoulant mes larmes du revers de la main, j’attrape une paire de ciseaux. En France, c’est bien connu, nous n’avons pas de pétrole, mais nous avons des idées, et de l’imagination, ça, j’en ai à revendre. Quant à mon pouvoir créatif, je le tiens de mon père, j’ai des doigts de fée. Je me concentre, coupe une manche de manière à en faire une robe asymétrique. J’ai donc un bras et une épaule totalement découverts. Je sacrifie aussi tout le bas, dix centimètres au-dessus des genoux. Je récupère un ruban de sequins argentés que j’agrafe carrément sur les découpes. À la guerre, comme à la guerre, Mc Gyver, sors de ce corps !

Ou pas !

Une rapide inspection dans la glace me confirme que mon idée était excellente. Je lâche mes cheveux, qui tombent en cascade sur mes épaules, heureux d’être enfin libres. Une goutte d’essence de vanille derrière les oreilles, au creux de mes poignets et de mon décolleté. C’est parfait ! J’enfile la seule paire d’escarpins décents qu’il me reste, douze centimètres, vernis, noirs… simples et chics. J’applique un trait d’eye-liner, une légère ombre à paupières pailletée, brillant à lèvres et fard à joues. Il y a bien longtemps que je ne me suis pas trouvée aussi jolie. Bien longtemps que je n’ai pas eu l’occasion de mettre mes atouts en valeur, de manger à l’extérieur, de sortir d’ici, de m’aérer, de vivre, tout simplement. Cette fois, je vais faire illusion, je suis la reine de l’embellissement. Un sourire amer étire mes lèvres…

Sans le sou peut-être, mais débrouillarde aussi monsieur Bochais !

Je n’ai pas le temps de lui signifier que je suis prête, il a déjà franchi le lourd rideau qui me sépare du magasin. Il se tient droit comme un i. Son regard pénétrant m’assure d’avoir conservé un peu de mon potentiel séduction. Il glisse de haut en bas suivant mes courbes, comme une caresse sensuelle, et je sens des picotements à l’intérieur de mon ventre, une douce sensation que j’avais oubliée avec le temps. Il va bien se décontracter un peu non ? Non ?

Observe-moi bien Steve ! Je ne suis pas encore à terre !

– Quoi ? demandé-je innocemment en battant des cils.

– Rien, cette robe te va bien, dit-il sobrement.

C’est tout l’effet que je lui fais ?

– Merci, je réponds, déçue.

Je m’attendais à un peu plus. Mais bon, le gouffre qui semble nous séparer a l’air très profond, il va falloir dénouer la situation avant d’espérer voir monsieur armoire glacée ériger un pont virtuel qui nous permette de nous rejoindre.

Je lui indique la sortie et verrouille La Comète derrière lui. Il fait le tour de sa voiture de luxe, m’ouvre la portière avec élégance et m’invite à entrer. Ça sent bon le cuir dans cet habitacle couleur crème. Une Porsche, rien que ça. Que fait-il donc dans la vie pour se permettre un tel luxe ? Il a de la chance qu’il soit tard, les habitants du bourg doivent déjà être attablés devant une traditionnelle omelette aux cèpes ou des pommes de terre à la Sarladaise, captivés par le journal télévisé, sinon, il aurait fallu jouer des coudes pour accéder à son véhicule. Ce n’est pas tous les jours qu’on voit pareille bagnole ici !

Je ferme les yeux et me prends à rêver que je pourrais appartenir à son Nouveau Monde moi aussi. Nous dînerions au restaurant régulièrement, il poserait sa grande main sur ma cuisse le long du trajet, m’offrirait des regards énamourés et admiratifs. Nous habiterions dans un superbe loft, moderne et lumineux, loin d’ici, là où théâtre, cinéma, opéra seraient nos sorties du week-end. Il roule à vive allure, alors que les petites routes sont sinueuses et dangereuses. Il les connaît pourtant, il sait combien il est imprudent de pousser sur l’accélérateur ici !
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Chrys Galia
rkhettaoui   16 novembre 2019
Chrys Galia
Aujourd’hui, j’ai goûté à ce plaisir défendu, un peu, assez pour comprendre que l’addiction est définitive. Assez pour avoir besoin de la lécher, de la déshabiller et de couvrir ce corps au parfum de fleur des îles. Elle m’a donné ce qu’elle m’a toujours refusé et toute notre histoire a défilé dans ma tête, je me suis jeté sur elle sans retenue. Elle m’a affamé si longtemps que le simple contact de ses lèvres m’a fait perdre la raison. Gamin, à ses côtés, j’avais l’impression qu’on me tendait un bonbon, mais qu’on le retirait avant que je ne puisse l’atteindre. Elle évoluait près de moi comme un papillon près d’une flamme, sans jamais m’approcher réellement, aucun risque pour elle de se brûler.
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MummyBooks   11 avril 2019
Max Marty de Chrys Galia
On ne se touche pas, on ne parle pas, pourtant, comme moi, elle sent. Elle sent ce qui se passe, cette tension qui nous lie, nous enrobe, nous prive de notre oxygène. C’est si lourd, elle ne peut plus avancer dans la pièce, ne peut plus lutter. Elle n’ose plus bouger. Mes yeux coulent sur sa nuque, fine, sensuelle, envient les mèches qui la caressent. Je suis jaloux des senteurs sucrées qui habillent sa peau, des fringues qui la couvrent. Elle est un phare dans ma nuit, se dresse au cœur de la tempête, face aux bourrasques. X, ma lumière, mon repaire, mon refuge. Fière, elle brave les éléments ; en elle je veux trouver le répit et l’absolution. Le temps s’arrête, mon cœur accélère, cogne, si fort qu’enfin il se rappelle à moi. Ambiance électrique, la douce chaleur devient brasier. Des flammes virtuelles nous encerclent, grandissent, nous obligent à nous rapprocher, imperceptiblement, jusqu’à ce que d’un coup, comme si elle lisait dans mes pensées, X se retourne et souffle :



– XY…



– XX…



[…] On cherche la vie en l’autre, tels des vampires assoiffés de sang. Ce désir de se guérir l’un l’autre, par l’autre, nous consume. On doit s’abandonner, lâcher prise, enfin, totalement, sans interdits, sans fausse pudeur, sans peur. On doit s’abandonner pour survivre, pour opérer cette fusion, cette fameuse fusion qui nous rend notre force, qui nous rend invincibles. Ma langue contre la sienne, sensation magique de cette douceur humide, de cette habile précipitation. Des mouvements incontrôlés, exigeants, une danse frénétique. C’est à celui qui déshabillera l’autre le plus vite. […] Je veux sa peau, elle veut la mienne. Je veux sa chair, sa chaleur, son odeur envoûtante. Chercher plus de contact, le frottement, la brûlure. La douleur pour le plaisir ultime.
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Morgane_De_Musset   13 octobre 2017
Toi, mon ex, ton ex & moi de Chrys Galia
Je ne t'ai jamais oubliée, Gia. JAMAIS, je crois même que je suis dingue de toi depuis notre première rencontre, lorsque nous étions gosses, mais j'étais trop con pour me l'avouer. Sur cette plage, et puis plus tard, lorsque tu m'as fait l'honneur de partager mon lit, j'ai craqué, complètement. Je m'étais toujours promis de résister à ce désir que j'avais pour toi, mais c'était si fort... j'ai cru qu'en réalisant une fois pour toutes ce qui m'obsédait, j'en serais libéré. Alors il y a eu la plage... Mais ça n'a pas suffi. Et puis il y a eu le week end... C'était pire encore. Je t'ai laissée sur ce quai en me promettant de tout faire pour t'oublier parce que je ne pouvais pas tomber amoureux, je ne le voulais pas. J'étais jeune, et pas prêt à m'engager, et toi, toi tu étais... Bon sang, Gia, tu étais tout le contraire. J'ai bien compris ce que tu attendais de moi, mais c'était trop, tu es trop entière, tu veux de l'absolu, tu crois que c'est comme dans ces foutus films à l'eau de rose. Mais tu te trompes. Je ne suis pas celui que tu t'étais imaginé, je ne voulais pas être ce mec-là en tout cas, c'était comme si... comme si tu voulais me faire rentrer dans un costume trop grand pour moi. J'ai eu peur... J'ai fait tout ce qu'il m'était possible de faire pour te chasser de ma tête, j'ai collectionné les conquêtes, j'ai ignoré tes appels, je t'ai provoquée, et puis j'ai carrément coupé les ponts. Je pensais que si tu me détestais, ça m'aiderait... Mais en cinq ans, rien n'a changé, je m'endors en pensant à toi, je me réveille avec toi... Je...Gia, un mot de toi et je quitte tout, je quitte Juliette et on repart à zéro, toi et moi, comme avant... Mieux qu'avant.
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rkhettaoui   16 novembre 2019
L'ombre du passé de Chrys Galia
Je veux la marquer de mon corps, de ma chaleur, de l’amour que j’éprouve depuis toujours pour elle et que je ne lui avouerai plus jamais. Je lui dévoile avec ma chair ce que mon âme lui cache. Je veux qu’elle devine sans être sûre, qu’elle comprenne sans savoir. Tout à coup, elle lâche prise, s’envole et crie mon prénom. Je suis au paradis. Je ne la quitte pas des yeux tandis qu’elle se contracte autour de moi, que son ventre se durcit et qu’elle se cambre.
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KellyAddictionLivresque   18 août 2017
Sous ton masque, tome 2 de Chrys Galia
Le silence accompagne ma dernière tirade, un silence lourd, pesant, encombrant... Nous sommes tous les deux perdus, l'envie du corps de l'autre est si forte, la raison si frustrante... Il serait tellement plus simple de n'avoir peur de rien, de foncer tête baissée sans craindre les conséquences. Encore un peu de folie, d'insouciance, ne pas tenir compte du prix à payer... J'attendais tant de ses révélations, de cette mise au point...



J'avais mis cette robe, je m'étais apprêtée, j'attendais des réponses... Il m'a offert plus de mystère, d'inquiétude, je ne sais plus quoi penser... Je pensais que nous finirions cette journée dans les bras l'un de l'autre, libres de nous aimer jusqu'au petit matin... Nous n'allons pas froisser les draps, je vais le raccompagner et refermer la porte sur mes fantasmes et surtout sur mes espoirs. C'est la vie... Je vais pleurer des nuits entières mais je vais être claire avec ma conscience. Je veux rester honnête et droite, pouvoir affronter mon regard dans le miroir chaque matin en me disant que j'ai pris la bonne décision, que je ne fais souffrir personne.
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KellyAddictionLivresque   02 décembre 2017
Je t'avais prévenue ! de Chrys Galia
Elle m'amuse en fin de compte, ça l'agace lorsque je la surnomme Barbie, oh comme je vais me plaire à la titiller avec ça!

Elle doit détester être jugée sur son physique, ce que j'ai fais au premier abord, comme tout mec qui se respecte, devant une bombe pareille...

Mais c'est vrai qu'elle a un sacré tempérament, et du répondant. Un physique et une tête bien remplie, c'est sûr qu'elle a dû jouer des coudes pour conquérir un monde où l'apparence est la première chose que l'on juge.



Je ne suis pas misogyne, bien au contraire, j'adore les femmes, j'ai un physique plutôt avantageux...

J'en ai conscience, je l'entretiens, pour des tas de raisons, d'ailleurs.

Je n'ai pas à faire beaucoup d'efforts pour parvenir à mes fins, je ne me refuse rien... On a qu'une vie après tout!

Le fait est que la gent féminine ne me résiste pas beaucoup... Jamais même, dirais-je, sans prétention aucune.

Les conversations se limitent souvent à "Tu montes prendre un dernier verre?"

Évidemment je monte, je me fais plaisir, je leur fais plaisir et je repars.

Pas le temps de donner plus, pas le droit de m'attacher, pas le cœur non plus, de toutes les façons.

Ma vie c'est l'adrénaline que me procure mon job, rien d'autre. Je reste rarement toute la nuit, et c'est très bien ainsi. Je ne laisse jamais mon identité, ne laisse pas mon numéro, je ne récupère pas le leur.

Mais cette fois, bien que j'aie détectée cette lueur familière, dans le bleu de ses yeux, elle m'attaque, me pique, ne m'autorise pas un seul instant à prendre le dessus, n'est pas béate devant moi, et je sens que rien n'est gagné. J'adore ça!

Un défi est un défi, et son attitude, sa personnalité en sont un, je sais déjà que je vais tout faire pour le relever.

La cerise sur le gâteau, c'est que ça me fera agréablement passer le temps ici. A ce propos, elle me dit que je suis là pour un bon moment .... Non mais elle rêve!

Chérie, on voit bien que tu ne me connaîs pas. Je suis un électron libre!

Blessure ou non, tant que je peux tenir sur mes deux jambes j'avance!

Et ce n'est certainement pas un petit coup de poignard dans la cuisse, qui va m'immobiliser. Je vais la pousser encore un peu... Je la fusille du regard.

Voilà qu'elle cale le dossier contre sa poitrine, en guise de protection. Ah Barbie, je t'intimide un peu, avoue. On continue!

Je la titille, elle répond du tac au tac, sans réfléchir, ses réparties fusent, et ça ne fait qu'attiser mon envie de poursuivre le duel. Dieu que cette fille me plaît!

Eyleen Rose! Eyleen Rose, ce nom sonne si doux à mon oreille!

Maintenant, c'est certain, tant que je ne l'aurait pas eue, je me sentirais frustré.

Je ne lâcherai pas l'affaire, il me la faut!

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KellyAddictionLivresque   12 février 2018
L'ombre du passé de Chrys Galia
- Steve, qu'est-ce qui te prend? Nous nous sommes perdus de vue depuis si longtemps, qu'est-ce que...





Il ne me laisse pas terminer ma phrase, il continue, cinglant :



- Allison, je suis là parce que j'ai l'intention de racheter La Comète, c'est tout. J'ai une offre très alléchante, que tu ne pourras pas refuser. Le reste ne m'intéresse pas.





- Quoi?



Je suis abasourdie. Comment ça racheter ma boutique, qu'est- ce que c'est que cette histoire? Non seulement elle n'a plus rien de folichon, mais ce n'est clairement pas une affaire, et pourquoi lui? C'est du délire!





- Je n'ai pas été assez clair? gronde-t-il presque.





- Je... je... Non! Enfin, pourquoi?





- Je te laisse le contrat, je repasserai dans quelques jours pour ta réponse.



Il s'apprête à partie lorsque je le retiens. Il ne peut m'annoncer une chose pareille et me fuir sans plus d'explications. Je l'attrape par la manche et regrette aussitôt mon geste.



Grosse erreur!



Le regard qu'il me lance est si foudroyant qu'il pourrait me briser en deux. J'imagine tout à fait un axe de symétrie qui diviserait mon corps en deux moitiés parfaites. Elles retomberaient chacune de leur côté comme dans un dessin animé. Cet homme si viril et cassant devant moi se comporte comme un ennemi. J'essaie de me rappeler notre dernière entrevue, mais ma mémoire me trahit, tout ce dont je me souviens c'est que c'était au lycée. Pourquoi s'intéresse-t-il au magasin de papa, dans un tout petit village, alors que tellement d'eau est passé sous les ponts?





- Steve, je t'en prie, ne pars pas comme ça, tu me dois des réponses! le supplié-je.





- Je ne te dois absolument rien Allison, répond-il brusquement, je te fais même une fleur en rachetant ce commerce fantôme. J'ose espérer que tu prendras la bonne décision. Je ne crois pas que tu es beaucoup de client qui se bousculent au portillon, termine-t-il sarcastique.





Il se libère brusquement de ma main posée sur sa veste de costume, claque la porte et me laisse en plan.



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rkhettaoui   16 novembre 2019
L'ombre du passé de Chrys Galia
Elle ne m’appartient pas, je n’ai aucun droit sur elle, ni de prétendre exiger sa fidélité. Pourtant, je suis fou de jalousie. Je ne supporte pas l’idée qu’elle se soit apprêtée de la sorte pour un autre que moi. Je l’imagine chez elle en train de faire des essayages, espérant plaire à un pauvre nase qui ne saura pas l’aimer aussi fort que moi. Je suis définitivement paumé. Je voudrais à la fois l’oublier et la graver sur ma peau. Cette fille m’azimute complètement. J’ai l’impression que des prions me dévorent les axones un par un. Bientôt, je ne serai plus capable de réfléchir. C’est à ça qu’elle me condamne. Sa proximité me rend débile et inapte. – Bon, très bien dans ce cas, Steve, vous pouvez annuler le prêt, tranche Demaison. – DEMAISON ! L’intimé-je sèchement de se taire. La brune incendiaire lève un sourcil, ose enfin se tourner vers moi, le visage rempli de questions. – Qu’est-ce que c’est que cette histoire de prêt ? Je ne comprends pas. – Laisse tomber, tu veux, je lui réponds. – Non, tu magouillais quoi là ? J’allais signer un truc qui… – Mais non Allison, intervient le notaire, outré, Steve avait obtenu un prêt pour pouvoir vous faire cette offre, voilà tout. – DEMAISON ! je répète, toujours hors de moi. Vous n’êtes pas tenu au secret professionnel bon sang ? Ce n’est pas parce que vous nous avez connus en babygros que vous devez vous sentir encore obligé de nous torcher ! Je sors de mes gonds. Elle n’avait pas besoin de savoir ça, ce que je fais et comment je m’y prends, ça ne regarde que moi. Et Daniel qui mâchouille ses lunettes, cherchant à se donner une contenance. Il a outrepassé ses droits, je devrais envoyer valser toute sa paperasse, j’en meurs d’envie en fait, j’ai les nerfs à vif.
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rkhettaoui   16 novembre 2019
L'ombre du passé de Chrys Galia
… Il n’y a pas d’amour et tu le sais. Une entorse au contrat, ça passe, mais si tu t’attaches, c’est autre chose. Je ne veux pas vivre avec tes fantômes Steve. Alors, chasse-les, une bonne fois pour toutes !
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