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Citations de François-Henri Désérable (245)


François-Henri Désérable
lucia-lilas   21 novembre 2017
François-Henri Désérable
Il ne faut que deux choses dans la vie: de bonnes chaussures et un bon lit. On passe deux tiers de son temps dans les unes, un tiers dans l'autre.
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Piatka   06 septembre 2017
Un certain M. Piekielny de François-Henri Désérable
Comment distinguer ce qui relève de la littérature de ce qui n'en est pas ? "Si l'on ne peut trouver de jouissance à lire et relire un livre, disait Oscar Wilde, il n'est d'aucune utilité de le lire même une fois." C'est un critère subjectif, excessif, largement excessif, tout aussi largement exclusif ; j'y souscris : chaque fois qu'il y a désir de relecture, il y a littérature.
J'ai lu et relu La Promesse de l'aube...
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Eve-Yeshe   19 août 2017
Un certain M. Piekielny de François-Henri Désérable
C’est peut-être ça et rien de plus, être écrivain : fermer les yeux pour les garder grands ouverts, n’avoir ni Dieu, ni maître et nulle autre servitude que la page à écrire, se soustraire au monde pour lui imprimer sa propre illusion. P 121
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FredMartineau   18 août 2017
Un certain M. Piekielny de François-Henri Désérable
Gary écrit le nom de Piekielny sur la page. Le fait-il naître ? Renaître ? Jaillir du tréfonds de sa mémoire ? Ou bien cela vient-il de plus loin, de l’imaginaire se déployant par miracle pour assujettir le réel ? Je ne sais pas. Il est tout-puissant. Il écrit. Il ne pense qu’à cela. Écrire. Tenir le monde en vingt-six lettres et le faire ployer sous sa loi.
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Piatka   06 mai 2018
Évariste de François-Henri Désérable
De même que l’écrivain pour qui une phrase n’est pas une phrase tant qu’elle n’est pas la phrase, pour qui le texte est corps et souffle, rythme et puissance, grâce et poésie, pèse chaque mot avant de le placer dans l’écrin de ses pages, s’incarne dans le verbe, est le Verbe en personne, le mathématicien qui dans une simple formule ne perçoit pas autre chose qu’une suite de nombres et de symboles obscurs, mystérieux, mais un moyen de se soustraire au monde pour mieux s’en emparer, d’échapper au réel pour mieux l’assujettir, ce mathématicien-là, mademoiselle, s’incarne dans le nombre comme l’écrivain dans le verbe, est le Nombre en personne. Évariste, quand il fait des mathématiques - et à cette époque il ne fait que cela - est le Nombre en personne.
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tamara29   17 décembre 2017
Un certain M. Piekielny de François-Henri Désérable
Alors, lieutenant, on passe du bon temps dans les bras des Anglaises ? C’est que, mon général, a dit Gary, j’ai toujours considéré qu’il était de mon devoir de défendre l’honneur de la France, à l’arrière comme au front. De Gaulle a esquissé un sourire – réprimé dans l’instant : gardez vos forces, la guerre est gagnée mais elle n’est pas finie. Repos.
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gouelan   27 juillet 2017
Un certain M. Piekielny de François-Henri Désérable
Gary, on le voit, ne faisait pas la guerre. Qu'est-ce que c'est d'ailleurs que la guerre ? Le massacre de gens qui ne se connaissent pas, disait Paul Valéry, au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas. Un amplificateur d'héroïsme et de bassesse. La meilleure part de hommes, et la pire. La fureur de vivre décuplée par l’imminence de la mort. et aussi, pour les Français de Londres, un salon mondain sous les bombes.
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Spilett   13 octobre 2017
Un certain M. Piekielny de François-Henri Désérable
Il ne faut pas avoir peur du bonheur, tu sais, c'est seulement un bon moment à passer.
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Spilett   06 octobre 2017
Un certain M. Piekielny de François-Henri Désérable
Il ne faut que deux choses dans la vie : de bonnes chaussures et un bon lit. On passe deux tiers de son temps dans les unes, un tiers dans l'autre.
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Eve-Yeshe   16 août 2017
Un certain M. Piekielny de François-Henri Désérable
La mémoire est despotique, mouvante et sélective, elle trie arbitrairement, selon son bon plaisir. P 30
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Piatka   07 septembre 2017
Un certain M. Piekielny de François-Henri Désérable
En cinq jours de pure exaltation je lus Belle du Seigneur, et dès lors je vécus entouré de livres.
(..)
On me croyait sur les bancs de la fac : j'étais à la bibliothèque où je lisais, j'écrivais. Je ne savais pas, alors, que ma vie tout entière allait tenir dans ces deux verbes, au point qu'elle se confondrait avec eux.
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Eve-Yeshe   17 août 2017
Un certain M. Piekielny de François-Henri Désérable
On croit que l’écrivain choisit toujours le sujet de ses livres… Pourquoi le laisser se bercer d’illusions ? Faut-il vraiment lui dire qu’en vérité, c’est le sujet qui le choisit, bien plus qu’il ne choisit son sujet ? P 33
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Iboo   31 décembre 2016
Tu montreras ma tête au peuple de François-Henri Désérable
Cinq charrettes les attendaient devant la Conciergerie. [...]
Dans la rue Saint-Honoré, à hauteur des Tuileries tous entonnèrent La Marseillaise. Vingt voix fortes qui, à l'unisson, couvrirent le bruit de la foule. Ces hommes qui allaient vers leur mort en chantant la gloire de la Patrie intimaient le respect à ceux qui se trouvèrent sur leur chemin ce jour-là.
Quand ils arrivèrent au pied de l'échafaud, sur cette place dont le nom change au gré des régimes politiques [...] il était onze heures du matin. Le brouillard voilait le soleil ; il pleuvait. Jamais l'hymne composé par Rouget de Lisle n'avait résonné avec auteur de ferveur.
C'est Sillery qui, le premier, arriva sur la plate-forme. Le député de la Somme, doyen des condamnés, salua la foule, à droite, à gauche, tel l'artiste qui s'apprête à quitter la scène de sa vie.
Fauchet, Carre, Lesterpt-Beauvais, Duperret furent les suivants. Le sang giclait, débordait du panier, des caillots se formaient ; l'échafaudage s'imprégnait de la couleur écarlate, de telle sorte qu'il fallut, après que la lame du bourreau se fut abattue sur la nuque de Lacaze, le nettoyer à grand renfort de seaux d'eau.
Le chœur diminuait à mesure que le sacrifice continuait. Boileau, Antiboul, Gardien, Lasource, Brissot, Lehardy, Duprat furent sacrifiés.
Ducos était assis à côté de Fonfrède. Quand ce fut à son tour, il embrassa son ami une dernière fois : 'Mon frère, c'est moi qui t'ai conduit à la mort !" lui dit-il. Et ce frère d'alliance, qui bientôt le rejoindrait dans l'autre monde, tentait de le consoler : "Au moins, nous mourons ensemble !".
Le chant funèbre perdait son intensité, pas sa vigueur. Ils n'étaient plus que six - Gensonné, Mainvielle, Fonfrède, Duchastel, Vergniaud et Vigée. Et les six usaient leurs dernières forces dans les paroles de La Marseillaise, paroles somptueuses desquelles ils puisaient l'énergie d'aller mourir. Gensonné, au moment de monter sur l'échafaud, me chercha du regard. Il ne trouva que mes yeux rougis de larmes.
Bientôt, il n'en resta plus que deux. On a souvent affirmé que Vergniaud eut l'honneur de passer sur la planche en dernier. [...] Et pourtant, ce jour-là, c'est avec Vigée, et non Vergniaud que le sacrifice allait s'achever. Il fut le vingtième à passer sur la planche. Il chantait encore sur la bascule. "Contre nous de la tyrannie, l'étendard sanglant est levé !" Le couteau tomba ; le silence aussi.
[...] C'était le 31 octobre 1793, dixième jour du deuxième mois de l'an II de la République. Il était onze heures et demie. En un demi-tour de cadran, la Révolution avait achevé de dévorer ses propres enfants.
[...] Dix fois j'ai porté les yeux sur l'échafaudage de la guillotine, cent fois j'ai entendu le fracas de la lame libérée par le bourreau, mille fois j'ai humé l'odeur du sang fraîchement versé. Mais jamais plus, Monsieur, jamais plus je n'ai vu des hommes braver la mort avec autant de courage.
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alainmartinez   11 décembre 2017
Un certain M. Piekielny de François-Henri Désérable
(Il ne faut que deux choses dans la vie : de bonnes chaussures et un bon lit. On passe deux tiers de son temps dans les unes, un tiers dans l’autre.)
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hcdahlem   09 novembre 2017
Un certain M. Piekielny de François-Henri Désérable
« C'était à Roger Grenier qu‘il fallait poser la question. Roger Grenier, quatre-vingt-quinze ans, écrivain, éditeur chez Gallimard où depuis 1949, qu’il vente, qu’il pleuve ou qu'il neige, il se rend à pied chaque jour que Dieu fait. Pendant longtemps, son rituel fut le même, immuable et sacré : levé a six heures, deux minutes plus tard il était sous la douche, à six heures douze il se rasait, à six heures vingt il enfilait un pantalon puis boutonnait sa chemise, entre six heures vingt-cinq et six heures cinquante il buvait son café en lisant les journaux, à sept heures moins cinq il passait autour de son cou une cravate qu’une minute après il avait fini de nouer, à sept heures moins une il chaussait ses lunettes, et a sept heures précises, qu’il vente, qu’il pleuve ou qu'il neige il sortait de chez lui, rue du Bac, qu'il descendait d’un pas ferme sur lequel les habitants du VII‘ arrondissement réglaient leurs petites habitudes : le voyant qui passait devant ses fenêtres, le boulanger savait qu'il était temps de sortir son pain du four, la mère de famille de réveiller ses enfants, le facteur d‘enfourcher sa bicyclette et de commencer sa tournée. de sorte que, le 3 décembre 1980, au lendemain de la mort de son cher Romain. quand Roger Grenier. accablé de tristesse, dut garder le lit, il y eut des baguettes trop cuites, des enfants en retard à l’école et du courrier non distribué. L'anarchie. » p. 136
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Iboo   02 janvier 2017
Tu montreras ma tête au peuple de François-Henri Désérable
Et s'il fallait recommencer l'exercice pour la mort de celui qui fut incontestablement le plus grand esprit français du siècle dernier - inutile de prononcer son nom, vous savez de qui je parle, c'est le plus grand esprit français du siècle dernier ! - alors, d'emblée, un mot s'impose : Élégance.
Car l'élégance, justement, se passe de mots ; un geste suffit.

[...] Lagrange ne s'y trompa guère, qui plus tard dit à Delambre :
"Il ne leur a fallu qu'un moment pour faire tomber cette tête. Cent années, peut-être, ne suffiront pas pour en reproduire une semblable."

[...] Car depuis qu'on lui avait ôté sa liberté, le plus grand esprit français du siècle dernier passait son temps à lire, et semblait résigné à continuer ainsi jusqu'à ce qu'on lui ôtât enfin la vie.
À l'abbaye de Port-Royal, transformée en maison d'arrêt pendant la Révolution, il lisait. Dans l'hôtel des Fermes, reconverti en prison à l'usage des fermiers généraux, il lisait. Quand on vint le chercher à la Conciergerie, un quinquet fuligineux éclairait à peine la cellule assombrie, et le plus grand esprit français du siècle dernier, tapi dans la pénombre, lisait.
Alors, que croyez-vous qu'il fit sur la sinistre charrette ? Le plus souvent, les condamnés criaient, pleuraient, priaient, haranguaient le peuple ou le maudissaient. Le plus grand esprit français du siècle dernier ? Il lisait.

Étrangement, on ne lui avait pas lié les mains. Ultime faveur concédée par le bourreau ? Peut-être Sanson, fût-ce par respect, pitié ou admiration, s'était-il accommodé d'une entorse au règlement pour permettre à son hôte le plus prestigieux de terminer sa lecture. Il était donc écrit que le plus grand esprit français du siècle dernier, dont la vie avait été entièrement vouée au culte de l'esprit, devait poursuivre sa quête de savoir jusqu'au dernier soupir, jusqu'à l'ultime répit.
Devant l'échafaud, le plus grand esprit français du siècle dernier continua de lire jusqu'à ce que son nom fût appelé. Alors il sortit de sa poche un signet, le plaça à la page où il avait arrêté sa lecture et, sans prononcer une seule parole, posa sa tête sur le billot.

Voilà, Monsieur, comment on meurt avec élégance.
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enjie77   02 septembre 2017
Un certain M. Piekielny de François-Henri Désérable
Et si la postérité, me dit Clément à qui je viens de lire ce passage, non seulement nous rendait immortels mais, de surcroît, faisait que nous fussions les seuls à avoir existé? Gary sort du bureau du Général, et sur qui tombe-t-il? Pierre Mendès France et Raymond Aron. Il entre dans une taverne et qui en sort au même moment? Maurice Druon. Il s'y attable et qui vient lui parler? Joseph Kessel. Y avait-il seulement des anonymes pour peupler la terre en ces temps-là?
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cecilit   11 août 2017
Évariste de François-Henri Désérable
L'Histoire bégaie, se répète, c'est une vieille rombière qui radote sans cesse (...)
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alainmartinez   22 décembre 2017
Un certain M. Piekielny de François-Henri Désérable
Voilà d’où il vient, ton Piekielny. Tu as commencé ton enquête en pensant le trouver sur Google : il était dans Gogol.
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Epictete   29 octobre 2016
Évariste de François-Henri Désérable
Il n'y a guère que les lycées pour faire trembler le château : quand ils se barricadent, quand la jeunesse est dans la rue, la rue exhale comme un parfum de révolution, de Grand Soir, de lendemains qui fredonnent. Puis les vacances arrivent; chacun rentre chez soi (c'est qu'en fin d'année il y a le bac, l'année prochaine les études de droit, et dans vingt ans le vote à droite).
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